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jeudi 22 octobre 2009

LE TEMPS DE DONNER UN GRAND COUP !



MANIPULATION D'UNE CONSTITUTION ILLÉGITIME

Nous le savons tous, la constitution canadienne est illégitime et illégale car elle n'a jamais été entérinée par le peuple québécois. Elle nous a été enfoncée dans la gorge par P.E. Trudeau en 1982
en violation de toute règle démocratique.

Ce fut un coup de force contre la démocratie au Québec dans le but de réduire les pouvoirs de notre Assemblée nationale et d'assurer l'asservissement du Québec au Canada, pays anglo-saxon, en droite ligne avec les buts de l'Acte d'union de 1840 et le British North America Act de 1867 qui visaient la minorisation définitive de la seule nation francophone en Amérique du Nord et la mainmise sur le territoire québécois.

Or, par une étrange affection mentale qui est finalement de la lâcheté, nos élites politiques, depuis 1982, font comme si nous devions respecter cette constitution illégitime. Il faut bien admettre que cette imposture ne doit pas être respectée au Québec et qu'il est urgent de nous donner une constitution républicaine si nous ne devons pas être considérés comme des valets dociles de l'oligarchie canadian et french canadian.

Le temps du redressement est venu.

Donc, c'est...

Le temps de donner un grand coup !
Patrick Bourgeois

Le Québécois www.lequebecois.org/
jeudi 22 octobre 2009


Non, mais là, ça va faire ! Montréal est depuis peu majoritairement anglaise, le français vient de passer sous la barre des 80% au Québec, et cela ne satisfait pas encore les ennemis du Québec français. Ceux-ci continuent de s’acharner toujours aussi systématiquement contre la Loi 101, petit rempart contre notre anglicisation galopante, et ce, en bénéficiant bien sûr du soutien francophobe de la Cour suprême du Canada. Ils trépignent d’impatience ces « enterreurs » de peuples.
Le Québec ne devient pas anglais assez rapidement à leur goût ! Alors ils font front commun derrière l’ineffable Brent Tyler pour réduire à néant la Loi 101. Faudra bien, un jour ou l’autre, que les Québécois donnent un grand coup dans le 'nique' à poux qu’est le Canada pour qu’enfin tous comprennent que nous avons droit de vivre en Amérique tout en rêvant de pérennité pour la nation que nous formons. Et ce jour pourrait bien être enfin arrivé.
La Cour suprême, elle que Maurice Duplessis accusait – à raison – de pencher toujours du même côté, vient en quelque sorte de rendre légale la brèche béante qu’il y a dans la Loi 101, et ce, en invalidant la Loi 104 (le gouvernement du Québec a un an pour se conformer à la décision de la Cour suprême, d’ici là la Loi 104 demeure en vigueur). En 2002, le gouvernement péquiste de Bernard Landry avait adopté la Loi 104 afin d’empêcher des parents allophones ou francophones d’envoyer (dans la plupart des cas seulement un court laps de temps, question d’économie) l’un de leurs enfants à l’école privée anglophone non subventionnée, ce qui leur permettait par la suite d’envoyer toute leur progéniture à l’école publique anglophone.
La Loi 104 empêchait de telles magouilles qui n’avaient pour but que de violer la Loi 101 dans son esprit même, tout en contribuant par le fait même à angliciser le Québec. Rappelons que le pourcentage d’élèves fréquentant l’école anglophone est passé d’environ 9,5% en 1991-92 à environ 11,5% en 2003-2004. Depuis, et en partie grâce à la Loi 104, ce pourcentage est demeuré stable. Le combat pour la pérennité du fait français au Québec est loin d’être gagné, peu importe le soutien ou non de la Loi 104, mais un fait demeure : cette petite loi ralentissait l’anglicisation du Québec.
C’était donc un outil non négligeable dont nous pouvions nous servir en attendant le grand soir (l’indépendance). Laissez nos ennemis la rendre illégale, c’est leur faciliter la tâche dans leur mission d’annihilation du caractère francophone du Québec. Nous nous opposerons donc avec fougue et détermination à cette décision assimilationniste.
La décision de la Cour suprême d’invalider la loi 104 doit nous servir de prétexte pour monter vigoureusement et avec la colère dans le cœur aux barricades, pour défendre ainsi l’intégrité et l’honneur du peuple québécois. Il ne saura être question de laisser les juges Beverley McLachlin, William Ian Corneil Binnie, Louis Lebel, Marie Deschamps, Morris J. Fish, Rosalie Silberman Abella, Louise Charron, Marshall Rothstein et Thomas Albert Cromwell river un autre clou dans le cercueil du Québec francophone sans que nous réagissions énergiquement.
Ces tristes individus nommés par le politique canadien pour effectuer les jobs de bras du système politique canadien apprendront qu’on ne peut se rire en tout impunité d’un peuple fier comme l’est le peuple québécois. Nous n’avons pas signé la constitution canadienne en 1982 et nous ne reconnaissons de ce fait pas l’autorité de ces juges déguisés comme de ridicules sires tout droit sortis d’un autre siècle. Ces neuf clowns ne sauront avoir raison d’un peuple regroupant 7 millions et demi de citoyens !
Bien sûr, le meilleur moyen de se soustraire à l’influence néfaste et québécophobe de la Cour suprême du Canada demeure encore et toujours l’indépendance nationale. Lorsque nous aurons enfin bouté le Canada hors du Québec, nous n’aurons plus besoin de subir les différentes mascarades monarchistes qui stimulent étrangement un nombre important de nos voisins ou de voir nos « élites » politiciennes se plier bien malgré elles aux décisions prises dans les différents cénacles canadians qui poursuivent encore et toujours le même but : imposer le Canada aux Québécois pour faire de ceux-ci de dociles sujets.
Mais il faut bien comprendre que l’indépendance du Québec, ça se construit au jour le jour, au gré des événements, sans attendre après des élites qui tremblent à l’idée même de combattre l’hydre canadienne. Et l’évidence est que l’invalidation de la Loi 104 décidée par des juges répondant aux diktats du système canadien vient de nous fournir une occasion en or. Alors profitons-en pour poursuivre la récupération de notre liberté qu’on nous a jadis subtilisée.
De ce fait, nous appelons le plus grand nombre possible de militants indépendantistes à se mobiliser contre ceux qui désirent enterrer le fait français en Amérique.
Nous voulons que, par leurs actions, ils ébranlent comme jamais les colonnes du temple canadien. Nous les invitons aussi à se joindre au Réseau de Résistance du Québécois qui manifestera très prochainement devant les bureaux de l’avocat Brent Tyler, lui qui a manigancé pour obtenir l’invalidation de la Loi 104. Tous ensemble, nous donnerons un grand coup et nous ferons comprendre à cet avocat que les jours où ils pouvaient se rire en toute impunité du caractère francophone du Québec est bel et bien terminé. Tyler a peut-être obtenu gain de cause dans cette affaire, mais il apprendra – à ses dépens- qu’il y a des victoires qui se transforment rapidement en défaites !
Nous vaincrons !
Patrick Bourgeois
Opération appuyée par François St-Louis et le Mouvement souverainiste du Québec (MSQ)
Mobilisation indépendantiste devant les bureaux de Brent Tyler :
Quand : Le mercredi, 28 octobre, à 12h
Où : 83, rue Saint Paul Ouest, à Montréal
Source :
LE QUÉBÉCOIS
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APPUYONS
VIGILE.net

