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samedi 19 mars 2011

HISTOIRE D'UNE DÉPOSSESSION...


Document très intéressant reçu du Dr Pierre Langlois, physicien, spécialiste des automobiles hybrides et électriques. Mes commentaires à la fin.

 
La nouvelle compagnie française Muses présentait, au 81e Salon de l’auto de Genève (3-13 mars 2011), une gamme de petits véhicules urbains électriques à moteurs-roues. Ces véhicules ont tous en commun une plateforme unique qu’on habille de différentes manières selon les besoins.

Cette plateforme intègre quatre moteurs-roues électriques, des batteries au plomb et l’électronique. On attache simplement à cette plateforme différents habitacles. On peut ainsi obtenir un véhicule personnel ou collectif pouvant transporter de une à six personnes avec un encombrement au sol égal à celui d’une voiture Smart! C’est l’un des avantages des moteurs-roues de libérer de l’espace, normalement requis par le moteur central. De plus, les roues avants et arrières tournent (en sens opposés) pour faciliter la manœuvre de stationnement dans les espaces restreints.

Les véhicules peuvent atteindre une vitesse de 50 à 90 km/h, selon les usages, avec une puissance combinée de 25 kW pour les 4 moteurs. La batterie au plomb de 9 kWh, moins chère, peut donner une autonomie de 100 km, selon la conduite. Elle peut être échangée en quelques minutes, à l’aide un petit petit chariot de levage, tel qu’illustré ci-dessous.



Si des batteries au plomb peuvent donner une telle autonomie c’est dû à la légèreté des véhicules et à ses moteurs-roues qui récupèrent beaucoup plus d’énergie au freinage qu’un moteur électrique central. Voici les configurations initiales présentées








La commercialisation est prévue pour la fin 2011, et un service de poste rapide expérimente le véhicule de livraison présentement. Voir

http://www.youtube.com/watch?v=HAZ52sYSPV8



Une particularité intéressante à remarquer c’est la possibilité d’avoir une plateforme remorque motorisée pour le transport des marchandises. Cette plateforme peut être décrochée et déplacée par une personne à pied qui ne force pas (ci-dessous).



Pour en savoir plus, allez à

http://www.mooville-by-muses.com/host/mooville.nsf/html/0

http://www.hybrelec.fr/MOOVILLE-Muses-Muses.html

Avouez que c’est bien pensé!  Il y a également le projet espagnol Hiriko d’une petite voiture urbaine à 4 moteurs-roues qui sera commercialisée en Espagne en 2012. Voir

http://www.youtube.com/watch?v=9-nYrhXa8Wo



Et le site Internet

http://www.hiriko.com/

Les fonctionnalités très spéciales de cette voiture électrique urbaine, conçue au MIT, sont rendues possible uniquement grâce aux moteurs-roues.

Et oui, les moteurs-roues ont un bel avenir !

Pierre Langlois, Ph.D.
Physicien: consultant / auteur

Courriel:           pierrel@coopcscf.com
Site Internet:   www.planglois-pca.com


L’information et la solidarité sont les deux piliers des véritables changements

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Commentaire

Oui ! Les moteurs-roues ont sans doute un bel avenir, mais pas à notre avantage comme cela aurait dû être...

Mais malheureusement pas pour les ingénieurs et scientifiques québécois qui les ont développés au cours des vingt dernières années dans les laboratoires d'Hydro-Québec.

Et surtout pour les milliers de Québécois qui auraient pu participer à la création d'une véritable industrie de l'automobile électrique et hybride sur la base du moteur-roue et des dispositifs d'électronique de puissance qui avaient aussi été développés.

Hélas ! Des dirigeants sans vision, chez Hydro-Québec et au gouvernement, probablement influencés par certains puissants en coulisse, ont choisi d'abandonner et brader les extraordinaires réalisations de nos ingénieurs. Ils ont laissé filer à l'étranger le très remarquable savoir-faire acquis au Québec par des chercheurs d'exception, au prix de centaines de millions de dollars fournis par les Québécois.
Ceci est clairement démontré dans la lettre de démission du Dr Pierre Couture, directeur, Recherche et développement du projet TM4 sur le système de traction par moteur-roue chez Hydro-Québec : 

                 CouturePierreDemission1995

C'est une image. Pour lire facilement, cliquer sur l'image avec le bouton de gauche. Pour agrandir encore, taper «contrôle» +.



