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lundi 7 décembre 2009

LA GUERRE CONTRE L'ANGLAIS...?


La guerre contre l’anglais... (?)
Richard Martineau
Canoë - jeudi 3 décembre 2009

Hier, dans Le Devoir, l’avocat Julius Grey a publié une charge en règle contre ceux qui veulent renforcer la loi 101.

« De façon générale, il est temps d’arrêter la bataille contre l’anglais », dit le défenseur des droits individuels.

Quoi ? Il y a une bataille contre l’anglais ? Au Québec ? Dites-moi où elle fait rage, maître Grey, car moi, tout ce que je vois, c’est le contraire, c’est-à-dire une lente et pénible érosion du français à Montréal.

EXCUSE MY FRENCH

Ma femme visite un « bar à ongles » dans le centre-ville. Toutes les informations sur les produits et les services offerts sont en anglais seulement, et la vendeuse n’est pas capable de dire un seul mot en français.

Nous allons stationner notre auto. Le préposé est incapable de me parler dans ma langue, et pique une colère quand je lui demande pourquoi il ne parle pas un traître mot de français alors qu’il travaille avec le public.

Nous nous rendons dans un centre d’activités pour enfants avec notre fils de 20 mois. Toutes les comptines diffusées pendant l’atelier sont en anglais, et 80% des indications données par la monitrice sont dans la langue de Mordecai.

IN ENGLISH ONLY

Ma femme se pointe à un cours de yoga. Le prof ne parle pas un mot de français, même si 75% des personnes présentes sont francophones.

La semaine dernière, les Montréalais étaient conviés à une expo de jeunes designers branchés. Nom de l’événement ? The Smart Design Mart, « une estrade unique comprise d’une variété de jeunes designers talentueux », disait (en klingon ?) le carton d’invitation.

Le site Internet est unilingue anglais.

Il y a deux semaines, je me suis présenté à un événement-bénéfice au profit d’un organisme d’aide pour jeunes en difficulté. Les indications étaient en anglais seulement et les organisateurs ne parlaient pas un mot de français.

Je vais dans un resto italien : l’hôtesse est incapable de me parler dans ma langue. Je vais dans un resto du quartier chinois : incapable de me faire servir dans ma langue.

Je vais dans une boutique de meubles : service en anglais seulement.

Tout ça dans l’espace de quelques jours.

Une guerre contre l’anglais, maître Grey ? Vraiment ?

QUEBEC IS RACIST !

Avez-vous lu l’enquête que nous avons publiée sur le monde du travail à Montréal ? Vous êtes unilingue anglais : vous n’éprouvez aucun problème à décrocher un emploi. Vous êtes unilingue français : on refuse de vous embaucher, car vous ne parlez pas anglais.

Avant-hier, ma femme s’inscrit à un cours de vélo stationnaire dans un gym. Le prof ne parle qu’en anglais, même si les 12 clients sont francophones. Ma femme va voir la fille à la réception pour se plaindre : la fille est unilingue anglophone.

De retour à la maison, ma femme raconte cette anecdote sur Twitter.

Lesley Chesterman, journaliste au quotidien The Gazette, lit son entrée et pète les plombs.

« I stopped following a Quebec media person on Twitter because of all her anglo bashing », écrit-elle.

Puis : « It’s the only thing I hate about living in this province. It’s racist and it drives me crazy. J’en ai marre ! »

C’est raciste, maintenant, de vouloir être servi en français ? Hé bien.

AUCUN PROBLÈME

Pendant ce temps, André Pratte de La Presse écrit que « l’érosion du français à Montréal est une vue de l’esprit », et Julius Grey affirme que le temps est venu « d’arrêter la bataille contre l’anglais ».

Vous voulez rire, ou quoi ?

Source
http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2009/12/200912 (...)

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À ce sujet, il faut relire

« NOUVELLE INGÉRENCE INACCEPTABLE...» (clic) dans ce blogue.

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VIGILE.net

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L’AUT’JOURNAL

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L’ACTION NATIONALE

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IMPÉRATIF FRANÇAIS

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DEMAIN – Hymne au Québec

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lundi 23 novembre 2009

NOUVELLE INGÉRENCE INACCEPTABLE...


Une question très actuelle...



Devrait-on obliger les allophones et les francophones
à fréquenter les cégeps en français?


C’était la question du jour de Cyberpresse le 22 novembre 2009.


Lire mon commentaire à la fin.
JL Dion


***
« L’importance d’agir »

Phase 2 de la campagne contre le jugement de la Cour suprême invalidant la Loi 104

Le 29 novembre prochain, à 13 h 00

Au Motel Royal La Barre, 2019, boul. Taschereau à Longueuil
Le Mouvement Montérégie français (MMF) vous invite à la phase deux de la campagne contre le jugement de la Cour suprême invalidant la Loi 104. Il s’agit du rassemblement soulignant le lancement officiel du Mouvement Montérégie français qui aura lieu le 29 novembre prochain à 13 h, au Motel Royal La Barre, 2019, boul. Taschereau à Longueuil.

