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mercredi 7 octobre 2009

LES FUNÉRAILLES D'UN PATRIOTE





Pierre Falardeau, cinéaste et écrivain

J'aimerais partager avec vous un grand moment de l'actualité, et même de l'histoire du Québec, si vous n'étiez pas branché sur le canal d'information LCN ce matin, le 3 octobre 2009, à l'occasion des funérailles de l'intellectuel et patriote Pierre Falardeau qui dérangeait tellement nos pharisiens locaux...

On peut voir diverses vidéos de l'évènement dans les archives de LCN du réseau Canoë.
Du moins, ces vidéos étaient accessibles le 7 octobre.

Voir les liens suivants :


  1. Écoutez Jules Falardeau, son fils, 3 oct. 2009


  2. Falardeau: émission spéciale (partie 1), 3 oct. 2009


  3. Falardeau: émission spéciale (partie 2), 3 oct. 2009


On peut ajouter cet autre document qui aide à comprendre l'homme qu'il était :
Sa dernière entrevue à LCN : clic.

Après avoir vu et entendu ces documents émouvants, et observé les réactions de l'assistance, particulièrement révélatrice de certains personnages, on pourra peut-être conclure que nous avons vécu là un élément historique déclencheur...

Parmi les textes marquants, sacrés et profanes, lus à cette occasion, il y a cet extrait de
L'Évangile selon saint Luc qui aurait été choisi par Pierre Falardeau, comme la musique remarquable qui fut interprétée. Une rude dénonciation de la trahison des élites :

11 37 Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita
...pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table.
38
Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas.

39 Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté.
40
Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ?
41 Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.
42 Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste.
43 Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques.
44 Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »
45 Alors un docteur de la Loi prit la parole : « Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes. »
46 Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt.
47 Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. 48 Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
49
C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres.
50
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde,
51
depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : cette génération devra en rendre compte.
52 Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés. »
53 Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions ; 54
ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.

Source : Textes liturgiques, © AELF, Paris.

On sait comment Falardeau fut stigmatisé et calomnié après que certains petits notables ou journalistes se soient emparés d'une ou deux de ses paroles, souvent sans avoir lu ses écrits ni vu ses films...

Sa plus percutante dénonciation des sépulcres blanchis se trouve sans doute dans le film documentaire d'une vingtaine de minutes intitulé « Le temps des bouffons » qui a été primé dans plusieurs pays, même au Canada (Sudbury). Pour le voir : clic.

1993
LE TEMPS DES BOUFFONS
Scénarisation et réalisation

  • Le prix Meilleur court-métrage, Sudbury, Canada 1994
  • Le prix Meilleur court-métrage, Bilbao, Pays Basque 1994
  • Prix de recherche Clermont Ferrand, France 1995
  • Festival des films du monde de Montréal
  • Festival of festivals, Toronto
  • Festival de Nyon, Suisse
  • Festival d'Oberhausen, Allemagne
  • Festival de Sac Paulo, Brésil
  • Festival de Manosque, France
  • Festival de cinéma, Australie, 2002
  • Festival du court-métrage de Bruxelles, 2004
  • Prix du public au Festival du court-métrage de Barcelone, 2004
  • Festival du court-métrage au Saguenay, 2004
Par ailleurs, son chef-d'œuvre, est sans doute le très émouvant « 15 février 1839 » :

2000
15 FÉVRIER 1839
Scénarisation et réalisation

  • Prix Jutra du meilleur acteur, de la meilleure actrice de soutien, de la meilleure direction artistique et du meilleur son.
  • Rendez vous du cinéma québécois, 2002
  • Prix spécial du jury, Festival de Kalamazoo, Michigan, Etats Unis, 2003
  • Festival du film de Vancouver, Canada
  • Festival du film québécois, Dakar, Sénégal
Jean-Luc Dion


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QUELQUES CITATIONS DE PIERRE FALARDEAU...


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« On va toujours trop loin pour les gens qui vont nulle part. »
- - - - -

« On est responsable de l'époque où on vit,
de la situation où on est.
J'ai toujours cru qu'un intellectuel doit intervenir dans la société. »

- - - - -

« Une oeuvre est à la fois politique, artistique, humaine et philosophique.
Je fais des films pour que ça reste.
Une fois qu'on sera indépendant,
c'est un film qui peut servir au reste de l'humanité. »


- - - - -


« Ce n'est pas comique [Elvis Gratton];
c'est un portrait de nous pas très reluisant !
Il y a des petits jeunes qui, la première fois,
avaient perçu le film au premier degré.
Ils avaient ri des farces et des coups de pied au cul.
Mais en vieillissant, ou quand ils arrivent au cégep et que leurs profs leurs disent :
'Savez-vous ce que c'est, Elvis Gratton ?
Avez-vous saisi de quoi ça parle? '
certains se réveillent. »

- - - - -

« Des Elvis Gratton i' en a mur à mur au Québec.
Aussitôt qui en a un qui meurt.
i' en a mille qui sont prêts à prendre sa place! »


- - - - -
« Chaque film, chaque maison, chaque poème, chaque robe, chaque chanson
que nous créons fait exister le Québec, un peu plus chaque jour.
Nos chefs d'œuvres , comme nos cochonneries. Parce que ce sont nos cochonneries.
Le Québec existe dans nos rêves. Par nos rêves.
Et le jour où nous cesserons de rêver, le pays mourra. »


- - - - -

« Pour les lâches, la liberté est toujours extrémiste. »
 



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« Un peuple qui ne sait pas où il va
est sûr d'y arriver dans un état exécrable. »



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À visiter chaque jour :

 Souscrivons !


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dimanche 27 septembre 2009

Pierre FALARDEAU : UN HOMME DEBOUT !

HOMMAGE À UN HOMME DEBOUT !




