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mercredi 3 décembre 2008

Le Bulletin de la République - 6 déc. 2008

« LE BULLETIN DE LA RÉPUBLIQUE »
« Quand je cesserai de m'indigner,
j'aurai commencé ma vieillesse. »
André Gide Extrait de Nouveaux prétextes

CONTENU
«» Une élection historique
«» J'ai mal au Bloc... On se pose des questions !
«» Réaction de Gilles Duceppe à la prorogation
«» Les partis doivent s'engager envers le français «» Prix 2008 de la Carpette anglaise «» Henri-Paul Rousseau est mort de rire
«» Témoignage d'un ingénieur français sur l'état de notre langue à Montréal
«» Savants québécois en vedette : découverte de nouvelles exo-planètes­
«» Haïti
«» Info - Montérégie
- () Bloc Québécois et députés nationalistes irlandais de 1885;
- () Stephen Harper a perdu la confiance de la Chambre, Médias Sud;
- () Jean Dorion : des gains réels et immédiats pour le Québec;
- () Lettre aux militants de Gilles Duceppe;
- () Bernard Drainville et Julien Poulain partagent leur engagement pour le Québec.


La fin d’un régime

Une élection historique

À l’aube d’une nouvelle révolution

Louis Lapointe - Billet de Louis Lapointe 6 décembre 2008

Quoiqu’il advienne lundi, l’élection du 8 décembre sera historique. Peu importe les résultats, nous savons déjà que le gouvernement qui sera choisi marquera probablement la fin d’un cycle, si ce n’est la fin d’un régime. Le dernier premier ministre à avoir cumulé 3 mandats consécutifs fut le dernier de la grande noirceur. Devant ses décisions iniques, en raison du copinage éhonté qui le caractérisait, mais surtout à cause de la chape de plomb sous laquelle il maintenait alors le Québec, les Québécois ont décidé de faire le grand ménage en faisant leur première grande révolution (...)

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J’ai mal au Bloc !
Gilles Duceppe et Stéphane Dion assis à la même table et tout souriants ils sont, comme deux vieux amis dans la même auge !
Victor-Lévy Beaulieu
Tribune libre de Vigile
mardi 2 décembre 2008
Gilles Duceppe et Stéphane Dion assis à la même table et tout souriants ils sont, comme deux vieux amis dans la même auge !
Invraisemblable !
Quand j’ai voté pour le Bloc aux dernières élections fédérales, c’est d’abord parce que je ne voulais à aucun prix voir Stéphane Dion devenir premier ministre. Stéphane Dion qui n’a cessé d’être l’exécuteur des basses œuvres de Jean Chrétien, le mange-québécois par excellence ! Stéphane Dion qui a concocté avec Stephen Harper la loi la plus antidémocratique jamais votée par le Parlement canadien contre le Québec : celle dite de la clarté ! Stéphane Dion qui n’a reconnu la nation québécoise que pour la frime et sans lui donner aucune valeur autre que symbolique ! Stéphane Dion qui, durant le référendum de 1995, a été l’un des politiciens les plus salauds à avoir jamais monté sur une tribune ! (...)
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Réaction de Gilles Duceppe concernant la prorogation des travaux de la chambre
Ottawa, le jeudi 4 décembre 2008 Vous trouverez ci-joint la déclaration du chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, en commentant l’annonce de la prorogation des travaux de la Chambre par le premier ministre, Stephen Harper.
« Dans un geste sans précédent pour un premier ministre qui a perdu la confiance de la Chambre des communes, Stephen Harper a choisi de fuir ses responsabilités. Il a choisi la fuite en avant en fermant le Parlement. Le chef conservateur a empêché les représentants élus de voter, ce qui est antidémocratique. Il s’agit d’un geste indigne d’un premier ministre, indigne d’un chef d’État et indigne d’un démocrate.
Depuis le dépôt de son énoncé idéologique, il y a exactement une semaine, le premier ministre a confirmé les pires craintes des Québécois à son égard. Après s’être attaqué au droit des femmes, au droit des travailleurs, à la démocratie, après avoir refusé de soutenir l’économie et les gens pendant une crise économique, Stephen Harper s’est sciemment et brutalement lancé dans la pire des politiques : celle de la division, de la peur et du mensonge.
En contestant la légitimité des élus du Bloc Québécois, le chef conservateur a dénigré le vote des Québécoises et des Québécois. Il a poussé ses partisans à se lancer dans les pires attaques contre le Québec qu’on a vues depuis les évènements de Meech. Stephen Harper s’est comporté comme un incendiaire, simplement pour sauver sa peau. Le chef conservateur a réussi l’exploit d’unir Pauline Marois, Mario Dumont et Jean Charest qui ont unanimement condamné ses propos.
De plus en plus de voix s’élèvent au Québec, de la société civile et de la population, pour condamner l’attitude de Stephen Harper et appuyer la formation d’un nouveau gouvernement. Le Bloc se fait le porteur à Ottawa de ce courant de plus en plus fort. C’est clair : le gouvernement conservateur et son chef ont définitivement perdu la confiance de la Chambre des communes en préférant l’idéologie à l’économie.
Je rappelle que le chef conservateur a pourtant déclenché des élections en septembre dernier, au coût de 300 millions de dollars, pour disait-il, s’occuper de l’économie. Or, en fermant le Parlement, Stephen Harper repousse d’au moins six semaines toute possibilité d’adopter un plan de relance de l’économie. Pire encore, le premier ministre a dit souhaiter de nouvelles élections, ce qui signifie encore deux mois de plus perdus.
Au cours des six prochaines semaines, le chef conservateur va tenter de duper la population : il ne réussira pas. Le 14 octobre, les électeurs nous ont confié un mandat très clair. Les Québécoises et les Québécois nous ont demandé de continuer à défendre les valeurs et les intérêts du Québec, mais aussi d’empêcher les dérives idéologiques des conservateurs. Nous sommes résolument déterminés à accomplir notre mandat et à débarrasser le Québec de Stephen Harper et de son gouvernement. »


Les partis doivent s'engager à prendre
des mesures sérieuses pour le français
La situation du français à Montréal exige que le gouvernement du Québec agisse rapidement afin de contrer l'anglicisation des institutions publiques et de faire respecter le droit de travailler en français. Les partis politiques doivent prendre des engagements clairs à cet égard dans le cadre de la présente élection.
Avant tout, il faut se rappeler que la Charte de la langue française a subi plus de 200 modifications qui l'ont affaiblie dans la plupart de ses champs d'application, ce qui favorise le retour au bilinguisme institutionnel et réduit le pouvoir d'attraction du français. La loi 101 n'a pas été conçue contre le multilinguisme individuel, mais contre le bilinguisme institutionnel. Elle visait à faire du français non pas l'une des langues officielles, mais plutôt la seule langue officielle du Québec, et non pas la langue des seuls francophones, mais celle de tous les Québécois.
(...)
Le projet de construction de deux mégacentres hospitaliers universitaires à Montréal, financés à parts égales, l'un pour les 80 % de francophones et l'autre pour les 10 % d'anglophones, est l'exemple qui illustre le mieux l'iniquité du financement des universités en fonction de la langue. De plus, le domaine de la santé s'affirme de plus en plus comme l'un des plus grands employeurs, voire le plus grand. Le mégacomplexe hospitalier McGill va imposer l'anglais comme langue de travail à un nombre de plus en plus grand de Québécois qui y travaillent (plus de 11 500 employés en 2008). Pour des raisons économiques aussi bien que médicales et linguistiques, on se doit de construire un seul mégahôpital francophone à Montréal et prévoir certains accommodements pour que McGill puisse y fonctionner.