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DEMAIN – Hymne au Québec
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« Ce qui nous laisse petits,
c'est la peur de devenir grands »
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dimanche 13 mars 2011

POUR UN PLAT DE LENTILLES...


Pas de jour qui passe sans qu'on en apprenne de nouvelles sur ce qu'ont tramé les vautours qui orbitent autour du gouvernement de J.J. Charest...

Voix publique

10 mars 2011, 4:40
Par: Josée Legault

Pour un plat de lentilles
Ce matin, si vous avez vu la une du quotidien Le Devoir, il y a de très bonnes chances que vous soyez tombés en bas de votre chaise en lisant ce sous-titre: «Le Québec serait privé de revenus de cinq milliards de dollars».
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/318436/gaz-de-schiste-normandeau-se-dit-ouverte-a-revoir-les-droits-d-exploration
Quoi ???

Du moins, c'est ce qu'avance le rapport du BAPE sur le gaz de schiste, rendu public ce 8 mars par le gouvernement Charest. Comme quoi, lorsque, volontairement, on remet un rapport de 336 pages aux médias qu'en fin d'après-midi, certaines «perles» mettent un peu plus de temps à sortir...
Celle-ci est aux pages 200 et suivantes.... Allez jeter un coup d'œil. Vraiment, allez voir: http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/rapports/publications/bape273.pdf
Faisant état de rentes annuelles pour des permis d'exploration qui ne s'élèvent au Québec qu'à 10 cents l'hectare en milieu terrestre et de 5 cents en milieu marin si la superficie excède 100 000 hectares, le rapport commence par faire cette comparaison à titre d'exemple:
Au Québec: «les rentes d'exploration dans le shale d'Utica rapportent environ un million de dollars annuellement à l'État pour les quelques dix millions d'hectares sous permis».
En Colombie-Britannique: «les revenus de la seule année 2008 (...) provenant des droits d'exploration gazière décernés pour les shales de Horn River et de Montney ont cumulé 2,43 milliards de dollars».
En Alberta: «en moyenne, pour 2009-2010, les droits sur les titres mis aux enchères pour l'exploitation pétrolière et gazière ont totalisé 512,12$/ha, pour un revenu total de 1,17 milliards de dollars».
Et, c'est ici que la brique du BAPE tombe: «En se référant au prix moyen de 500$/ha de l'Alberta, le Québec aurait pu percevoir environ 5 milliards de dollars pour les dix millions d'hectares sous permis. Ces revenus auraient été conservés par l'État qu'il y ait eu ou non développement de gisements gaziers.» (p. 201)
(...)

Et ce n'est pas tout.
Côté redevances, le BAPE dit ceci: «À un taux moyen de redevances de 10%, l'État québécois recevrait 21 milliards de dollars à terme, soit l'équivalent de 13% de la dette du Québec qui s'établit actuellement à 160 milliards». De quoi se payer plus qu'un seul bain par semaine pour nos personnes âgées et combien plus encore?...
Alors, imaginez seulement ce que ce serait si, comme en Colombie-Britannique, les taux de redevance allaient de 9% à 27%... Ou encore, si l'État, en partenariat avec le privé, devenait l'actionnaire principal de l'exploitation du gaz... ou encore, si la propriété collective des ressources naturelles - ce qui est pourtant le cas au Québec -, se traduisait aussi par un profit collectif...
(...)
Bref, on ne s'en sort pas. Si ces chiffres étourdissants avancés par le BAPE s'avéraient fondés, c'est alors que les Québécois seraient les victimes d'un véritable hold-up collectif.
Et ce, à coup de milliards de dollars. Et quant à la plupart de ses ressources naturelles, depuis longtemps.
Lorsqu'on ajoute les autres milliards engloutis depuis des années dans une industrie de la construction dont des pans entiers sentent la collusion et les dépassements de coûts systémiques, force est de croire que le Québec doit être pas mal plus riche qu'on ne le pense pour se permettre de voir ses propres coffres publics détroussés de la sorte, pendant aussi longtemps et dans autant de domaines.
Pour la suite Voix publique

N'est-ce pas un article qu'il faut lire attentivement et faire lire largement ?
Invitation à diffuser...