Pierre Falardeau, l’humaniste
jamais ne s’éteindra la lampe, la lueur qui te guidait
René Boulanger
Tribune libre de Vigile - dimanche 27 septembre 2009


Mon ami Pierre Falardeau s’est éteint hier soir. Il a vécu sa maladie avec un courage qui dépasse même sa légende. On voit qu’il a fait ce qu’il fallait pour se prolonger, pour donner aux siens des moments qui devenaient de plus en plus précieux. Lui, qui aimait la boxe, il a livré son plus beau combat. Ce soir, je devrais invoquer la douleur de l’absence, et je sais qu’elle viendra, mais pour l’instant, sa présence est si forte qu’elle efface la mort. Pierre Falardeau n’a pas dit son dernier mot. Comme la lumière des étoiles lointaines, ils voyagent encore jusqu’à nous. « Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance. »
Ces mots étaient écrits sur une banderole qu’il avait fait faire aux jeunes années de sa vie. Cette banderole, il la promenait dans toutes les manifestations, dans tous les parcours. Elle résume sa vie. Il l’avait reprise du leader vietnamien Ho Chi Minh et en avait fait le cœur de son discours. Il l’avait volée comme il disait souvent des phrases les plus audacieuses qu’il mettait dans la bouche de ses personnages. Même volée, elle se révélait comme la plus authentique de ses formules. Malgré sa limpidité, sa luminosité, il lui a fallu toute une vie pour en expliquer le sens. Pour la raison très précise que lui avait révélée La Boétie dans son « Discours sur la Servitude Volontaire. » écrit au XVIème siècle, à savoir que la 3ième génération à en être privée n’a plus aucun souvenir de ce qu’est la liberté.
L’homme libre qui surgit au cœur de la servitude ne peut vivre que l’exaspération, la rage et la colère car ceux à qui il parle refusent d’entendre et de comprendre. Ils acceptent que leur vie serve à construire leur propre prison. Ils deviennent leurs propres gardiens. Ils pourchassent et injurient ceux qui les invitent à défaire leur attachement consenti.
Soumis aux puissances de l’Argent, à la suprématie du monde impérial anglo-saxon, les Québécois portent au pouvoir les profiteurs locaux du système colonial. Ils confondent la liberté avec le fait de dépenser et de se déplacer en char. Ils donnent leur vie, ils la consacrent à l’enrichissement des détrousseurs de fonds publics. Et pour se perdre encore plus, ils assassinent leur propre culture et mutilent leur histoire, cultivant l’oubli et la résignation.
Dans ce monde assagi et soumis, l’homme libre est un fauve à abattre, une bête à dompter. Or, il est bien le seul qui n’ait pas tort.
« Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance. »
Pour avoir compris cela jusqu’à le vivre dans sa chair, Falardeau avait bien le droit de répartir les coups de pied au cul et les tapes sur la gueule qui se perdent d’ailleurs trop souvent. L’insignifiance, la veulerie et la trahison glorifiée ne se dénoncent pas par la politesse. Seul, ou presque seul, il n’avait pour se défendre que sa parole.
Contrairement à ce qu’on dit, il n’en a pas abusé. Les écarts de langage n’en étaient pas. Il faut savoir que la lutte pour la liberté est surtout un combat moral et d’abord à l’intérieur de nous-mêmes. Contre cette morale de l’homme libre se dresse l’immoralité du maître. Contre cette morale du premier destin de l’homme se dresse l’amoralité du servile. Il n’y a pas de zone neutre entre le Noir et le Blanc, entre l’acceptation et le refus, entre la résignation et la révolution.
Et dans ce combat vers l’ascension morale, importe-t-il aujourd’hui de se dire que cet homme seul avait raison contre tous. Falardeau avait raison sur toute la ligne. Oui, les salopards étaient bien des salopards, les vendus étaient bien des vendus, les trous-du-cul étaient bien des trous-du-cul, les sales pourritures étaient bien des sales pourritures. On connaît leurs noms. Ils ont vendu leurs frères, ils ont souillé l’âme des peuples, ils ont trahi leurs pères. Oui, les crétins étaient des crétins, les demi-hommes étaient des demi-hommes, les pleutres étaient des pleutres et les pleurines étaient des pleurines. Ils ont laissé piller la forêt, détruire la terre nourricière, ils ont laissé détruire notre culture et s’effacer notre langue, ils ont baissé les bras devant l’impérialisme sauvage et colonisateur, ils ont prêché la bonne entente avec les destructeurs de notre nation. Tous ont des noms.
Et que dire de ceux qui mentaient au nom de leur job à sauver. De ceux qui cachaient le crime au nom de leur job à sauver. De ceux qui couchaient avec les boss, de ceux qui protégeaient le voleur, de ceux qui se faisaient payer le sUNilence.
Mais encore et que dire encore ? Que les lâches étaient des lâches.
Non Pierre Falardeau, je ne suis pas prêt à le mettre au tombeau. Pas avant que tous ceux qui lui ont craché dessus reconnaissent qu’il était grand et noble. Qu’il défendait la salutaire vérité, qu’il était homme de principe et de justice. Qu’il était la liberté des hommes enfin vécue par l’homme.
Malgré tout, je sais que même les étoiles meurent. Même celles qui ont l’éclat si pur de son intelligence. Et viendra ce moment pour moi de l’accepter. Mais ne puis-je avant parler de cet amour, cet immense amour qui le consumait et alimentait ses sublimes révoltes ? Cet amour des gens du peuple, cet amour des êtres de poésie, des enfants, des vieillards, des vieux amis, des femmes, de sa femme, de ses jeunes mais aussi de la jeunesse. Tout ce qui fait l’humanité en somme. Mais ne puis-je aussi parler de cet élan vers la beauté, cette fascination pour nos vieilles peintures, pour nos vieilles pierres mais également pour les grands paysages, nos sublimes paysages. Oui, il aimait ce pays mais pas juste comme pays, comme fragment de l’humanité à préserver.
J’ai dit à des journalistes qu’il était un humaniste. Ce n’est pas assez. Il était aussi une volonté, un homme responsable et qui à ce titre refuse aux autres l’irresponsabilité. C’est à chacun de nous de vaincre cette résistance à la liberté, c’est à chacun de nous de refuser la mort d’un peuple, d’une langue, d’une civilisation.
C’est à chacun d’entre nous de comprendre sa propre aliénation.
Dans son premier court métrage fiction, on voyait à la fin tous les personnages devenir des Elvis Gratton. Donc opérer eux-mêmes la destruction de leur culture, de leurs rêves bref, de leur être.
Maintenant, dans ce nouveau long métrage qui devra tous nous emmener vers la redécouverte de nous-mêmes, il nous reste tous à enlever ce masque et devenir ce que Pierre Falardeau a toujours été, un être libre, assoiffé de vérité, enragé d’espoir, avide de liberté.
Oui, « Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance ».
Et maintenant, je te parle à toi Falardeau. Puisqu’il faut bien que je te dise adieu. Comme tu as aimé, mais aimé. L’amour dans toutes ses composantes et ses formes. Oui le grand amour mais aussi la fraternité, la camaraderie et puis cet incroyable don pour cette variante toute simple : l’amitié. Pour l’avoir vécue mais surtout reçue, je ressens une gêne d’avoir à l’exposer ainsi. Disons simplement que tu nous manqueras, vieux. Tu nous manqueras terriblement.
Mais jamais ne s’éteindra la lampe, la lueur qui te guidait. Nous marchons vers elle nous aussi. Tu es avec nous. Nous sommes avec toi.
Nous t’aimons !
René Boulanger
Fontarabie, 26 septembre 2009




« Tout homme qui se tient debout
est le plus beau des monuments.»

