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jeudi 7 octobre 2010

UNE INSULTE ENCORE NON RÉPARÉE


Justice pour Yves Michaud
Daniel LÉvesque
Tribune libre de Vigile
mercredi 6 octobre 2010

 Encore six longues années écoulées...

Bientôt 10 ans que perdure cette aberration. Demandons la réhabilitation d’Yves Michaud. Exigeons que cette tache sur nos institutions démocratiques soit nettoyée. La justice, ça concerne tout le monde.
Nul ne peut rester insensible à un déni de justice qui ternit la qualité de nos institutions démocratiques, discrédite notre système de justice, et jette injustement l’opprobre sur un citoyen, et ce, sans même que celui-ci ait pu se défendre.

À l’occasion du dixième anniversaire de l’infâme motion de blâme à l’endroit du citoyen Yves Michaud, nous vous invitons à joindre le mouvement de dénonciation de cette injustice sur le réseau social Facebook à l’adresse suivante :


Merci de votre appui à Yves Michaud
***

Nous, citoyens du Québec, et d’ailleurs, de toute religion, orientation, ou allégeance politique, nous croyons que :

Notre concitoyen Yves Michaud est victime d’une injustice grave.

L’Assemblée nationale a erré en se substituant aux tribunaux et en adoptant dans la précipitation le 14 décembre 2000, une motion de blâme à l’endroit du citoyen Yves Michaud.

Le blâme porté à l’endroit du citoyen Yves Michaud est injuste, d’autant que nombre de députés n’ont jamais eu le temps de connaître la teneur des propos de Monsieur Michaud avant de voter sur cette motion.

Nous constatons que :

Yves Michaud n’a jamais tenu des propos racistes, xénophobes, ni même désobligeants à l’endroit de quelque communauté que ce soit dans l’évènement qui fait l’objet des reproches adressés à son endroit par l’Assemblée nationale.

Yves Michaud n’a jamais eu le droit de s’expliquer et encore moins à un traitement juste et équitable de sa cause.

Yves Michaud est un citoyen tout à fait honorable et que sa contribution à la société québécoise est importante.

Yves Michaud est le seul citoyen en Occident à faire l’objet d’un tel blâme venant d’une assemblée d’élus au sein d’un parlement. Il s’agit d’un traitement rare et inusité. Et cela, la société québécoise doit en prendre conscience.

En conséquence, nous estimons que le citoyen Yves Michaud a fait l’objet d’une injustice blessante et dommageable à sa réputation et que paradoxalement cette même injustice jette un discrédit indélébile sur l’institution de l’Assemblée nationale et sur la vie démocratique des sociétés québécoise et canadienne.

Pour toutes ces raisons, nous demandons à cette même Assemblée nationale de corriger au plus tôt cette erreur et de réparer ce grave impair dont le citoyen Yves Michaud a fait l’objet.


 Pour des renseignements assez détaillés sur cette triste affaire, voir :
·        En marge de l’affaire Michaud :
·        10e anniversaire d’une humiliante trahison :

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mercredi 6 octobre 2010

60 ANS D'ÉCART...

 

HUMOUR...

Seulement 50 ans d'écart entre 1960 et 2010.
Quel monde de différence !…

La société « moderne »...

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Michel apporte son couteau à l’école car il ira dans la forêt après la classe. Il montre son couteau à Jean et lui dit qu’il pense se fabriquer un lance-pierre.

Année 1960 :
Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a acheté pour aller s'en acheter un pareil.

Année 2010 :
L'école ferme, on appelle la police, on emmène Michel en préventive. TVA monte le cas en épingle aux informations, en direct depuis la porte de l'école.
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Tu fais une bêtise en classe.

Année 1960 :
Le prof t'en sacre deux derrière la tête. En arrivant chez toi, ton père t'en sacre deux autres.

Année 2010 :
Le prof te demande pardon. Ton père te demande pardon et t'achète une moto.
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Daniel et Marc se disputent et se flanquent quelques coups de poing après la classe…

Année 1960 :
Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.

Année 2010 :
L'école ferme. TVA souligne la violence scolaire, le Journal de Montréal en fait sa première page et en consacre 2 autres à "l'affaire".
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Éric vole un paquet de gomme à l’épicerie du quartier ; son père lui administre une correction et lui fait comprendre les choses.

Année 1960 :
Eric ne volera plus, grandit normalement, fait des études, va à l’université et devient un excellent homme d'affaire.