D'autre part, il sera difficile d'inciter les entreprises à utiliser le français comme langue commune à l'intérieur du Québec si le gouvernement et ses organismes ne le font pas eux-mêmes. Si les services publics rendus aux nouveaux citoyens sont systématiquement donnés en anglais, ceux-ci concluront que la connaissance du français n'est pas une nécessité. »
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[NdJLD]
À mon humble avis, il importe de bien réfléchir à la portée de cet article qui souligne quelques faits essentiels d'une grande importance pour l'avenir du Québec. Il faut bien admettre que cette situation découle largement de la lâcheté de la majorité de ceux qui exercent une influence sur la population, d'une façon ou d'une autre : gens d'affaires, universitaires, politiciens, etc.
Ce n'est pas la majorité des Québécois qui a demandé la « bilinguisation » des services de l'État du Québec. Ce n'est pas cette majorité qui a accordé à la minorité anglo-canadienne au Québec (
8,2% de la population) plus de 50% du budget pour la construction d'un centre hospitalier universitaire séparé, alors qu'un seul doit suffire selon nos moyens. N'est-ce pas complètement aberrant ? N'est-ce pas anormal que nos élites ne disent pas un mot depuis des années ?
Si de trop nombreux Québécois se laissent imposer l'usage de l'anglais dans la vie courant, surtout dans la région de Montréal et souvent par des immigrés de fraiche date, c'est largement à cause du comportement servile des dirigeants donné en exemple.
Seule une prise de conscience radicale peut inverser cette tendance suicidaire. Quelques règles qui en découlent :

  • Parler exclusivement le français entre Québécois de toutes origines, partout et en toutes circonstances au Québec : on exige toujours poliment de parler français;
  • L'État québécois doit communiquer seulement en français avec tous les citoyens et entreprises établis au Québec: toute la documentation en français, y compris les rapports d'impôt, les sites internet qui s'adressent aux Québécois, etc. ;
  • Rédiger et adopter une constitution du Québec définissant la langue officielle et les institutions;
  • Accorder la priorité absolue à la qualité et à la variété de l'école publique de langue française avec une augmentation massive des budgets : 90% au secteur public de langue française de la maternelle à l'université;
  • Etc., etc..


Académie de la Carpette anglaise Le 26 novembre 2008
PRIX 2008 DE LA CARPETTE ANGLAISE
COMMUNIQUÉ DE l’ACADÉMIE DE LA CARPETTE ANGLAISE
L’Académie de la Carpette anglaise (1) s’est réunie le 26 novembre. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif (2), syndical et littéraire.
Au premier tour de scrutin, par onze voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2008 a été décerné, à Mme Valérie PÉCRESSE, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu’il fallait briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l’enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres (ce qui est notamment contraire au traité de l’Élysée de 1963).
À titre étranger3, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par douze voix contre une, à EUROSTAT, service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication « Statistiques en bref » uniquement en anglais, renonçant aux langues allemande et française.


Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Anne Cublier, Jean-Loup Cuisiniez (représentant du monde syndical), Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie, ainsi que les présidents des associations fondatrices.
1) La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2) Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3) Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.
Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, chez le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, adresse d’ « Avenir de la langue française » 75012 Paris.

Voici la liste des « candidats » à ce même prix. Ceux d’entre eux qui n’ont pu l’obtenir, malgré leurs efforts méritoires, peuvent faire l’objet de votre part, de toutes les consolations que votre imagination fertile saura trouver (A. Salon)…:
1) Candidats à titre français :
  • Xavier DARCOS, ministre de l'Éducation nationale, pour la promotion continue d'une « France bilingue » qui est la traduction de l'anglophonisation à marche forcée de la France.
  • L'ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES pour avoir mis en place, par le biais d'une « School of International Management », un programme dit Executive MBA enseigné entièrement en anglais.
  • Valérie PÉCRESSE , ministre de l'Enseignement supérieur, pour avoir déclaré , qu'elle voulait « briser le tabou de l'anglais » à l'université française en y développant des cours en anglais et en rendant obligatoire l'apprentissage intensif de cette langue et pour avoir annoncé qu'elle ne militait pas « pour imposer l'usage déclinant du français dans les institutions européennes » à l'occasion de la présidence française de l'Union » ! Elle s’efforce, malgré les recours intentés par les associations, d’introduire des enseignements et épreuves de concours en anglais obligatoire aussi pour les étudiants français et francophones au sein de leurs curricula normaux, en infraction flagrante à l’article 1er de la loi dite « Toubon » du 4 août 1994.
  • FRANCE 3, chaîne publique du groupe France Télévisions, et sa directrice des Jeux, pour avoir imposé une chanson en anglais pour représenter la France lors du grand prix 2008 de l'Eurovision à Belgrade ; pour un résultat espéré glorieux par cette personne, mais qui le fut fort peu : la France n’a été que 19ème sur 25 !....
  • CARREFOUR, premier groupe français de distribution, pour avoir renommer ses supermarchés « Champion » et les appeler désormais « Carrefour market ».
  • Le groupe français Nelson qui chante en anglais, pour avoir déclaré, par la voix de son chanteur, " J. B. ", que " le débit du français nuisait à la musicalité " !
  • L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SANTÉ PUBLIQUE, pour avoir ouvert à Paris en septembre 2008 un « Master » interdisciplinaire en santé publique dispensé en langue anglaise.
  • Christophe BARBIER, directeur de rédaction de l'Express, pour avoir déclaré, le 13 juin 2008 : l'Europe a un « outil de communication commun, c'est l'anglais. On pourrait d'ailleurs l'utiliser pour faciliter tout ça en mettant dans sa poche, avec le mouchoir par dessus, une fierté un peu dépassée. »



Le témoignage d'un ingénieur français,
le Pr Charles-Xavier Durand
sur l'état de notre langue à Montréal
Charles Durand naquit à Nice, en 1949. Il obtint un diplôme d’ingénieur chimiste en 1972, à Marseille, et un doctorat en génie des systèmes en 1979 de l’université Western Ontario (Canada). Il a vécu et travaillé plus de 25 ans à l’étranger, au Canada, aux Etats-Unis, au Japon, et au Vietnam. Il a été professeur d’informatique durant 20 ans et a travaillé également dans l’industrie et en consultation. Il est actuellement directeur de l’Institut de la Francophonie pour l’informatique de Hanoï.(...)
« Il y a presque 35 ans, quand je vivais à Montréal, je connaissais une Française qui vivait à Québec mais qui me rendait souvent visite à Montréal. Elle était grande, svelte, blonde (... enfin je parle seulement de ses cheveux), les yeux clairs et dotée d'un faciès style Marlène Dietrich. Immanquablement, quand j'étais avec elle dans le centre ville de Montréal, les commerçants s'adressaient à nous en anglais. Au début, nous ne savions pas trop comment il fallait le prendre mais, assez vite, après que les Québécois nous eurent répéter à l'envi que Montréal était la ville francophone la plus peuplée au monde après Paris, cela commença à sérieusement nous agacer.
Ce que je trouve de vraiment remarquable, c'est que ces stéréotypies sont toujours d'actualité et que la société québécoise soit restée à ce point figée dans ses préjugés. Il en est de même chez les Canadiens anglais également. Chez les Québécois, l'anglophone natif est considéré comme une espèce à part. La raison pour laquelle il s'adresse à lui spontanément en anglais n'est pas toujours très claire... Cela procède-t-il d'un sentiment d'infériorité ou pour lui prouver qu'il n'est pas sous-développé au point de ne pas parler l'anglais, ce qui revient à peu près au même ? (...)»
Autres articles de Charles-Xavier Durand : clic, clic, clic,