Georges DOR, écrivain québécois
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mercredi 23 septembre 2009

UN HOMME QUI SE TIENT DEBOUT


Un conseiller honorable

Voici un homme qui fait honneur à tous les Québécois,
Nicolas Montmorency, conseiller indépendant de Pointe-aux-Prairies, Montréal.

Un exemple à suivre par tous nos politiciens.
Nous en avons trop que la lâcheté fait taire...

Un conseiller crie à l’injustice

Mathieu Turbide - Canoë - mercredi 23 septembre 2009


C’est en criant à tue-tête pour qu’on l’entende malgré son micro coupé que le conseiller municipal indépendant de Pointe-aux-Prairies, Nicolas Montmorency, aura fait sa dernière intervention au conseil municipal, hier soir.

Pendant la période des questions de l’opposition, le jeune conseiller a reproché au maire Gérald Tremblay et aux autres élus du conseil de ne pas l’avoir défendu lorsqu’il a été « roulé dans la boue » par les médias anglophones, pendant l’été.

Nicolas Montmorency avait lancé, au mois d’août, la suggestion de changer le nom de la rue Amherst, en raison du passé militaire douteux de l’officier britannique Jeffrey Amherst. Selon certains historiens, Amherst aurait ordonné d’utiliser des bactéries pour éliminer des populations amérindiennes.

« Je me suis fait rouler dans la boue, A mari usque ad mare de ce bien peu respectueux pays qu’est le Canada. À la une de plusieurs journaux, on m’a traité d’idiot, de raciste, d’ignorant », a-t-il dit, avant d’accuser le maire Tremblay et le chef de l’opposition, Benoît Labonté, d’être restés « assis sur votre chaise [...] dans le confort de votre indifférence la plus totale ».

Mais comme son intervention se prolongeait bien au-delà du temps permis pour poser sa question, le président du conseil, Marcel Parent, lui a demandé à deux reprises de conclure et de poser sa question.

Cris et applaudissements

Mais pendant que le conseiller continuait de parler rapidement, sans prendre son souffle -et sans poser sa question -, son micro a été coupé.

C’est alors que Nicolas Montmorency s’est mis à crier afin que les conseillers et les personnes assises dans l’assistance puissent l’entendre. Il a continué son discours de cette manière pendant plus de deux minutes.

On l’a entendu citer Diane Lemieux, nouvelle recrue de Gérald Tremblay, quand elle avait dit que l’Ontario n’avait « pas de culture », mais que Montréal en avait bel et bien une, ce qui a provoqué des applaudissements dans l’assistance.

Nicolas Montmorency a été élu en 2005 sous la bannière de Vision Montréal, mais il siège comme indépendant depuis 2006. Il a annoncé récemment qu’il ne serait pas candidat aux prochaines élections.

— -

Discours de Nicolas Montmorency
à l’Hôtel de ville de Montréal 22 septembre 2009

Lors du dernier conseil, j’ai soumis deux motions : l’une concernant la rue Amherst, et l’autre au sujet de la francisation des lieux publics de Montréal. Je ne m’attarderai pas sur la question d’Amherst, car à mon avis j’ai fais ce qui devait être fait, ne voulant pas qu’un génocidaire soit honoré dans sa ville. Pour le reste, vivez avec votre conscience. Par contre, je ne peux passer sous silence votre silence sur la motion au sujet du visage français de Montréal, parce que bien au-delà du symbole, il s’agit de l’avenir de toute une nation et de sa culture, et de l’image qu’elle en projette.

Au moment où les médias anglophones ont pris connaissance de ma proposition, je me suis fait rouler dans la boue, ad mare usque ad mare de ce bien peu respectueux pays qu’est le Canada envers ses communautés francophones. À la une de plusieurs journaux, on m’a traité d’idiot, de raciste, d’ignorant. On m’a accusé de tous les maux des anglophones montréalais, dont quelques membres se pensent au bord de leur extinction !

Vous comprendrez donc mon désarroi, quand aucun d’entre vous ne s’est levé pour m’appuyer, venant en quelque sorte approuver ces discours haineux en mon endroit. Tous et chacun, du maire au chef de l’opposition, vous êtes restés assis sur votre chaise, bien installé dans le confort de votre indifférence la plus totale. Vous n’avez peut-être pas apprécié mes propos à votre égard, mais sachez que je les pensais très sincèrement.

Le français est menacé à Montréal, c’est une évidence à laquelle il ne semble, ici, n’y avoir que moi qui la voit, en plus des 90% des francophones de notre ville. Sur la rue ou à la maison, les Montréalais de toutes origines peuvent bien parler la langue qu’ils veulent, c’est un enrichissement culturel pour tous les Québécois. Par contre, à Montréal, la langue commune et publique, c’est le français : pas l’anglais. C’est le français et rien d’autre. Ceux qui ont peur de l’affirmer, qui n’osent pas vivre et partager fièrement notre héritage en public sont les véritables colonisés. Ils vivent dans le passé, dans cette époque du Québécois né pour un petit pain. L’avenir de notre pays ne passe pas par une uniformisation de sa culture.

Notre avenir, c’est une ville comme Barcelone, une ville fière de sa culture et dont les habitants se tiennent debout pour la faire respecter, même s’ils sont si peu nombreux à parler leur langue. Notre avenir, c’est notre spécificité, notre passé historique qui nous fait prendre conscience – du moins pour certains d’entre nous – de la beauté et de la richesse que sont toutes les cultures. Ça, on peut l’affirmer avec fermeté à travers le monde.

Mais avant, il faut aussi savoir se respecter soi-même, ne pas avoir peur d’oser être ce que nous sommes et surtout, de le montrer.

Comme l’a si bien dit Diane Lemieux alors qu’elle devenait ministre de la culture du Québec, il n’y a pas de culture proprement canadienne. Par contre, ce que je dis, c’est qu’il y a une culture propre à Montréal, propre au Québec, et que nous devons tout faire pour la protéger, pour qu’elle rayonne à travers le monde. Alors arrêtons de vouloir nous comparer à des villes comme Toronto, une ville forte économiquement, mais qui comble un vide culturel en copiant ce qui se fait ailleurs.

N’oublions jamais que Montréal, c’est aussi l’avenir du Québec tout entier. C’est ici, qu’on le veuille ou non, qu’est en jeu notre essor culturel, qui doit rayonner plus fort que jamais.