Année 2010 :
La police arrête le père d'Éric pour maltraitance sur un mineur. Éric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa sœur, que son père abusait d'elle et on le met en prison.
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À la course à pied, Jean se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.

Année 1960 :
En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.

Année 2010 :
Jocelyne est accusée de perversion sur mineur, se retrouve au chômage et est condamnée à 3 ans de prison. Jean fait thérapie sur thérapie pendant 5 ans. Ses parents réclament des dommages et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof au chômage et endettée, se suicide.
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Changement de l’heure à l’automne.

Année 1960 :
Arrive le jour du changement de l'heure d'été à l'heure d'hiver. Rien d'autre à signaler.

Année 2010 :
Arrive le jour du changement de l’heure d'été à l'heure d'hiver. Les gens souffrent d'insomnie et de dépression.
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 Et, pour rire un peu, pourquoi pas un baptême de l'air ?...


                Baptême de l'air... Extrême !


    Un type décide de faire son premier vol en avion. Il se rend dans un aéroclub et engage la conversation avec le pilote : 
-- Voilà... J'aimerais faire mon baptême de l'air mais je voudrais un vol à sensations, pas les petits vols pépères que vous réservez aux touristes.
-- Pas de problème, si vous êtes amateur de sensations fortes,vous allez en avoir.
    Le type et le pilote montent donc dans un petit avion. L'avion prend de la vitesse... il roule de plus en plus vite mais ne décolle pas ! Il fonce droit sur un arbre ! Au dernier moment, le pilote tire sur le manche et l'avion décolle en frôlant les branches de l'arbre... 
 Le pilote entend son client assis derrière lui dire : 
-- Ça, je m'y attendais !
L'avion a maintenant pris de l'altitude.
    Comme le type ne semble pas avoir eu peur au décollage, le pilote tente la figure de « la feuille morte". Il coupe le moteur de l'avion et ce dernier chute vers le sol. L'avion part en vrille, le sol se rapproche de plus en plus vite et au dernier moment, le pilote remet les gaz et tire sur le manche ! L'avion fait un rase-mottes et reprend de l'altitude..
Le pilote entend son client dire :
-- Ça, je m'y attendais aussi ! 

Énervé, le pilote bascule l'avion sur le dos. Il vole ainsi un petit moment puis enchaîne les loopings. Lorsqu'il termine ses acrobaties, le pilote entend le type dire : 
-- Ça, par exemple, je ne m'y attendais pas ! 
Comme le client a enfin eu les sensations fortes demandées, le pilote pose le petit avion en douceur.. Après avoir atterri, il dit à son client :
J'ai cru que je n'arriverais jamais à vous faire peur ! Vous n'arrêtiez pas de dire « ça, je m'y attendais ! » 
-- Écoutez bien ! dit le type.
-- Quand j'ai dit « ça, je m'y attendais ! » au moment du décollage, c'est parce que j'ai pissé dans mon pantalon tellement j'ai eu peur !
-- Ensuite, quand l'avion a plongé vers le sol, j'ai dit « ça, je ne m'y attendais ! » parce que j'ai chié dans mon pantalon tellement j'ai eu peur ...
-- Par contre, quand vous avez volé sur le dos et fait les boucles à l'envers, tout est remonté dans le col de ma chemise, et ça, je ne m'y attendais pas ...!!!
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Les dents de la route...
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 « Ne prenez pas la vie au sérieux;
de toute façon,
vous n’en sortirez pas vivant ».

 
Bernard Fontenelle, auteur dramatique,
moraliste, philosophe (1657-1757).

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lundi 27 septembre 2010

SUJETS DIVERS...



-- Vous connaissez les « hydroliennes » ? Voir : 

    « Vous dites « hydrolienne » ? »

-- Sur le même sujet, mais en négatif, voir :

UN SCANDALE BIEN CACHÉ

-- Cela rappelle l'arnaque suivante :

Petits barrages :
une planche à billets pour le Parti libéral du Québec

« Alors pour la contribution des entreprises privée à la création de la richesse collective, on repassera »,
-- Le vol de nos ressources naturelles dure et perdure...

L’incroyable mais véridique histoire du « free mining » au Québec

La Loi sur les mines du Québec repose sur le principe du free mining – exploitation minière libre - importé directement du Far West américain au XIXe siècle. Ce principe colonial donne à l'entreprise privée un accès libre au patrimoine minier du Québec. Libre de toutes contraintes sociales et environnementales et pratiquement libre de tout contrôle gouvernemental.(...)
La suite :  clic
-- Un article détonnant :

(...) Pour ceux qui n’ont pas encore pris la pleine mesure de l’empire Desmarais, je recommande fortement la lecture de l’ouvrage de Robin Philpot intitulé « Derrière l’État Desmarais : Power ». Vous y trouverez toute l’information disponible sur les origines et la constitution de cet empire, et notamment sur le contrôle qu’il a choisi d’exercer sur les médias pour promouvoir sa stratégie impérialiste. (...) [Richard Le Hir]

La suite :  clic
-- Les redevances et la propriété : c'est pour les autres...