Henri-Paul Rousseau est mort de rire
26 novembre 2008
Pierre Dubuc
Extraits
Nous remettons en ligne cet article paru le 1er juin 2008, lors de la démission de Henri-Paul Rousseau de la Caisse de dépôt. Nous croyons qu'il conserve toute sa pertinence et que les évènements actuels confirment l'analyse que nous faisions alors.
Tel le capitaine du Titanic qui, faisant fi de la plus élémentaire prudence, lançait son navire à plein régime afin de fracasser le record de traversée, Henri-Paul Rousseau a lancé la Caisse de dépôt et de placement dans le casino financier pour des rendements juteux et rapides. Pendant cinq ans, la Caisse a réalisé un taux de rendement moyen de 12,4%, un des meilleurs des grandes caisses de retraite, et son président quitte aujourd’hui le navire amiral de l’économie québécoise sous les hourras et les bravos de l’élite des affaires pour un poste chez Power Corporation. (...) Pendant que Henri-Paul Rousseau et les dirigeants de la Caisse jouaient au casino avec l’argent des fonds de retraite des travailleuses et des travailleurs, le Québec voyait lui échapper le contrôle de certains de ses plus beaux fleurons, dont l’Alcan, Domtar, Abitibi-Consol sans la moindre intervention de la société d’État.
(...)
Non seulement Henri-Paul Rousseau a-t-il rapidement compris qu’il pouvait arrondir ses fins de mois avec des primes, mais il n’a pas hésité à partager la recette. En 2006, la Caisse a versé une somme record de 40 millions en primes. Elles ont représenté plus du tiers (34,1%) de la masse salariale totale de la Caisse (Le Devoir, 31 mai 2007).


Des astronomes saisissent les premières images
d'un nouveau système solaire
Une équipe internationale dont Christian Marois chercheur à l'Institut d'astrophysique Herzberg à Victoria en Colombie Britannique, David Lafrenière , chercheur à l'Université de Toronto, et René Doyon , de l'Université de Montréal, faisaient partie, vient d'obtenir la première fois une image directe d'un système planétaire semblable au système solaire.
Ce résultat spectaculaire a pu être obtenu grâce à une technique avancée de traitement d'images (imagerie angulaire différentielle) développée par Christian Marois qui a permis de séparer la lumière provenant des exoplanètes de la lumière plus brillante de l'étoile.
(...)
L'article complet : Synergy-Space


Haïti
30 août 2008 Pierre Dubuc
Sommaire :
Pierre Dubuc - Coup d’État en Haïti « revisité Michel Lambert - Revisite ou rêveries? Pierre Dubuc - Réplique de l’aut’journal… à la réplique d’Alternatives Vincent Larouche - Les ONG appuyaient la prise du Parlement haïtien par les armes
« ...Dans un livre qui vient de paraître (Damming the Flood : Haïti, Aristide, and the Politics of Containment), Peter Hallward, professeur de philosophie européenne moderne à l’Université de Middlesex, déconstruit morceau par morceau l’extraordinaire campagne de désinformation menée par les grandes puissances à propos d’Haïti. Il réhabilite Aristide, tout en questionnant certaines de ses décisions, présente Lavalas (« torrent », « raz-de-marée » en créole) comme un véritable mouvement populaire, sans nier qu’on y retrouve des éléments mafieux, mais, surtout, il rend un hommage sans pareil au courage, à la détermination et à la clairvoyance politique du peuple haïtien...
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INFO-MONTÉRÉGIE

- Le Bloc Québécois sur les traces des députés nationalistes irlandais de 1885, Maurice Giroux, Point Sud;

- Carole Lavallée (BQ St-Bruno—St-Hubert) soutient que Stephen Harper a perdu la confiance de la Chambre, Médias Sud;

- Jean Dorion (BQ Longueuil—Pierre-Boucher) : des gains réels et immédiats pour le Québec;

- Lettre aux militants de Gilles Duceppe;

- Bernard Drainville et Julien Poulain partagent leur engagement pour le Québec.


Le Bloc québécois sur les traces des députés nationalistes Irlandais de 1885 ?


03-12-2008
Une analyse de Maurice Giroux , Point Sud
http://www.pointsud.ca/fr/
La démarche des députés du Bloc québécois et de leur chef Gilles Duceppe au sein d’une nouvelle coalition PLC-NPD n’est pas sans rappeler l’action des députés nationalistes Irlandais et de leur chef Charles Stewart Parnel lors des élections de1885 en Grande-Bretagne.

Cette année-là, au mois de novembre, dans une Chambre des Communes divisée à part égale entre Conservateurs et Libéraux avec 249 députés pour chacun des partis, les 86 députés nationalistes irlandais élus abandonnent les Libéraux de Gladstone et se rangent du côté du chef conservateur Lord Salisbury pour permettre à celui-ci de gouverner.

En fait, durant la vingtaine d’années de la fin du X1Xe siècle et jusqu’à pratiquement la Première guerre mondiale, un fort contingent de députés irlandais ont ni plus ni moins arbitré la lutte permanente entre les conservateurs et les libéraux. Le Parti autonomiste irlandais fut toutefois l’allié presque constant du Parti libéral.

Le bloc irlandais unifié de Parnell parvint à dominer la scène politique britannique, faisant et défaisant les gouvernements libéraux et conservateurs, afin d'aboutir à la reconnaissance d'un gouvernement autonome de l'Irlande au sein du Royaume Uni, le « Home Rule ». Le chef du parti libéral, William Ewart Gladstone engagea son parti à soutenir la cause de l' Irish Home Rule en proposant la première loi dans ce sens en 1886.

L’histoire politique britannique fut à quelques occasions marquée par la présence du tripartisme, notamment entre les deux grandes guerres mondiales. Ces périodes sont qualifiées d’exceptionnelles par les historiens.

La discipline de parti ainsi que le mode de scrutin uninominal à un tour ont exercé une pression énorme en faveur de la prédominance de deux grands partis politiques. Avec le temps, le Parti libéral anglais fut éliminé au profit du Parti travailliste.

Persistance du Bloc québécois

On peut penser que la persistance d’une forte présence du Bloc québécois à la Chambre des Communes pourrait amener l’élection à répétition de gouvernements minoritaires, entraînant un disfonctionnement permanent des institutions politiques canadiennes de type britannique.

Par ailleurs, peu d’observateurs ont noté ou insisté jusqu’ici sur le fait que lors des dernières élections fédérales, les électeurs canadiens des 9 autres provinces et territoires autres que le Québec ont élu 133 députés conservateurs, 63 libéraux, 36 néodémocrates et 1 indépendant.

Cette donnée permet d’évaluer l’extrême frustration du gouvernement Harper de se faire chasser du pouvoir, pourtant dans le plein respect des traditions constitutionnelles britanniques importées au Canada à la suite de la Conquête de 1760.

Autre conséquence de la conjoncture actuelle: on pourrait croire que la Coalition libérale-néodémocrate aurait intérêt à devenir permanente, allant jusqu’à une fusion à moyen terme de la gauche modérée en vue d’égaler au moins les sièges conservateurs au Canada anglais.

Cette « précaution » se justifierait si le Bloc québécois entretenait l’idée « saugrenue » de monnayer alternativement sa participation à la survie des institutions canadiennes contre le transfert progressif de compétences législatives vers le Québec. Qui a dit que le Bloc québécois ne négocierait pas avec un Parti conservateur qui détient 133 sièges sur 233 au Canada anglais?

P.S. La diarrhée fédéraliste s’est exprimée dans toute sa puissance (power) dans les pages du cahier A de La Presse mardi. Dans un immense copier-coller collectif, les Pratte, Gagnon, Boisvert, et Marissal (il ne manquait que Dubuc) se sont déchaînés contre le projet de coalition Dion-Layton-Duceppe. Ce cahier historique est à conserver pour les générations futures comme un exemple frappant de la servilité d’une certaine classe journalistique au Québec. (M.G.)