J’adresse ma question au maire de Montréal, mais également à tous ceux qui sentiront le besoin de répondre. Quel avenir entrevoyez-vous pour Montréal ? Une petite ville sans particularité ? Une petite ville comme tant d’autre, qui perd la base de sa culture au profit de ce qu’on retrouve partout ailleurs ? Soyez réalistes, arrivez au 21e siècle ! Notre richesse, notre force, c’est notre culture, c’est notre langue ! Faisons de Montréal une ville forte sur le plan international, faisons de Montréal ce qu’elle doit être, une ville à notre image.

Monsieur Tremblay, Madame Harel allez vous faire honneur au poste que vous prétendez, pourriez vous faire honneur à tous vos ancêtres francophones qui se sont battus avant vous, et dire haut et fort que Montréal, c’est une ville de langue française.

Source
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2009/09/20090923-093900.html

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vendredi 11 septembre 2009

« RACISME » ORDINAIRE À THE GAZETTE...


« Put his name on the map, not a métro station »

Editorial - The Gazette (Montréal)
jeudi 6 mars 2008
« Lionel Groulx (1868-1967) was a nationalist priest whose writings included views that were overtly racist. Many in Montreal have long decried the naming of a métro station after him ; others have vehemently defended his claim to fame, despite his flaws ». 
 Traduction : 
-- Lionel Groulx était un prêtre nationaliste dont les écrits contenaient des propos ouvertement racistes. Plusieurs Montréalais ont dénoncé le fait qu'on donne son nom à une station de métro; d'autres ont vigoureusement défendu sont droit à la célébrité, malgré ses fautes ».
Un peu plus loin, le coup de matraque précède des propos altruistes :
« We certainly deplore Groulx’s racism, but if we named streets after perfect people we’d have only numbered streets. Revising place names with every twist of popularity, or every reconsideration of ancient folly, would greatly cheapen the act of naming.»
 Traduction :
-- Nous déplorons certainement le racisme de Groulx, mais si nous donnions aux rues seulement le nom de personnes parfaites, on n'aurait que des rues à numéro. Changer les noms de lieux selon les caprices du moment ou d'anciennes erreurs dévaluerait l'action de nommer.
Décidément, on ne connait pas le sens des mots à The Gazette...
D'après http://www.toupie.org/Dictionnaire/Racisme.htm : « Le racisme est un système de théories et de croyances individuelles ou collectives selon lesquelles il existe des "races" dans l'espèce humaine et une hiérarchie entre elles. Les individus sont réduits à un ensemble de critères identitaires considérés comme spécifiques et sur lesquels il est porté des jugements de valeur : inférieurs, nuisibles...» 
On lit aussi dans http://sites.estvideo.net/college.mundo/98/VOCAB.HTM : « Racisme: terme crée à l'époque de l'exploitation politique de la notion de race (1902). "Théorie sur la hiérarchie des races". Couramment "hostilité envers un groupe racial", »
Une chose est apparemment certaine, l'éditorialiste anonyme de The Gazette n'a jamais lu une ligne de l'historien Lionel Groulx et le connait encore moins...

Pour éviter de parler à travers son chapeau, il pourrait lire, par exemple, le récit de première main de Juliette Lalonde-Rémillard, « Lionel Groulx - L'homme que j'ai connu » dont on peut lire quelques extraits ici.

« Ce nationalisme de Groulx a toujours été dénué de toute violence et ne portait que sur la dignité, les valeurs morales et la fierté d’un peuple qui a été si souvent brimé dans ses aspirations, sa culture et sa langue dans le passé.» (...)« Il prônait une dignité et une solidarité qui n’étaient rien de plus que ce que les Juifs et les anglophones du Québec faisaient pour eux-mêmes. »

Au cours de sa présentation devant la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française en 2000, monsieur Yves Michaud, ancien député et Délégué général du Québec en France, rappelait une déclaration du chanoine Groulx touchant le peuple juif qui sont tout à fait élogieuses! La voici :
«« Mes propres concitoyens devraient suivre l'exemple de ce que le chanoine Groulx disait à propos du peuple juif. Le chanoine Groulx disait et nous invitait, et je le cite, "à posséder, comme les Juifs, leur âpre volonté de survivance, leur invincible esprit de solidarité, leur impérissable armature morale". Et l'historien donnait alors l'exemple du peuple juif comme modèle à suivre pour que les Québécois affirment leur propre identité nationale et assument, et assument pleinement, l'héritage de leur histoire, ajoutant que l'anti-sémitisme était "une attitude anti-chrétienne et que les Chrétiens sont, en un sens, spirituellement des Sémites". Fin de la citation.»»

Quelqu'un a même placé dans « Wikipédia » un lien vers « racisme canadien-français ». 
Il faut le faire quand on sait fort bien que lesdits Canadiens-Français souffrent plutôt d'un complexe d'infériorité...

Quant aux exemples de « racisme », c'est-à-dire combat pour la supériorité d'une « race », il faut chercher ailleurs.


Ainsi, 2009 marque le 160e anniversaire d'un évènement historique terrible qui est passé sous silence cette année.
L’année de la Terreur - 1849
Il y aura 150 ans ce week-end que le parlement du Canada uni à Montréal fut mis à feu, entraînant son déménagement à Toronto.
Jean Chartier - Le Devoir - mercredi 21 avril 1999
« (...) Le commerçant Perry était le capitaine d’une brigade de pompiers volontaires et il explique que si un pompier était intervenu trop tôt pour éteindre le feu, il aurait été pris à partie.
Il raconte qu’avec le notaire John Isaacson, il dirigea l’attaque contre la porte du parlement avec un bélier de 35 pieds. Puis, il fonça avec une hache à l’encontre du sergent d’armes Chisholm et bouscula le député Sandfield Macdonald, qu’il jeta par terre avant de frapper l’horloge de l’Assemblée avec sa hache, atteignant les becs de gaz tout près.
Alfred Perry écrit : « A mon deuxième coup, j’ai frappé le chandelier et des jets de gaz fuirent. Les tubes de gaz étaient de composition fragile. Une fois les brûleurs déplacés, le gaz continua à brûler et le feu se répandit au plafond. »
A côté de lui, un émeutier décrocha le portrait de Papineau et le piétina tandis qu’un Ecossais sauva le portrait de la reine Victoria en le sortant du parlement.(...) »
LIRE L'ARTICLE : CLIC
Voir aussi :
160e anniversaire de l’incendie du parlement à Montréal incité par la Montreal Gazette