D'autre part, le Dr Pierre Langlois, spécialiste en énergies, me communique cette nouvelle qui permet de faire un lien assez étroit avec ce qui se passe en France où l'on retrouve (sans trop de surprise) quelques mêmes acteurs qu'ici dans une offensive sur les gaz de schiste...
[*] 

« Un correspondant Français et ami de longue date, Dominique Gence, vient de me faire parvenir un communiqué de CAP21, un jeune parti politique humanitaire et écologique français qui dénonce les agissements sournois du gouvernement Français dans le dossier des gaz de schiste.

On y apprend que bien que le gouvernement ait décrété un moratoire sur les gaz de schiste, il prépare en douce un projet de loi très complaisant pour faciliter l’appropriation des ressources par l’industrie pétrolière et gazière, tout en écartant la responsabilité des compagnies à l’égard des dommages à l’environnement. Voir

http://www.cap21.net/articles/10140-Gaz-huiles-schiste-Cap21-attaque-code-minier-parlement.php?&rub=accueil
Les lobbies sont très puissants et vont tout faire pour bafouer la démocratie, en reléguant l’environnement et la qualité de vie des citoyens bien loin derrière leur liste de priorités, partout sur la planète. Les citoyens vont devoir redoubler de vigilance et se mobiliser davantage
On comprend alors pourquoi Charest devra bientôt imposer de nouvelles taxe et hausser les frais de scolarité...
Et c'est sans parler des revenus miniers nuls pour le Québec sur les millions de tonnes de riches minerais (cuivre, nicket, cobalt, platine...) arrachées de notre sous-sol chaque année et exportées à l'étranger... [clic, clic, clic]


[*]  « Total, dont le financier Paul Desmarais, de Power Corporation, est un des principaux bailleurs de fond, a annoncé la semaine dernière qu’elle s’alliait à Suncor pour exploiter les sables bitumineux de l’Alberta. Le financier Desmarais, qui a embauché au moins trois anciens premiers ministres canadiens, est un proche de Nicolas Sarkozy, dont il a appuyé la course à la présidence et qui lui a remis la grand-croix de la Légion d’honneur en février 2008.
Pour l’instant, Total est absente du dossier des gaz de schiste au Québec, mais plusieurs des plus petits exploitants de cette ressource craignent de finir dans les rets de ce type de grande société s’ils ne peuvent rapidement prendre leur envol économique.»
Source :  http://www.deleaudanslegaz.com/?p=476

Il y a déjà trois ans, j'avais commenté de bradage de nos ressources naturelles par J.J. Charest...: La lettre avait été publiée dans Le Nouvelliste le 11 mars 2008.