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Carole Lavallée soutient que Stephen Harper a perdu la confiance de la Chambre

3 décembre 2008 - Carl Boisvert - MédiaSud
Selon la députée bloquiste de Saint-Bruno/Saint-Hubert Carole Lavallée le gouvernement Harper n'a présenté aucune des mesures nécessaires à résoudre la crise économique, ce qui l'a amené à perdre la confiance de la Chambre.

Mme Lavallée considère qu’en présentant un énoncé idéologique et partisan plutôt qu’un plan de relance économique, Stephen Harper a brisé le lien de confiance avec la population et l’opposition.

Selon elle, c’est dans ce contexte où il y a urgence d’agir pour affronter la crise économique que le Bloc québécois a conclu une entente avec les deux autres partis d’opposition, affirmant même que de nouvelles élections seraient à prévoir.

Écoutez les propos de Mme Lavallée : http://mediasud.ca/nouvelle.php?id=746

Gouvernement de coalition

Des gains réels et immédiats pour le québeC

Longueuil, le 3 décembre 2008 – « Le gouvernement conservateur s’est surpassé au chapitre de l’arrogance lors de son récent énoncé économique. Non seulement il n’a pas compris le message que lui avait envoyé la population en lui donnant un mandat de gouvernement minoritaire, mais il n’a proposé aucune mesure pour favoriser la relance économique si urgente en ces temps de crise. L’appui du Bloc Québécois à la coalition PLC-NPD, appui conditionnel à l’obtention de gains réels et immédiats pour le Québec, est la seule issue respectable à cette crise », déclaré aujourd’hui le député de Longueuil—Pierre-Boucher, Jean Dorion.

Les bénéfices obtenus pour le Québec sont substantiels et en voici quelques exemples : plan de soutien pour les secteurs manufacturier et forestier, financement des organismes de développement économique, restauration des programmes en culture, accélération des programmes en infrastructure et nouveaux crédits, programme de soutien au revenu des travailleurs âgés, abolition du délai de carence de l’assurance-emploi, création d’un marché du carbone.

« En renversant le gouvernement, on fait non seulement tomber plusieurs projets des conservateurs qui étaient néfastes pour le Québec, tels que le plafonnement de la péréquation, la réduction du poids politique du Québec ou la création d’une agence pancanadienne des valeurs mobilières, mais on obtient également des mesures exigées depuis longtemps par le Bloc Québécois » a renchéri Jean Dorion.

« Le Bloc Québécois pourra continuer à appuyer au cas par cas les mesures qui sont favorables au Québec et à s’opposer à celles qui vont à l’encontre des intérêts des Québécois; l’entente ne touche que le discours du Trône et le budget, en plus de prévoir un mécanisme de consultation sur toute question d’importance pour le Québec, dont le budget! », rappelle le député de Longueuil—Pierre-Boucher.

« D’ici à ce que nous soyons en mesure de faire du Québec un pays souverain, nous devons agir de façon responsable, contrairement au gouvernement de Stephen Harper. J’entends continuer de placer les intérêts du Québec et de ma circonscription au-dessus de toute considération partisane. C’est pour cette raison que j’accorde mon appui à la coalition de laquelle nous pourrions obtenir des gains significatifs pour le Québec, car elle permettrait au Bloc Québécois de détenir la balance du pouvoir au bénéfice direct de notre nation », a conclu Jean Dorion.

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Gilles Duceppe, lettre aux militants

Chère militante et cher militant,

Dans les moments de crise économique, et il va sans dire dans un contexte de Parlement minoritaire, il est nécessaire de faire preuve d’ouverture et d’accepter de faire des compromis. Or, le récent énoncé économique nous a démontré encore une fois la détermination du gouvernement Harper à maintenir le cap sur son idéologie et ses manœuvres partisanes qui ne tiennent compte ni de la population ni de la situation économique.

Depuis vendredi, les conservateurs ont reculé sur certains points, uniquement en raison de leur peur de perdre le pouvoir. Mais rien ne peut réparer le lien de confiance que Stephen Harper a brisé. Il a démontré son absence totale de sens des responsabilités en tentant d’exploiter les drames et les inquiétudes des gens dans une situation de crise économique. C’est totalement inacceptable et c’est pourquoi des actions concrètes et immédiates s’imposaient.

Aujourd’hui, les trois partis d’opposition à Ottawa en sont venus à un accord possiblement historique voulant qu’une coalition formée par le PLC et le NPD, appuyée par le Bloc Québécois, prenne les commandes de l’administration de l’État fédéral. Un accord exceptionnel visant à répondre à une situation tout aussi exceptionnelle devant le constat commun selon lequel Stephen Harper et les conservateurs menacent de mener le Canada et le Québec dans une crise sans précédent, pour ne pas dire extrêmement critique. L’absence de mesures pour contrer la crise économique est inacceptable.

L’entente intervenue entre les trois partis respecte d’ailleurs bien davantage les intérêts du Québec que l’énoncé idéologique des conservateurs. Elle reprend plusieurs des mesures sociales et économiques portées depuis longtemps par le Bloc Québécois au nom des Québécoises et des Québécois. Soulignons notamment le retour du financement des organismes de développement économique; le maintien des programmes de promotion de la culture, l’accélération des programmes en infrastructures et l’abolition de la pénalité de deux semaines pour les primes d’assurance-emploi, une mesure qui procurera une aide immédiate à ceux et celles qui en ont le plus besoin. Le gouvernement de coalition s’engage également à mettre enfin sur pied un vrai programme de soutien aux travailleurs âgés, une demande de longue date du Bloc Québécois. Sur le plan aussi bien de l’économie que de l’environnement, nous avons convenu de la création d’un marché du carbone, avec des cibles de réductions absolues des gaz à effet de serre, avec 1990 comme année de référence.

Finalement, nous avons obtenu la création d’un mécanisme permanent de consultation, impliquant le Bloc Québécois, sur toute question d’importance pour le Québec, notamment concernant l’adoption du Budget.

Cette entente prévoit que le Bloc Québécois s’engage à ne pas renverser le gouvernement de coalition sur les questions budgétaires et le discours du Trône jusqu’en juin 2010, au moment où la plupart des experts s’entendent pour dire que la crise économique prendra fin. Elle laisse au Bloc Québécois toute la latitude nécessaire à défendre avec la même efficacité les intérêts du Québec sur tous les autres projets de loi ou motions, ce qui représente près de 90 % des votes en Chambre.

Il ne faut pas oublier que, en mettant sur pied ce gouvernement de coalition, plusieurs projets conservateurs néfastes pour le Québec ne verront pas le jour. Pensons par exemple à la diminution du poids du Québec à la Chambre des communes, à l’horrible projet de loi sur les jeunes contrevenants ou encore à la création, envers et contre tous les cris de protestation provenant du Québec, d’une agence unique des valeurs mobilières.

Sachez que le Bloc Québécois a toujours défendu sans condition les intérêts supérieurs du Québec, et que notre appui à cette coalition a été ratifié dans cet esprit, uniquement dans cet esprit. C’est pourquoi je considère qu’il n’appartient pas au Bloc Québécois de choisir qui sera à la tête de la coalition, et jusqu’à quand. Car bien au-delà des intérêts divergents et des considérations partisanes, la situation exige que nous prenions des actions énergiques et, je le répète, exceptionnelles. C’est ce que nous faisons, au nom du Québec.

Gilles Duceppe
Chef du Bloc Québécois
www.blocquebecois.org
blogue.blocquebecois.org
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Bernard Drainville et le comédien Julien Poulin
partagent leur engagement pour le Québec

Longueuil, le 4 décembre 2008

– Bernard Drainville et plus d’une centaine de militants du Parti Québécois ont reçu la visite du comédien Julien Poulin samedi dernier à l’occasion d’un brunch amical qui se tenait dans la circonscription de Marie-Victorin à Longueuil.