« (...) Hier, l’éditeur en chef de la Montreal Gazette, Andrew Phillips a déclaré qu’il trouve ridicule qu’on ramène cette ancienne histoire, vieille de 160 ans. Pourtant, ce quotidien considérait la reconstitution de la défaite des Plaines d’Abraham, il y a 250 ans, comme un signe de maturité. M. Phillips tente de minimiser le rôle joué par The GazetteThe Gazette a publié une édition spéciale appelant à la rébellion ("Rebellion is the law of the Land"), où elle évoquait la suprématie de la race anglo-saxonne ("Anglo-Saxons ! you must live for the future. Your blood and race will now be supreme, if true to yourselves. "). Ce quotidien anglophone, si prompt à déterrer des déclarations hors de leur contexte pour accuser les souverainistes de xénophobie, a toujours refusé de reconnaître ses torts dans ce triste épisode de notre histoire.(...) » dans ces événements en invoquant l’intervention de plusieurs autres journaux. En fait, des 5 autres journaux anglophones, 4 (Courier, Herald, Transcript, Witness, Punch) s’opposaient à Louis-Hippolyte La Fontaine et un seul (le "Montreal Pilot", saccagé le même 25 avril) l’appuyait avec les journaux francophones. »
LIRE L'ARTICLE : CLIC

mercredi 19 août 2009

LES FRUITS DE L'APARTHEID...


Document envoyé à M. Bernard Drainville, député de Marie-Victorin à la suite d'une rencontre et de sa prise de position publique subséquente...

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28 juin 2009
Cher monsieur Drainville,

Je me permets de vous transmettre un petit dossier contenant une réponse claire à votre position rendue publique dans une lettre au début de mai. On peut y lire une analyse lucide de Robert Laplante, directeur de la revue L'Action Nationale, que je partage entièrement. Un extrait :

« Il y a dans le dossier du CHUM un fatalisme malsain qui tient essentiellement de la conduite hystérique dictée par une censure fondatrice : il n’y a pas de place pour deux centres hospitaliers universitaires de cette envergure à Montréal et rien ne justifie le dédoublement, sinon le refus de poser le dossier dans sa dimension essentielle, la dimension nationale. Le partage des fonds publics à 50-50 entre les projets de McGill et de l’Université de Montréal est une injustice rhodésienne. Le Québec n’a pas les moyens de se payer un tel attelage. Il ne devrait y avoir qu’un seul centre. Nous finançons un apartheid sophistiqué. Rien ne justifie une telle allocation des ressources, une telle surpondération du financement de l’institution anglaise. C’est lui conférer un avantage indu. Il n’y a deux projets que pour perpétuer le développement séparé, pour conforter la minorité dans ses privilèges et lui éviter de se repenser dans le développement national. Il n’y en a deux que pour laisser McGill en marge et garder les institutions anglophones satellites dans un refus d’intégration. L’argent englouti pour financer deux bureaucraties et des tonnes de béton ne servira pas au développement de la recherche, il ne servira pas à revitaliser un système en voie d’implosion. Il servira d’abord à tenir le CHUM dans l’indigence, à le condamner à mal servir la majorité et à refuser de faire de la médecine francophone le centre de gravité de notre système de santé.»
Dans cette affaire grave, le Parti Québécois de Lucien Bouchard s'est complètement fourvoyé à mon humble avis et s'est aliéné une forte proportion de nos compatriotes en donnant à la minorité anglaise ségrégationniste 50% du budget, c.-à-d. 10 fois plus qu'à la majorité.
et l'erreur se poursuit...

On s'illusionne gravement dans cette affaire en pensant gagner des votes anglophones...


Message transmis le 21 août 2008

Pour bien comprendre le sens de l'éditorial de Robert Laplante transmis hier, « L'obscénité et le financement de l'apartheid » (ci-dessous), il faut être bien au courant de la triste affaire CHUM-CUSM et avoir lu l'article publié dans Le Devoir le 20 août qui n'était pas annexé par erreur (voir clic).

L'annonce de ce matin, 21 août, dans Le Devoir, fait déborder le vase...

Résultat de tout ce cafouillage... CHUM : ZÉRO

Dès le départ, il ne fallait créer qu'UN SEUL centre de recherche médical universitaire, mais nos politiciens de deux sous ont cédé à la pression des groupes de pression anglophones.


Le CUSM recevra 250 millions
- Aux 100 millions du Fonds canadien pour l'innovation (FCI)
s'ajoutent
150 millions de Québec et de mécènes

Devoir Le Édition du jeudi 21 août 2008
Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule dans l'univers du Centre université McGill et de son Institut de recherche. Le gouvernement du Québec, pour 100 millions de dollars, et des mécènes, pour 50 millions de dollars, ajouteront leur contribution à celle, de 100 millions, du Fonds canadien pour l'innovation (FCI), ont confirmé hier ses dirigeants.
(...)

20 août 2008

Sujet d'une actualité scandaleuse qui témoigne d'une incurie et d'une lâcheté remarquable de la part de nos administrateurs de tout poil et de nos « élites » démissionnaires...

Le numéro de septembre 2008 de L’Action nationale sera disponible le 4 septembre.
L’Action nationale Septembre 2008
Éditorial