Exploration gazière aux Îles-de-la-Madeleine
ILS ONT VENDU NOTRE SOUS-SOL !
Aussi :
Dans CyberPresse :

Gaz de schiste: a-t-on manqué le bateau ?

La Colombie-Britannique engrange des milliards avec le gaz de schiste, mais il est trop tard pour le Québec, dit un expert.
La Colombie-Britannique engrange des milliards en vendant aux enchères des permis de prospection de gaz naturel, alors que le Québec se contente de percevoir un loyer minime de l'industrie, a pu constater La Presse. (...)

-- À propos, définition d'une colonie :

« Une population dont le territoire est planifié par d'autres,
  aménagé par d'autres, géré par d'autres, exproprié par d'autres
  dans un but et une perspective établis par d'autre
  et au profit des autres, est réduit à l'insignifiance. »

René LÉVESQUE, ancien Premier Ministre du Québec
Fondateur du Parti Québécois


Et cette vision d'une société colonisée :

« Les (XXX) remarquent que celui qui manipule les opinions
est plus important que celui qui applique les lois
mais réalisent que le monde se divise
en trois catégories de gens:
un très petit nombre qui fait se produire les évènements,
un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution
et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité
qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité.»

Source :  « Les Diplomates »

Voici ce que je viens d'écrire à un de mes correspondants :

...C'est pourquoi la véritable éducation républicaine et approfondie du peuple est la seule solution pour éviter ce que nous observons et subissons aujourd'hui...

Sinon : 

Plus on est ignorant,
moins on s’en aperçoit.
Or, notre système d'éducation actuel au Québec est tout sauf républicain.

C'est un système éclaté :  franco, anglo, ethno, public, privé, merdique, etc. qui divise les citoyens et encourage l'égoïsme et la médiocrité. Nous courrons au désastre comme les Romains qui se passionnaient pour les courses de char, alors que les « Barbares » allaient les balayer...
-- Techniques - Pour nous changer les idées... :


Safe acceleration:
Automating the world’s largest and fastest machine
Global Perspectives: The CERN accelerator and its safety is controlled and monitored by 130 control systems featuring ‘hardened’ automation technology. (...)

Bloom Box, l'énigmatique pile à combustible,
chez vous dans dix ans ?

Elle a été choisie par eBay, Fedex et Google. L'entreprise qui l'a créée, Bloom Energy, vient d'en montrer un modèle réduit, plus petit qu'un carton à chaussures. Alimentée avec du méthane ou un carburant quelconque, elle pourrait fournir l'électricité d'une maison. Mais dans une dizaine d'années seulement et, d'ailleurs, personne ne sait vraiment comment elle fonctionne.

Voir :  clic

-- Nos amis Français se distinguent en mathématiques... :  clic.

Lauréats français du Prix Fields…
1950 : Laurent Schwartz
1954 : Jean-Pierre Serre
1966 : Alexandre Grothendieck
1982 : Alain Connes
1994 : Pierre-Louis Lions
2002 : Laurent Lafforgue
2010 : Cédric Villani  et, Ngô Bảo Châu

--

Jean-Luc Dion, ing., D. Sc.



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LE DEVOIR  -  1910-2010
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dimanche 5 septembre 2010

L'INTÉGRATION DES IMMIGRANTS : UNE QUESTION VITALE

Une sérieuse question qui est toujours d'actualité.

Cet article a été publié au Forum « Avant-garde Québec » en janvier 1999.
Il l'a aussi été au site
Vigile.net (devenu https://vigile.quebec/).

Il fut rédigé au sujet du livre de Claude Corbo, ancien Recteur de l'Université du Québec à Montréal, publié en 1996.