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L'ACTION NATIONALE

Un solide rempart contre la servitude.

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vendredi 16 octobre 2009

LE QUÉBÉCOIS - Contre le tribalisme



En marge de cet article, l'opinion du président de l'organisme « Impératif français », Jean-Paul Perreault :
Le président d’Impératif Français, Jean-Paul Perreault, désapprouve le geste de M. Villemaire. « Impératif Français désapprouve tout geste illégal comme celui-là. Ça, ça ne va pas et il faut être clair à ce sujet. Mais c’est aussi la conséquence du silence du gouvernement du Québec qui autorise et encourage le non-respect de la langue française. Il ne prend pas ses responsabilités en ne forçant pas les candidats aux élections à s’afficher en français. La candidate qui a mis des affiches unilingues a posé un geste violent et méprisant envers sa communauté et je lui demande de s’excuser et de retirer elle-même ses affiches », a-t-il déclaré.



Les pancartes anglaises de Barbara Charlebois
Contre le tribalisme et pour la solidarité!
Gatineau, le 15 octobre 2009 - Depuis 1759, les Anglais et leurs héritiers néocoloniaux du Canada anglais oscillent entre le mépris et le paternalisme envers le peuple du Québec. Les plus méchants nous disent que nous sommes des tarés, que nous formons une province d'assistés sociaux ingrats. Les plus gentils s'arrangent pour que nous n'ayons pas le choix de parler leur langue et comptent ainsi nous sortir de notre arriération. Selon eux, le Québécois doit comprendre qu'il ne peut qu'être bilingue et que sa langue est folklorique et insuffisante.

Les pancartes électorales anglaises de Barbara Charlebois et les services en anglais qu'elle revendique pour la colonie canadienne-anglaise de Gatineau nous rappellent que les West Quebecers tiennent à vivre dans leur bulle anglaise. Ils tiennent à préserver leur droit sacré de ne pas se mêler au reste de la société québécoise. Ils baragouinent parfois le français pour faire illusion, cochent les deux langues dans le recensement et essaient d'endormir les Québécois par leurs fausses manières amicales. À les entendre, le français progresse et l'anglais est menacé.

Barbara Charlebois et les West Quebecers font partie des suprémacistes anglo-saxons déguisés en minoritaires qui refusent de s'intégrer à la nation québécoise. Grâce à l'arsenal déployé par le pouvoir néocolonial d'Ottawa (la Cour suprême, la Charte canadienne des droits et libertés et le programme de contestation judiciaire[1]), les suprémacistes sapent la Charte de la langue française depuis un quart de siècle. Ils cherchent par tous les moyens à décourager le peuple québécois de faire vraiment du français sa langue nationale au même titre que l'anglais est incontestablement la langue nationale des provinces anglaises.
La loi 101 n'a rien d'un blindage. C'est une vraie passoire, pleine de trous pratiqués avec l'hypocrite Charte canadienne des droits et libertés. Le navire français du Québec prend l'eau de partout. Ses canons judiciaires encore fumants, l'ennemi néocolonial en profite pour nous enlever ce qui nous reste de confiance en nos moyens, en notre langue. Il sème la division au sein de la nation et brandit la menace du vote tribal: «Ceux qui osent mettre des affiches seulement en français vont perdre des votes». Alors, le Québécois courbe l'échine et arbore la langue du conquérant. Il met des pancartes en bilingue.

Pourquoi les membres de la colonie canadienne-anglaise sont-ils les seuls à se sentir exclus et à crier à la discrimination lorsqu'on s'adresse à eux en français? Faudrait-il aussi mettre des pancartes électorales en créole, en kinyarwanda, en arabe, en portugais, en serbo-croate ou en italien? La langue n'a rien d'un choix personnel ou d'une liberté individuelle. C'est un choix collectif. C'est la loi première d'une société. La fraternité et l'égalité passent par le français au Québec.

Tous les Québécois ont le devoir de parler et de défendre leur langue nationale. Il en va de la survie de notre nation. L'adhésion à la nation québécoise est une question de choix, et non d'origine ethnique. Et ce choix se manifeste notamment par la langue qu'on parle tous les jours. Les West Quebecers ont choisi de ne pas adhérer à la nation et de lui opposer leur néocolonialisme, qu'ils déguisent en nationalisme multiculturel vertueux. Ils participent au faux bilinguisme fédéral, qui n'est autre chose qu'une diglossie imposée au Québec et qui sert à y écraser progressivement le français comme on l'a éradiqué avec des méthodes plus musclées dans les provinces anglaises. Les méthodes diffèrent, compte tenu du poids démographique des Québécois, mais le but recherché est le même: avaler et digérer notre nation. La politique des langues officielles n'est qu'un paravent pour masquer le plan d'assimilation des héritiers de lord Durham. On ne peut pas être à la fois pour le bilinguisme fédéral et pour le français. On ne peut pas défendre l'apartheid linguistique institutionnalisé et se dire l'ami de la nation québécoise.