Parmi les orateurs, nous aurons entre autres :
Michel GAGNON, président du MMF Montérégie,
Yves BEAUCHEMIN, écrivain,
Maria MOURANI, députée du Bloc Québécois,
Pierre CURZI, député du Parti Québécois,
Mario BEAULIEU, président de la SSJBM
Yvon SYLVA appuiera la manifestation avec des chansons de Félix Leclerc

La loi 104 a été adoptée à l'unanimité en 2002 par l’Assemblée nationale, mais la Cour suprême du Canada a déclaré inconstitutionnelles ces dispositions ajoutées à la Loi 101 et a donné un an au gouvernement du Québec pour les modifier. Le gouvernement du Québec, les partis d'opposition, les grandes centrales syndicales et plusieurs organismes de défense du français ont décrié cette décision du plus haut tribunal.

Établi au printemps 2009, le Mouvement Montérégie français a pour mission mission est de défendre et promouvoir le français en Montérégie, de participer à l’accueil et à la francisation des nouveaux arrivants.


********

Nous avons besoin d'un coup de main pour la campagne contre cet infâme jugement de la Cour suprême. Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français? Engagez-vous et donnez généreusement! Appelez au 514-843-8851, poste 241 pour nous faire-part de vos disponibilités et … faites un don en ligne!

http://www.montrealfrancais.info/devenir_benevole



Pour avoir un aperçu de cette affaire, on peut commencer par lire cet éditorial du quotidien Le Devoir de Montréal :
«
La Cour suprême et la loi 104 - Coup dur »
Commentaire :

Bien sûr, aucun Québécois qui se respecte ne peut accepter l'ingérence de cette cour dans nos affaires.

La raison essentielle étant qu'elle n'a formellement aucune légitimité. En effet, le Québec n'a jamais accepté la constitution imposée en 1982 par le gouvernement canadien qui réduit unilatéralement les pouvoirs du Québec.

Il faut même reconnaitre que le Québec, par le fait même, n'est plus formellement partie de cette « fédération » canadienne qui est de plus en plus unitaire et anglophone. C'est notre indétermination actuelle qui fait que nous nous comportons comme si nous en faisions partie.

La constitution d'un État démocratique doit être acceptée très majoritairement par les citoyens, sinon elle est invalide. Or, elle a été rejetée à la quasi unanimité par notre Assemblée nationale.

Malheureusement, le gouvernement actuel du Québec qui a été élu par moins de 25% des électeurs en 2008 se montre toujours prêt à accepter ce que lui impose l'oligarchie « ottawaise ».

Cette situation ne saurait durer beaucoup plus longtemps sans de graves conséquences sur l'avenir de notre nation et de notre État, les seuls de langue française en Amérique du Nord.

Il convient donc de dénoncer avec vigueur cette ingérence comme totalement inacceptable et insultante, car elle sape les fondements de la démocratie au Québec. Il faut surtout agir.

Toutefois, je suis d'avis que l'obligation pour les allophones et les francophones de fréquenter les cégeps de langue française ne règle aucunement le problème de fond du Québec.

En effet, le problème est que le français, bien que seule langue officielle, n'est pas actuellement ESSENTIEL pour vivre et travailler au Québec, au même titre que l'anglais dans les provinces anglaises ou aux États-Unis. Si tant d'immigrés vont grossir d'une façon tout à fait aberrante des institutions telles que le cégep Dawson, et les universités Concordia et McGill, c'est qu'ils ne perçoivent pas la connaissance et l'usage du français comme essentiels. D'autre part, beaucoup trop de francophones,
par un malheureux réflexe d'aliénation culturelle, insistent pour leur parler anglais ! [*]

C'est même le message que leur envoie notre gouvernement en leur fournissant des services bilingues à tous, en violation de la Charte de la Langue française, une loi fondamentale.

Il est donc urgent que tous les francophones se comportent d'une façon digne en parlant poliment un français de qualité avec TOUS les Québécois et PARTOUT, en TOUTES CIRCONSTANCES.

Il est tout aussi urgent que notre gouvernement rétablisse la Charte de la Langue française dans son intégrité et surtout, la fasse respecter.
Jean-Luc Dion

[*] À ce sujet, il faut lire le texte admirable d'un Québécois originaire d'Argentine,
révolté par cette attitude servile et bête :

La loi rapaillée
Facundo Medina
Source : Le Devoir (clic), mardi 17 novembre 2009

Extrait :

«
Il y a dix ans que je suis arrivé au Québec. Ce ne fut pas un choix fait au hasard. J'ai choisi le Québec parce qu'on y parle le français, et le Québec m'a choisi pour la même raison. En Argentine, j'avais aussi étudié l'anglais. En fait, j'ai fait une partie de mon éducation universitaire dans un établissement anglophone. Pour moi, parler l'anglais, c'est une richesse et un atout.