L'intégration est la seule voie raisonnable
Claude Corbo ex-recteur de l'UQAM - 1992 - Lettre fraternelle, raisonnée et urgente à mes concitoyens immigrants - Extraits de "Mon appartenance" paru chez VLB Éditeur
Intégration positive
Une  critique du livre par le collègue Grant Regalbuto...
Un appel à la raison  (Source :  clic)
Grant Regalbuto, Université du Québec CR de Lettre fraternelle, raisonnée et urgente à mes concitoyens immigrants de Claude Corbo, 1996

(...) C'est dans la foulée des réactions émotives que Claude Corbo a lancé un appel à la réconciliation dans sa Lettre fraternelle, raisonnée et urgente à mes concitoyens immigrants. Il les interpelle non pas pour qu'ils votent "oui" ou pour qu'ils votent "non" lors d'un prochain référendum, inévitable à ses yeux; il les exhorte, plutôt, à prendre une part active aux débats car il estime, fort justement, qu'il y en aura un autre référendum et, si nécessaire, encore un autre, jusqu'à ce que les Québécois jouissent d'un statut qui réponde à leur spécificité et à leurs aspirations.

Un danger réel guette selon Claude Corbo, les «néo-Québécois» (immigrants et leurs descendants de 1re et 2e générations) qui votent automatiquement et sans y avoir réfléchi pour le "non" ou pour le "oui": se prononcer pour une option ou pour l'autre est un droit et une obligation, le faire par automatisme peut conduire à des ressacs émotifs de la part des tenants de l'autre option; et, on le sait, les réactions et les agissements émotifs déclenchés dans un moment de passion sont difficilement contrôlables. On se souvient des émeutes récentes dans le Vieux-Québec et à Montréal et, il y a quelques mois, à Vancouver.

(...) Claude Corbo fait aussi cette importante observation:

« L'originalité de l'évolution de la société québécoise est double: c'est, d'une part, la seule des colonies américaines, "avec une majorité sur un territoire déterminé" (p. 51), qui n'a pas obtenu son indépendance nationale; d'autre part, c'est la seule colonie "de peuplement européenne . . . qui n'ait pas atteint le statut de nation pleinement autonome" (p. 53 - 54). Ce chapitre évoque la menace qui guette le Québec contemporain, s'il ne réussit pas à s'affranchir: la Louisiane en est un exemple flagrant, elle qui n'a gardé de sa francité qu'"un peu de folklore" (p. 60).»

(...) Dans sa conclusion, M. Régalbuto écrit ceci qui est capital dans notre présent débat : 
L'ensemble de la démarche de M. Corbo repose sur sa conviction que l'on peut, par des arguments logiques, convaincre l'immigrant d'intégrer le Québec francophone. Or, il y a dans cette réflexion des éléments qui ne sont pas tout à fait raisonnés. Qu'est-ce qui pourrait inciter le nouvel arrivant à intégrer la « majorité minorité » non possédante, surtout quand rien ne laisse présager qu'elle « arrivera » un jour? Quand on fait déjà partie d'une minorité, on ne cherche pas à s'identifier à une autre minorité mais plutôt à se fondre dans la « majorité ». Cette motivation a profondément impreigné plusieurs immigrants et s'est transmise subtilement et inconsciemment à leurs fils et filles. Car l'intégration à la «majorité» constitue la façon par excellence "d'arriver", surtout lorsqu'elle est perçue comme détentrice du pouvoir et que la "minorité" est présentée comme étant un groupe un peu "folklorique". On ne se joint pas à la minorité!...


[JLD] Je crois que M. Régalbuto touche là l'essentiel de la question de l'immigration au Québec, une immigration qui devrait être normalement un facteur de progrès et de développement pour le Québec, territoire nord-américain de langue française. Mais, dans la réalité, cette immigration joue largement le rôle d'un «cheval de Troie» du Canada au Québec. Et elle joue ce rôle malgré elle ! 
 Pensons, par exemple, aux quelque 18 000 nouveaux « citoyens québécois » que le gouvernement canadien a admis à toute vitesse, d'une façon très irrégulière, dans les quelques mois qui ont précédé le référendum sur la souveraineté d'octobre 1995 ! Il semble bien que la majorité d'entre eux ne satisfaisaient même pas les critères essentiels que sont la connaissance du français et (ou?) de l'anglais, la connaissance du pays et de son histoire, etc. Pour les admettre avec la petite cérémonie d'usage sous la photo d'Elizabeth II d'Angleterre et l'unifolié rouge, il a fallu faire venir des juges de l'Ontario et des Maritimes qui ont fait beaucoup d'heures supplémentaires... Qui peut croire que ces gens, s'ils ont voté au référendum, ont appuyé le OUI d'une façon significative ? Qui peut croire qu'ils avaient le degré d'intégration au Québec suffisant pour poser un geste raisonné ? 