Le RRQ Outaouais sonne le réveil de ses compatriotes. Il est normal de vouloir parler sa langue chez soi. Il n'y a pas de honte à exiger que tous les Québécois emploient leur langue nationale pour communiquer entre eux. Tous les pays le font. Un Italien qui ne parle pas italien ou un Allemand qui ne parle pas allemand, ça n'existe pas. Les Canadiens anglais accueillent les gens dans les provinces anglaises en leur faisant bien comprendre qu'il n'y a point de salut chez eux sans connaitre leur langue. Les Canadiens français de l'Alberta, du Manitoba et de l'Ontario n'ont pas le choix. Ils doivent parler anglais, et ils le font souvent aux dépens de leur langue maternelle, malheureusement. Seuls les suprémacistes anglo-saxons du Québec refusent d'employer la langue nationale des ceux parmi lesquels ils ont choisi de vivre. C'est une attitude méprisante que l'on cherche machiavéliquement à faire passer pour la défense d'une minorité.

Que les Québécois de l'Outaouais se tiennent debout. Qu'ils résistent aux calomnies de ceux qui les accusent d'être des racistes ou des xénophobes dès qu'ils veulent s'affirmer normalement, comme n'importe quel peuple normal. Les Québécois n'ont pas encore leur pays à eux, mais ils doivent commencer dès maintenant à penser comme un peuple libre et refuser les droits sacrés qui ne sont autre chose que des privilèges néocoloniaux. Notre appel de résistance s'adresse à tous les Québécois, quelles que soient leurs origines, et en particulier aux Québécois de langue maternelle anglaise qui se sont joints à notre nation dans un esprit fraternel, qui en ont épousé les traditions, les valeurs et la langue et qui participent aujourd'hui à son histoire. Ils considèrent l'histoire du Québec comme leur histoire puisqu'ils ont choisi de vivre ici avec nous. Nous les aimons et sommes heureux de les compter parmi nous.

Votons contre Barbara Charlebois et les autres chantres du bilinguisme assimilateur fédéral. Contre le tribalisme et la tyrannie! Pour la solidarité et l'égalité!


RRQ Outaouais

Renseignements


Louis-Philippe Dubois 819 561-2489
Bernard Desgagné 819 503-0520


[1] Nous ne sommes pas contre le programme de contestation judiciaire, mais contre son utilisation pour torpiller la Charte de la langue française.



- Pour diffusion immédiate-

Enfin de la désobéissance civile!



Québec, le 15 octobre 2009- En tant que président du Réseau de Résistance du Québécois (RRQ), Patrick Bourgeois tient à féliciter le citoyen Jean-Roch Villemaire pour le geste qu'il a posé contre la candidate Barbara Charlebois, elle dont l'équipe a osé poser des affiches unilingues anglaises dans le secteur d'Aylmer, en Outaouais.

Bien qu'il s'agisse ici d'une initiative personnelle de M. Villemaire, le Réseau tient à dire qu'il se sent solidaire et fier de ce patriote. Le Réseau est convaincu qu'il a bien fait de retirer une douzaine desdites affiches unilingues anglaises. « Je partage l'opinion de M. Villemaire lorsqu'il dit que les citoyens, quand les élites politiques abdiquent, ont la responsabilité de combattre eux-mêmes les situations injustes. Lorsqu'il y aura des centaines et des milliers de Québécois qui imiteront Jean-Roch Villemaire, la question du français sera enfin réglée au Québec », a dit M. Bourgeois.

La question du français préoccupe au plus haut point la direction et les membres du Réseau de Résistance du Québécois. « Il est clair qu'il faut faire quelque chose de signifiant pour enfin renverser la tendance à laquelle on assiste depuis quelques décennies maintenant au Québec, tendance qui établit clairement le déclin de la langue française. Et la désobéissance civile est très certainement une des possibilités que nous envisageons pour assurer la pérennité du fait français au Québec », a soutenu M. Bourgeois. En cela, Jean-Roch Villemaire vient peut-être de lancer un mouvement.

Réseau de Résistance du Québécois


-30-


Information : 418-763-7247




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DEMAIN – Hymne au Québec



jeudi 8 octobre 2009

L'HEURE EST ARRIVÉE...

Le compte à rebours de l'humanité a commencé, craint Albert Jacquard

Pierre Couture
 

Source : Le Soleil - Québec, 8 octobre 2009

 Humaniste engagé, le philosophe Albert Jacquard était de passage mercredi, au Soleil, pour nous parler de son plus récent ouvrage portant sur l'urgence de changer nos comportements autodestructeurs. Vision d'un homme lucide qui a regard éclairé sur la coopération.

Q M. Jacquard, dans votre livre Le compte à rebours a-t-il commencé?, vous évoquez un possible suicide collectif de l'humanité. Est-ce que le temps nous est compté?

R «Je crains que oui. Lorsque je parle de suicide collectif, les mots ne sont pas excessifs. Un suicide, c'est se donner la mort volontairement. Et c'est ce qu'est en train de faire l'humanité puisqu'elle a mis en place, à un coût très élevé, le moyen de détruire les hommes. Par exemple, le seul but des bombes nucléaires est de détruire l'espèce humaine. De même que de prélever les matières premières de la Terre, comme le pétrole, ne donne pas automatiquement le droit de tout prendre sans rien laisser aux générations futures. Ce que je veux dire est qu'à force de transformer le monde à notre avantage, nous risquons de fabriquer une Terre où aucun de nous ne voudra vivre.»

Q Sommes-nous condamnés à coopérer pour survivre?

R « Ou bien les humains décideront de coopérer entre eux ou bien on court à la catastrophe. Jamais au cours de l'histoire il n'y a eu autant de personnes sur la Terre. On pourrait très bientôt compter près de huit milliards d'êtres humains sur la planète. Ce qui serait raisonnable, c'est de se poser la question : comment s'organise-t-on au sein d'une si petite planète ? Oui, il faudra être heureux. Et si on poursuit notre réflexion, on se dit qu'il faudrait être heureux comme les Occidentaux. Alors imitons tous l'Occident. Ce qui n'est pas possible. Si on multiplie par huit milliards ce que vous coûtez et ce que je coûte sur la planète, il nous faudrait trois planètes pour satisfaire nos besoins. Ce qui pose un problème d'incohérence entre la taille de la planète et les besoins que nous prétendons avoir. Il est d'ailleurs clair que la consommation matérielle n'est pas liée au bonheur.»