Mais je n'aurais jamais le culot de demander aux Québécois de payer de leur poche pour l'éducation de mes enfants dans une langue autre que la langue officielle instituée par la loi 101. Ma conception de la démocratie diffère alors foncièrement de celle de mes collègues et amis. Il ne s'agit pas de mettre à genoux un peuple et un gouvernement pour faire valoir un droit individuel, mais de respecter une loi et une langue choisies et valorisées par l'écrasante majorité des francophones. De toute évidence, les juges de la Cour suprême n'ont pas été du même avis.
(...) »
Il faut aussi lire le texte de Louis Préfontaine qui lui fait suite : clic :

« (...) Je rêve du jour où l’exception ne sera pas un immigrant qui s’intègre à notre culture, mais le contraire.
Je rêve du jour où les Québécois, suffisamment fiers de ce qu’ils sont et insensibles aux critiques ancestrales dont on les affuble s’ils osent relever le menton, se donnent les moyens d’assurer la pérennité de leur langue en la parlant partout, en toutes circonstances.
Je rêve du jour où ils se donneront un pays non pas seulement pour avoir leur nom sur la « mappe », mais pour se débarrasser d’institutions contrôlantes et méprisantes de ce qu’ils sont.
Je rêve du jour où nous cesserons de financer avec nos deniers publics l’apprentissage d’une langue autre que le français.
Je rêve du jour où nous nous respecterons assez pour assurer notre survie.
»
Et celui de ce journaliste anglophone qui vient de terminer un cours intensif de français à Montréal :

L'anglo de Saint-Pierre
Ean Higgins

Le Devoir -- lundi 24 août 2009, p. a6

Que dois-je faire pour persuader les Québécois francophones de parler en français lorsque je m'adresse à eux?
Même si c'est, dans la plupart des cas, une politesse, il devient gênant pour un Anglo qui vient de finir un cours de français de plus haut niveau, quand il essaye d'utiliser la langue nationale du Québec, de constater qu'un francophone lui réponde en anglais.
Je suis tout à fait d'accord avec ceux qui dénoncent le fait qu'il existe plusieurs entreprises sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal, où on ne peut pas être servi en français, car le propriétaire ou les employés ne le parlent pas. Mais il est ironique qu'un anglophone soit dérangé par cet illogisme.
Pour échapper à mon agacement, j'ai développé quelques tactiques. L'une d'entre elles est très simple: je continue mon boniment en français, quoi qu'il arrive.
Par exemple, l'autre jour, je suis allé au bureau de la Régie de l'assurance maladie du Québec, afin de renouveler ma carte, après avoir vécu trente ans en Australie. J'ai commencé à parler en français, mais la dame m'a répondu en anglais. J'ai fait semblant de n'avoir entendu que du français. C'était une petite victoire: elle a finalement daigné me parler dans la langue nationale.
«Est-ce que vous avez un bail?», m'a-t-elle demandé. «Je ne sais pas, Madame. Attendez, je vais consulter Le Petit Robert pour trouver le mot "bail"... Le voilà! Oui, bien sûr, Madame, j'ai un bail.»
Comme journaliste, je tiens au principe qu'il faut gêner les fonctionnaires le plus souvent possible, et c'était amusant de déranger cette femme ayant une fonction officielle. J'ai fait la même chose quand je suis rentré une fois de New York. À l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, j'ai insisté pour parler avec les agents de l'immigration en français. Alors, ils m'ont emmené dans une salle d'interrogatoire et m'ont cuisiné pendant une heure, mais, à contrecoeur, en français, la langue nationale du Québec.
Mais cette tactique est un tantinet trop agressive pour la soutenir dans la vie quotidienne. J'ai donc expérimenté d'autres stratégies. Quand, dans un dépanneur, par exemple, on m'a répondu en anglais, j'ai dit: «Désolé, Monsieur, mais je ne parle pas très bien l'anglais, car je viens d'Ukraine.»
C'était efficace, parce que rares sont ceux qui connaissent l'accent ukrainien. Aussi, en comparaison avec les Hollandais ou les Suédois, par exemple, il est crédible - grâce à la loi 101 - qu'un Ukrainien parle le français, mais pas l'anglais. Triste, mais personne n'a poussé la conversation pour me demander: «Comment c'est la vie en Ukraine?»
Donc, j'ai trouvé une autre stratégie, beaucoup plus satisfaisante. «Désolé, Mademoiselle, mais je ne parle pas très bien l'anglais; je viens de Saint-Pierre et Miquelon.» Je crois que cela va être plus utile pour développer des conversations avec les Québécois et Québécoises francophones dans les bars.
«Bien sûr, Mademoiselle, c'est un accent très étrange. Vous savez, nous descendons des Basques et des Bretons.» (J'ai trouvé cette explication sur Internet.) «Donc, Mademoiselle, même les Français de la métropole trouvent que c'est un accent bizarre.»
D'ailleurs, si on fait une erreur grammaticale, et que la Québécoise me corrige, on peut dire: «Mademoiselle, je trouve ça très intéressant; nous devons avoir quelques nuances en grammaire qui sont uniques à Saint-Pierre et Miquelon.»
J'ai l'intention de traîner avec moi un exemplaire du Monde, pour l'emporter aux bars, et - si j'en trouve un - un livre concernant Saint-Pierre et Miquelon avec beaucoup de grandes illustrations, pour rendre mon histoire plus crédible.
Comme ça, je pourrais aussi dire: «Alors, Mademoiselle, peut-être voudriez-vous me rendre visite pour voir cette excellente description de ces belles îles françaises où je vis? Je me présente: je m'appelle Alexis de Tocqueville.» Tout simplement - il faut le dire - pour pratiquer la langue nationale.
Ean Higgins : Journaliste qui vient de terminer un cours intensif de français à l'Université McGill
© 2009 Le Devoir. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·20090824·LE·263881



Le correspondant européen à Paris du Devoir, Christian Rioux, a relevé des faits très intéressants sur la question...:


L'exception québécoise

Christian Rioux Le Devoir -- 30 octobre 2009

En février 2008, alors qu'il était chef de l'opposition, Mario Dumont avait fait escale à Paris avant de s'envoler pour Barcelone. C'était l'époque où il s'était mis dans la tête de prêcher le modèle catalan au Québec. Cette étrange idée lui avait probablement été soufflée par le brillant universitaire Guy Laforest, qui s'était lui aussi entiché de la Catalogne. Ceux qui connaissent cette région autonome du nord-est de l'Espagne savent pourtant que, depuis trois décennies, c'est plutôt la Catalogne qui s'est inspirée du Québec dans ses lois linguistiques ou pour le doublage des films.