Or, on sait qu'un renversement de 25 000 votes seulement aurait suffi pour changer l'issue du référendum de 1995 ! Si l'on ajoute à cela le nombre considérable de personnes qui se trouvaient sur les listes sans voir le droit de vote, on se rend compte facilement qu'il aurait très probablement été gagné si tout s'était passé normalement...
Il convient de se poser plusieurs questions pour faire avancer le débat. En voici quelques-unes.
  • Projettons-nous comme Québécois, comme majorité québécoise, une image de gagnants ?
  • Avons-nous des attitudes et des comportements cohérents comme nation ? La majorité francophone québécoise s'est divisée tragiquement dans deux référendums nationaux (1980, 1995) et un référendum fédéral («Charlottetown»).
De très nombreux Québécois francophones se laissent imposer l'anglais comme langue de travail sur notre propre territoire dans des fonctions qui ne l'exigent aucunement.
  • De très nombreux Québécois francophones se laissent imposer l'anglais par des nouveaux citoyens de langue étrangère, surtout dans la région de Montréal. Cela est une aberration tragique et de la pure bêtise qui témoigne du fait qu'il y a encore énormément de travail à faire pour extirper la mentalité de colonisé chez beaucoup de nos compatriotes. Cela détruit tous les efforts d'intégration que nous pouvons tenter de diverses façons.
  • UNE SEULE règle devrait toujours s'appliquer: au Québec, on parle français prioritairement AVEC TOUS, PARTOUT ET TOUJOURS.
À défaut de mettre de cette règle en pratique, nous ne pourrons que continuer de donner des coups d'épée dans l'eau et nous gaspillons ainsi notre avenir de nation francophone en Amérique du Nord..
  • Sommes-nous perçus comme étant maîtres chez nous ?
Non, sans doute, par la plupart de ces nouveaux Québécois, car ils voient bien que le fédéral ne cesse de s'ingérer de toutes les façons imaginables dans tous les domaines présumés de juridiction québécoise. Ils constatent aussi que les réactions sont bien molles, quand il y en a... Ils voient bien la mainmise de l'étranger sur la plupart des secteurs de notre économie (magasins, restaurants populaires, centres commerciaux, etc., etc.) Ils voient bien que nous confions à l'étranger la plus grande partie de nos épargnes (fonds de retraites, fonds mutuels, assurances, etc., etc.)
  • Le vote massif pour le NON des nouveaux Québécois en 1980 est-il raisonné ?
Dans une large mesure, oui. Ils ont prêté le serment d'allégeance à la reine d'Angleterre, pas à la République du Québec, ni même à la «province de Québec»; devant le drapeau rouge canadien, non pas devant le Fleudelysé du Québec; on leur a martelé qu'ils sont citoyens --canadiens-- et non québécois; on les a inondés de propagande à la feuille d'érable rouge, on les embrigade dans des «comités d'accueil aux néo-Canadiens» dont la principale fonction est apparemment de les tenir à l'écart des nombreux groupements et associations de citoyens québécois (je connais des "néo-Canadiens" qui s'amusent dans ces comités depuis plus de 25 ans, mais qu'on ne retrouve pas ailleurs! ), etc., etc
  • Dans quelle mesure les Québécois de naissance en sont-ils responsables ?
Comme je viens de le signaler plus haut, le comportement aliénant de beaucoup de compatriotes en est très largement responsable. Si l'on parle en anglais au dépanneur du coin qui est d'origine libanaise, vietnamienne, etc., on détruit volontairement leur chance d'intégration harmonieuse. On se tire littéralement un coup de fusil dans le pied...
  • Quels gestes essentiels poser pour le devenir ?
Il est urgent d'analyser nos comportements collectifs et individuels dans divers domaines et de les corriger avec un minimum de bon sens. Il est urgent à cet effet de créer un vaste réseau de citoyens conscients et responsables à l'échelle nationale, des citoyens qui vont résolument se mettre à fonctionner selon un plan de campagne mûrement établi. 
Il est urgent de créer parallèlement un journal régulier (au moins un mensuel) de grande qualité qui fasse systématiquement la promotion de la souveraineté nationale et de la République du Québec. Ce journal devra être d'envergure nationale, avec des pages réservées aux diverses régions.
Etc., etc.... (À développer !) 
Qu'est-ce que nous attendons pour bouger, pour agir ? 

Jean-Luc Dion
Trois-Rivières  -  Québec


·  L'intégration est la seule voie raisonnable
   Claude Corbo, ex-recteur de l'UQAM