Personnalité engagée pour la souveraineté du Québec et interprète du célèbre personnage Elvis Gratton, Julien Poulin a saisi l’occasion pour souligner à quel point il est important d’appuyer le Parti Québécois le 8 décembre prochain. « Le Parti Québécois est le seul parti qui a une vision d’avenir pour le Québec. C’est le seul parti qui mettra en place les moyens pour protéger notre langue en renforçant la Loi 101. C’est le seul parti qui veut faire du Québec un pays! », a-t-il déclaré à l’occasion d’un entretien fort sympathique avec Bernard Drainville.

Le candidat du Parti Québécois dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, a lancé un appel à tous les gens pour leur rappeler à quel point il est important d’aller voter. « Tout comme vous, je crois que nous aurions pu faire bien d’autres choses avec les 83 millions que coûte cette élection. Cependant, je compte sur vous pour aller voter le 8 décembre et surtout pour en parler à votre famille et à vos amis pour qu’eux aussi prennent le temps d’aller voter. C’est la meilleure façon de sanctionner le geste partisan de Jean Charest qui a déclenché cette élection inutile », a conclu Bernard Drainville




Carole Thomas
Responsable des communications
Parti Québécois Montérégie
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Patriote de l’année 2008
Nous ferons l’indépendance
parce que nous en sommes capables
Je vois le pays dans leurs yeux qui brillent quand on leur parle de liberté.

Robert Laplante
mardi 11 novembre 2008

Lire l'article : clic


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LA PENSÉE DU JOUR
« Le capitalisme est cette croyance stupéfiante
que les pires des hommes feront les pires choses
pour le plus grand bien de tout le monde »
John Maynard Keynes

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« Le camp du Non a réussi à dépenser en une journée
presque la somme totale respectée
par le camp du Oui pour toute la campagne.
Les infractions massives infligées à notre cadre démocratique
ne seront pas oubliées. »

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SOUTENONS VIGILE.net

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vendredi 14 novembre 2008

Les dérives universitaires...

Un doctorat « honorifique »
à Jean Chrétien !!!



Une ineptie à peine croyable !!



Voici ce qu'un des fondateurs de l'Université pense...




Les dirigeants de l'Université du Québec à Trois-Rivières ont résolu de décerner un doctorat honoris causa à Jean Chrétien et à sa femme Aline.

Je salue le courage de mon excellent collègue, le Pr Pierre-André Julien, économiste, professeur émérite à l'UQTR, qui a osé, dans sa lettre d’opinion du 10 novembre publiée dans Le Nouvelliste, s’élever contre la décision du Conseil d’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières de décerner un doctorat honoris causa à M. Jean Chrétien.

Comme de très nombreux membres du personnel de l’Université, j'endosse entièrement les arguments du Pr Julien, car un seul des faits rappelés par le Pr Julien devrait suffire à disqualifier M. Chrétien pour un tel honneur...

Si, au cours de ses 40 années de carrière comme résident d’Ontario et ministre à Ottawa, cet ancien citoyen de Shawinigan a bien posé quelques gestes normaux et bienvenus de la part d’un député, la somme de ses actions négatives et perverses envers le Québec et les Québécois est écrasante.

Notre devise étant « Je me souviens », Il importe de se souvenir de la continuité des gestes dévalorisants, provocateurs et parfois grossiers du personnage. Cliquer sur les liens...

· Octobre 1970 : Jean Chrétien joue un rôle important dans le gouvernement de P.E. Trudeau qui décrète sous de faux prétextes l’occupation militaire du Québec et la suspension des libertés civiles : près de 500 Québécois, intellectuels et autres de tous les milieux, sont emprisonnés pendant des semaines sans aucune raison démontrée, autre que de faire peur à la population dans une opération prévue dès 1968.

· Novembre 1981 : Jean Chrétien téléphone pendant la nuit à neuf des dix Premiers Ministres du Canada et conclut un pacte avec ces chefs pour imposer une nouvelle Constitution, qui exclura le Québec et enlèvera des droits à notre Assemblée Nationale. Cette constitution a été unanimement rejetée par cette dernière.

· Juin 1990 : Jean Chrétien, aidé de quelques personnes, dont Clyde Wells alors Premier Ministre de Terre-Neuve, fait avorter l'Accord du Lac Meech. Au cours de cet été là, des Mohawks armés occupent la pinède d’Oka pendant des semaines et créent ainsi une diversion qui fait bien l’affaire du gouvernement canadien, alors qu’environ 70% des Québécois étaient prêts à voter pour la pleine souveraineté du Québec…

· Octobre 1995 : le « Oui » perd le référendum par moins de 1% des voix exprimées. Après avoir affirmé qu’il en reconnaitra le résultat, on apprend par le journal « The Gazette », le 24 novembre 2003, que Chrétien avait un « plan B » prévoyant l’envoi de l’armée au Québec sous le prétexte de la protection des édifices fédéraux, ainsi que le refus de toute négociation, même s’il y avait 55% de « Oui ».

· À partir de ce moment, Chrétien met tout en œuvre pour acheter la conscience des Québécois : c’est le triste épisode des « commandites » et d’un terrible détournement de fonds publics. Des centaines de millions de dollars seront empochés par les p’tits amis du régime.

· La Commission d’enquête du juge Gomery permettra de fouiller un peu dans ce panier de crabe et d’en pincer quelques-uns. Mais le grand responsable lui-même se moquera publiquement du juge Gomery en offrant une balle de golf autographiée achetée avec l’argent des « commandites ». Il s’en tire honteusement.

· Tout au long de sa carrière, il fait honte au Canada et au Québec dans plusieurs gestes d’inculture et de grossièreté, ici et à l’étranger. Il faut se souvenir de sa tournée du Proche-Orient en 2000, de l’altercation disgracieuse avec Bill Clennett en 1996, l’affaire du « flag su’l hood », etc., etc.

C’est, en résumé, quelques-unes des raisons pour lesquelles l’UQTR devrait revenir sur cette décision malheureuse qui ternirait sa réputation. Nos administrateurs éclairés trouveront sans doute facilement une excuse.


Sincèrement,

Jean-Luc Dion


Pr Jean-Luc Dion, ing., D. Sc.
Titulaire retraité et professeur associé
Dép. de Génie électrique et Génie informatique
Université du Québec à Trois-Rivières
Directeur fondateur du Département d'Ingénierie

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dimanche 2 novembre 2008

Innovation issue du Québec...

--- o ---

À lire...:

Présentation: Innovation (Mondial de l'auto)

Michelin met un moteur à l’intérieur d’une roue

(...)
Une innovation qui « s'inspire » de ce qui a été inventé et développé ici à l'IREQ sous la direction du génial Dr Pierre Couture, un des quelques projets de l'IREQ qui ont donné des résultats exploitables avec rentabilité.

Mais un travail que des dirigeants sans vision (Hydro-Québec et Gouvernement) ont laissé à l'abandon après des centaines de millions de $ investis dans ce projet de « moteur-roue ».

On peut maintenant constater avec tristesse qu'après avoir démembré l'équipe, ce sont des entreprises de l'extérieur qui profitent de l'expertise créée au Québec. En effet, aux dernières nouvelles, il ne reste plus qu'une organisation appelée TM4 qui a certaines apparences d'une coquille vide avec façade sur l'internet (clic). Les réalisations profitables se font ailleurs, et largement avec le fruit de nos idées et de nos investissements, comme dans d'autres domaines d'ailleurs...

Voyez l'article publié dans Le Devoir du 15 janvier 2008...