Sans qu'on ait jamais vraiment compris pourquoi, Mario Dumont rêvait de renverser l'équation. Sur un ton espiègle, je l'avoue, j'avais donc posé la question suivante: «Si la Catalogne représente un exemple pour le Québec, quand proposerez-vous l'application de la loi 101 au cégep? Chacun sait qu'en Catalogne, l'enseignement est en catalan de la maternelle à l'université.»

Mesurant soudainement le terrain glissant sur lequel il s'était engagé, le chef de l'opposition avait eu un moment d'hésitation. Puis, il avait détourné le regard avant de trouver une esquive. Et pourtant, s'il est un domaine où la Catalogne pourrait nous inspirer, c'est bien celui-là. Même si les Catalans dits de souche ne représentent plus que 50 % de la population, le système scolaire, lui, est en catalan jusqu'à l'université. Dans un tel contexte, vous comprendrez que les largesses de nos collèges, qui permettent à 41 % des collégiens issus de l'immigration de s'angliciser aux frais de l'État, passeraient pour de la folie pure.

Lorsqu'on l'examine à partir de l'étranger, l'idée d'appliquer la loi 101 aux collèges est loin d'être l'hérésie que certains dénoncent chez nous. On pourrait même dire que cette façon de faire est devenue la norme dans les fédérations modernes où coexistent plusieurs nations.

Prenez la Belgique. Dans les années 80, le pays n'a retrouvé une certaine paix qu'en appliquant un strict régime de séparation linguistique. Je ne dis pas que la situation est aujourd'hui idéale, mais au moins on ne s'affronte plus dans les rues. À l'exception de certaines communes dites «à facilités», l'école est en néerlandais en Flandre et en français en Wallonie. Et ce régime s'étend jusqu'à l'université. En 1968, l'éclatement de l'Université de Louvain, entre sa partie francophone (maintenant à Louvain-la-Neuve) et sa partie flamande, avait fait grand bruit. Elle est aujourd'hui considérée comme normale et l'idée ne viendrait à personne de revenir au libre choix.

Seul Bruxelles, considéré comme un district bilingue, jouit de la liberté de choix. Or cette «liberté» a toujours joué contre les Flamands qui, en moins d'un siècle, y sont devenus une minorité. Malgré un certain regain des écoles flamandes ces dernières années, la plupart des immigrants qui vivent à Bruxelles choisissent la langue dominante, le français, contribuant ainsi à la minorisation des Flamands dans leur propre capitale. L'exemple n'est-il pas éloquent pour Montréal?

On pourrait aussi parler de la Suisse, où chaque canton administre ses écoles dans sa langue. Vue sous cet angle, la minorité anglophone du Québec est certainement la plus choyée du monde. Elle jouit de beaucoup plus d'«accommodements raisonnables» — que l'on me pardonne l'expression — que les Castillans en Catalogne, les Wallons en Flandres et les Suisses alémaniques en Suisse romande. Cette tolérance honore les Québécois, mais de là à pousser la naïveté jusqu'à financer l'anglicisation des immigrants qui fréquentent le cégep, il y a une marge que ni les Suisses, ni les Flamands, ni les Catalans ne seraient prêts à franchir.

Vu d'Europe, un dernier élément rend la situation des cégeps québécois parfaitement incongrue. Partout, l'enseignement collégial fait dorénavant partie de l'enseignement de base. En France, c'est 80 % d'une classe d'âge qui devrait bientôt obtenir le diplôme collégial. Il y a longtemps que le collège n'est plus considéré comme un niveau complémentaire, bien qu'il ne fasse pas entièrement partie de la scolarité obligatoire. C'est pourquoi, contrairement à l'université, le collège conserve dans de nombreux pays (dont le Québec) un fort tronc commun dispensant un enseignement jugé essentiel pour tous. Il ne viendrait pas à l'idée d'un Catalan ou d'un Flamand qu'un immigrant puisse s'intégrer correctement et occuper des postes de responsabilité sans avoir suivi, par exemple, les cours de littérature, d'histoire et de philosophie que dispensent les collèges catalans et flamands. Bref, sans communier à la culture de la majorité qui s'acquiert en bonne partie au collège. De plus, on ne fera croire à personne qu'un collégien qui étudie en anglais parle aussi bien notre langue que celui qui étudie en français. Le français parlé par nos élites est-il à ce point satisfaisant que nous puissions dispenser 41 % des immigrants et 4 % des francophones des cours et de la pratique du français offerts dans les cégeps francophones?