6 mars 2008
Producteurs de lingots ou de dettes ?
J’aimerais compléter ici les bribes d’information données par Mme Gagnon du Nouvelliste de Trois-Rivières dans son éditorial du 5 février sur l’« entente » conclue entre la géante de l’aluminium Alcoa et notre gouvernement. Quand on examine la réalité de près, il faudrait plutôt parler d’un autre marché de dupes conclu par des dirigeants incompétents et incapables.
En effet, « Même si le contrat a été gardé secret dans ses détails les plus croustillants, on en sait déjà assez pour se faire une idée. D’abord, Québec ajoutera 228 millions de dollars à sa propre dette à long terme et fera payer les intérêts par tous les Québécois pendant 30 ans. Si ces 228 millions étaient allés au Fonds des générations au lieu d’être prêtés à Alcoa, ils vaudraient 1,7 milliard dans 30 ans. Voilà donc un premier cadeau de 1,5 milliard. » [1]
Plus coûteux encore, il y a l’électricité. Alors que les centrales qui entreront en opération à partir de 2010 produiront de l’électricité à 0,10 $ le kWh, Québec s’engage à livrer cette même électricité à Alcoa à moins de 0,04 $ le kWh. Qui paiera la différence ? Les Hydro-Québécois.
L’an dernier, deux économistes réputés de l’Université Laval, MM. Bélanger et Bernard, avaient évalué à quelque 336 000 $ par emploi, par année, pendant 30 ans, le coût de l’aide consentie à Alcan, au Saguenay.aucun engagement à transformer sur place les (millions) tonnes d’aluminium produites ». L’entente de cette semaine est de la même eau.
On a longtemps reproché au premier ministre Duplessis d’avoir littéralement donné le fer de la Côte-Nord aux grandes multinationales. L’entente que vient de conclure le gouvernement Charest avec Alcoa est encore pire. C’est comme si en plus de donner le minerai, nous devions aussi payer pour construire la mine, les voies ferrées et les installations portuaires, et ensuite assumer la moitié des coûts d’exploitation de toutes ces installations. C’est-à-dire une situation coloniale en pire !
À la fin de 2006, à peu près la même chose s’est passée avec Alcan à qui notre gouvernement à Québec a consenti un prêt sans intérêt de 400 millions de dollars pendant 30 ans une somme qui s’ajoute aussi à la dette publique. À cela s’ajoute une « aide fiscale » de 110 millions à laquelle se greffent des crédits d'impôt de recherche et développement dont le montant est inconnu. De plus, on prolonge jusqu'en 2058 le bail qui autorise Alcan à produire elle-même de l'électricité sur la rivière Péribonka. Québec a aussi accepté de rouvrir un autre contrat pour prolonger une entente qui force Hydro-Québec à fournir un bloc de 348 MW de puissance jusqu'en 2045 au tarif de grande puissance indexé selon une formule qui place Alcan à l'abri d'éventuels chocs tarifaires. » [2] Sans compter que ces grandes compagnies étrangères ne paient pratiquement pas d’impôt comme une étude approfondie vient de le démontrer… [3, 4]
Plus colonisé que ça, tu meurs… Pendant ce temps, le gouvernement de l’Alberta engrange des milliards parce qu’il sait conclure les PARTENARIATS qui s’imposent et prélever des redevances sur les ressources de son sous-sol. Quand aurons-nous des dirigeants compétents qui concluront des partenariats profitables au lieu de faire des cadeaux aux riches étrangers, des dirigeants qui encourageront les Québécois à prendre le contrôle de leurs affaires afin qu’on puisse se payer des services de qualité ?
Jean-Luc Dion


[1]    Éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, Le Devoir, 5 mars 2008.
[2]    « Encore plus d'hydrolingots », éditorial, Le Devoir, 18 décembre 2006.
[3]    « Près de la moitié des sociétés publiques paient moins de 20 % d'impôt », La Presse can., 5 mars 2008.
[4]  « Un cadeau de 140 M$ par année à Alcan », Le Soleil  -  samedi 16 décembre 2006


Le 11 mars 2011, on lit ceci au sujet d'un certain « plan Nord » dont personne ne sait rien :
(...) Dans La Presse Affaires :

Une aide du Plan Nord??
LabMag et KéMag rassemblent des réserves de 5,6 milliards de tonnes de fer, à une teneur d'environ 30?%. Si tout va comme prévu, Taconite pourrait entrer en production en 2016 ou 2017.
D'ici peu, le gouvernement québécois dévoilera son Plan Nord, qui pourrait contenir certaines mesures pour le développement des infrastructures nécessaires à Taconite. Mais pour le transport du concentré, Québec pourrait vouloir favoriser le chemin de fer, plus créateur d'emploi qu'un pipeline.
«Nous ne savons pas à quoi nous attendre de ce plan, dit Robert Martin. Le gouvernement nous dit qu'il est intéressé à aider. Pour n'importe quel projet qui sera bon pour le Québec, qui apportera des bénéfices à l'ensemble de la population, je pense qu'ils vont aider.» New Millennium, une société exploitée à partir de Montréal, a fait toutes ses études sans considérer l'aide gouvernementale.

Une nouvelle affaire du genre « gaz de schiste » ou « Alcan » qui se trame ? Une nouvelle passe où l'on nationalise les frais d'infrastructure et privatise les profits ??? À surveiller de près !