Q À qui appartiennent les richesses de la Terre, selon vous?

R «À tous les hommes, autant ceux d'aujourd'hui que ceux à venir. Nous avons épuisé les ressources de la planète. En ce sens, les grands de ce monde ont un rôle précis à jouer. Ils doivent dire que le pétrole, le gaz, etc. sont des richesses non renouvelables qui appartiennent à tous. Nous sommes en train de détruire tout, il faut au moins s'arrêter. Prenons conscience de la crétinerie actuelle, et agissons pour la stopper. Les plus riches doivent maintenant penser à moins gaspiller. Nos comportements doivent changer.»

Q Au nom de la sacro-sainte création de richesse (croissance économique à tout prix), assiste-t-on à une forme d'intégrisme économique?

R «Selon moi, nous sommes en train d'aboutir à une impossibilité de continuer. Et on commence à s'en rendre compte. Cela été long et cela a été camouflé par des problèmes immédiats dus aux grandes guerres, notamment. Mais, on est en train de retrouver nos esprits et on constate qu'il est temps d'arrêter le pillage. On remarque que depuis 40 ans, le discours a changé. Il y a 40 ans, on parlait très peu d'écologie. Aujourd'hui, c'est très commun. Il faut donc repenser le système pour redistribuer la richesse de la terre de façon équitable. C'est la seule façon dont on pourra s'en sortir. Aujourd'hui, 1/5 de l'humanité dépense 4/5 des richesses. Un changement suppose une profonde remise en cause des concepts économiques comme la notion de valeur, par exemple. Je suis pour la croissance, mais celle des véritables valeurs humaines.»

Q Pouvez-vous nous parler de la crise économique actuelle et des milliards de dollars injectés dans nos économies par nos politiciens en si peu de temps?

R «C'est drôle comment nos politiciens ont trouvé de l'argent rapidement pour venir en aide aux multinationales. Ils n'ont toutefois pas autant d'argent pour sauver la planète. On commence toutefois à parler d'écologie, c'est un pas dans la bonne direction. C'est donc maintenant qu'il faut faire des choix. Lorsque nos économies sont en mutation [comme en ce moment], le mouvement est irréversible. Il faut donc en profiter pour changer la donne. Il faut toutefois que les choses changent et cela commence par les décideurs qui sont en place. Ce ne sont pas des imbéciles, ils ont le sort de la planète entre leurs mains. C'est à eux d'agir.»

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Un quotidien libre au Québec.

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La revue phare du Québec
L'ACTION NATIONALE

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L'éditorial de Robert Laplante
dans L'Action nationale d'octobre 2009

Un théâtre d’ombres

- Robert Laplante
Les manœuvres de bluff et d’intimidation qui ont marqué la scène fédérale depuis quelques semaines, n’ont pas manqué de piquant. Le spectacle, en effet, nous donne à voir le Canada tel qu’il est dans la disposition qui est la sienne depuis toujours de ne reculer devant aucun prix pour maintenir le Québec dans son carcan. La joute politicienne a beau être compliquée, commentateurs et politiciens ont beau se lamenter sur l’instabilité des gouvernements minoritaires, rien ne semble assez outrecuidant pour que le Canada et ses partis politiques se donnent la peine de se demander comment ils en sont arrivés là. Tout au plus avons-nous droit aux coups de gueules sur les séparatistes du Bloc qui empêchent la politique politicienne de ronronner ou encore aux savants rapports sur les motifs et les manières de lui couper les vivres ou de le tenir à l’écart des débats pour que les choses puissent enfin tourner rondement dans le plus meilleur pays du monde.
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mercredi 7 octobre 2009

LES FUNÉRAILLES D'UN PATRIOTE





Pierre Falardeau, cinéaste et écrivain

J'aimerais partager avec vous un grand moment de l'actualité, et même de l'histoire du Québec, si vous n'étiez pas branché sur le canal d'information LCN ce matin, le 3 octobre 2009, à l'occasion des funérailles de l'intellectuel et patriote Pierre Falardeau qui dérangeait tellement nos pharisiens locaux...

On peut voir diverses vidéos de l'évènement dans les archives de LCN du réseau Canoë.
Du moins, ces vidéos étaient accessibles le 7 octobre.

Voir les liens suivants :


  1. Écoutez Jules Falardeau, son fils, 3 oct. 2009


  2. Falardeau: émission spéciale (partie 1), 3 oct. 2009


  3. Falardeau: émission spéciale (partie 2), 3 oct. 2009


On peut ajouter cet autre document qui aide à comprendre l'homme qu'il était :
Sa dernière entrevue à LCN : clic.

Après avoir vu et entendu ces documents émouvants, et observé les réactions de l'assistance, particulièrement révélatrice de certains personnages, on pourra peut-être conclure que nous avons vécu là un élément historique déclencheur...

Parmi les textes marquants, sacrés et profanes, lus à cette occasion, il y a cet extrait de
L'Évangile selon saint Luc qui aurait été choisi par Pierre Falardeau, comme la musique remarquable qui fut interprétée. Une rude dénonciation de la trahison des élites :

11 37 Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita
...pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table.
38
Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas.

39 Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté.
40
Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ?
41 Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.
42 Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste.
43 Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques.
44 Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »
45 Alors un docteur de la Loi prit la parole : « Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes. »
46 Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt.
47 Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. 48 Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
49
C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres.
50
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde,
51
depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : cette génération devra en rendre compte.
52 Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés. »
53 Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions ; 54
ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.

Source : Textes liturgiques, © AELF, Paris.

On sait comment Falardeau fut stigmatisé et calomnié après que certains petits notables ou journalistes se soient emparés d'une ou deux de ses paroles, souvent sans avoir lu ses écrits ni vu ses films...

Sa plus percutante dénonciation des sépulcres blanchis se trouve sans doute dans le film documentaire d'une vingtaine de minutes intitulé « Le temps des bouffons » qui a été primé dans plusieurs pays, même au Canada (Sudbury). Pour le voir : clic.