Dans le débat qui s'amorce, nombreux sont ceux qui brandiront la liberté de choix linguistique au collège comme un principe universel et intouchable. Sachons que, dans ce domaine, c'est plutôt le Québec qui fait figure d'exception.


crioux@ledevoir.com
Pr Jean-Luc Dion, ing., D. Sc.
Titulaire retraité et professeur associé
Dép. de Génie électrique et Génie informatique
Université du Québec à Trois-Rivières

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Découvrez un valeureux pionnier :

Tony Le Sauteur

Le parcours d'un combattant
(clic)

De l'indépendance du Québec

à la protection de l'environnement

Plus de 50 années de combat!

Découvrez de nombreux récits
sur les actions fondatrices
de ces héros méconnus :
http://tonylesauteur.com/xinde.htm

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DEMAIN – Hymne au Québec
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mardi 17 novembre 2009

PORTEURS D'EAU +++



Dans un écrit du 24 avril 2009...

« Ici au Québec, on pose assez peu de questions dérangeantes et, quand certains le font, on les ignore. L'habitude de se laisser tondre docilement... Dans ce domaine, voyez l'éditorial récent de J.R. Sansfaçon : Porteurs d'eau. Autres documents dans « Les grands Labours ».»
Or, tous ne sont pas abonnés au Devoir, malheureusement. Voici le texte en question :
Mines - Porteurs d'eau
Jean-Robert Sansfaçon
Le Devoir -- Édition du mercredi 08 avril 2009
Ce qu'on ne sait pas ne fait pas mal, veut l'adage. Dans le cas des ressources naturelles dont regorge le sous-sol du Nord québécois, il y en a qui savent et qui en profitent pour se remplir les poches sans se soucier de ce qu'ils laissent derrière eux. Et ils le font avec la complicité du gouvernement du Québec.

Les compagnies minières qui exploitent les ressources du sous-sol québécois se comportent comme des prédateurs au service de leurs seuls actionnaires. Si les minières agissent de la sorte, c'est parce que Québec, qui prétend vouloir créer de l'emploi, leur accorde des privilèges indus en délaissant son rôle de fiduciaire de nos richesses collectives. Il y a quand même une différence entre développer l'économie et épuiser la ressource, mais on ne semble pas l'avoir compris à Québec.

Dans son dernier rapport publié la semaine dernière, le Vérificateur général du Québec dit les choses de façon plus diplomatique. Mais les données qu'il a compilées ne laissent aucun doute. Non seulement le ministère des Ressources naturelles, présentement dirigé par M. Clause Béchard, ne fait pas son travail de surveillance des sites miniers pour s'assurer de leur conformité aux lois, mais il néglige de collecter la plus grande partie des sommes que les compagnies devraient fournir pour assurer la réhabilitation future des lieux.

Au cours des dernières années, l'exploration et l'exploitation minières ont connu un boom fantastique. Malgré cela, peu de nouveaux emplois ont été créés et on ne sait rien des retombées économiques que cela a entraînées. Le ministère n'a aucune statistique, aucun plan de développement des mines, aucun portrait précis de l'état des réserves, et il ne fait aucun suivi de l'évolution de la situation.

Le Nord-du-Québec, c'est le royaume des compagnies forestières et minières. Dans 56 % des cas d'inspections effectuées par les fonctionnaires, aucun rapport n'a été produit, et «dans la quasi-totalité des dossiers, [...] aucune trace de collaboration entre les inspecteurs» des Ressources naturelles et ceux du Développement durable. Si au moins une telle exploitation de nos ressources rapportait quelque chose aux Québécois! Mais non!

Entre 2002 et 2008, les producteurs d'or, de zinc, de cuivre et d'autres minerais ont extrait pour 17 milliards de dollars du sous-sol québécois. Oui, 17 milliards! De cette somme monstrueuse, ils n'ont versé que 259 millions en droits miniers, soit un minable 1,5 % de leur production. [*]
[*] D'après la loi qui est continuellement violée avec la complicité de notre gouvernement, les recevances versées auraient dû être d'au moins 2,04 milliards de $. !

Pire que ça: pour s'approprier ainsi nos richesses non renouvelables et les vendre au plus offrant, Au moins, Duplessis exigeait onze cents la tonne, c'était mieux qu'un solde négatif ! ils ont reçu 624 millions en crédits d'impôt du seul gouvernement du Québec!

Faut-il s'étonner d'apprendre que moins de trois mois après avoir été battu, en 2007, l'ineffable ministre libéral des Ressources naturelles du temps, Pierre Corbeil, a été embauché par la compagnie minière Canadian Royalties, qui exploite un des plus importants gisements du Québec, et qu'une fois revenu au sein du cabinet Charest, l'automne dernier, il a été nommé ministre (ir)responsable du Nord-du-Québec? Faut-il s'étonner encore que M. Charest et lui viennent tout juste d'annoncer des investissements de 106 millions dans les aéroports du Nord en prenant pour prétexte que cela aidera les communautés autochtones à se développer? Dindons de la farce, dites-vous?

j-rsansfacon@ledevoir.ca
Voir aussi :
« Des sociologues dressent pour la première fois un inventaire potentiel des sites abandonnés d'exploration minière au Nunavik »