Jean-Luc Dion



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LE DEVOIR  -  1910-2010
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DEMAIN – Hymne au Québec
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samedi 5 mars 2011

LE GAZ DE LA DÉPOSSESSION...



Une lettre parmi d'autres que le quotidien Le Nouvelliste de Trois-Rivières n'a pas voulu publier : le peuple pourrait comprendre certaines choses...

LE GAZ DE LA DÉPOSSESSION ET DE LA DISCORDE


Au moment où nos jovialistes municipaux (à Trois-Rivières) se réjouissent d'accepter des milliers de mètres cubes d'eaux toxique de Talisman, cette compagnie albertaine à laquelle le gouvernement Charest a cédé les droits d'exploitation du gaz de schiste pour une bouchée de pain, on peut prendre connaissance d'un dossier explosif du New York Times sur la pollution de l'eau et de l'air par cette exploitation.
Le Dr Pierre Langlois, spécialiste en énergies, nous signale que le grand quotidien de New York vient de publier, samedi, le 26 février 2011, un dossier percutant sur la contamination de l’eau et de l’air par l’industrie des gaz de schiste, après avoir consulté 30 000 pages de documents internes.
Voici un extrait au début de l’article qui sert d’entrée en matière : « Alors que l'existence de rejets toxiques a déjà été rapportée, des milliers de documents obtenus par le New York Times, de l'Agence de Protection de l'Environnement (EPA), de contrôleurs de l'État et de foreurs, démontrent que les dangers pour l'environnement et la santé sont plus grands qu'on le pensait. »[*]
Par ailleurs, l’enquête dénonce également les multiples problèmes de santé liés à la pollution de l’air par les émanations toxiques en provenance des puits, souvent à 200 ou 300 mètres des maisons. Un vidéo est accessible à partir de la page internet du Times [*].
Comme l'écrit le Dr Langlois : « Que Lucien Bouchard, le nouveau porte parole de l’industrie gazière et pétrolière québécoise et ancien Premier ministre du Québec, ne vienne pas dire que ce sont des réactions émotives résultant de fanatiques écolos !!! Je plains sincèrement les Étatsuniens qui ont servi de cobayes pour cette aventure insensée.»
On sait de plus que sous la pression du gouvernement Charest, Hydro-Québec a aussi cédé, en catimini, les droits d'exploitation du pétrole sur le territoire québécois pour moins que rien à des intérêts privés.
C'est à comparer avec la stratégie de la Norvège, pays cinq fois plus petit que le Québec et moins peuplé, qui a maintenant constitué un fonds pétrolier dont la valeur dépasse actuellement 300 milliards de dollars pour assurer l'avenir des citoyens... [**]
Sincèrement,
    Jean-Luc Dion, ing., D.Sc.
28 février 2011
Titulaire retraité
Dép. de Génie électrique et informatique
UQTR

[*]  «While the existence of the toxic wastes has been reported, thousands of internal documents obtained by The New York Times from the Environmental Protection Agency, state regulators and drillers  show that the dangers  to the environment and  health are greater than previously understood.»

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Un autre document qui éclaire...

Gaz de schiste

Lucien Bouchard, fossoyeur de la société québécoise d’initiative pétrolière (SOQUIP)