L’obscénité et le financement de l’apartheid

Robert Laplante
20-08-2008
Le dossier du CHUM n’en finit pas de s’alourdir sans que rien ne parvienne à troubler le silence assourdissant qui le recouvre de toutes les censures. Plombé par le dogmatisme des PPP, lesté par les jeux de coulisses et l’opacité de gouvernance, le projet du CHUM a d’ores et déjà basculé dans l’ordre du scandale. Nous avons appris en plein mois de juillet que les coûts de construction du centre de recherche étaient passés de 280 millions à 320 millions de dollars, que le nouveau ministre s’offrait la tête du directeur général, que la Fondation canadienne pour l’innovation avait rejeté la demande de financement malgré que le Fonds de recherche en santé du Québec ait qualifié d’exceptionnel le dossier du programme de recherche. À cela se rajoutaient les récriminations des architectes e t ingénieurs qui veulent récupérer des honoraires pendant que les hypothèses de report d’échéancier nourrissent les paris les plus cyniques. Mais personne ne siffle la fin de la récréation, personne ne demande que lumière soit faite en notre Assemblée nationale. Rien n’ébranlera donc jamais les colonnes du temple de la démission collective.
Pendant ce temps, même opacité du côté du CUSM, mais avec de bonnes nouvelles : la Fondation canadienne de l’innovation va lui accorder sa demande de financement. Quelle surprise ! Les scientifiques du CHUM en sont restés pantois, incapables de s’expliquer l’écart d’appréciation entre la FCI et le FRSQ. Dans les médias la chose a été présentée comme un si mple fait administratif. Canada knows best ! Toronto a fait son choix. La condescendance d’un côté, la résignation de l’autre, ainsi en va-t-il de la logique du consentement à l’auto-mutilation. La médecine francophone et ses institutions se laissent amputer sans mot dire. Et pourtant la Fondation canadienne de l’innovation, ce n’est rien d’autre qu’un bidule pour contourner les choix démocratiques du Québec, un instrument d’aliénation, une patente concoctée pour nourrir l’establishment canadian avec des fonds publics sans reddition de compte pour ce qu’une petite élite cooptée décide de faire avec nos impôts. Un projet majeur pour le devenir de la médecine québécoise est déstabilisé par un conseil étranger et personne ne pose la question de la légitimité de la Fondation ? Too bad… Et pu is, après tout ce n’est pas si grave, on a déjà connu de plus grosses pertes, rien ne sert de s’alarmer, on finira bien par trouver un moyen de moyenner.
Il y a dans le dossier du CHUM un fatalisme malsain qui tient essentiellement de la conduite hystérique dictée par une censure fondatrice : il n’y a pas de place pour deux centres hospitaliers universitaires de cette envergure à Montréal et rien ne justifie le dédoublement, sinon le refus de poser le dossier dans sa dimension essentielle, la dimension nationale. Le partage des fonds publics à 50-50 entre les projets de McGill et de l’Université de Montréal est une injustice rhodésienne. Le Québec n’a pas les moyens de se payer un tel attelage. Il ne devrait y avoir qu’un seul centre. Nous finançons un apartheid sophistiqué. Rien ne justifie une telle allocation des ressources, une telle surpondération du financement de l’institution anglaise. C’est lui conférer un avantage indu. Il n’y a deux projets que pour perpétuer le développement séparé, pour conforter la minorité dans ses privilèges et lui éviter de se repenser dans le développement national. Il n’y en a deux que pour laisser McGill en marge et garder les institutions anglophones satellites dans un refus d’intégration. L’argent englouti pour financer deux bureaucraties et des tonnes de béton ne servira pas au développement de la recherche, il ne servira pas à revitaliser un système en voie d’implosion. Il servira d’abord à tenir le CHUM dans l’indigence, à le condamner à mal servir la majorité et à refuser de faire de la médecine francophone le centre de gravité de notre système de santé.
Les chiffres ne servent à rien ici : l’Université de Montréal forme plus de médecins qui resteront et pratiqueront au Québec, la démographie ne justifie pas le dédoublement des services pédiatriques, le déséquilibre linguistique qui sera accentué par une telle hypertrophie des institutions anglophones, les tableaux, les graphiques, les tendances, rien n’y fait. Toucher au CUSM, c’est se livrer à quelque chose d’obscène : reconfigurer les institutions en fonction d’une mission nationale charpentée sur le fait français majoritaire, ce serait affirmer une gouverne nationale. La « province » s’y refuse.
En tout cas, une très large part de son élite économique et politique est prête à tout bazarder pour continuer de cacher ce sein qu’on ne saurait voir. Les dépassements de coûts, les retards d’exécution, les conflits administratifs, le gaspillage des dédoublements, rien de tout cela ne suffit à ébranler le refus de voir la seule conclusion qui s’impose. Il n’y aura pas deux centres, les milliards s’envolent trop rapidement pour qu’on puisse y croire. Il finira par n’y en avoir qu’un seul, bien enrobé dans le compromis bilingue et la suprématie accordée à McGill qui aura le fair play de concéder des prix de consolation pour la médecine francophone vouée aux affaires locales. Il y a les institutions de classe mondiale et les autres, you know. Haussements d’épaules dans les cocktails, sourires embarrassés et blagues plates pour mieux faire passer l’autodénigrement, il faut bien s’installer dans la médiocrité et le plus tôt sera le mieux.
C’est la démission, le refus d’arrêter tout ce cirque avant que l’irrémédiable n’arrive. Il faudrait reprendre tout ça. Assumer les pertes encourues et redresser les choses nous coûterait malgré tout moins cher. Mais c’est trop exiger, c’est déjà trop dire. Les choses ne se passent pas ainsi dans un régime de renoncement à soi-même. Le consensus de l’élite servile ou velléitaire se fait plutôt sur une rengaine pour tenter de se convaincre qu’à défaut de servir un destin national, le projet aura au moins généré des occasions d’affaires, quitte à les payer du prix de formidables embardées administratives et financières. Rien n’est trop cher pour préserver la pudeur. Notre existence nationale est vraiment devenue obscène. --
http://www.action-nationale.qc.ca/
revue@action-nationale.qc.ca
--
Sur une autre illustration de la turpitude qui nous détruit...
Surveillez vos dentiers !
Michel Rioux
L’Aut’Journal - www.lautjournal.info
lundi 18 août 2008

Au rythme où Ottawa et ses thuriféraires pratiquent le nation building canadian en faisant main basse sur notre passé, en trafiquant notre histoire pour qu’elle serve leurs intérêts, en jonglant avec les dates et les lieux pour leur faire dire le contraire de ce qui fut et de ce qui est, je conseillerais à celles et à ceux qui ont un dentier de se méfier et d’être prudents : les choses étant ce qu’elles sont, rien ne garantit qu’ils ne partiront pas avec, s’ils pensent que cela pourrait leur être utile !
Les récentes festivités soulignant le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec ont été le théâtre de ce qui a ressemblé par moments à un immense opéra bouffe, mieux encore à une farce, ces petites comédies toutes simples qu’on jouait sur les parvis des cathédrales et des églises au Moyen Âge.
(...)
Lire la suite à : clic


Sur ce dernier point, j'ajouterai que les célébrations du 375e anniversaire de fondation de ma ville, Trois-Rivières, a pris exactement la même orientation à l'instigation de nos Canadians locaux, probablement sous la direction du « conseiller spécial » de notre maire, Roger D. (Le temps des bouffons...) Landry : aucun symbole relié à notre histoire et à notre nationalité, et le reste à l'avenant... (voir clic).



Sincèrement,

Jean-Luc Dion



Titulaire retraité et professeur associé
Dép. de Génie électrique et Génie informatique
Université du Québec à Trois-Rivières

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L'accusé de réception du bureau de M. Drainville...:

Monsieur Dion,

Nous vous remercions pour votre commentaire ainsi que pour les articles envoyés.
Meilleures salutations,
Marie-Hélène Tremblay
Adjointe, aile parlementaire
Bureau du député de Marie-Victorin
Autrement dit : « cause toujours mon lapin, nous allons continuer de vous raconter des histoires qui mènent nulle part...»