Raglan Nickel Copper Mine

Où l'on peut lire ceci qui démontre bien le régime colonial que nous subissons par notre incurie collective :
« Its isolated location means that Raglan has to rely on shipping links during the ice-free season for both supplies and concentrate shipments. Concentrate is transported by road from the mine to the port at Deception Bay, then shipped to Quebec City. From there it is transported by rail to Falconbridge’s smelter at Sudbury, Ontario. Smelted matte is returned to Quebec City and shipped to the company’s Nikkelwerk refinery in Norway for final nickel production. »
Traduction libre :
« Vu le site isolé de Raglan, l'approvisionnement et les expéditions de concentré se font quand il n'y a pas de glace. Le concentré est transporté par route de la mine au port de Baie Déception, d'où il est transporté à Québec. De là, il part par chemin de fer à la fonderie de Falconbridge à Sudbury, Ontario. La fonte de nickel est alors retournée à Québec, puis expédiée à la raffinerie Nikkelwerk en Norvège pour la production du métal raffiné... » !!!
On comprend alors que les pertes pour le Québec sont effectivement énormes. Des pertes qui se transformeraient sûrement en gains si nous prenions l'initiative d'être maitres chez nous et d'assumer toutes nos responsabilités nationales et internationales dans la solidarité et l'excellence.
Pendant ce temps, ces mêmes irresponsables mandatés coupent dans tous les budgets vitaux, santé, éducation, élargissent les PPP à d'autres prédateurs, veulent s'enfoncer dans les dettes avec DEUX C.H.U. à Montréal dans un régime d'apartheid, etc.
Ah ! le doux plaisir d'être tondu... !

* * *
« La bêtise humaine est la seule chose
qui donne une idée de l'infini. »
Ernest RENANExtrait de Dialogues et fragments philosophiques
« La différence entre le génie et la bêtise,
c'est que le génie a des limites. »
« Quand la loi redevient celle de la jungle,
c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi. »
Hervé Bazin
Extrait d'Un feu dévore un autre feu
[...] Nous pouvons conclure de là
Qu'il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi,
J'en conviens ; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi ?
Jean de LA FONTAINE (1621-1695)-- Les Loups et les Brebis --


Intéressant...

Des professionnels qui n'ont pas peur de poser des questions pertinentes (et dérangeantes...) :

Welcome to Architects & Engineers for 9/11 Truth!
642 architectural and engineering professionals
and 3564 other supporters including A&E students
have signed the petition demanding of Congress
a truly independent investigation.
SOURCE : clic
Un autre document qui pose de bonnes questions :
Le point, huit ans aprèsDavid Ray Griffin : Un nouveau regard sur le 11-Septembre
Le professeur David Ray Griffin, figure centrale aux États-Unis du mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, vient de délivrer une série de conférences en Europe dont nous reproduisons le script. Il y fait le point sur l’évolution de la contestation : de nombreuses associations professionnelles se sont désormais constituées qui ont apporté l’expertise nécessaire à la démonstration des mensonges de la version bushienne des attentats. Surtout, le FBI a indiqué ne pas avoir d’élément permettant d’accuser Oussama ben Laden de quelque responsabilité dans ces attentats, et a démontré que les prétendus appels téléphoniques passés par des passagers depuis les avions détournés n’ont jamais existé. La version gouvernementale ne repose plus sur rien.
[...]
19 avril 2009
Voir : clic

Et une analyse qui n'est pas bête du tout par un homme de grande expérience en géopolitique, le Général Gallois :

« La France entrée totalement dans l’OTAN, renonçant à une part de souveraineté, a été remerciée par l’entrée – qu’elle veut retarder – de la Turquie dans l’Union européenne. Aussi se découvre un tout nouveau visage du jeune président sauveur. Il cherche à réconcilier les Etats-Unis et le monde musulman aux dépens de ses alliés européens. « Les Etats-Unis ne font pas la guerre à l’ « Islam » a-t-il affirmé.»

Certes, en Occident on ne veut pas faire la guerre à l’Islam, mais c’est un jeu de mot. En Irak, en Afghanistan, ce sont des musulmans qui sont bombardés, c’est aussi l’Iran qui est menacée, si bien que le président Obama a isolé l’Islam du monde musulman afin de resserrer les liens entre Washington et Ankara (dont le concours est indispensable au retrait des forces américaines d’Irak). L’ambiguïté de ses propos et surtout l’intervention directe dans les affaires de l’Union européenne ne sont guère appréciées de ce côté ci de l’Atlantique.
Fautes de jeunesse… peut-être, avec le temps, deviendra-t-il un bon président ?
Pierre Marie Gallois
Source : clic

* * * *

lundi 16 novembre 2009

ILLUSIONS SUR L'ISLAM ? (2)


« Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ! »...
(vieux dicton)


Découvrons un homme controversé et
fort intelligent, Tarik Ramadan :

Voyez cet extrait d'un débat animé à la télévision française : clic

Réponse de Taslima Nasrine (cliquez pour découvrir qui elle est) à une question sur la supposée minorité musulmane modérée :

Ne pensez-vous pas que la majorité des musulmans sont modérés et tolérants alors que les extrémistes ne représentent qu’une minorité ? Et que l’Islam peut être un mode de vie comme un autre ?