1993
LE TEMPS DES BOUFFONS
Scénarisation et réalisation

  • Le prix Meilleur court-métrage, Sudbury, Canada 1994
  • Le prix Meilleur court-métrage, Bilbao, Pays Basque 1994
  • Prix de recherche Clermont Ferrand, France 1995
  • Festival des films du monde de Montréal
  • Festival of festivals, Toronto
  • Festival de Nyon, Suisse
  • Festival d'Oberhausen, Allemagne
  • Festival de Sac Paulo, Brésil
  • Festival de Manosque, France
  • Festival de cinéma, Australie, 2002
  • Festival du court-métrage de Bruxelles, 2004
  • Prix du public au Festival du court-métrage de Barcelone, 2004
  • Festival du court-métrage au Saguenay, 2004
Par ailleurs, son chef-d'œuvre, est sans doute le très émouvant « 15 février 1839 » :

2000
15 FÉVRIER 1839
Scénarisation et réalisation

  • Prix Jutra du meilleur acteur, de la meilleure actrice de soutien, de la meilleure direction artistique et du meilleur son.
  • Rendez vous du cinéma québécois, 2002
  • Prix spécial du jury, Festival de Kalamazoo, Michigan, Etats Unis, 2003
  • Festival du film de Vancouver, Canada
  • Festival du film québécois, Dakar, Sénégal
Jean-Luc Dion


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QUELQUES CITATIONS DE PIERRE FALARDEAU...


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« On va toujours trop loin pour les gens qui vont nulle part. »
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« On est responsable de l'époque où on vit,
de la situation où on est.
J'ai toujours cru qu'un intellectuel doit intervenir dans la société. »

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« Une oeuvre est à la fois politique, artistique, humaine et philosophique.
Je fais des films pour que ça reste.
Une fois qu'on sera indépendant,
c'est un film qui peut servir au reste de l'humanité. »


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« Ce n'est pas comique [Elvis Gratton];
c'est un portrait de nous pas très reluisant !
Il y a des petits jeunes qui, la première fois,
avaient perçu le film au premier degré.
Ils avaient ri des farces et des coups de pied au cul.
Mais en vieillissant, ou quand ils arrivent au cégep et que leurs profs leurs disent :
'Savez-vous ce que c'est, Elvis Gratton ?
Avez-vous saisi de quoi ça parle? '
certains se réveillent. »

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« Des Elvis Gratton i' en a mur à mur au Québec.
Aussitôt qui en a un qui meurt.
i' en a mille qui sont prêts à prendre sa place! »


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« Chaque film, chaque maison, chaque poème, chaque robe, chaque chanson
que nous créons fait exister le Québec, un peu plus chaque jour.
Nos chefs d'œuvres , comme nos cochonneries. Parce que ce sont nos cochonneries.
Le Québec existe dans nos rêves. Par nos rêves.
Et le jour où nous cesserons de rêver, le pays mourra. »


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« Pour les lâches, la liberté est toujours extrémiste. »
 



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« Un peuple qui ne sait pas où il va
est sûr d'y arriver dans un état exécrable. »



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À visiter chaque jour :

 Souscrivons !


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dimanche 27 septembre 2009

Pierre FALARDEAU : UN HOMME DEBOUT !

HOMMAGE À UN HOMME DEBOUT !




Pierre Falardeau, l’humaniste
jamais ne s’éteindra la lampe, la lueur qui te guidait
René Boulanger
Tribune libre de Vigile - dimanche 27 septembre 2009