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mercredi 29 juillet 2009

POURSUITE OUBLIÉE ?


Le 31 octobre 2008, j'écrivais :

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Nos sympathiques voisins du Vermont sont actuellement plongés dans un intéressant débat : quand G.W. Bush aura terminé son mandat, très bientôt, sera-t-il poursuivi pour meurtre, considérant qu'il est le premier responsable de la mort sans aucune raison valable de plusieurs milliers de soldats étatsuniens dont de nombreux Vermontois et de dizaines de milliers de civils irakiens ?

Selon l'actuel procureur général de l'État du Vermont, c'est le Tribunal international de La Haye, aux Pays-Bas, qui est qualifié pour en juger...

Il sera intéressant de voir s'il y a vraiment une justice dans ce cas.
Aujourd'hui, en juillet 2009, on n'entend plus parler de cette intention de poursuite. Bush a été remplacé par Obama qui tente de réparer les bêtises du précédent. Mais il fait face à la même oligarchie, aux mêmes forces occultes...

Ici, nous avons un ancien P.M. du Canada qui fut le premier responsable du scandale des commandites où ses marionnettes s'en sont mis plein les poches. Lui ne sera pas déféré au T.I. qui n'a pas juridiction et les tribunaux d'ici s'en lavent les mains jusqu'à maintenant...

Certains pauvres en esprit ont même le projet de lui faire un musée à Chaouinigane
(*) !! Si c'est le cas, on y retrouvera sans doute la balle de golf qu'il a brandie en se moquant de tous devant la Commission Gomery de triste mémoire... Pauvres de nous qui laissons passer de telles insultes et insanités !

(*) Le directeur général de la Cité de l'Énergie, Robert Trudel, a toujours l'intention de mener à bien son projet de musée sur Jean Chrétien. La bêtise continue son petit bonhomme de chemin dans l'indifférence générale...
Ce dernier, un odieux personnage populiste dont toute la carrière fut basée sur la lutte contre le Québec a récemment été décoré de l'Ordre du Mérite britannique par la reine d'Angleterre pour l'ensemble de ses basses oeuvres. Cela ne donne-t-il pas la nausée ? Voir : clic...

Ceci étant dit, comme Québécois nous aurions sans doute intérêt à nous rapprocher de nos voisins Vermontois avec qui nous avons beaucoup de choses en commun. D'ailleurs, une fraction importante de la population du Vermont a des ancêtres émigrés du Québec.

Nous avons avantage à multiplier les échanges avec ces sympathiques voisins du sud avec qui nous partageons de nombreuses valeurs. Nous pourrions donner la priorité aux échanges entres nos écoles : leurs écoliers viendront apprendre le français ici, et les nôtres l'anglais chez eux ! Il n'y a pas de préjugés entre Québécois et Vermontois : c'est à considérer... Un excellent projet pour le prochain gouvernement du Québec !

Signalons que, à l'occasion des fêtes du 400e anniversaire de la ville de Québec et de la fondation de la Nouvelle-France, plusieurs musiciens du Vermont sont venus donner des spectables en français à Québec.

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vendredi 24 juillet 2009

MYTHES CANADIENS SUR LE QUÉBEC



Sur les mythes entretenu au Canada (anglais) par des gens supposés sérieux.

Un article éloquent de l'historien Guy Frégault.


Le mythe de M. le chanoine Groulx
Le pays de Québec devient décidément un objet de curiosité, sinon de vertueux scandale, pour les provinces anglaises du Canada. (1944)


Guy Frégault
L’Action nationale
www.action-nationale.qc.ca

1944
Source: Guy FRÉGAULT, « Le mythe de M. le chanoine Groulx », dans l'Action nationale, Vol. XXIV, No. 3 (novembre 1944) 163-173.
Reproduit dans : http://www.vigile.net/Le-mythe-de-M-le-chanoine-Groulx

Extrait :

[...] Tel serait, réduit à sa plus simple expression, le mythe que M. le chanoine Groulx a répandu. C’est fantastique. Il y aurait de quoi rire éperdument, rire à se rouler par terre, si cela ne traduisait très fidèlement la manière dont on s’imagine, chez les Anglo-Canadiens, que M. Groulx enseigne l’histoire du Canada. M. Groulx a eu beau écrire plus de vingt ouvrages pour s’expliquer et pour expliquer, surtout, notre histoire, on n’en déforme pas moins sa pensée de la façon le plus atroce, on n’en réduit pas moins son enseignement à un petit paquet de misérables âneries.
Pour ma part, j’ai suivi, durant deux ans, les cours de M. le chanoine Groulx à l’Université de Montréal. Je ne rapporte rien par ouï-dire. Je ne m’en tiens pas aux témoignages de « mes amis ». J’y étais. J’affirme que M. Fraser a faussé la pensée du maître. Je consens à croire que telle n’a pas été son intention. Mais le fait est là ; il est malheureux.
[...]
Alors, à quoi rime ce « Groulx myth » ? M. Groulx expose simplement les faits, preuves en mains. Il ne prête pas ses conclusions à de distin­gués inconnus. Il indique ses sources. Il est franc. Tout le monde peut vérifier ses citations. C’est ainsi qu’on écrit l’histoire. Notre historien n’est pas seulement, ainsi que l’insinue M. Fraser, un orateur entraînant. Il est surtout un « scholar » consciencieux. Sa méthode est rigoureuse et savante ; son exposition, claire, ordonnée, précise, conforme aux faits. (...)



À ce sujet, on peut lire la recension que j'ai faite du livre de Juliette Lalonde-Rémillard (un clic sur le titre) :

par Juliette Lalonde-Rémillard

Juliette Lalonde-Rémillard assume, de 1937 à 1967, le rôle de secrétaire et collaboratrice de son oncle Lionel Groulx. Elle est aussi à la fois secrétaire de l’institut d’histoire de l’Amérique française et de la revue du même nom, dès 1947, et de la Fondation Lionel-Groulx, en 1956. En 1978, elle met sur pied et dirige le Centre de recherche Lionel-Groulx jusqu’à sa retraite en 1989.


Extrait :


--- J’aborde une courte partie de cette conférence avec le sentiment que je ne puis passer sous silence cette campagne de salissage qui sévit depuis quelques mois envers Lionel Groulx, campagne commencée par Esther Delisle, pour ne nommer que celle-là. Je suis à la fois bien et mal placée pour défendre l’oncle et le patron! On croirait difficilement en mon impartialité. Aussi je crois opportun d’apporter trois témoignages de gens qui ont connu le chanoine intimement. [...]


