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lundi 1 août 2011

LA VRAIE FOLIE...



C'est un grand éditeur étatsunien qui le dit...


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La vraie folie

John R. MacArthur - éditeur de Harper's Magazine.
LE DEVOIR  -  1 août 2011

Confronté par les fous furieux de la droite américaine dans le «débat» sur la hausse du plafond de la dette et le possible effondrement du crédit national, Barack Obama se trouve en assez bonne posture. Pour l'instant, le président tient le rôle de l'adulte stable face à la conduite enfantine et têtue des radicaux anti-taxe du Tea Party et des sursauts tactiques du président de la Chambre des représentants, John Boehner.

Cependant, le scénario d'un Obama raisonnable assiégé par des imbéciles républicains est bien trop simpliste, puisqu'une des sorties évidentes de la crise — une réduction draconienne des dépenses militaires coordonnée à un retrait total des troupes de l'Afghanistan et l'Irak — ne fait aucunement partie du débat politique en cours à la Maison-Blanche, au Congrès ou dans les médias. Conseillé par ses propres fous (notamment son nouveau directeur de la CIA, le général David Petraeus, et la secrétaire d'État Hillary Clinton), Obama joue également le rôle d'un chef de guerre acharné décidé à aller jusqu'au bout, même si sa stratégie s'avère autodestructrice.

Alors que les deux partis politiques s'affrontent autour du «droit» à l'assistance publique et de l'imposition des riches, les coffres du Trésor continuent à se vider en raison de la poursuite de trois guerres qui ne peuvent être gagnées et dont on ne voit pas la fin. Pendant ce temps, les preuves de la futilité des engagements en Afghanistan, en Irak et en Libye s'accumulent.


La plus récente de ces preuves a été révélée dans Le Monde par l'ancien ambassadeur britannique à Kaboul, Sir Sherard Cowper-Coles.
Ultraprudent dans ses écrits et constats, diplomate jusqu'au bout des ongles, Cowper-Coles a néanmoins confié au journal que la guerre en Afghanistan « va accentuer le déclin relatif des États-Unis, notamment aux yeux des populations musulmanes ». D'après cet ami déclaré de l'Amérique, «l'effet sera similaire à celui produit sur l'image de la France et de la Grande-Bretagne après leur intervention militaire avortée à Suez en 1956».

Cowper-Coles est tout aussi franc concernant le général Petraeus — supposé être, avec ses tactiques de «
surge », l'architecte de «la paix» en Irak et de la «victoire» prévisible en Afghanistan —, qui a grimpé aux plus hauts niveaux dans l'administration démocrate et qui a une forte influence sur Obama. «Selon moi, le général Petraeus incarne l'erreur stratégique commise dans ce pays [l'Afghanistan] depuis des années. Qu'y a-t-il de nouveau depuis qu'il est aux commandes? Une augmentation du niveau de violence et un formidable accroissement du nombre d'opérations des forces spéciales pour tuer des talibans. Il affaiblit les chances de sortie politique en tuant des commandants talibans avec qui on devrait parler. On ne fait que retarder la résolution du problème.»

Et l'Irak? Un «problème» résolu par le génie de Petraeus et Obama? En principe, Obama a promis de retirer toutes les troupes américaines à la fin de 2011. Mais le New York Times du 14 juillet raconte que le premier ministre Nuri Kamal al-Maliki «dit en privé aux fonctionnaires américains qu'il veut que leur armée reste après cette année».


Certains Américains (surtout les faucons libéraux de la faction Clinton et les légionnaires du néo-empire romain comme Petraeus) voudraient bien rester, sauf que la rivalité entre insurgés chiites et insurgés sunnites, tous deux ciblant les soldats de l'occupant, complique beaucoup la situation. Il semblerait que Maliki, qui fait partie de la majorité chiite, est plus clément envers ses camarades religieux qui soulèvent des objections à la présence américaine qu'il ne l'est envers ses rivaux des factions antiaméricaines sunnites.


Le fait que, selon le Times, «le même gouvernement irakien qui veut garder les Américains tolère tacitement les attaques par les milices chiites contre les troupes américaines» suggère peut-être que le projet obamanien souffre d'un déficit de réalisme. Néanmoins, on peut facilement prédire que l'armée américaine restera en Mésopotamie au-delà du 30 décembre et que les dollars, ainsi que le sang américain, vont continuer à couler à flots.