Mon ami Pierre Falardeau s’est éteint hier soir. Il a vécu sa maladie avec un courage qui dépasse même sa légende. On voit qu’il a fait ce qu’il fallait pour se prolonger, pour donner aux siens des moments qui devenaient de plus en plus précieux. Lui, qui aimait la boxe, il a livré son plus beau combat. Ce soir, je devrais invoquer la douleur de l’absence, et je sais qu’elle viendra, mais pour l’instant, sa présence est si forte qu’elle efface la mort. Pierre Falardeau n’a pas dit son dernier mot. Comme la lumière des étoiles lointaines, ils voyagent encore jusqu’à nous. « Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance. »
Ces mots étaient écrits sur une banderole qu’il avait fait faire aux jeunes années de sa vie. Cette banderole, il la promenait dans toutes les manifestations, dans tous les parcours. Elle résume sa vie. Il l’avait reprise du leader vietnamien Ho Chi Minh et en avait fait le cœur de son discours. Il l’avait volée comme il disait souvent des phrases les plus audacieuses qu’il mettait dans la bouche de ses personnages. Même volée, elle se révélait comme la plus authentique de ses formules. Malgré sa limpidité, sa luminosité, il lui a fallu toute une vie pour en expliquer le sens. Pour la raison très précise que lui avait révélée La Boétie dans son « Discours sur la Servitude Volontaire. » écrit au XVIème siècle, à savoir que la 3ième génération à en être privée n’a plus aucun souvenir de ce qu’est la liberté.
L’homme libre qui surgit au cœur de la servitude ne peut vivre que l’exaspération, la rage et la colère car ceux à qui il parle refusent d’entendre et de comprendre. Ils acceptent que leur vie serve à construire leur propre prison. Ils deviennent leurs propres gardiens. Ils pourchassent et injurient ceux qui les invitent à défaire leur attachement consenti.
Soumis aux puissances de l’Argent, à la suprématie du monde impérial anglo-saxon, les Québécois portent au pouvoir les profiteurs locaux du système colonial. Ils confondent la liberté avec le fait de dépenser et de se déplacer en char. Ils donnent leur vie, ils la consacrent à l’enrichissement des détrousseurs de fonds publics. Et pour se perdre encore plus, ils assassinent leur propre culture et mutilent leur histoire, cultivant l’oubli et la résignation.
Dans ce monde assagi et soumis, l’homme libre est un fauve à abattre, une bête à dompter. Or, il est bien le seul qui n’ait pas tort.
« Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance. »
Pour avoir compris cela jusqu’à le vivre dans sa chair, Falardeau avait bien le droit de répartir les coups de pied au cul et les tapes sur la gueule qui se perdent d’ailleurs trop souvent. L’insignifiance, la veulerie et la trahison glorifiée ne se dénoncent pas par la politesse. Seul, ou presque seul, il n’avait pour se défendre que sa parole.
Contrairement à ce qu’on dit, il n’en a pas abusé. Les écarts de langage n’en étaient pas. Il faut savoir que la lutte pour la liberté est surtout un combat moral et d’abord à l’intérieur de nous-mêmes. Contre cette morale de l’homme libre se dresse l’immoralité du maître. Contre cette morale du premier destin de l’homme se dresse l’amoralité du servile. Il n’y a pas de zone neutre entre le Noir et le Blanc, entre l’acceptation et le refus, entre la résignation et la révolution.
Et dans ce combat vers l’ascension morale, importe-t-il aujourd’hui de se dire que cet homme seul avait raison contre tous. Falardeau avait raison sur toute la ligne. Oui, les salopards étaient bien des salopards, les vendus étaient bien des vendus, les trous-du-cul étaient bien des trous-du-cul, les sales pourritures étaient bien des sales pourritures. On connaît leurs noms. Ils ont vendu leurs frères, ils ont souillé l’âme des peuples, ils ont trahi leurs pères. Oui, les crétins étaient des crétins, les demi-hommes étaient des demi-hommes, les pleutres étaient des pleutres et les pleurines étaient des pleurines. Ils ont laissé piller la forêt, détruire la terre nourricière, ils ont laissé détruire notre culture et s’effacer notre langue, ils ont baissé les bras devant l’impérialisme sauvage et colonisateur, ils ont prêché la bonne entente avec les destructeurs de notre nation. Tous ont des noms.
Et que dire de ceux qui mentaient au nom de leur job à sauver. De ceux qui cachaient le crime au nom de leur job à sauver. De ceux qui couchaient avec les boss, de ceux qui protégeaient le voleur, de ceux qui se faisaient payer le sUNilence.
Mais encore et que dire encore ? Que les lâches étaient des lâches.
Non Pierre Falardeau, je ne suis pas prêt à le mettre au tombeau. Pas avant que tous ceux qui lui ont craché dessus reconnaissent qu’il était grand et noble. Qu’il défendait la salutaire vérité, qu’il était homme de principe et de justice. Qu’il était la liberté des hommes enfin vécue par l’homme.
Malgré tout, je sais que même les étoiles meurent. Même celles qui ont l’éclat si pur de son intelligence. Et viendra ce moment pour moi de l’accepter. Mais ne puis-je avant parler de cet amour, cet immense amour qui le consumait et alimentait ses sublimes révoltes ? Cet amour des gens du peuple, cet amour des êtres de poésie, des enfants, des vieillards, des vieux amis, des femmes, de sa femme, de ses jeunes mais aussi de la jeunesse. Tout ce qui fait l’humanité en somme. Mais ne puis-je aussi parler de cet élan vers la beauté, cette fascination pour nos vieilles peintures, pour nos vieilles pierres mais également pour les grands paysages, nos sublimes paysages. Oui, il aimait ce pays mais pas juste comme pays, comme fragment de l’humanité à préserver.
J’ai dit à des journalistes qu’il était un humaniste. Ce n’est pas assez. Il était aussi une volonté, un homme responsable et qui à ce titre refuse aux autres l’irresponsabilité. C’est à chacun de nous de vaincre cette résistance à la liberté, c’est à chacun de nous de refuser la mort d’un peuple, d’une langue, d’une civilisation.
C’est à chacun d’entre nous de comprendre sa propre aliénation.
Dans son premier court métrage fiction, on voyait à la fin tous les personnages devenir des Elvis Gratton. Donc opérer eux-mêmes la destruction de leur culture, de leurs rêves bref, de leur être.
Maintenant, dans ce nouveau long métrage qui devra tous nous emmener vers la redécouverte de nous-mêmes, il nous reste tous à enlever ce masque et devenir ce que Pierre Falardeau a toujours été, un être libre, assoiffé de vérité, enragé d’espoir, avide de liberté.
Oui, « Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance ».
Et maintenant, je te parle à toi Falardeau. Puisqu’il faut bien que je te dise adieu. Comme tu as aimé, mais aimé. L’amour dans toutes ses composantes et ses formes. Oui le grand amour mais aussi la fraternité, la camaraderie et puis cet incroyable don pour cette variante toute simple : l’amitié. Pour l’avoir vécue mais surtout reçue, je ressens une gêne d’avoir à l’exposer ainsi. Disons simplement que tu nous manqueras, vieux. Tu nous manqueras terriblement.
Mais jamais ne s’éteindra la lampe, la lueur qui te guidait. Nous marchons vers elle nous aussi. Tu es avec nous. Nous sommes avec toi.
Nous t’aimons !
René Boulanger
Fontarabie, 26 septembre 2009




« Tout homme qui se tient debout
est le plus beau des monuments.»

Georges DOR, écrivain québécois
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mercredi 23 septembre 2009

UN HOMME QUI SE TIENT DEBOUT


Un conseiller honorable

Voici un homme qui fait honneur à tous les Québécois,
Nicolas Montmorency, conseiller indépendant de Pointe-aux-Prairies, Montréal.

Un exemple à suivre par tous nos politiciens.
Nous en avons trop que la lâcheté fait taire...

Un conseiller crie à l’injustice

Mathieu Turbide - Canoë - mercredi 23 septembre 2009


C’est en criant à tue-tête pour qu’on l’entende malgré son micro coupé que le conseiller municipal indépendant de Pointe-aux-Prairies, Nicolas Montmorency, aura fait sa dernière intervention au conseil municipal, hier soir.

Pendant la période des questions de l’opposition, le jeune conseiller a reproché au maire Gérald Tremblay et aux autres élus du conseil de ne pas l’avoir défendu lorsqu’il a été « roulé dans la boue » par les médias anglophones, pendant l’été.

Nicolas Montmorency avait lancé, au mois d’août, la suggestion de changer le nom de la rue Amherst, en raison du passé militaire douteux de l’officier britannique Jeffrey Amherst. Selon certains historiens, Amherst aurait ordonné d’utiliser des bactéries pour éliminer des populations amérindiennes.

« Je me suis fait rouler dans la boue, A mari usque ad mare de ce bien peu respectueux pays qu’est le Canada. À la une de plusieurs journaux, on m’a traité d’idiot, de raciste, d’ignorant », a-t-il dit, avant d’accuser le maire Tremblay et le chef de l’opposition, Benoît Labonté, d’être restés « assis sur votre chaise [...] dans le confort de votre indifférence la plus totale ».