Je ne crois pas que les extrémistes soient une minorité. Au contraire, le fondamentalisme est en plein essor dans les pays islamistes. Les guerres menées en Afghanistan et en Irak sont en train de produire de nouveaux intégristes. Des musulmans qui étaient modérés hier basculent aujourd’hui dans le fondamentalisme en réaction à ce qui est perçu comme une guerre entre l’Occident et l’Orient. L’Ouest doit faire très attention dans sa manière de lutter contre le fondamentalisme. Les guerres ne font qu’amplifier les haines et les fondamentalismes. Pour sortir de l’obscurantisme, c’est de civilisation et d’éducation dont nous avons besoin. Le conflit aujourd’hui n’est pas un conflit entre l’Occident et l’Orient, mais entre le laïcisme et le fondamentalisme, entre l’innovation et la tradition, entre un monde moderne et rationnel et un monde de foi aveugle et irrationnel.

SOURCE : Iran.Resist.org

Si vous pensez pouvoir tenir le coup, c'est très pénible à regarder, voici un aspect de la réalité iranienne depuis la révolution islamique. Ça peut dissiper certaines illusions sur le paradis d'Ahmadinéjad :
La lapidation : [images insoutenables]

L’homme et la femme adultères, vêtus d’un linceul, sont enterrés dans un trou rempli de sable, l’homme jusqu’à la taille avec les bras dégagés, la femme jusqu’au-dessus des seins, et ils sont lapidés.

SOURCE : Iran.Resist.org

Comme on peut le constater, ce site de la résistance iranienne contient beaucoup de renseignements absents de nos médias... :

La Somalienne lapidée pour adultère avait été violée à 13 ans

Source : LE POINT - 4 nov. 2008

Une jeune femme somalienne lapidée par des islamistes qui l'accusaient d'adultère était en réalité une adolescente de 13 ans qui avait semble-t-il été violée, rapporte mardi l'Onu.

Cette exécution en public était sans précédent depuis deux ans.

La jeune fille a été lapidée le 28 octobre à Kismayo devant des centaines de personnes après avoir été déclarée coupable en vertu de la charia (droit coranique) par les autorités locales.

Des témoins avaient déclaré à l'époque qu'elle était âgée de 23 ans.

"Toutefois, des rapports montrent qu'elle avait été violée par trois hommes alors qu'elle se rendait à pied à Mogadiscio, capitale déchirée par la guerre, pour rendre visite à sa grand-mère", indique l'Unicef (Fonds mondial pour l'enfance).

"A la suite de cette agression, elle a demandé la protection des autorités, qui l'ont ensuite accusée d'adultère et l'ont condamnée à mort", précise l'organisation onusienne dans un communiqué. "Un enfant a été victime deux fois - d'abord des auteurs du viol et ensuite de ceux qui rendent la justice."

L'Unicef a souligné que cet incident illustrait la vulnérabilité des jeunes filles et des femmes en Somalie, déchirée par un conflit vieux de 17 ans.

Une nouvelle réjouissante ! :

Grande-Bretagne
- Un leader musulman réclame des flagellations publiques au centre-ville

9 Juillet 2008
Ce n'est qu'une question de temps avant que les châtiments corporels prescrits par la charia - flagellations publiques, lapidations, amputations - ne soient pratiqués en Grande-Bretagne. Les islamistes sont des étapistes, et les leaders anglais des naïvistes et des lâches...
Source : clic

D'autre part, il est assez surprenant de voir un intellectuel de Bahreïn, Dhiyaa Al-Musawi, dénoncer à la télé les multiples caractères archaïques du monde arabe tels que l'intolérance, la persécution des intellectuels et des autres religions, etc...: clic

Dans un tout autre domaine :

Un beau moment d'art et de patriotisme
en provenance d'Ukraine...
Quelle artiste !



« Le savoir libère.
Alors,
pour bien maintenir un peuple dans la servitude,
Ne lui enseigne pas son histoire.»

Un citoyen libre

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Le Québécois, la libération par la plume !
www.lequebecois.org
www.resistancequebecoise.org
www.quebec-radio.org

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DEMAIN – Hymne au Québec

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VIGILE.net

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ILLUSIONS SUR L'ISLAM ?



Voici une série de documents qui aide énormément à dissiper quelques illusions sur l'Islam en Amérique et ailleurs dans le monde.

À écouter et voir attentivement en recoupant avec d'autres sources pour se former une opinion qui ne relève pas du « politiquement correct » naïf.
Wafa Sultan
Conférence "Restoration weekend" de David Horowitz - Floride, 2007
VOSTF. Version française (clic)

Autre source :
L'entrevue sur Al Jazira

Qui est-elle ? : Wafa Sultan



Gaza, ou l'hypocrisie inégalée
Le point de vue de Wafa Sultan (Aafaq.org)

La célèbre sociologue d'origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l'un des points de vue le plus cinglants concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l'islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et du martyre. Elle s'appuie sur des exemples de l'histoire récente pour dénoncer une religion, une culture et une idéologie barbares...

En voici les extraits les plus significatifs,
traduits par Chawki Freïha
.

Puisqu'il m'importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d'éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n'est qu'une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l'égard de sa population l'empêche de se hisser au niveau d'une responsabilité gouvernementale.

Mais ceci est conforme à l'habitude, puisque, à travers l'histoire de l'islam, jamais une bande de criminels islamistes n'a respecté ses administrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m'ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise.