À propos de la Libye, on ne voit pas non plus la sortie ou la chute du régime. Kadhafi a l'air de tenir bon et les alliés occidentaux ne trouveront pas de réconfort dans
les fantaisies triomphalistes de Bernard-Henri Lévy. Ni la «philosophie», ni l'«ingérence humanitaire» ne vont régler les conflits antiques des tribus arabes. Déjà les frais de ce dernier rêve romantique de BHL dépasse 1 milliard de dollars pour Washington. On dira que ce n'est pas grand-chose au regard des mille milliards de dollars (au moins) dépensés en Irak et des 450 milliards en Afghanistan... mais quand même.

Il est vrai qu'Obama vient d'annoncer le retrait progressif de 33 000 soldats d'Afghanistan à la fin de 2012, mais 68 000 resteront sur place, à peu près le double du nombre de ceux qu'il a hérités de George W. Bush. Soustraire ce qu'il a ajouté il y a deux ans, c'est seulement battre les cartes. La majorité démocrate au Sénat a beau dire que la diminution des forces militaires outre-mer au cours des prochaines années va entraîner d'énormes économies, mais c'est un leurre.


La question qui se pose donc est de savoir pourquoi un président censé être sain d'esprit risquerait la santé fiscale de son pays pour la poursuite d'une folie guerrière à l'étranger. Pour comprendre cela, il faut comprendre la logique politique de Barack Obama, qui s'est toujours adapté aux désirs du pouvoir établi et qui cherche à se protéger contre les accusations de faiblesse, de sentiments pro-islam et de pacifisme caché. Mieux vaut mener campagne pour la réélection en tant que commandant en chef farouche et grandiose — tueur d'Oussama Ben Laden et des talibans — que parier sur la paix et l'équilibre économique des États-Unis. C'est fou, non?


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John R. MacArthur est éditeur de Harper's Magazine. Sa chronique revient le premier lundi de chaque mois.
Dernières nouvelles :

Obama a cédé aux privilégiés...

Pour l'heure, cet accord ne prévoit aucune hausse des revenus, qui était pourtant souhaitée par le président et surtout par l'aile gauche de son parti. En revanche, les républicains ont obtenu d'importantes baisses des dépenses sans céder sur une hausse des impôts des ménages les plus riches ou la suppression de niches fiscales, comme celle qui profite aux propriétaires d'avions d'affaires, et qui a été dénoncée à de nombreuses reprises par le président lui-même. (...)
Le Devoir, 1er août 2011.

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D'autre part, il est intéressant de lire et entendre le Pr Bernard Lugan,
spécialiste de l'Afrique et de son histoire :

Il décrit une foule de réalités sur l'Afrique que la bête « rectitude politique » et la dictature des médias interdisent...

On se rend compte que c'est un ami des peuples d'Afrique mais qu'il ne verse pas dans la complaisance en décrivant les choses comme elles sont. On ne peut certes pas le classer dans  la « gauche caviar » à la BHL, mais il connait indiscutablement son domaine...

Il n'est certainement pas un partisan du « multiculturalisme » culpabilisant... Il est plutôt pour la coexistence pacifique, la coopération et le respect des différences entre les peuples.

Une bonne introduction est cette entrevue : 

Bernard Lugan interviewé par Novopress

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« La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi,
qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.»

Blaise PASCAL


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dimanche 31 juillet 2011

AFGHANISTAN ET CORRUPTION


Plusieurs de nos soldats québécois en sont quand même morts...

Traduction :

« La récolte de cette année est si bonne que nous serons en mesure de payer les rebelles libyens, syriens, vénézuéliens, cubains, tibétains... et même islandais! Vous allez 'capoter' ! »
« En noviembre de 2009, el ministro afgano de lucha contra los estupefacientes General Khodaidad declaró que la mayoría de las drogas son almacenadas en dos provincias controladas por las tropas de los EE.UU., el Reino Unido y Canadá. También dijo que las fuerzas de la OTAN están cobrando impuestos por la producción de opio en las regiones bajo su control y que las tropas extranjeras están ganando dinero con la producción y comercio de drogas en Afganistán.»
Source :  clic
Traduction : «  En novembre 2009, le ministre afghan de la lutte contre les stupéfiants, le général Khodaidad a déclaré que la plupart des drogues sont stockées dans deux provinces contrôlées par les troupes américaines, le Royaume-Uni et au Canada. Il a également déclaré que les forces de l'OTAN  taxent la production d'opium dans les zones sous leur contrôle et que les troupes étrangères font de l'argent avec la production et le commerce de drogue en Afghanistan.»
Autre source :  clic.
On peut vérifier que cette déclaration a réellement été faite au N.Y. Times ?