Extrait
« Pour Pierre Langlois, un physicien qui s'apprête à publier au début de l'été un livre intitulé Rouler sans pétrole aux Éditions Multimondes, Hydro-Québec a fait preuve «d'amateurisme et d'un manque de vision» étonnant en refusant de financer la poursuite du projet de traction Couture, «car le Québec avait alors 20 ans d'avance sur le reste de l'industrie». On répète aujourd'hui dans les corridors d'Hydro-Québec qu'en allant proposer le projet de traction Couture aux grands constructeurs automobiles pour les inciter à l'acheter, «c'était comme si l'inventeur de l'ampoule électrique était allé demander aux fabricants de lampes à l'huile ce qu'ils en pensaient». Ils ont boudé le projet, mais sont tous venus voir, et GM avec sa Volt, puis maintenant Volvo, qui travaille en synergie avec Ford, ont compris et lancent des projets similaires sans même tendre la main à TM4, la filiale famélique d'Hydro, chargée de développer l'héritage de Pierre Couture mais sans les idées que l'équipe avait en tête.»...


En faisant le bilan de plusieurs décisions pourries prises par nos dirigeants au cours des dernières années, on a nettement l'impression que tout est fait en « hauts lieux » pour étouffer tout projet qui pourrait permettre aux Québécois de créer de grosses affaires profitables et assurer leur prospérité ! Voici un autre cas parmi tant d'autres (Centrale du Suroit, ports méthaniers, énergie éolienne, ressources naturelles, etc.)
(cliquez sur la date) :

Hydro ignore un projet de centrale urbaine sans pollution

Louis-Gilles Francoeur
LE DEVOIR - Édition du jeudi 22 janvier 2004

L'inventeur du moteur-roue d'Hydro-Québec, le scientifique Pierre Couture, a mis au point il y a une décennie un projet de «centrale pompée en milieu urbain» qui permettrait de produire en pleine ville de Montréal les 1000 MW de la centrale du Suroît pour une fraction du prix et sans impact environnemental important.
(texte intégral)

Mais notre gouvernement continue de subventionner avec nos taxes de grandes entreprises étrangères très riches et profitables à coups de centaines de millions de $ à la fois... Pourquoi ?


mercredi 29 octobre 2008

DETTES = ARGENT = ???

-- o --
Ce qu'on ne risque pas de voir
à la télé et dans les journaux de Gesca...


Voici une réalisation vidéo qu'il vaut la peine de voir et écouter en entier pour commencer à comprendre le système bancaire et les raisons de beaucoup d'évènements désastreux en cours tels que certaines guerres (sinon toutes) et la crise financière qui est en train de nous ruiner tout en nous rendant tous esclaves d'une société de consommation incontrôlable...
« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour. D'ou vient tout cet argent ? Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ? La réponse est... qu'il n'y en a pas. De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE. S'il n'y avait PAS DE DETTE Il n'y aurait PAS D'ARGENT Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, meme si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous
.

Nous vous présentons le chef d'oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! » (...)

VOIR : CLIC

Pour arrêter et redémarrer la vidéo, déplacer le curseur sur l'image...
Dans le Magazine Finance, on trouve aussi une présentation complémentaire fort intéressante :

D’où vient l’argent ? Qui le fabrique ?

Publié le 31 juillet 2008

« Lorsqu’on se pose la question de la création de l’argent, on pense immédiatement à l’image de la planche à billet. On imagine une imprimerie prenant de l’encre, du papier et les fameuses plaques et qui imprime l’argent que nous utilisons tous les jours.

L’argent est une nouvelle forme d’esclavage, il se distingue
de l’ancienne simplement par le fait qu’il est impersonnel,
il n’y a pas de relation humaine entre le maître et l’esclave.

– Léon Tolstoï

Si vous êtes comme l’immense majorité des gens vous pensez que l’état imprime l’argent qui circule. Vous pensez que l’état contrôle la monnaie, plus précisément la masse monétaire.

Grave erreur !

Malgré l’exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernement représente typiquement moins de 5% de l’argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaie existant aujourd’hui a été créée par quelqu’un signant une reconnaissance de dette à une banque.» (...)

VOIR : CLIC

Les évènements actuels indiquent un fort dépassement de ce 95%... 99,99% ??... On peut alors commencer à comprendre comment il est possible à une poignée d'individus, détenant ce pouvoir incroyable, de multiplier par 10, 100, 1000... le crédit sans détenir d'argent véritable et de contrôler des gouvernements comme ceux de Harper, Bush et bien d'autres. Leur but avoué : la domination mondiale (le « nouvel ordre mondial »), comme l'a clairement affirmé le banquier Rockefeller (voir clic). Une autre direction de la recherche sur le « nouvel ordre mondial » : clic. Il y a de quoi s'interroger, et nous sommes encore bien petits et naïfs dans ce grand jeu...


« Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant jamais inventé. Les activités bancaires ont été conçues dans l'iniquité et sont nées dans le péché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez-leur, mais si vous leur laissez le pouvoir de créer l'argent, d'un petit coup de plume ils créeront assez d'argent pour le racheter... Enlevez-leur ce grand pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaitront, comme elles devraient le faire, et alors nous aurions un monde meilleur où il ferait bon vivre. Mais si vous voulez continuer d'être des esclaves, laissez les banquiers continuer de créer l'argent et de contrôler le crédit.»

Josiah Stamp, directeur
Banque d'Angleterre, 1928-1941
2e plus grande fortune du pays...


version anglaise partielle :
« Banking was conceived in iniquity and was born in sin.
The bankers own the earth.
Take it away from them, but leave them the power to create money,
and with the flick of the pen
they will create enough deposits to buy it back again.
However, take it away from them,
and all the great fortunes like mine will disappear
and they ought to disappear,
for this would be a happier and better world to live in.
But, if you wish to remain the slaves of bankers
and pay the cost of your own slavery,
let them continue to create money.»

Sources : clic, clic


Devant les assauts multiples contre les souverainetés nationales, nous Québécois devont être solidaires comme jamais.

C'est pourquoi, à la prochaine élection fédérale, nous devons le manifester avec force en votant pour nos représentants du Bloc Québécois, et non pour ceux qui se contentent de suivre les mots d'ordre des partis canadiens. Du moins tant que nous ne déciderons pas d'être vraiment maîtres chez nous et pleinement responsables.

POUR EN SAVOIR PLUS
Une entrevue de Les Affaires
avec Ricardo Petrella
(clic)



Voyez ces films révélateurs
...
Zeitgeist - L'esprit du moment

vendredi 26 septembre 2008

Le Bulletin de la République - 27 sept. 2008


LE BULLETIN DE LA RÉPUBLIQUE

Mieux vaut allumer une bougie
que de maudire les ténèbres.

Le sage, sans jamais faire de grandes actions,
accomplit de grandes choses.
Lao Tseu - Philosophe chinois

« Jamais la population du Québec n’a été manipulée et bernée
aussi odieusement qu’en octobre 1970.
Cette manipulation sans précédent a eu
et continue d’avoir des conséquences
sur le comportement politique des Québécois. »

Pierre VALLIÈRES - « L’exécution de Pierre Laporte »
* * *

CONTENU

* CHUM-CUSM : record d'irresponsabilité et de bêtise.
* Pourquoi un seul CHU à Montréal.
* Le bilinguisme à son paroxysme : Justin Trudeau.
* Comment fut inventé le peuple juif. - Le Monde Diplomatique
* Louis-Joseph Papineau - Un cas de récupération ?
* Variétés...
* Humour
* Les pensées du jour
* Liens

*****************

* CHUM-CUSM : RECORD D'IRRESPONSABILITÉ ET DE BÊTISE

Voici ce qu'on écrivait déjà au début de 2006 devant cette véritable aberration qu'est la construction de DEUX Centre universitaire de recherche CHU à Montréal pour céder à la pression de la minorité anglo-canadienne (9% de la population du Québec et +50% du budget), alors qu'un seul doit suffire amplement, selon les besoins et selon nos moyens :

Le CHUM de l'Université de Montréal et le CUSM/MUHC (McGill U. Health Center) de l'Université McGill.

