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samedi 14 octobre 2017

RÉCIPROCITÉ ESSENTIELLE


Cette proposition que je faisais en 1998 n'est-elle pas encore plus pertinente et urgente ?

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24 septembre 1998


Réciprocité essentielle

Jean-Luc Dion, ing.

  Il y a une certaine agitation ces jours-ci, provoquée par le président d'Alliance Quebec, visant à imposer un retour à l'affichage en anglais au Québec. On comprend ce mouvement qui préconise le « good old time », de tenter de justifier le million de dollars qu’il reçoit annuellement du gouvernement canadien pour nous embêter avec le fruit de nos impôts. Le groupe de soutien à l’hôpital Montfort d'Ottawa (*) n’a pas ce privilège, cela va de soi...

  Devant un tel rejet des quelques progrès que nous avons faits au Québec sur le plan linguistique, il importe que tous ceux qui se veulent Québécois, quelle que soit leur origine, se solidarisent et manifestent leur volonté d’unité nationale sur ce point central.
Le mouvement enclenché par William “ Pitt Bill ” Johnson, président d'Alliance Quebec, est de la pure provocation, car on sait bien qu'il n'y a aucune réciprocité linguistique entre le Canada et le Québec et qu'il ne peut y en avoir tant que celui-ci ne sera pas une nation forte et souveraine. Ainsi, il convient de réaffirmer ce qui suit :

- Le Québec doit être aussi francophone que l'Ontario est anglophone, et c’est parfaitement normal.

-  L'affichage à Montréal doit être en français, autant que celui à Toronto est en anglais. Cela n’exclut pas l’usage occasionnel de l’anglais et d’autres langues par courtoisie.

-   Le français doit être la langue commune de communication et de travail au Québec, la langue nationale, comme l'anglais est la langue commune de communi­cation et de travail en Ontario, ainsi qu’ailleurs au Canada en général.

-  Cela doit particulièrement signifier que tout Québécois, quelle que soit son origine, doit pouvoir communiquer de façon prioritaire en français avec tout autre Québécois dans ses relations publiques.

-  Il est inadmissible qu'un Québécois se fasse imposer l'usage d'une langue étran­gère dans ses rapports avec un autre Québécois. Tout comme il est inadmissible qu'un Ontarien se fasse imposer l'usage d'une autre langue que l'anglais: ceci est une réalité depuis longtemps en Ontario.

-  On doit se faire un devoir et un point d'honneur de parler français partout et toujours, avec tous.

-  Les Québécois doivent éviter systématiquement de faire des affaires avec tout magasin et toute entreprise qui ne respectent pas le français comme langue de communication et langue d’affichage.

-  Les Québécois doivent boycotter systématiquement, sur le territoire québécois, tout commerce qui impose un bilinguisme français-anglais qui n'existe pas ailleurs en Amérique. L'affichage doit présenter une image essentiellement francophone du Québec: toute autre langue pouvant figurer de façon secondaire si c'est vraiment nécessaire.

-  En Ontario, l'affichage est essentiellement unilingue anglais et c’est normal, l’anglais étant la langue commune. Même Ottawa en donne généralement l’exemple, ailleurs que dans certains édifices publics fédéraux où existe un bilinguisme de façade.

-  Ceci n'exclut pas, bien au contraire, que les Québécois comme individus connais­sent très bien l'anglais et plusieurs autres langues étrangères. Mais la nation doit s'unir au moyen d'UNE langue, le français.

-  Pour un avenir meilleur comme voisins, les Canadiens devraient respecter les Québécois autant que ceux-ci les respectent. Nous avons très souvent démontré notre bonne volonté au cours de notre histoire: ne contribuons-nous pas généreu­sement pour les doter d’un système scolaire complet au Québec? Il faut comparer avec la situation des francophones canadiens...

-  Il appartient strictement aux Québécois de décider de leur avenir et de la façon dont ils vont réaliser leurs objectifs nationaux. Être Québécois signifie vivre ici et partager des aspirations communes et originales, réunis par une langue commune, le français, dans le respect de la démocratie et des minorités.

             Jean-Luc Dion, ing., D. Sc.



Professeur titulaire en Génie électrique,
retraité de l’Université du Québec à Trois-Rivières

(*)  https://www.ledroit.com/archives/5-10000-franco-ontariens-pour-sauver-montfort-9677bfbb1b46cb3e09a18e978a6b10b4 

lundi 24 juillet 2017

DE GAULLE À TROIS-RIVIÈRES - JUILLET 1967

Il y 50 ans aujourd'hui, lundi le 24 juillet 1967 décrété jour férié, le Président de la République française, le Général Charles De Gaulle parcourrait le « Chemin du Roy » de Québec à Montréal en compagnie du Premier Ministre Daniel Johnson, père, et d'un long cortège.

Il reçut partout un accueil triomphal, particulièrement à Trois-Rivières où j'ai pris cette photo à son arrivée, juste avant son allocution mémorable dans la cour du Séminaire de Trois-Rivières.





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Vive le Québec libre !
De Gaulle au Québec en 1967 


 Un document remarquable de la télévision française :


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Une série d'articles du journal Le Devoir :



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 « LA TRAVERSÉE DU COLBERT »
par André Duchesne
( Boréal, 2017 )

André Duchesne a décidé de faire graviter le récit de son livre, auquel il a travaillé pendant plus de trois ans, autour du navire Le Colbert, ce croiseur antiaérien de 11 300 tonnes qui amena de Gaulle et son épouse, Yvonne, en «Nouvelle-France». «Cette traversée de l'Atlantique est aussi une traversée dans l'histoire, dit l'auteur. Et cette traversée représente la montée en puissance de toute une organisation.»

Voir :  CLIC


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VIVE LA RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC !

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