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mardi 14 août 2018

SERVICE DE TRANSPORT ÉLECTRIQUE AUTOMATIQUE OPTIMISÉ


SERVICE DE TRANSPORT ÉLECTRIQUE AUTOMATIQUE OPTIMISÉ

« STRÉLOPT »
Un essai
Par Jean-Luc Dion, ing. retraité
Juillet 2017

Introduction

L’usage de la voiture individuelle au pétrole dans les villes devient de plus en plus inefficace, tout en produisant des embouteillages terribles et une pollution inexcusable, en plus d’être un énorme gaspillage de ressources de toutes sortes.

Or, on sait que l’avenir appartient aux voitures électriques dont le développement est déjà très avancé et surtout au transport en commun si ce dernier peut être vraiment efficace et rapide. Comme on peut le lire dans Le Devoir du 25 juillet 2017, la révolution de la voiture autonome passe aussi par le partage [[1]].

« Pour plusieurs, le rêve de la voiture autonome, c’est celui de posséder un véhicule permettant de se déplacer sans avoir à prendre place derrière un volant. Mais pour que cette révolution du transport puisse se matérialiser, il faudra justement que les consommateurs renoncent à posséder leur propre voiture intelligente pour privilégier le transport en commun. »

Dans un autre article :

« Assis dans leur siège d’auto, des milliers de Montréalais se retrouvent chaque jour emprisonnés dans des embouteillages. (…)
Les individus adoptent un comportement égoïste en choisissant le chemin le plus rapide pour se rendre à destination, ça leur fait perdre plus de temps que s’ils avaient pensé au meilleur chemin à prendre collectivement », explique Étienne Ghys, directeur de recherche au Centre national de recherche scientifique de Lyon.» [[2]]
Cette vilaine situation est celle vécue dans pratiquement toutes les villes, grandes et moyennes sur Terre. Il faut aussi comprendre que même si toutes les autos étaient électriques, les problèmes de circulation seraient toujours entiers. 

Or, les techniques d’informatique actuelles rendent possible des moyens de transport en commun d’une qualité incomparablement supérieure à ce qui existe présentement, en coordination avec le développement des véhicules électriques.

Des mesures comme celles-ci particulièrement semblent donc s’imposer :

  • L’instauration d’une surtaxe à l’achat et d’une surtaxe annuelle sur les véhicules individuels dans les villes en fonction croissante de leur grosseur, de leur prix d’achat et de leur consommation, dans le but de décourager l’usage de ce type de véhicule;

  • L’instauration du péage pour entrer en ville avec une voiture individuelle;

  • En contrepartie, il s’impose absolument de créer au plus tôt un système de transport en commun léger, rapide et individualisé basé sur l’usage de petits véhicules électriques largement autonomes gérés par une intelligence artificielle.

Description du système

Supposons qu’on dispose au départ d’une étude approfondie des besoins en déplacement des habitants de chaque ville considérée. Supposons aussi qu’à la suite d’une étude approfondie on détermine un nombre suffisant N de petits véhicules ou minibus électriques de diverses capacités, de 6 à 20 passagers assis, qui seront répartis dans la ville, par exemple. Ces minibus peuvent avoir ou non un conducteur, du fait qu’ils sont pilotés par une intelligence artificielle reliée à un système informatique central et d’un ensemble de capteurs permettant la navigation autonome. La figure 1 servira à décrire ce système.

Figure 1

  •  Les véhicules numérotés 1, 2, 3… sont représentés en rouge en différents points de la ville à un instant donné. Ils peuvent alors être immobiles ou en mouvement. Leur sens de circulation peut être inversé rapidement.

  • Des passagers en nombre limité et arbitraire sont représentés par A, B, C… En réalité, ils peuvent être beaucoup plus nombreux que dans cette figure.

  • La destination de chacun est désignée par dA, dB, dC… Plusieurs peuvent avoir une destination commune, dE, dF, dG : bureau, usine, atelier, par exemple.

  • Les rues sont désignées par r1, r2, r3…, a1, a2, a3…

  • Un des objectifs peut être que tout passager ayant commandé un minibus attendent un maximum de 5 à 10 minutes.

  • Le système est géré par une intelligence artificielle ou algorithme évolué permettant à un maximum de passagers de se rendre à destination le plus rapidement possible.

  • Ces véhicules peuvent se déplacer normalement à des vitesses moyennes bien supérieures à celles des voitures et autobus actuels. Ils devraient être munis de portes latérales permettant à chaque passager d’accéder rapidement à l’un des deux sièges disponibles.

  • Forcément, la circulation des gros camions dans les villes doit être strictement limitée et taxée.

Fonctionnement


  • On suppose que la majorité des passagers dispose d’un téléphone permettant la localisation automatique. Les autres pourront utiliser le service avec une personne qui prend les appels.

  • Quand un passager, A par exemple, fait un appel de service pour aller en dA, le système examine tous les appels faits dans un intervalle déterminé (60 secondes, par exemple) et les destinations demandées.

  • Le système détermine alors quel véhicule, tel que 1, peut passer prendre le passager A et ensuite d’autres tels que B et C pour les conduire à leurs destinations dB, dC, etc. Le parcours approximatif est en vert dans la figure.

  • Le numéro assigné à chaque passager au départ est affiché dans le véhicule, avec un message si nécessaire.

  • Le système tentera toujours de faire circuler les minibus avec le maximum de passagers en maximisant la rapidité et en minimisant les temps de parcours pour tous les passagers.

  • On pourra admettre un ou deux transferts dans un autre minibus dans le but de minimiser les durées de parcours.

  • Pour assurer la rapidité maximale des véhicules, il s’impose que tous les feux de circulation soient actionnés par le système central ou un satellite du système central, de façon qu’il n’y ait aucun arrêt intempestif.

  • Etc.

·       Mais, bien sûr, pour y arriver il faudra, où que ce soit, un niveau de conscience sociale supérieure des citoyens et une volonté politique à toute épreuve. Donc, ce n’est pas pour demain… Hélas!

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