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mardi 5 avril 2022

NOS GÉANTS ; NAÏM KATTAN

 

Naïm Kattan (1928-2021) est un écrivain qui vient de loin. Né à Bagdad au sein d’une famille irakienne de confession juive, il immigre au Québec en 1954 après avoir étudié à La Sorbonne à Paris où il a côtoyé les plus grands penseurs de son époque. Dès son arrivée à Montréal, le français est pour lui un choix de cœur qui définit toute son action. Il consacre son existence à la vitalité de la littérature francophone, notamment en publiant une trentaine d’ouvrages et en participant à l’émergence d’un écosystème de maisons d’édition. Pendant près de vingt-cinq ans, il occupe le poste de directeur du service des lettres et de l’édition au Conseil des arts du Canada. La carrière de Naïm Kattan a été couronnée par les plus prestigieuses distinctions, au Québec, au Canada et en France. 

VOIR LA VIDÉO MAINTENANT !
Les capsules de la série Nos géants sont disponibles en version intégrale sur le site de la Fondation, et diffusées en version abrégée sur les ondes de TVA et de MAtv. Merci à nos précieux partenaires: Gouvernement du Québec - Ministère de la Justice du Québec, Québecor, les Éditions CEC, Desjardins, Location d'outils Simplex et la CSN.
Ce mardi le 5 avril à 19h, vous avez rendez-vous à l'Auditorium de la Grande Bibliothèque avec Éric Bédard et son invité, l'historien Bernard Andrès. Cette rencontre de la série de grands entretiens Figures marquantes de notre histoire vous permettra d'en savoir plus sur le marchand et juge de paix Pierre Du Calvet, qui grâce à son engagement politique, a été un combattant des Lumières dans le Québec de l’après-Conquête.

Évènement gratuit et en public.
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La rencontre vous est également offerte en webdiffusion en direct sur notre page Facebook ou en cliquant ici.
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samedi 22 janvier 2022

CONSCIENCE et ACTION

En avril 2005, dans un échange avec un correspondant, 
je faisais ces réflexions que j'ose partager ici...

Dans « Au commencement était l'action », André Maurois écrit ceci avec quoi je suis profondément d'accord : 

« Le grand homme d'action ne suit pas les chemins battus. Parce qu'il voit ce que les autres ne voient pas, il fait ce qu'ils ne font pas. Sa volonté devient un raz de marée qui balaie les habitudes et les résistances. Conscient, plus que personne, des phénomènes particuliers à son époque, il devine ce qui va naître et en favorise la naissance. L'action politique doit être la sage-femme qui aide une société à mettre au monde le meilleur avenir possible. Son rôle est de sauver la mère et l'enfant.»

  Des hommes ou des femmes qui correspondent à  cette description sont rares dans un siècle. Au cours des deux derniers, on peut penser à Napoléon, à Lénine, à De Gaulle ?  De loin, je préfère ce dernier auquel s'applique parfaitement la phrase «Conscient, plus que personne, des phénomènes particuliers à son époque, il devine ce qui va naître et en favorise la naissance.» La France lui doit son salut en 1940 et sa renaissance formidable à partir de 1958 :  qu'on pense à tous les progrès qu'il a rendu possibles, ne serait-ce que le TGV et Airbus... De plus, il n'était pas un homme qui s'accrochait au pouvoir. Dès qu'il a senti que le peuple ne le suivait plus, il est parti, ce qu'il avait déjà fait d'ailleurs en 1945-46.

  On ne peut hélas ! pas en dire autant de nos politiciens, à de rares exceptions près, comme Jacques Parizeau par exemple. Mais, lui, a fait l'erreur de sa vie en partant après un certain soir d'octobre 1995... Avec ce qu'il savait, et un tel résultat serré, il aurait dû rester et déclencher une vaste enquête pour démontrer la scandaleuse arnaque des unitaristes canadians et french canadians. Je ne doute pas qu'il aurait eu un vaste appui populaire qui aurait pu déboucher sur une déclaration d'indépendance bien avant aujourd'hui. Il avait l'autorité morale pour faire de grandes choses. Il est malheureux qu'il n'ait pas vingt ans de moins... Je le considère un peu comme notre De Gaulle, bien qu'il n'ait pas tout à fait le charisme de ce dernier. Mais il en a plusieurs traits de caractère.

  Quant à Bernard Landry que j'estime pour son honnêteté et ses qualifications, il semble bien que le meilleur de sa carrière est derrière lui, à moins qu'il ne nous révèle dans les prochaines semaines des aspects révolutionnaires et charismatiques insoupçonnés de sa personnalité... Comme c'est peu probable et que nos De Gaulle ou Napoléon sont encore inconnus, nous risquons des périodes assez creuses et misérables.