Il faut savoir que c'est malheureusement sous un gouvernement du Parti Québécois, aveuglé par sa lubie d'amener cette minorité à voter pour lui, que cette décision ahurissante fut prise : 50% pour les 9% d'anglophones au Québec et 50% pour les 91% de francophones.

Évidemment, elle fut reprise avec empressement par les Libéraux en 2003...

Aujourd'hui, en septembre 2008, les « moutons de Panurge » du pouvoir au service d'éminences grises et du grenouillage des lobbys ont poursuivi leur course folle, en toute incompétence et en toute irresponsabilité vers le gouffre financier : les coûts prévus ont déjà au moins doublé...

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* Pourquoi un seul CHU à Montréal ?

1. Introduction
2. La formation des médecins
3. La recherche
4. L'excellence
5. La démographie
6. Le partage des spécialités
7. Autres ressources

Faisant fi des dépassements de coûts appréhendés de presque 1 milliard de dollars, le gouvernement Charest a annoncé vendredi le 7 avril 2006 qu’il allait de l'avant avec la construction de DEUX mégahôpitaux à Montréal, le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et le McGill University Health Centre (MUHC), au coût estimé de 3,6 milliards de dollars. Cette décision fait suite au refus catégorique en décembre dernier de la communauté anglo-montréalaise d’accepter un partage des spécialités entre mégahôpitaux pour tenter de réduire le coût des projets.

Or, à l'instar du mélodrame printanier concernant l'emplacement du CHUM, le mélodrame automnal du partage des spécialités n’a servi qu’à occulter le vrai problème : la construction de deux mégahôpitaux à Montréal n’est pas rationnelle. Économiquement, démographiquement, autant du point de vue de l’efficacité administrative que de celui de la qualité des soins aux patients, la construction de deux mégahôpitaux à Montréal est une folie.

Revoyons un peu le dossier. (...)

SOURCE : (clic)
La position de la Coalition « un seul CHU »
Écrit par Pierrette Desjardins Guitard

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Il faut malheureusement constater l'incroyable cafouillage et irresponsabilité dans ce dossier. La minorité anglo-canadienne s'est bien organisée, a obtenu le 50% du budget pour 9% de la population pour le CUSM, a enlevé une subvention fédérale (FCI) d'au moins 100 millions de $ qui devait aller à un centre de recherche unifié de Montréal, et nos zigotos unitaristes canadiens sous la gouverne de Jean Charest en sont encore à se demander où ils pourraient construire le CHUM pour les gentils Québécois toujours prêts à se faire rouler dans la farine... (D'autres utiliseraient des mots plus crus...)

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Site internet de Justin Trudeau:
* le bilinguisme à son paroxysme
The Magnificient Justin Trudeau est de retour

Justin Trudeau vient de démontrer avec son site en franglais que si le ridicule ne tue pas, il peut miner une crédibilité. Il n’empêche que de la part du fils du bilinguisme personnifié, ce n’est pas vraiment étonnant. (...)

Source : cliquer sur le titre ci-dessus.

« Une chose est certaine en tout cas : si le bilinguisme avait vraiment les vertus intrinsèques qu’on lui prête, les Canadiens anglais, avec leur taux de bilinguisme cinq fois inférieur à celui des Québécois, souffriraient collectivement d’un grave retard intellectuel et affectif. Mais, loin de craindre un tel retard, les Canadiens anglais ont un sentiment de supériorité que ne diminue en rien leur unilinguisme. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas colonisés. Le bilinguisme individuel forcé et généralisé n’est bon que pour les peuples colonisés, pas pour les peuples normaux et libres. »

La psychose linguistique québécoise Les fausses vertus du bilinguisme
Bernard Desgagné

* * * * * *
Déconstruction d’une histoire mythique

* Comment fut inventé le peuple juif
Par Shlomo Sand (Un Juif)...

(...)
Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Source: Le Monde Diplomatique, août 2008

* * * * *
* Louis-Joseph PAPINEAU
(1786-1871)
une esquisse biographique

Voir : clic

Découvrez un homme qui a marqué profondément l'histoire du Québec. Il a voulu faire du Québec, ou Bas-Canada à l'époque, un pays indépendant avec un régime républicain, c'est-à-dire démocratique. Des centaines de Québécois se sont rebellés, sont morts, ont été emprisonnés, exilés, pour cet idéal. Papineau lui-même a vécu l'exil pendant des années. La répression fut terrible. Toutefois, à son retour, il s'est rangé et a pu récupérer son vaste domaine de Montebello sur l'Outaouais. Mais on peu se demander comment le gouvernement unitariste canadien a pu récupérer non seulement la mémoire de Louis-Joseph Papineau mais aussi son domaine, et en a fait un parc fédéral (voir clic). Tout comme il a récupéré les fêtes du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec... Cette récupération par la majorité britannique est tellement réelle qu'on trouve aujourd'hui, dans ce parc fédéral en principe laïque, une chapelle protestante active où se célèbre un office religieux chaque dimanche en territoire québécois ! N'est-ce pas un beau pied-de-nez à tous ces beaux esprits « french canadians » et « bon-ententistes » ?...

Plaque devant la chapelle voisine
du manoir de Louis-Joseph Papineau à Montebello.
(Photo prise le 18 septembre 2008)

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* Variétés...

-- La précision suisse : en percussions... (clic)

-- Duel de batterie avec Muppet (télé Suisse) (clic)

* Humour

Extraits d'un MONOLOGUE de SOL,
grand sculpteur de mots...


« Des fois, j'ai hâte d'être un vieux.
Ils sont bien, les Vieux, on est bon pour eux, ils sont bien.
Ils ont personne qui les force à travailler;
on veut pas qu'ils se fatiguent.
Même que la «plusspart» du temps, on les laisse pas finir leur ouvrage.
On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée.

On leur donne leur appréhension de vieillesse
et ils sont en vacances...
Ah! Ils sont bien les Vieux!

Ils ont personne qui les force à manger.
Alors de temps en temps, ils se croquevillent un petit biscuit
ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre
d'arrache-pied, ou bien ils regardent pousser
leur rhubarbe dans leur soupe...
Ils sont bien...

Jamais ils sont pressés non plus. Ils ont tout leur bon vieux temps.
Ils ont personne qui les force à aller vite;
ils peuvent mettre des heures et des heures à tergiverser la rue...

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Les pensées du jour

« Quand tu ne sais plus où tu vas,
Retourne-toi et regarde d'où tu viens »

Proverbe Sénégalais

Un peuple ne saurait espérer un gouvernement meilleur que lui-même.
Aux cimes incertaines correspondent des gouvernements incertains.

Gustave Le Bon
Pensées brèves (1918)


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Soutenons VIGILE.NET


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dimanche 24 août 2008

Les fruits de l'apartheid

Le CHUM et le Québec français
ou
Les dindons de la farce –

Voici un sujet d'une actualité scandaleuse qui témoigne de l’incurie et d'une lâcheté remarquable de la part de nos administrateurs de tout poil et de nos « élites » démissionnaires...

« Haussements d’épaules dans les cocktails, sourires embarrassés et blagues plates pour mieux faire passer l’autodénigrement, il faut bien s’installer dans la médiocrité et le plus tôt sera le mieux. »

Encore une fois, les Québécois vont se contenter de payer pour des décisions désastreuses de politiciens et administrateurs sans colonne vertébrale ni sens de la nation.

Dans un article de La Presse du 29 mars 2006, Denis Lessard écrivait :

« Devant l’explosion des coûts de construction du CHUM et du CUSM, trois Québécois sur quatre sont en faveur d’une fusion des deux hôpitaux universitaires.