Mais comme son intervention se prolongeait bien au-delà du temps permis pour poser sa question, le président du conseil, Marcel Parent, lui a demandé à deux reprises de conclure et de poser sa question.

Cris et applaudissements

Mais pendant que le conseiller continuait de parler rapidement, sans prendre son souffle -et sans poser sa question -, son micro a été coupé.

C’est alors que Nicolas Montmorency s’est mis à crier afin que les conseillers et les personnes assises dans l’assistance puissent l’entendre. Il a continué son discours de cette manière pendant plus de deux minutes.

On l’a entendu citer Diane Lemieux, nouvelle recrue de Gérald Tremblay, quand elle avait dit que l’Ontario n’avait « pas de culture », mais que Montréal en avait bel et bien une, ce qui a provoqué des applaudissements dans l’assistance.

Nicolas Montmorency a été élu en 2005 sous la bannière de Vision Montréal, mais il siège comme indépendant depuis 2006. Il a annoncé récemment qu’il ne serait pas candidat aux prochaines élections.

— -

Discours de Nicolas Montmorency
à l’Hôtel de ville de Montréal 22 septembre 2009

Lors du dernier conseil, j’ai soumis deux motions : l’une concernant la rue Amherst, et l’autre au sujet de la francisation des lieux publics de Montréal. Je ne m’attarderai pas sur la question d’Amherst, car à mon avis j’ai fais ce qui devait être fait, ne voulant pas qu’un génocidaire soit honoré dans sa ville. Pour le reste, vivez avec votre conscience. Par contre, je ne peux passer sous silence votre silence sur la motion au sujet du visage français de Montréal, parce que bien au-delà du symbole, il s’agit de l’avenir de toute une nation et de sa culture, et de l’image qu’elle en projette.

Au moment où les médias anglophones ont pris connaissance de ma proposition, je me suis fait rouler dans la boue, ad mare usque ad mare de ce bien peu respectueux pays qu’est le Canada envers ses communautés francophones. À la une de plusieurs journaux, on m’a traité d’idiot, de raciste, d’ignorant. On m’a accusé de tous les maux des anglophones montréalais, dont quelques membres se pensent au bord de leur extinction !

Vous comprendrez donc mon désarroi, quand aucun d’entre vous ne s’est levé pour m’appuyer, venant en quelque sorte approuver ces discours haineux en mon endroit. Tous et chacun, du maire au chef de l’opposition, vous êtes restés assis sur votre chaise, bien installé dans le confort de votre indifférence la plus totale. Vous n’avez peut-être pas apprécié mes propos à votre égard, mais sachez que je les pensais très sincèrement.

Le français est menacé à Montréal, c’est une évidence à laquelle il ne semble, ici, n’y avoir que moi qui la voit, en plus des 90% des francophones de notre ville. Sur la rue ou à la maison, les Montréalais de toutes origines peuvent bien parler la langue qu’ils veulent, c’est un enrichissement culturel pour tous les Québécois. Par contre, à Montréal, la langue commune et publique, c’est le français : pas l’anglais. C’est le français et rien d’autre. Ceux qui ont peur de l’affirmer, qui n’osent pas vivre et partager fièrement notre héritage en public sont les véritables colonisés. Ils vivent dans le passé, dans cette époque du Québécois né pour un petit pain. L’avenir de notre pays ne passe pas par une uniformisation de sa culture.

Notre avenir, c’est une ville comme Barcelone, une ville fière de sa culture et dont les habitants se tiennent debout pour la faire respecter, même s’ils sont si peu nombreux à parler leur langue. Notre avenir, c’est notre spécificité, notre passé historique qui nous fait prendre conscience – du moins pour certains d’entre nous – de la beauté et de la richesse que sont toutes les cultures. Ça, on peut l’affirmer avec fermeté à travers le monde.

Mais avant, il faut aussi savoir se respecter soi-même, ne pas avoir peur d’oser être ce que nous sommes et surtout, de le montrer.

Comme l’a si bien dit Diane Lemieux alors qu’elle devenait ministre de la culture du Québec, il n’y a pas de culture proprement canadienne. Par contre, ce que je dis, c’est qu’il y a une culture propre à Montréal, propre au Québec, et que nous devons tout faire pour la protéger, pour qu’elle rayonne à travers le monde. Alors arrêtons de vouloir nous comparer à des villes comme Toronto, une ville forte économiquement, mais qui comble un vide culturel en copiant ce qui se fait ailleurs.

N’oublions jamais que Montréal, c’est aussi l’avenir du Québec tout entier. C’est ici, qu’on le veuille ou non, qu’est en jeu notre essor culturel, qui doit rayonner plus fort que jamais.

J’adresse ma question au maire de Montréal, mais également à tous ceux qui sentiront le besoin de répondre. Quel avenir entrevoyez-vous pour Montréal ? Une petite ville sans particularité ? Une petite ville comme tant d’autre, qui perd la base de sa culture au profit de ce qu’on retrouve partout ailleurs ? Soyez réalistes, arrivez au 21e siècle ! Notre richesse, notre force, c’est notre culture, c’est notre langue ! Faisons de Montréal une ville forte sur le plan international, faisons de Montréal ce qu’elle doit être, une ville à notre image.

Monsieur Tremblay, Madame Harel allez vous faire honneur au poste que vous prétendez, pourriez vous faire honneur à tous vos ancêtres francophones qui se sont battus avant vous, et dire haut et fort que Montréal, c’est une ville de langue française.

Source
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2009/09/20090923-093900.html

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vendredi 11 septembre 2009

« RACISME » ORDINAIRE À THE GAZETTE...