Où est passée la SOQUIP, cette société d’État créée en 1969 dans la foulée du « Maîtres chez nous » ? La mission de la SOQUIP était de prendre le leadership de l’exploration des hydrocarbures cachés dans le sous-sol québécois. Ne devrait-elle pas, aujourd’hui, jouer un rôle déterminant dans les graves décisions concernant l’exploitation de cette ressource, dont le gaz de schiste ? Sûrement, mais ne la cherchez pas, elle a disparu. Cela s’est passé sous le gouvernement Bouchard et voici comment.
La SOQUIP a été créée par Daniel Johnson père et mise en vigueur par Jean-Jacques Bertrand, son éphémère successeur. Ces deux premiers ministres avaient pris le relais de ce formidable mouvement de réappropriation de nos ressources et de prise en main de notre destin. Un mouvement enclenché par René Lévesque et Jean Lesage avec la nationalisation de l’hydroélectricité, en 1963, puis la création de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), en 1965.
On croyait alors que si notre sous-sol recelait des hydrocarbures, cette ressource énergétique devait servir, tout comme l’hydroélectricité, au progrès de toute la nation, plutôt qu’à l’enrichissement d’une poignée de compagnies privées. C’est ainsi que peu de temps après sa création la SOQUIP rachète les droits d’exploration que détient la multinationale Shell dans les basses terres du Saint-Laurent et le contrefort des Appalaches. Les permis d’exploration que possédait déjà Hydro-Québec sont aussi transférés à la SOQUIP.
SOQUIP, une entreprise gazière d’envergure nationale
Dans la première décennie de son existence, la SOQUIP réalise des études géophysiques, constitue une importante banque de données et accumule de l’expertise. En 1980, le premier gouvernement du Parti québécois élargit sa mission initiale pour lui permettre d’investir, non seulement dans l’exploration et la prospection, mais aussi dans la production, la distribution et la commercialisation d’hydrocarbures.

Lisez la suite, ça vaut la peine... :  clic

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Aussi à lire :

Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste 

Textes choisis
portant sur différents aspects de la problématique :
aspects biophysiques, technologiques, sanitaires,
politiques, économiques, légaux et sociaux
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Et derrière ces manœuvres pour mettre la main sur les ressources naturelles du Québec se profilent certains grands intérêts, qui ne sont pas ceux du Québec, dont le contrôle de l'information est une activité majeure : voir CLIC et CLIC.


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La Francophonie, de Charles de Gaulle à Paul Desmarais

Dans L'Encyclopédie de la Francophonie

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« Une population dont le territoire est planifié par d'autres,
  aménagé par d'autres, géré par d'autres, exproprié par d'autres,
  dans un but et une perspective établis par d'autres
  et au profit des autres, est réduit à l'insignifiance. »
René LÉVESQUE, ancien Premier Ministre du Québec


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Parlant de contrôle de l'information, il faut voir
ce document remarquable :



Claude Boulay, ing.
Le récit de longues années de blocage
de toute critique articulée
par le quotidien La Presse de l'empire Desmarais.


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LE DEVOIR  -  1910-2010
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DEMAIN – Hymne au Québec
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« Ce qui nous laisse petits, c'est la peur de devenir grands »
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« Quand on considère cependant ce que nous pourrions être
avec un peu de fierté et de courage,
il est triste de voir un peuple se contenter d’un destin médiocre
et s’avachir dans la mollesse, l’indifférence et la dépendance.
Remarquez, encore faut-il qu’il se sente comme peuple :
s’il se voit comme un appendice régional du peuple canadien,
la question ne se pose même pas. »
Joseph FACAL, http://www.josephfacal.org/la-longue-marche/#comments

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mardi 1 mars 2011

LE FRANÇAIS DÉFENDU... PAR UN ANGLAIS



Un récit à lire par tous, particulièrement par les adeptes du « tout-anglais ».


No 238, p. 13-16, janvier 2011

LE FRANÇAIS DÉFENDU... PAR UN ANGLAIS

Donald Lillistone

Nous étions quatre chefs d’établissement – un Allemand, un Espagnol, une Finlandaise, et moi, un Anglais. On nous avait invités à Paris pour intervenir dans une conférence sur les divers systèmes éducatifs de l’Europe.

Nous nous connaissions déjà parce que c’était la deuxième année consécutive qu’on nous avait invités, et nous bavardions ensemble avant l’ouverture de la conférence qui allait se dérouler dans un grand lycée parisien. Le proviseur, fort courtois, est venu nous souhaiter la bienvenue dans son établissement. Et il a exprimé sa surprise de nous avoir entendus parler français. Il aurait trouvé naturel, a-t-il ajouté, que nous parlions anglais.

Cette remarque nous a surpris à notre tour. Nous étions en France. On nous avait invités précisément parce que nous parlons français, le français étant l’unique langue de travail de la conférence. Et pourtant, notre collègue français s’attendait à ce que nous nous parlions en anglais !