CICÉRON - SUR LA CORRUPTION...

SUR LA MAUVAISE INFLUENCE DES ÉLITES CORROMPUES...

De tous temps, il y a eu des dirigeants corrompus qui ont exercé une très mauvaise influence sur le peuple.  

50 ans avant l'ère chrétienne, le grand auteur et homme d'État Cicéron avait constaté avec justesse la mauvaise influence des politiciens véreux sur les populations, et vice-versa.

Que pourrait-il conclure s'il pouvait observer aujourd'hui les combines de nos dirigeants québécois favorisant des intérêts particuliers et bradant nos ressources naturelles sans souci des conséquences ? Faut-il s'étonner du laxisme et de l'indifférence qui affectent tant de nos compatriotes ? Surtout quand nos dirigeants ne proposent pas de projet sensé, susceptible de solidariser tous les éléments de la nation pour un avenir prospère dans le monde.

En général, quand le peuple n'a pas de bons modèles à la tête de l'État, la moralité publique court de grands risques...

Jean-Luc Dion

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« Si grave en effet que soit en lui-même le mal quand les grands commettent des fautes,
il l'est encore bien plus du fait qu'on les imite.


Si l'on déroule les souvenirs du passé, on peut voir que
tels furent les hommes occupant le premier rang dans la cité,
telle aussi fut la cité elle-même,
et que toute altération survenue dans leurs mœurs
a eu pour suite une altération pareille dans celles du peuple.


Cette remarque a un peu plus de vérité que celle de notre cher Platon,
qui dit qu'un changement dans la musique est une révolution dans l'État.
Pour moi, je pense que
ce sont les habitudes de vie des grands
qui changent les mœurs des cités.


C'est par là que les vices des grands sont particulièrement funestes à l'État ;
non seulement ils s'adonnent eux-mêmes à ces vices,
mais ils les répandent dans la cité et,
nuisibles par leur propre corruption,
ils le sont encore parce qu'ils corrompent les autres
;
leur exemple est plus funeste que leur faute.»


Peu, très peu de citoyens, revêtus de charges et de dignités,
suffisent pour corrompre ou redresser les mœurs d'une cité.»


CICÉRON
- TRAITÉ DES LOIS   Livre III   ( 52 avant J.-C. )
(en latin Marcus Tullius Cicero),
né le 3 janvier 106 av. J.-C., à Arpinum en Italie et assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. à Formia.
http://agora.qc.ca/dossiers/Ciceron
http://agora.qc.ca/Documents/Ciceron--La_vie_de_Ciceron_-_1e_partie_par_Plutarque


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« Le poisson pourrit toujours par la tête »
Proverbe breton

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Publié au site « Les grands Labours »



Composé avec le courrieleur « Thunderbird » de Mozilla

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LE DEVOIR  -  1910-2010
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« Ce qui nous laisse petits,
c'est la peur de devenir grands »
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 « Aucun peuple digne de ce nom dans le monde
n'a jamais craché sur son indépendance.
   Le peuple québécois serait-il si différent des autres ?
   Son état de peuple annexé et soumis serait-il définitif ?»
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mardi 26 juillet 2011

UNE RÉPONSE CLAIRE DE J.M. AUSSANT



Une réponse claire à André Pratte
(éditorialiste à La Presse, Montréal)

Réponse à André Pratte – À l’intelligence de déterminer l’insulte

Un Québec en plein contrôle de ses ressources fiscales et légales pourra mieux agir en période trouble et mieux progresser en période de prospérité.

Dans son éditorial du 23 février dernier, André Pratte affirme que le Parti Québécois insulte l’intelligence des Québécois en suggérant qu’un Québec souverain se tirerait mieux d’affaires qu’une simple province. Il y dit qu’aucune statistique ne démontre qu’un État souverain peut mieux gérer son économie qu’un État sous tutelle fédérale.