  Mais, comme écrit encore Maurois : « Les révolutions les plus profondes sont spirituelles. Elles transforment des hommes qui, à leur tour, transforment le monde.» Et encore : « De grands mystiques ont demandé aux hommes de grandes actions et leur ont donné la force de les accomplir. On a dit que la véritable révolution est la révolution d'un seul homme. Plus exactement un seul homme, héros ou saint, peut proposer aux masses un modèle dont l’imitation bouleversera la planète. » 

  Toutefois, je ne vois guère les signes avant-coureur d'une révolution spirituelle à l'heure de «Walmart» et de «MacDo». Et je ne vois pas encore venir celui ou celle qui aurait la force de caractère et l'autorité morale pour provoquer une révolution spirituelle au Québec, qui ferait faire un virage à 180 degrés pour éviter le gouffre qui attend un peuple qui ne se reproduit plus et qui cultive l'égoïsme comme une vertu...

  Or, nos élites (zélites?), qu'elles soient «de gauche» ou «de droite», sont assez massivement retranchées dans leur confort et leur indifférence, comme vous vous plaisez à le souligner (et moi de même). D'ailleurs, qu'est-ce que signifie «gauche» et «droite» ici ?  Balivernes !  On se tient debout, on cherche et on lutte, ou on fait du verbiage comme il y en a trop. 

  Moi-même, j'ai trop souvent l'impression d'en faire avec la forme d'action que j'ai choisie : la diffusion d'informations et de commentaires à une liste de membres du PQ et du BQ, et d'autres personnes un peu partout, en espérant que la lumière jaillisse (je suis un idéaliste impénitent... :-[ ). Une forme d'action que j'ai choisie au cours des dernières années parce que : 

  • je suis encore occupé par un travail d'ingénierie dans l'entreprise que j'ai fondée pour mettre au point une de mes inventions, et que j'aimerais bien voir réussir (malgré que je sois parti officiellement à la retraite de l'entreprise en décembre 2003, et de l'université (depuis 1997) où j'ai fait carrière de professeur et chercheur : vous savez, la grande saignée des secteurs public et para-public... ); 

  • j'ai 67 ans et 45 ans de militantisme derrière moi; 

  • j'aspire à plus de tranquillité afin de m'occuper davantage de mes sept petits-enfants...

Et  je crois comme Jean Jaurès (clic) que 

« Il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience. » 

Ou encore :

« Tout progrès vient de la pensée et il faut donner d'abord
aux travailleurs le temps et la force de penser.
 »

  Voilà !  Excusez mon bavardage... ;-) 

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Vive le Québec libre !

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jeudi 20 janvier 2022

BULLETINS DE LA RÉPUBLIQUE (extraits 2)

Extraits de quelques « Bulletins de la République » publiés au cours des dernières années...

* * * LE BULLETIN DE LA RÉPUBLIQUE

26 juillet 2005

* * *
* Une vision claire vaut mille personnalités... 
* Un texte historique par de grands Québécois. 
Un point de vue important à connaître.
POUR FAIRE UN PAYS, UNE VISION CLAIRE VAUT MILLE PERSONNALITÉS 
Claude Bariteau, Natacha Gagné, Jacques Lamothe, Marcel Lefebvre et Jean-Pierre Roy - RIQ 21 juillet 2005
Un pays naît parce que ses porteurs ont mis l’'épaule à la roue et l’ont fait cheminer à l’exemple des porteurs des pays existants. Au Québec, cette roue, ce sont les contours essentiels du pays et les porteurs, des Québécois et Québécoises de toutes origines et de toutes allégeances partisanes. Il faut simplement faire en sorte qu’ils poussent la roue à l’occasion d’une élection, la voie référendaire étant piégée. 
Extrait : « On ne fait pas un pays en pensant à l’accessoire, à sa carrière politique ou par dépit. On le fait d’abord après avoir précisé l’essentiel de ses contours (un régime politique, une citoyenneté, un territoire avec des frontières, une armée, une monnaie reconnue, des relations avec les autres pays, des traités, etc.), ensuite lorsqu’on a mis au point un plan de mobilisation de tous les porteurs du pays pour prendre le pouvoir et procéder en toute légitimité. C’est de cette façon que naissent les pays. Certains y sont parvenus par les armes, d’autres démocratiquement. Au Québec, la voie démocratique est incontournable. Là où elle fut déployée, la tenue de référendum n’initie pas le processus. Celui-ci est enclenché à la suite d’un vote des parlementaires ayant, dans la plupart des cas, un support majoritaire des électeurs. Aussi, les référendums, lorsqu’il y en eut, vinrent ratifier la décision prise, ce que Claude Bariteau révèle dans Pour sortir de l’impasse référendaire (Les Éditions des Intouchables, 2005).  
Source :  VIGILE.QUÉBEC
Un grand texte trop peu connu...