Cette petite anecdote est d’autant plus remarquable que c’était la deuxième année de suite qu’un proviseur nous disait la même chose. Autre lycée. Autre proviseur, mais la même attitude. Attitude qui révèle la soumission inquiétante de certains Français devant le « tout-anglais ».

Si certains jeunes chanteurs français écrivent maintenant leurs paroles en anglais, c’est leur affaire à eux, et d’ailleurs, en général, on ne fait pas attention aux paroles de la plupart des chansons populaires, donc peu importe la langue utilisée.

On peut même lire sans broncher l’avis d’une journaliste comme Véronique Mortaigne qui, dans un article du Monde, cherche à nous faire croire que, dans un marché planétaire, « le français occupe un rang équivalant à celui du dialecte papou ». Après tout, il y a des journalistes qui écrivent n’importe quoi !

Mais que deux proviseurs – deux représentants de l’État dont l’article 2 de la Constitution précise que « le français est la langue de la République » – estiment si peu leur langue maternelle qu’ils s’attendent à ce que tout le monde choisisse de parler anglais même quand on est à Paris et qu’on parle français, cela est une tout autre histoire.

Il pourrait en surprendre plus d’un qu’un Anglais cherche non seulement à défendre, mais à promouvoir activement la langue française, mais je suis sincèrement reconnaissant de l’enrichissement culturel et intellectuel que la langue française m’a apporté. Étant éducateur, je veux que tout le monde ait l’occasion de bénéficier du même enrichissement.

C’est plutôt que le modèle dominant qui s’est progressivement mis en place à la suite de la Seconde Guerre mondiale et qui consiste à faire du recours à une lingua franca universelle la panacée ultime ne peut être finalement qu’Être contre le « tout-anglais », ce n’est pas forcément être contre l’anglais, bien au contraire.un appauvrissement culturel.

La Déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle adoptée le 2 novembre 2001 affirme qu’il ne saurait y avoir de diversité culturelle sans diversité linguistique, affirmation qui est d’une évidence frappante pour quiconque connaît à fond une langue étrangère.

Une culture est indissociable de la langue dans laquelle cette culture est exprimée. Si une langue est d’abord un outil de communication permettant à des interlocuteurs de se comprendre, les fonctions d’une langue ne se limitent pas à ce seul aspect pratique. La relation entre langue et pensée est fondamentale, et on ne pense pas de la même manière dans toutes les langues.

Voilà pourquoi le « tout-anglais » est un « nivellement par le bas » culturel. Un étranger qui visite la France sans parler français et qui cherche à s’y faire comprendre en anglais ne bénéficie pas d’une expérience authentiquement française. Sa visite est forcément limitée à une superficialité touristique.

Pourtant, je connais un principal de collège français qui est très fier d’un échange qu’il a établi avec un établissement scolaire en Pologne. Les élèves communiquent en anglais et, apparemment, trouvent plus facile de se parler entre eux en anglais qu’avec des Anglais ! Le résultat est que les jeunes Polonais n’ont pas l’occasion de connaître réellement la culture française, tout comme les jeunes Français ne connaissent pas réellement la Pologne. Et, en ce qui concerne leur développement linguistique, ils n’utilisent en général qu’une forme appauvrie de l’anglais, c’est-à-dire une forme dénuée de tout contexte culturel authentique et donc qu’un Anglais aurait du mal à reconnaître comme sa langue maternelle. L’échange est un nivellement par le bas à deux niveaux – culturel et linguistique.

Michaël Oustinoff, Krzystof Pomian et d’autres spécialistes de la linguistique ont déjà affirmé que le « tout-anglais » n’est ni inévitable ni désirable, et il est peut-être temps qu’un Anglais y ajoute sa voix, et dans une autre langue que l’anglais.

Le plurilinguisme, soutenu par l’Union européenne, offre le meilleur remède. Le but de former des Européens cultivés qui parlent français en France, anglais en Angleterre et allemand en Allemagne présente une vision de l’avenir qui est nettement plus riche que l’homogénéité morne, fade et appauvrie offerte par la promotion d’une lingua franca.