Sans vouloir le décevoir, aucune statistique ne pourra aider à faire cette analyse de façon valable non plus, puisqu’une province ne contrôle pas tous ses leviers économiques. Toute comparaison avec un pays normal manquerait donc quelque peu de rigueur, voire d’intelligence, puisqu’il aime le mot.

La réalité est que nous ne contrôlons actuellement que la moitié des impôts que l’on paie chaque année. Et dans ce que nous contrôlons, environ 80% est alloué aux trois grands secteurs que sont la santé, l’éducation et la famille. Ça veut tout simplement dire que la marge de manœuvre pour se développer au-delà de ces secteurs essentiels se trouve dans les impôts que nous envoyons à Ottawa. Or, les priorités d’Ottawa en matière de développement sont diamétralement opposées aux nôtres. Je crois qu’aucune intelligence ne sera froissée de lire cela.

Sur le plan industriel, Ottawa a décidé d’aider les voitures au pétrole de l’Ontario et les sables bitumineux empoisonnés de l’Alberta. Les intérêts du Québec, on le sait, sont bien ailleurs : dans l’aéronautique, dans le forestier, dans le manufacturier, dans les technologies de pointe.

Sur le plan environnemental, la priorité d’Ottawa réside dans le camouflage de la pollution actuelle au lieu de l’aide au développement d’énergies vertes. Encore ici, les forces et les intérêts du Québec sont ailleurs : dans l’hydroélectrique et bientôt dans le solaire (Bécancour) et l’éolien.

La planète entière juge que c’est une insulte à l’intelligence de nier l’urgence d’une réforme verte et le projet souverainiste s’inscrit parfaitement dans ce virage nécessaire. Pour sa part, le Canada a non seulement renié Kyoto, il fait figure de dernier de classe au niveau mondial en la matière.

Le Québec, comme pays, tirerait de substantiels bénéfices provenant des bourses de carbone à venir. Comme simple province du Canada, le Québec paiera plutôt pour la pollution canadienne de l’Ouest. Entre d’autres termes, il faut négocier en notre propre nom au lieu de s’en remettre à l’un des plus grands pollueurs de la planète pour se faire entendre.

Sur le plan du développement régional, alors que le projet souverainiste compte donner une plus grande place aux régions et aux MRC dans le développement économique du Québec, Ottawa a récemment décidé de couper l’aide financière aux organismes régionaux de développement économique. Était-ce là un geste intelligent envers les Québécois ?

Et on pourrait poursuivre la liste. C’est pourtant avec ce genre de divergences d’intérêts que le Québec devra composer tant et aussi longtemps que la moitié de ses ressources financières seront contrôlées par un autre gouvernement que le sien et qui, souvent, empiète même sur ses compétences de façon inefficace et coûteuse.

La prospérité passe par la formation de la main-d’œuvre, des investissements massifs en recherche et développement et une préoccupation environnementale dans tout développement futur. Le projet souverainiste mise fortement sur ces trois éléments.

Monsieur Pratte nous rappelle que le Québec se classe déjà de façon respectable parmi les nations du monde en termes de niveau de vie et de développement. Ce que nous disons, c’est qu’il pourrait faire encore mieux s’il contrôlait tous ses impôts et s’il discutait lui-même de ses intérêts avec ses partenaires internationaux, plutôt que d’en laisser la gestion à un gouvernement canadien qui ne partage pas ses valeurs.

Les arguments pour faire la souveraineté ne changent pas. Ils seront toujours les mêmes pour expliquer le bien-fondé d’être libres chez nous. Ce qui change par contre, ce sont les contextes économiques et politiques dans lesquels on doit expliquer notre projet. Un Québec en plein contrôle de ses ressources fiscales et légales pourra mieux agir en période trouble et mieux progresser en période de prospérité.

Le temps nous donnera raison. Mais le temps, ça peut être long, et ça peut coûter cher. La souveraineté, il faut la faire maintenant. J’ai la plus grande confiance au monde que notre projet de souveraineté est nécessaire et bénéfique pour l’avenir du Québec. Je sais aussi que le peuple québécois est un peuple intelligent. C’est donc à nous de les convaincre de la validité du projet si nous avons raison.

Rappelons-nous que jamais un pays ayant obtenu librement sa souveraineté n’a regretté son choix et demandé à son ancien pouvoir colonial de le reprendre sous sa tutelle.