Déclaration de souveraineté 

Déclaration publique lue le 6 septembre 1995 

Texte écrit par le poète Gilles Vigneault, l'écrivaine Marie Laberge, le sociologue Fernand Dumont et le journaliste Jean-François Lisée

Voici venu le temps de la moisson dans les champs de l'histoire. Il est enfin venu le temps de récolter ce que semaient pour nous quatre cents ans de femmes et d'hommes et de courage, enracinés au sol et dedans retournés.
Voici que naît pour nous, ancêtres de demain, le temps de préparer pour notre descendance des moissons dignes des travaux du passé. 
Que nos travaux leur ressemblent et nous rassemblent enfin. À l'aube du XVIIe siècle, les pionniers de ce qui allait devenir une nation, puis un peuple, se sont implantés en terre québécoise. 
Venus d'une grande civilisation, enrichis par celle des Premières Nations, ils ont tissé des solidarités nouvelles et maintenu l'héritage français. La conquête de 1760 n'a pas brisé la ténacité de leurs descendants à demeurer fidèles à un destin original en Amérique. 
Dès 1774, par l'Acte de Québec, le conquérant reconnaissait le caractère distinct de leurs institutions. Ni les tentatives d'assimilation, ni l'Acte d'union de 1840 ne sont parvenus à mater leur endurance. La communauté anglaise qui s'est établie à leurs côtés, les immigrants qui se sont joints à eux ont contribué à former ce peuple qui, en 1867, est devenu l'un des deux fondateurs de la fédération canadienne. 
NOUS, PEUPLE D'ICI, 
Parce que nous habitons les territoires délimités par nos ancêtres, de l'Abitibi aux Îles-de-la-Madeleine, de l'Ungava aux frontières américaines, parce que depuis quatre cents ans, nous avons défriché, labouré, arpenté, creusé, pêché, construit, recommencé, discuté, protégé et aimé cette terre que le Saint-Laurent traverse et abreuve; 
Parce que cette terre bat en français et que cette pulsation signifie autant que les saisons qui la régissent, que les vents qui la plient, que les gens qui la façonnent; 
Parce que nous y avons créé une manière de vivre, de croire et de travailler originale; 
Parce que dès 1791, nous y avons instauré une des premières démocraties parlementaires au monde et que nous n'avons cessé de la parfaire; 
Parce que l'héritage des luttes et du courage passés nous incombe et doit aboutir à la prise en charge irrévocable de notre destin; 
Parce que ce pays est notre fierté et notre seul recours, notre unique chance de nous dire dans l'entièreté de nos natures individuelles et de notre coeur collectif; 
Parce que ce pays sera tous ceux, hommes et femmes, qui l'habitent, le défendent et le définissent, et que ceux-là, c'est nous, 
Nous, peuple du Québec, déclarons que nous sommes libres de choisir notre avenir. L'hiver nous est connu. Nous savons ses frimas, ses solitudes, sa fausse éternité et ses morts apparentes. Nous avons bien connu ses morsures. 
Nous sommes entrés dans la fédération sur la foi d'une promesse d'égalité dans une entreprise commune et de respect de notre autorité en plusieurs matières pour nous vitales. Mais la suite a démenti les espoirs du début. L'état canadien a transgressé le pacte fédératif en envahissant de mille manières le domaine de notre autonomie et en nous signifiant que notre croyance séculaire dans l'égalité des partenaires était une illusion. 
Nous avons été trompés en 1982, quand les gouvernements du Canada et des provinces anglophones ont modifié la Constitution en profondeur et à notre détriment, passant outre à l'opposition catégorique de notre Assemblée nationale. 
Deux fois depuis, on a tenté de réparer ce tort. En 1990, l'échec de l'accord du lac Meech a révélé le refus de reconnaître jusqu'à notre caractère distinct. En 1992, le rejet de l'accord de Charlottetown, et par les Canadiens et par les Québécois, a consacré l'impossibilité de tout raccommodement. 
Parce que nous avons perduré en dépit des tractations et des marchandages dont nous avons été l'objet; 
Parce que le Canada, loin de s'enorgueillir de l'alliance entre ses deux peuples et de la clamer au monde, n'a eu de cesse de la banaliser et de consacrer le principe d'une égalité factice entre provinces; 
Parce que depuis la Révolution tranquille, nous avons pris le parti de ne plus nous cantonner dans la survivance mais, désormais, de construire sur notre différence; 
Parce que nous avons l'intime conviction que persister à l'intérieur du Canada signifierait s'étioler et dénaturer notre identité même; 
Parce que le respect que nous nous devons à nous-mêmes doit guider nos actes; 
Nous, peuple du Québec, affirmons la volonté de détenir la plénitude des pouvoirs d'un état : prélever tous nos impôts, voter toutes nos lois, signer tous nos traités et exercer la compétence des compétences en concevant et maîtrisant, seuls, notre loi fondamentale. 