« Put his name on the map, not a métro station »

Editorial - The Gazette (Montréal)
jeudi 6 mars 2008
« Lionel Groulx (1868-1967) was a nationalist priest whose writings included views that were overtly racist. Many in Montreal have long decried the naming of a métro station after him ; others have vehemently defended his claim to fame, despite his flaws ». 
 Traduction : 
-- Lionel Groulx était un prêtre nationaliste dont les écrits contenaient des propos ouvertement racistes. Plusieurs Montréalais ont dénoncé le fait qu'on donne son nom à une station de métro; d'autres ont vigoureusement défendu sont droit à la célébrité, malgré ses fautes ».
Un peu plus loin, le coup de matraque précède des propos altruistes :
« We certainly deplore Groulx’s racism, but if we named streets after perfect people we’d have only numbered streets. Revising place names with every twist of popularity, or every reconsideration of ancient folly, would greatly cheapen the act of naming.»
 Traduction :
-- Nous déplorons certainement le racisme de Groulx, mais si nous donnions aux rues seulement le nom de personnes parfaites, on n'aurait que des rues à numéro. Changer les noms de lieux selon les caprices du moment ou d'anciennes erreurs dévaluerait l'action de nommer.
Décidément, on ne connait pas le sens des mots à The Gazette...
D'après http://www.toupie.org/Dictionnaire/Racisme.htm : « Le racisme est un système de théories et de croyances individuelles ou collectives selon lesquelles il existe des "races" dans l'espèce humaine et une hiérarchie entre elles. Les individus sont réduits à un ensemble de critères identitaires considérés comme spécifiques et sur lesquels il est porté des jugements de valeur : inférieurs, nuisibles...» 
On lit aussi dans http://sites.estvideo.net/college.mundo/98/VOCAB.HTM : « Racisme: terme crée à l'époque de l'exploitation politique de la notion de race (1902). "Théorie sur la hiérarchie des races". Couramment "hostilité envers un groupe racial", »
Une chose est apparemment certaine, l'éditorialiste anonyme de The Gazette n'a jamais lu une ligne de l'historien Lionel Groulx et le connait encore moins...

Pour éviter de parler à travers son chapeau, il pourrait lire, par exemple, le récit de première main de Juliette Lalonde-Rémillard, « Lionel Groulx - L'homme que j'ai connu » dont on peut lire quelques extraits ici.

« Ce nationalisme de Groulx a toujours été dénué de toute violence et ne portait que sur la dignité, les valeurs morales et la fierté d’un peuple qui a été si souvent brimé dans ses aspirations, sa culture et sa langue dans le passé.» (...)« Il prônait une dignité et une solidarité qui n’étaient rien de plus que ce que les Juifs et les anglophones du Québec faisaient pour eux-mêmes. »

Au cours de sa présentation devant la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française en 2000, monsieur Yves Michaud, ancien député et Délégué général du Québec en France, rappelait une déclaration du chanoine Groulx touchant le peuple juif qui sont tout à fait élogieuses! La voici :
«« Mes propres concitoyens devraient suivre l'exemple de ce que le chanoine Groulx disait à propos du peuple juif. Le chanoine Groulx disait et nous invitait, et je le cite, "à posséder, comme les Juifs, leur âpre volonté de survivance, leur invincible esprit de solidarité, leur impérissable armature morale". Et l'historien donnait alors l'exemple du peuple juif comme modèle à suivre pour que les Québécois affirment leur propre identité nationale et assument, et assument pleinement, l'héritage de leur histoire, ajoutant que l'anti-sémitisme était "une attitude anti-chrétienne et que les Chrétiens sont, en un sens, spirituellement des Sémites". Fin de la citation.»»

Quelqu'un a même placé dans « Wikipédia » un lien vers « racisme canadien-français ». 
Il faut le faire quand on sait fort bien que lesdits Canadiens-Français souffrent plutôt d'un complexe d'infériorité...

Quant aux exemples de « racisme », c'est-à-dire combat pour la supériorité d'une « race », il faut chercher ailleurs.


Ainsi, 2009 marque le 160e anniversaire d'un évènement historique terrible qui est passé sous silence cette année.
L’année de la Terreur - 1849
Il y aura 150 ans ce week-end que le parlement du Canada uni à Montréal fut mis à feu, entraînant son déménagement à Toronto.
Jean Chartier - Le Devoir - mercredi 21 avril 1999
« (...) Le commerçant Perry était le capitaine d’une brigade de pompiers volontaires et il explique que si un pompier était intervenu trop tôt pour éteindre le feu, il aurait été pris à partie.
Il raconte qu’avec le notaire John Isaacson, il dirigea l’attaque contre la porte du parlement avec un bélier de 35 pieds. Puis, il fonça avec une hache à l’encontre du sergent d’armes Chisholm et bouscula le député Sandfield Macdonald, qu’il jeta par terre avant de frapper l’horloge de l’Assemblée avec sa hache, atteignant les becs de gaz tout près.
Alfred Perry écrit : « A mon deuxième coup, j’ai frappé le chandelier et des jets de gaz fuirent. Les tubes de gaz étaient de composition fragile. Une fois les brûleurs déplacés, le gaz continua à brûler et le feu se répandit au plafond. »
A côté de lui, un émeutier décrocha le portrait de Papineau et le piétina tandis qu’un Ecossais sauva le portrait de la reine Victoria en le sortant du parlement.(...) »
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Voir aussi :
160e anniversaire de l’incendie du parlement à Montréal incité par la Montreal Gazette

« (...) Hier, l’éditeur en chef de la Montreal Gazette, Andrew Phillips a déclaré qu’il trouve ridicule qu’on ramène cette ancienne histoire, vieille de 160 ans. Pourtant, ce quotidien considérait la reconstitution de la défaite des Plaines d’Abraham, il y a 250 ans, comme un signe de maturité. M. Phillips tente de minimiser le rôle joué par The GazetteThe Gazette a publié une édition spéciale appelant à la rébellion ("Rebellion is the law of the Land"), où elle évoquait la suprématie de la race anglo-saxonne ("Anglo-Saxons ! you must live for the future. Your blood and race will now be supreme, if true to yourselves. "). Ce quotidien anglophone, si prompt à déterrer des déclarations hors de leur contexte pour accuser les souverainistes de xénophobie, a toujours refusé de reconnaître ses torts dans ce triste épisode de notre histoire.(...) » dans ces événements en invoquant l’intervention de plusieurs autres journaux. En fait, des 5 autres journaux anglophones, 4 (Courier, Herald, Transcript, Witness, Punch) s’opposaient à Louis-Hippolyte La Fontaine et un seul (le "Montreal Pilot", saccagé le même 25 avril) l’appuyait avec les journaux francophones. »
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