Et le modèle de l’Union européenne qu’on nous présente souvent en soi-disant contradiction avec le projet souverainiste ne l’est pas du tout. Il s’agit de pays politiquement souverains qui ont créé une zone économique. Le Québec applaudit à cela. Nous sommes une nation de commerçants et nous le resterons, seulement nous pourrons enfin décider de ce que nous ferons chez nous avec notre argent.

Si André Pratte trouve le moyen de contredire tout cela pour bien remplir son mandat, c’est aux Québécois de déterminer qui insulte vraiment leur intelligence.

Jean-Martin Aussant
Membre de l'Assemblée nationale du Québec


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LE DEVOIR  -  1910-2010

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« Ce qui nous laisse petits,
c'est la peur de devenir grands »
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 « Aucun peuple digne de ce nom dans le monde
n'a jamais craché sur son indépendance.
   Le peuple québécois serait-il si différent des autres ?
   Son état de peuple annexé et soumis serait-il définitif ?»
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lundi 25 juillet 2011

FUKUSHIMA ET GENTILLY-2


Voici un document qui traite du terrible accident à la centrale nucléaire de Fukushima, suivi d'un autre portant sur la centrale nucléaire de Gentilly que certains s'entêtent à vouloir reconstruire malgré qu'elle soit inutile, avec toutes les indications que ce serait un désastre financier qui paralyserait les investissements productifs en recherche.

Jean-Luc Dion, ing.



TECHNIQUES DE L'INGÉNIEUR
11 juillet 2011

Fukushima : des répercussions mondiales, en silence

Alors que la catastrophe de Fukushima ne fait plus la une de l'actualité, la contamination des milieux naturels se poursuit au Japon, sur terre comme en mer. Le niveau d'irradiation est aujourd'hui jugé inacceptable à plus de 60 km de la centrale, sans que l'évacuation soit obligatoire. Le point sur la situation. 
Le laboratoire de la CRIIRAD a effectué une mission au Japon du 24 mai au 3 juin 2011. Voici les constatations issues des premiers résultats d’analyse : les dépôts de césium radioactif sur les sols ont été très importants. Ils génèrent, et vont générer pendant longtemps, un flux de rayonnements gamma responsable de l’irradiation de la population sur des très vastes étendues. En l’absence de mesures de protection, des centaines de milliers de personnes vont recevoir, du fait de cette seule exposition externe, des doses de rayonnement très supérieures à la limite de 1 mSv/an. Il faut ajouter à cela l’exposition interne (du fait notamment de l’ingestion d’aliments contaminés) et surtout toutes les doses reçues depuis le 12 mars dernier, des doses qui ont été ont pu être extrêmement élevées au cours de la première semaine du fait de la quasi absence de mesures de protection.

Importance de la contamination à plus de 60 km : l’exemple de la ville de Fukushima

Les mesures de terrain et analyses de sol effectuées par le laboratoire de la CRIIRAD sur la ville de Fukushima, située à 60-65 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, indiquent que les retombées de césium 134 et 137 radioactif sont de plusieurs centaines de milliers de Bq/m² : 490.000 Bq/m² sur la pelouse de l’école primaire Moriai ; plus de 700.000 Bq/m² dans le quartier Watari.

En se désintégrant, les atomes de césium émettent des radiations gamma très pénétrantes. Elles peuvent parcourir dans l’air plus de 60 mètres, c’est ce qui a permis aux américains d’établir une carte des retombées au moyen de sondes héliportées. Ces radiations traversent également les murs et les fenêtres des habitations et irradient les gens dans leur domicile.

Fin mai 2011, les débits de dose relevés par la CRIIRAD dans la ville de Fukushima, à 1 mètre du sol, en extérieur, étaient typiquement plus de 10 fois, voire plus de 20 fois supérieurs à la normale (supérieurs à 1 et 2 μSv/h). L’irradiation est encore mesurable dans les étages des bâtiments. Des mesures effectuées au 4ème étage d’un immeuble ont montré un excès de radiation qui augmente lorsqu’on se rapproche des fenêtres (même fermées). A l’intérieur d’une maison individuelle du quartier Watari, la CRIIRAD a mesuré un débit de dose plus de 3 fois supérieur à la normale au contact du tatami dans la chambre des enfants (0,38 μSv/h) et 6 fois supérieur dans le salon à 1 mètre du sol (0,6 μSv/h). Devant la maison, on mesure, 2,2 μSv/h dans le jardin d’agrément et 2,9 μSv/h au niveau de la pelouse d’une école proche (mesures à 1 mètre du sol).