Pour les gens de ce pays qui en sont la trame et le fil et l'usure, pour ceux et celles de demain que nous voyons grandir, l'être précède l'avoir. Nous faisons de ce principe le coeur de notre projet. Notre langue scande nos amours, nos croyances et nos rêves pour cette terre et pour ce pays. 
Afin que le profond sentiment d'appartenance à un peuple distinct demeure à jamais le rempart de notre identité, nous proclamons notre volonté de vivre dans une société de langue française. Notre culture nous chante, nous écrit et nous nomme à la face du monde. 
Elle se colore et s'accroît de plusieurs apports. Il nous importe de les accueillir, pour que jamais ces différences ne soient considérées comme menaces ou objets d'intolérance. Ensemble, nous célébrerons les joies, nous éprouverons les chagrins que la vie mettra sur notre route. Surtout, nous assumerons nos succès et nos échecs, car dans l'abondance comme dans l'infortune nous aurons fait nos propres choix. 
Nous savons de quelles vaillances se sont construites les réussites de ce pays. Ceux et celles qui ont bâti le dynamisme du Québec tiennent à léguer leurs efforts aux vaillances de demain. Notre capacité d'entraide et notre goût d'entreprendre sont une force. Nous nous engageons à reconnaître et à encourager ce « coeur à l'ouvrage » qui fait de nous des bâtisseurs. 
Nous partageons avec les pays de même taille que le nôtre cette vertu particulière de s'adapter vite et bien aux défis mouvants du travail et des échanges. Notre aptitude au consensus et à l'invention nous permettra de prendre bonne place à la table des nations. 
Nous entendons soutenir l'imagination et la capacité des collectivités locales et régionales dans leur volonté de développement économique, social et culturel. Gardiens de la terre, de l'eau et de l'air, nous agirons avec le souci de la suite du monde. 
Gens de ce nouveau pays, nous nous reconnaissons des devoirs moraux de respect, de tolérance et de solidarité les uns envers les autres. Réfractaires à l'autoritarisme et à la violence, respectueux de la volonté populaire, nous nous engageons à garantir la démocratie et la primauté du droit. 
Le respect de la dignité des femmes, des hommes et des enfants et la reconnaissance de leurs droits et libertés constituent le fondement de notre société. Nous nous engageons à garantir les droits civils et politiques des individus, notamment le droit à la justice, le droit à l'égalité et le droit à la liberté. 
Le combat contre la misère et la pauvreté, le soutien aux jeunes et aux aînés, sont essentiels à notre projet. Les plus démunis d'entre nous peuvent compter sur notre solidarité et sur notre sens des responsabilités. 
Le partage équitable des richesses étant notre objectif, nous nous engageons à promouvoir le plein emploi et à garantir les droits sociaux et économiques : notamment le droit à l'éducation, le droit aux services de santé ainsi qu'aux autres services sociaux. Notre avenir commun est entre les mains de tous ceux pour qui le Québec est une patrie. 
Parce que nous avons à coeur de conforter les alliances et les amitiés du passé, nous préserverons les droits des Premières Nations et nous comptons définir avec elles une alliance nouvelle. 
De même, la communauté anglophone établie historiquement au Québec jouit de droits qui seront préservés. Indépendants, donc pleinement présents au monde, nous entendons oeuvrer pour la coopération, l'action humanitaire, la tolérance et la paix. 
Nous souscrirons à la Déclaration universelle des droits de l'Homme et aux autres instruments internationaux de protection des droits. Sans jamais renoncer à nos valeurs, nous nous emploierons à tisser par ententes et par traités des liens mutuellement bénéfiques avec les peuples de la terre. 
Nous voudrons en particulier inventer avec le peuple canadien, notre partenaire historique, de nouvelles relations nous permettant de maintenir nos rapports économiques et de redéfinir nos échanges politiques. 
Nous déploierons aussi un effort singulier pour resserrer nos liens avec les peuples des États-Unis et de la France et ceux des autres pays des Amériques et de la Francophonie. 
Pour accomplir ce projet, maintenir la ferveur qui nous habite et nous anime, puisque le temps est enfin venu de mettre en train la vaste entreprise de ce pays,
Nous, peuple du Québec, par la voix de notre Assemblée nationale, proclamons ce qui suit : 

Le Québec est un pays souverain.

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Source : http://quebeclibre.net/tcdeclaration.html

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DEMAIN – Hymne au Québec

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