S'ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés, de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c'est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…

Avant la création de l'État d'Israël, l'histoire n'a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu'un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d'exemples et de récits de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s'ils ne trouvent pas un ennemi à tuer, ils s'entretuent entre eux.

Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur, d'enseigner en même temps l'amour de la vie.

La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu'ils doivent tuer ou être tués pour aller au Paradis ?

Si on me demandait mon avis

Depuis le début de l'opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par ce qui s'y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m'écrivent.

Je suis convaincue que ce qui les motive n'est pas la condamnation de l'horreur, ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à d'autres occasions où la vie était menacée.

Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m'interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée.

Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d'autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu'aucun musulman ne s'en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu'ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m'a demandé mon avis.

Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu'aucun musulman ne réagisse et sans qu'aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques.

Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu'aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu'on ne me demande mon avis.

En Égypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu'un seul musulman ne dénonce ce crime.

Saddam Hussein a enterré vivants plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu'un seul musulman n'ose réagir et dénonce ces crimes.

Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s'est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d'innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s'en émeuvent.

Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d'une même famille palestinienne, accusés d'appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu'aucun lecteur ne m'écrive et ne m'envoie ses protestations.

Ainsi, la vie n'a pas de valeur pour le musulman.

Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu'en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l'identité des tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n'aurait eu lieu.

CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais qu'ont fait nos enfants pour être tués comme ça ? Qui sait. Peut-être s'agit-il de la même palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l'un de ses fils s'était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et deviennent martyrs ?

Mais quand l'idéologie et l'endoctrinement sont d'une telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne perde toute notion de la valeur de la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la même façon, qu'ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes.

Car, la mort est la même, qu'elle qu'en soient les circonstances, et elle doit être rejetée. Au contraire, la vie mérite d'être vécue et pleurée.

Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l'un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, alors qu'elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants ?

Mais l'idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gazaouis alors qu'ils n'ont pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens, les Égyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?

Qui prend des risques, sinon les petits ?

Borhane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d'années ses bras, ses jambes et la vue dans l'explosion d'une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux États-Unis s'est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l'espoir de sauver ce qui pouvait l'être.

Lors d'un dîner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des États-Unis s'est présentée en grande fourrure, et a qualifié Borhane de héros. Elle s'est adressée à ce bout de chair immobile et inerte : Borhane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer…

L'hypocrisie de la palestinienne la plus riche des États-Unis l'empêche d'envoyer ses propres enfants défendre la Palestine contre les Sionistes.

Exactement à l'image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l'abri à Damas et à Beyrouth.

La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalée dans l'histoire récente de l'humanité.

Frères musulmans

Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités d'opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le droit d'oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ?

Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ?

Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à Bagdad, pulvérisé par l'un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix et de la miséricorde ?

Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Ou contre les coptes en Égypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l'égard des enfants de Gaza, puisque vous êtes responsables du pire.

Essayons d'imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s'il possédait la technologie et les armes d'Israël ? Essayons d'imaginer ce que l'Iran aurait fait des sunnites de la région, s'il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre garanti.

La guerre du mal contre le mal

J'ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d'une conférence consacrée à la guerre contre le terrorisme. Il m'a dit : « Toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N'ayant pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications.

Il m'a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les États-Unis veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal s'entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».

Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu'Israël contribue aujourd'hui, inconsciemment, au succès de l'islam.

En s'attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination.

Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu'aucun militaire israélien n'a eu à Gaza.

Pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs :"Allah Akbar, gloire à l'islam".

Je n'ai jamais entendu qu'un juif ait écrit avec le sang d'un autre juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis avec un pincement au cœur : pour sauver l'humanité du terrorisme, il faut que le monde libre se retire et qu'il laisse les musulmans s'entretuer.

Souvenirs

Je me souviens quand j'étais étudiante à l'université d'Alep, et quand l'ancien ministre syrien de la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d'hypocrisie, Tlass nous avait dit qu'« Israël craint la mort et la perte d'un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d'hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps. Le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd'hui.

Ainsi, l'extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n'ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l'objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n'a donc aucune valeur.

Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n'aurait pas commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu'au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui préparer une vie meilleure, loin de l'idéologisation de la mort.

Les musulmans doivent commencer par se changer
pour prétendre changer la vie.

Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C'est seulement quand ils y parviendront qu'ils n'auront plus d'ennemis.

Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu'à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre.

Mais paradoxalement, c'est le peuple qui déteste le plus la vie.

Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation ? Quand commenceront-ils à aimer la vie ?

Traduit de l’arabe par Chawki Freïha

© MediArabe.info

Article original : http://www.aafaq.org/masahas.aspx?id_mas=2939



LIENS DIVERS

Film : Le troisième Djihad

Autres :

Article dans Le Monde, le 5 avril 2006 : Wafa Sultan en croisade contre les mollahs

Le grand mufti et les Frères musulmans

Pour une version française du Coran d'une source islamique : clic

Une autre version : clic

Divers documents à télécharger dont le Coran à clic...

« Petite leçon de Coran pour le
Docteur Boubakeur et autres illusionnistes
»

Au Québec : accomodements raisonnables ou racket communautaire ?
Reportage sur les produits alimentaires casher et halal
que l’on trouve sur les étagères des commerces et magasins au Québec.



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Les grands Labours

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DEMAIN – Hymne au Québec

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