Cette irradiation ne diminuera que très lentement. Elle est due en effet principalement au césium 137 et au césium 134 dont les périodes physiques sont longues (30 ans et 2 ans respectivement). Cela signifie que la radioactivité du césium 137 sera divisée par 2 dans 30 ans. On peut estimer que dans les douze mois à venir, la radioactivité du césium 134 ne sera abaissée que de 30 % et celle du césium 137 de 3 %. La radiation ambiante ne sera réduite que de quelques dizaines de pourcents.

Si rien n’est fait, les habitants de la ville de Fukushima pourraient subir dans les douze mois à venir une irradiation externe de plusieurs milliSieverts alors que la dose au-delà de laquelle le risque de cancer mortel est jugé inacceptable par la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) est de 1 milliSievert par an, ce qui correspond à 5 décès pour 100.000 personnes exposées.
(...) Voir la suite.

Par Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire,
responsable du laboratoire CRIIRAD

Source : 
TECHNIQUES DE L'INGÉNIEUR

Un grave accident à Gentilly-2 ?

On peut se demander quel serait l'effet d'un accident à la centrale nucléaire de Gentilly s'il était du même genre que celui de Fukushima...

La carte ci-dessous montre la zone d'environ 60 km de rayon (comme à Fukushima) où l'exposition aux radiations aurait des effets mortels ou néfastes sur des centaines de milliers de Québécois et toutes les formes de vie.

Une bonne partie de la zone en rouge deviendrait invivable pendant des décennies et dangereuse pendant des siècles après un accident du genre Fukushima. Cette zone serait beaucoup plus grande si la centrale explosait...

Faibles rendements

On sait que cette centrale est relativement fiable, mais c'est à condition d'y investir des sommes fabuleuses pour le fonctionnement et l'entretien. Alors, on peut se demander quel est le rendement d'une centrale nucléaire ?  Les diverses sources indiquent qu'il est de l'ordre de 30%. Cela signifie que 70% de l'énergie nucléaire issue de la fission de l'uranium est gaspillée en chaleur dans l'eau du fleuve Saint-Laurent par notre centrale. En France, on se sert de tours de refroidissement dans l'air (source).

Pour une centrale d'environ 650 MW (mégawatts) électriques (puissance installée, ou puissance utile maximale, Gentilly-2), ceci correspond à une perte thermique de l'ordre de 1520 MW et à une puissance nucléaire de 2170 MW.

Chaleur gaspillée

Ces 1520 MW de chaleur inutile sont « évacués » dans l'eau du fleuve qui est ainsi plus ou moins réchauffée. Le débit de cette eau est d'environ 2 millions de mètres cubes par jour (source), soit environ 23 m3/seconde. Cette chaleur entraine une élévation de température de l'eau d'environ 66°C ! Cette énorme quantité d'eau chaude a un effet néfaste sur la vie marine en aval sur une distance de plusieurs kilomètres, mais on n'en parle plus... Ce gaspillage de chaleur est de 13,3 milliards de kWh par année...

Sachant que la consommation électrique annuelle moyenne d'une maison québécoise chauffée à l'électricité est de 28000 kWh (kilowatts-heures) (source). La chaleur perdue par Gentilly-2 correspond au chauffage de plus de 475 000 maisons !!! Cela illustre bien l'inefficacité des centrales thermiques. Cette chaleur est irrécupérable : on a déjà pensé chauffer des maisons et des serres dans le voisinage, mais la volonté et l'imagination ont fait défaut.

Les déchets radioactifs

Mais le principal problème des centrales nucléaires reste celui des déchets radioactifs pour lequel on n'entrevoit aucune solution d'une sécurité absolue qui serait acceptée par tout le monde. Jusqu'à maintenant, la centrale Gentilly-2 a produit environ 2500 tonnes de déchets radioactifs, dont suffisamment de plutonium 239 pour fabriquer plus de 100 bombes atomiques comme celles qui ont détruit Hiroshima et Nagasaki... (source).

Il ne faut pas oublier que le plutonium 239, un des déchets les plus dangereux d'une centrale nucléaire, a une demi-vie de plus de 24 000 ans : après ce temps il en reste la moitié; après le double de ce temps il en reste encore le quart, etc... Quelques microgrammes (millionièmes de gramme) de Pu239 logés dans les poumons sous forme de poussière suffit à causer un cancer mortel à cause de la désintégration de type « alpha » qui détruit les cellules voisines. De plus, le Pu239 est un terrible poison.