Mais comment réagir devant la marée montante de ce que l’historien Niall Ferguson a appelé
l’« anglobalisation » ? Et comment combattre l’attitude des Français envers leur langue si bien décrite par le feu et tant regretté Maurice Druon, qui avait déclaré : « Les Français ne respectent plus leur langue parce qu’ils ne sont plus fiers d’eux-mêmes ni de leur pays. Ils ne s’aiment plus, et, ne s’aimant plus, ils n’aiment plus ce qui était l’outil de leur gloire » ?

Tout passe par l’éducation. C’est le rôle des éducateurs de rendre les jeunes plus ouverts au monde. Voulons-nous les rendre plus ouverts à un monde où tout est partout pareil, ou voulons-nous les préparer pour bénéficier de la richesse de la diversité culturelle qui dépend entièrement de la richesse de la diversité linguistique ? Un roman de Jeanette Winterson, qui a connu un certain succès en Angleterre dans les années 1980, s’appelle Les oranges ne sont pas les seuls fruits. On ferait bien d’ajouter « et l’anglais n’est pas la seule langue ».

Tout en reconnaissant l’importance « hypercentrale » actuelle de l’anglais, c’est aux éducateurs de promouvoir l’apprentissage d’autres langues pour que les élèves aient l’occasion d’apprendre au moins deux langues étrangères. C’est ainsi que l’on pourra combattre les effets les plus nocifs de l’homogénéité de la culture dite populaire.

Et, qui sait ? Si l’on arrive à rendre les jeunes Français plus ouverts à d’autres cultures au pluriel, peut-être finiront-ils par mieux apprécier la langue et la culture françaises et par se rendre compte qu’ils sont héritiers d’une des cultures les plus riches et les plus raffinées du monde, dont ils peuvent être légitimement fiers.
Donald Lillistone

* Donald Lillistone est proviseur d’un lycée à Middlesbrough (Angleterre).





 
En termes de…*

Contrairement à ce que l’on peut régulièrement lire, dans la locution en termes de, le mot terme est toujours au pluriel, même lorsqu’il est suivi d’un complément au singulier : « en termes de médecine », c’est-àdire dans le vocabulaire de (selon les termes du vocabulaire de) la médecine : « On appelle, en termes d’atelier, croquer une tête, en prendre une esquisse, dit Mistigris d’un air insinuant ».1

Depuis une dizaine d’années, cette expression est abusivement employée dans le sens d’« en ce qui a trait à » : « en termes de financement », « année noire en termes de recrutement », « en termes d’efficacité », « comportement prudent en termes d’achats de biens d’équipement ».

Ce sens, qui n’est pas attesté dans les dictionnaires de langue générale, est critiqué par certains auteurs. Le Bon Usage 2 le note comme n’appartenant pas « au français commun ou régulier ». C’est pourquoi il est recommandé de préférer des expressions plus justes et de choisir selon le contexte en matière de, en ce qui concerne, dans le domaine de, au chapitre de, du point de vue, en fait de...

* Lettre interne du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), octobre 2009.
1. Un début dans la vie, de Balzac, 1842.
2. Le Bon Usage, de Maurice Grevisse et André Goosse, 2007.

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N'est-ce pas là un bel exemple d'aliénation culturelle, pour ne pas dire de bêtise, surtout de la part de gens instruits ? Une bonne façon de se faire mépriser en tout cas !

N'en est-il pas de même pour nous Québécois ?

Sur ce problème, je vous invite à lire le texte suivant qui traite de notre situation particulière :


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Source : 
« Weisheits-sprüche und Witzreden »
aus Johann Georg Hamann's und Immanuel Kant

(Mots de sagesse et plaisanteries)
Source : clic

Werdet nicht der Menschen Knecht!
Laßt Euer Recht nicht ungeahndet
von anderen mit Füßen treten!
Wer sich unter seinesgleichen zum Wurm macht,
da ihn doch Gott zum Menschen schuf,
muß sich nicht wundern,
wenn man ihn nachher als Wurm behandelt
und unter die Füße tritt.

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« La haine qu'on se porte à soi-même
 est probablement celle entre toutes
    pour laquelle il n'est pas de pardon. »
 
Georges BERNANOS, écrivain français (1888-1948)
Extrait de « Monsieur Ouine »

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