Quant à y être, pourquoi pas un texte bien documenté de
John Metcalfe sur le célèbre Dollard des Ormeaux que des émules d'Esther Delisle ont aussi trainé dans la boue : clic.


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DEMAIN – Hymne au Québec
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vendredi 3 juillet 2009

HOMMAGE À NÉDA


Un exemple de cette beauté rare que les intégriste veulent enfermer dans des prisons qui s'appellent burqa, niqab, (clic) etc. et qu'on assassine facilement...



Enterrée dimanche dans le cimetière Behecht-é Zahra de Téhéran,
Neda Agha-Soltan, 26 ans (photographiée en mai dernier par son fiancé - photo de gauche),
est devenue le symbole d'une jeunesse iranienne en quête de changement.
Source : clic


HOMMAGE À NÉDA

Tes joues sont belles au milieu des colliers,
Ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
Nous te ferons des colliers d'or, Avec des points d'argent.
[...]
Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.
[...]
Comme un lis au milieu des épines, Telle est mon amie parmi les jeunes filles.
[...]
Qui est celle qui monte du désert, Comme des colonnes de fumée,
Au milieu des vapeurs de myrrhe et d'encens
Et de tous les aromates des marchands ?


Le Cantique des Cantiques

Un des plus beaux poèmes d'amour jamais écrit !

Pauvre Néda...

JL Dion
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mercredi 1 juillet 2009

UN GRAND OUBLIÉ...


Un véritable pionnier qui est resté dans l'ombre d'Einstein...:

« (...) Henri Poincaré n'était pas homme à se mettre en avant. Il avait attribué à Lorentz plus que sa part, ce qui fut loyalement refusé par celui-ci. Il avait appelé « fonctions fuchsiennes », fonctions du professeur Fuchs, des fonctions pour lesquelles il avait fait plus des deux tiers du travail...

En fin de compte l'amitié de Lorentz le sauva. En 1921, après le triomphe de l'éclipse de Soleil de 1919, le comité Nobel se réunit avec pour première pensée : « Nous devons donner le prix Nobel à Einstein pour la relativité ». Mais Lorentz, prix Nobel de physique 1902, proteste : « Ce n'est pas juste ! » et il publie la notice sur la vie de Poincaré qu'il avait écrite en 1914 (ré£ 10, page 298)... «Je n'ai pas établi le principe de relativité comme rigoureusement et universellement vrai. Poincaré au contraire a obtenu une invariance parfaite des équations de l'électrodynamique et il a formulé le «postulat de relativité», termes qu'il a été le premier à employer ».

Embarrassé, le comité Nobel décide de prendre le temps de réfléchir et, après quelques mois, donne finalement le prix Nobel à Einstein mais pas pour la relativité... pour l'effet photoélectrique !

Ainsi, en dépit de sa modestie et de sa timidité, Henri Poincaré doit être considéré non seulement comme un excellent philosophe de la science et l'un des plus grand mathématiciens ; il est aussi un physicien de tout premier plan (électromagnétisme et radio, optique, fluorescence, théorie cinétique des gaz, théorie des quanta, etc.), le père du principe de relativité et le fondateur de la relativité restreinte.» (...)


L'article complet : http://www-cosmosaf.iap.fr/Poincare.htm

Un ouvrage qui vient de paraître sous le titre :

Poincaré et la Relativité : Question sur la Science

expose la genèse de la théorie de la relativité à partir de documents jusqu’à présent inexploités, gràce auxquels l’histoire de cette théorie est entièrement renouvelée. On montre comment et pourquoi le travail de Poincaré fondateur de cette théorie, a été plagié et occulté, et quelles en ont été les conséquences. (...)

Voir : http://pagesperso-orange.fr/poincare.et.la.relativite/

Ainsi va la vie !

Autres détails : clic, et :

Henri Poincaré

Le dernier savant universel

Mathématicien, physicien, philosophe, Jules Henri Poincaré fut sans doute le dernier savant à dominer l'ensemble des mathématiques de son époque et à faire progresser leurs diverses branches. Sa production scientifique est énorme et ses idées novatrices sont encore largement étudiées et développées de nos jours. Elles sont, entre autres, à l'origine des théories modernes du chaos. Il a également marqué son temps par ses écrits philosophiques, réflexions sur la Science et la recherche en Mathématiques, lus et traduits dans le monde entier. (...)
SUITE : clic.
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jeudi 25 juin 2009

LECTURES DIVERSES


QUELQUES DOCUMENTS QUI FONT RÉFLÉCHIR.

L'affaire du Kosovo et de l'écrasement de la Serbie par l'OTAN devient plus claire après ces lectures.


Un article de l'historien Komnen BECIROVIC : clic

Les champs de l'obscène
78 jours de guerre
pour le Kosovo

Un livre de Gaston Carré
Des extraits : http://www.phi.lu/essai.kosovo.html

M.Komnen Becirovic dénonce la manipulation Kouchner/Taci
22 min - 28 mai 2008
L'appel de M.Becirovic à tous les Serbes en France. Nous aborderons également la vérité sur le Kossovo(l'histoire, trafic d'organes, mensonges,...)
www.dailymotion.com/video/x5kz4h_mkomnen-becirovic-denonce-la-manipu_news

Dailymotion - Komnen Becirovic: la vérité sur le Kossovo fait son ...
34 min - 6 mar 2009
Komnen Becirovic, écrivain serbo- français, parle de la marche irrésistible de la vérité sur le Kossovo Entretien de 30 minutes avec Andy Loubry de la Web ...
www.dailymotion.com/video/x8kz7j_komnen-becirovic-la-verite-sur-le-k_news
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Aussi : http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article27762.php

Et un document explosif qui risque peu de se retrouver dans les journaux de l'empire de Paul Desmarais, ce grand ami de Sarkozy... Il y a de quoi se poser bien des questions, mais on sait pourquoi N. Sarkozy trahit l'héritage de De Gaulle et lâche le Québec :

Opération Sarkozy :
comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

par Thierry Meyssan*

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.
(...)
L'article complet : clic

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Finalement :
LIBÉRATION - Politiques 17/06/2009 à 16h45

La burqa, une «prison ambulante»

INTERVIEW

Le député communiste André Gerin souhaite la création d'une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa ou du niqab. Son texte est cosigné par 58 députés de tous bords politiques.
Lire l'article : clic


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Le film - évènement :
« Le Troisième Jihad » en version française.

Les combats de Mahomet :
exposé abrégé d'une série terroriste.

Chahdortt Djavann sur le voile et l'Islam
(vidéo)

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