Le Pu239 qui sert à fabriquer des armes infernales peut aussi servir dans un autre type de centrale nucléaire qui l'utiliserait comme source d'énergie de fission. Mais le retraitement des déchets radioactifs pour en extraire le Pu239 est un procédé long et couteux (source), et d'autres déchets dangereux sont ensuite produits après l'utilisation du plutonium...

Notre chance au Québec

Quand on sait que nous avons la chance de produire suffisamment d'énergie hydroélectrique pour satisfaire tous nos besoins et en exporter, il n'y a aucune raison sérieuse de vouloir reconstruire la centrale de Gentilly, si ce n'est pour éviter de faire de vrais efforts vers une solution acceptable et profitable à long terme.

Il importe de savoir que Gentilly ne peut produire qu'environ 1,4% de notre énergie électrique d'après le ministères des Ressources naturelles. Voyez le graphique ci-dessous
.
     
   
    La source :  clic

Il faut de la vision...

Il semble que le manque de vision et d'imagination de nos décideurs serait la principale cause de cette obstination à vouloir engloutir pas moins de 10 milliards de dollars à moyen terme dans cette aventure.

Ces milliards seraient sans aucun doute bien mieux investis dans des programmes sérieux d'économie d'énergie, dans la recherche sur les techniques de pointe d'utilisation de l'énergie solaire sous toutes ses formes, où de nombreux ingénieurs et techniciens de Gentilly peuvent se recycler. D'ailleurs, on sait que la fermeture de la centrale va requérir un nombreux personnel pendant de nombreuses années. Alors ? Un peu d'imagination, d'intelligence et de volonté !

Jean-Luc Dion, ing. 

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LE DEVOIR  -  1910-2010
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« Ce qui nous laisse petits,
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NIVEAUX D'ÉVOLUTION...



Une hypothèse intéressante...




Civilisation planétaire
Niveaux d'évolution d'une civilisation

Niveau 1

Maitrise de l'outil, capacité d'abstraction et d'imagination alliée à une capacité de réaliser la chose imaginée.  [-500 000 ans]
Niveau 2

Conscience de la mort, organisation de sépultures.
Conscience métaphysique, recherche d'un ordre global de l'univers. [-30 000 ans]
Niveau 3

Civilisation. Création de villages ou de cités.
Création de systèmes de transport et d'échange.
Gestion organisée des ressources. [-500 ans]
Niveau 4

Civilisation planétaire.
Connaissance de la planète dans son ensemble par ses habitants.
Structures de transport, de production d'objets, et d'échange d'informations à l'échelle de la planète.  [actuellement]
Niveau 5

Civilisation planétaire réalisée.
Disparition totale des pratiques destructrices, à l'échelle collective et inter-individuelle,
et envers toutes les autres espèces vivantes.
Respect absolu du Premier Commandement Universel: « Tu ne tueras point ».
ou, formulé de façon extensive: Tu ne nuiras point à d'autre vies, de quelque manière que ce soit.
[+ x années]
Niveau 6

Découverte des structures intimes de la matière. Accès à une énergie illimitée. Connaissance des lois fondamentales des organismes vivants (ADN) et de la biosphère (écosystèmes).
[+ y années]
Niveau 7

Civilisation planétaire avancée. Épanouissement de l'intelligence, de la créativité, de la communication. Claire conscience des fondements de l'univers, de la matière, de l'énergie, et de l'esprit. Développement conscient du potentiel individuel et inter-individuel. Développement des facultés avancées de l'esprit. Communication avec les autres espèces vivantes.
[+ z années]
Niveau 8

Civilisation inter-planétaire. Maitrise des voyages spatiaux au-delà du système solaire d'origine. Développement de relations avec les civilisations d'autres planètes.
[+ u années]
Niveau 9

Civilisation inter-galactique. Maitrise des voyages au-delà de la galaxie d'origine. Utilisation de l'énergie universelle. Connaissance des structures fondamentales de l'univers et de l'espace-temps.
[+ v années]

Ces étapes forment une suite logique idéale, mais elles ne sont pas toujours réalisées dans l'ordre. Ainsi, le grand problème de la Terre est que notre civilisation a atteint le stade 6 (pouvoir démesuré donné par la maitrise de la matière et de l'ADN) avant d'avoir réalisé le stade 5 (respect absolu de la vie sous toutes ses formes).

 «Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. »
                 
(François RABELAIS, 16e siècle
)

    Sylvain Timsit

    Source :  clic
Si les niveaux 8 et 9 sont possibles, cela n'entraine-t-il pas qu'il existe très probablement une multitude de civilisations humanoïdes dans l'Univers qui est probablement infini dans l'espace, d'après les dernières découvertes faites avec le télescope Hubble ?

Les civilisations qui ont atteint le plus haut niveau de développement seraient donc en mesure de venir sur Terre à partir de lointaines galaxies !

Si c'était le cas, se pourrait-il qu'une partie de l'Humanité soit formée de descendants de ces visiteurs qui pourraient être des exilés pour cause de rébellion et de déviance ?

La légende du paradis perdu et la venue de divers 'prophètes' pourrait-elle être reliée à ces exilés ?

Autant de questions qu'il est permis de se poser...

Jean-Luc Dion




Voyez cette entrevue passionnante avec le Dr Jean-Jacques Charbonier, anesthésiste :

Les preuves scientifiques d'une vie après la mort





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LE DEVOIR  -  1910-2010
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« Ce qui nous laisse petits,
c'est la peur de devenir grands »
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 « Aucun peuple digne de ce nom dans le monde
n'a jamais craché sur son indépendance.
   Le peuple québécois serait-il si différent des autres ?
   Son état de peuple annexé et soumis serait-il définitif ?»
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jeudi 30 juin 2011

UN MIROIR AUX ALOUETTES



« Miroir aux alouettes » : quelque chose servant à appâter les gens pour pouvoir les arnaquer ensuite…

Dans son article du 9 février 2011 (http://www.vigile.net/D-abord-un-Qu...), après avoir constaté la présence de plus en plus envahissante de l’anglais à Montréal, Louis Bernard écrit ceci qui est pour le moins renversant sinon ahurissant pour quiconque vise l’indépendance du Québec :
« Personnellement, sans m’objecter en principe à cette solution (cégeps en français), j’en préfère une autre qui est plus susceptible, à mon sens, de régler le problème. Il s’agirait plutôt de redonner à la loi 101 sa mission originale de faire du Québec une province française par la revalidation de ses dispositions infirmées par les tribunaux et par l’élargissement de son application à l’ensemble de la société québécoise, y compris aux secteurs relevant du parlement fédéral. Est-ce que cela est possible ? Oui, certainement – par un amendement à la constitution canadienne. »
Et il poursuit :
« Je propose donc que l’Assemblée nationale, comme elle est autorisée à le faire, prenne l’initiative d’adopter une résolution modifiant la constitution du Canada afin que le Québec puisse légiférer… »
En tout respect pour le grand fonctionnaire que fut M. Bernard, on croit rêver en lisant cela : « province française », « amendement à la constitution canadienne »… ! Que voilà une terminologie toute provincialiste et de soumission à une constitution IMPOSÉE par P.E. Trudeau dans le but de soumettre le Québec !

Or, n’est-ce pas une grave erreur de la part de nos dirigeants, particulièrement ceux du gouvernement du Parti Québécois auparavant, de se comporter comme s’ils reconnaissaient cette constitution illégitime ! Comment peut-on invoquer une constitution qu’on n’a pas adoptée démocratiquement ?

Le seul comportement qui semble acceptable de la part d’un Québécois debout est de saisir toutes les occasions, et rappeler sans arrêt que cette constitution ne peut pas s’appliquer au Québec, et que nous devons rédiger au plus tôt notre propre constitution. SURTOUT PAS invoquer ce texte non québécois pour régler un problème québécois !

Il est évident que la situation de bilinguisme actuelle pratiquée par l’État québécois et de nombreuses entreprises est intenable car il produit l’effritement de la force d’attraction et d’intégration de notre langue.

Mais il faut bien admettre que si de trop nombreux Québécois eux-mêmes dévalorisent la langue française et pratiquent un patois rébarbatif qui n’intéresse personne, même la remise en vigueur des dispositions de la Charte de la langue française qui ont été invalidées par les tribunaux sera sans effets. En cela je suis malheureusement d’accord avec Maxime Bernier, ce qui m’attriste beaucoup…


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