C’est le message, sans équivoque, capté par la dernière enquête de CROP pour La Presse. La marge d’erreur de ce coup de sonde réalisé auprès de 1000 personnes, du 16 au 26 mars, est de trois points de pourcentage.

Ainsi, quand on leur rappelle que les deux projets vont dépasser les prévisions " de plusieurs centaines de millions ", pas moins de 76 % des répondants soutiennent être favorables à la construction d’un seul hôpital, " bilingue, qui relèverait des deux universités, Montréal et McGill ".

Pas moins de 40 % des gens se disent " très favorables " à cette avenue et 36 % se disent " plutôt favorables ". Inversement, deux blocs de 10 % se disent très et plutôt défavorables au regroupement.

Le scénario de l’hôpital unique remporte, tout aussi clairement, l’adhésion des Montréalais, qui à 73 % favorisent désormais cette option, alors que 22 % s’y opposent. À Québec, on est à 85 % en faveur d’un hôpital unique. Partout ailleurs en province, l’appui demeure dominant, à 76 %.

Les francophones n’ont pas peur d’un hôpital " bilingue ". Pas moins de 77 % des francophones privilégient le scénario d’un hôpital unique, et 18 % le désapprouvent. Chez les anglophones, on retrouve davantage d’adversaires à l’idée d’un regroupement, soit 28 %. Mais pas moins de 65 % des répondants de cette communauté privilégient le site unique. »

Cette photo de l’électorat tombe au moment où le gouvernement Charest s’apprête à lever le voile sur un dépassement prévu de plus de 1 milliard pour ces deux chantiers qui devaient totaliser 2,2 milliards, selon les prévisions de l’an dernier.
(…) Source : clic.

Pour bien comprendre le sens de l'éditorial de Robert Laplante ci-dessous, « L'obscénité et le financement de l'apartheid », il faut être bien au courant de la triste affaire CHUM-CUSM (lire le dossier CHUM de Vigile) et avoir lu l'article publié dans Le Devoir du 20 août (voir clic, suit).

Cent millions pour le CUSM

Jacinthe Tremblay
Le Devoir - Édition du mercredi 20 août 2008

La FCI alloue au centre hospitalier sa plus importante subvention jamais accordée

La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) annonce ce matin qu'elle contribuera pour 100 millions de dollars moins quelques poussières à la construction et à l'aménagement des nouvelles installations de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), a appris le Devoir. Il s'agit de la plus importante subvention de recherche jamais accordée par l'organisme fédéral.

Les détails entourant la subvention elle-même et son utilisation seront dévoilés lors d'une conférence de presse réunissant Suzanne Corbeil, vice-présidente, relations extérieures et communications, de la Fondation canadienne pour l'innovation, plusieurs représentants de l'université McGill et du CUSM, dont son directeur, le Dr Arthur Porter, ainsi que le Dr Vassilios Papadopoulos, directeur de l'Institut de recherche du CUSM. Cet établissement accueille plus de 600 chercheurs et 1000 étudiants de niveau postdoctoral et des cycles supérieurs. Ses axes de recherche sont notamment le cancer, l'endocrinologie, la reproduction humaine, la génétique médicale et les troubles musculo-squelettiques.

Le Devoir avait, dans son édition du 27 juin, fait part de la décision du conseil d'administration de la FCI, adoptée 10 jours plus tôt, d'acquiescer à la demande de financement destinée à ces infrastructures du CUSM. La somme alors évoquée était de 50 millions. Lors de la même séance, les administrateurs de la FCI avaient refusé une demande du même type formulée par le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).

Dans son site Internet, la FCI précise que ses critères pour allouer de telles subventions reposent sur la qualité de la recherche, la nécessité de nouvelles infrastructures et les bénéfices potentiels pour les Canadiens. Les sources consultées par Le Devoir en juin dernier avaient de plus indiqué que, dans cette ronde de distribution, les experts chargés d'examiner les dossiers avaient en plus pris en compte «la probabilité que la construction des installations débute dans les 18 mois suivant l'annonce officielle de la décision de la FCI».

Un mois

Les nouvelles installations de l'Institut de recherche verront le jour dans le cadre du redéploiement du CUSM sur le campus Glen, un projet réalisé en partenariat public-privé. Selon l'échéancier disponible dans le site Internet de Partenariats public-privé Québec (PPPQ), l'appel de propositions pour la concrétisation de l'ensemble du CUSM, aussi désigné comme cahier de charge détaillé, devrait être présenté «à l'été 2008» aux deux consortiums qui se sont qualifiés pour réaliser le projet. Il reste donc un mois à PPPQ et au CUSM pour respecter l'échéancier annoncé afin de compléter la rédaction du document d'appel de propositions.

En théorie, le projet de Centre de recherche du CHUM est plus avancé, puisque Partenariats public-privé Québec a déjà complété et remis aux soumissionnaires le contenu de l'appel de propositions, le 29 mai dernier. Le refus de la FCI de financer le projet n'a d'aucune façon compromis ni stoppé le processus. Dans un communiqué émis à la fin de juin, le CHUM a fait part de sa déception tout en indiquant que le projet irait de l'avant, comme prévu.

En entrevue au Devoir en juillet, Yves Bolduc, ministre de la Santé et des Services sociaux, a confirmé l'intention de Québec de tout mettre en oeuvre afin qu'un centre de recherche en santé francophone voie le jour, malgré ce qui pourrait devenir un dépassement de coût substantiel pour Québec si la FCI persistait à ne pas décaisser les 112 millions attendus. «Le fédéral s'était déjà engagé à aller de l'avant et j'ai parlé avec eux depuis ma nomination. Nous allons trouver une solution», a-t-il alors déclaré. Il avait ajouté que «des montants de cette hauteur, sans être des "peanuts", ne sont jamais impossibles à trouver pour des gouvernements quand il s'agit de projets de cette importance.»

En fin de journée, hier, l'état du dossier CHUM-FCI n'avait pas bougé depuis ces déclarations. «Nous entendons présenter une nouvelle demande lors de la prochaine ronde de subventions de la FCI», a expliqué Chantal Huot, porte-parole du CHUM.

L'annonce de ce matin, 21 août, dans Le Devoir, fait déborder le vase...

Résultat de tout ce cafouillage... CHUM : ZÉRO

Remarquons que le rapport de 100 millions sur zéro c’est l’INFINI…

Dès le départ, il ne fallait créer qu'UN SEUL centre de recherche médical universitaire, mais nos politiciens de deux sous ont cédé à la pression des groupes de pression anglophones.

Or, la décision invraisemblable de créer DEUX centre indépendants en accordant 50% du budget à la minorité anglo-canadienne, qui compte pour 9% de la population du Québec, a été soutenue par le précédent gouvernement du Parti Québécois (avant 2003), on peut comprendre le silence honteux de ce dernier sur la question…


Le CUSM recevra 250 millions
- Aux 100 millions du Fonds canadien pour l'innovation (FCI)
s'ajoutent 150 millions de Québec et de mécènes

Le Devoir - Édition du jeudi 21 août 2008

Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule dans l'univers du Centre université McGill et de son Institut de recherche. Le gouvernement du Québec, pour 100 millions de dollars, et des mécènes, pour 50 millions de dollars, ajouteront leur contribution à celle, de 100 millions, du Fonds canadien pour l'innovation (FCI), ont confirmé hier ses dirigeants.

Devant de nombreux chercheurs, enseignants et médecins ravis réunis dans le hall des infirmières de l'hôpital Royal Victoria, le Dr Arthur T. Porter, directeur général et chef de la direction du CUSM, a expliqué la portée de la contribution de l'organisme fédéral. «Grâce à la FCI, notre plan visant à réunir nos chercheurs aux campus hospitaliers Glen et de la Montagne afin de faire le pont entre la recherche biomédicale et la médecine clinique est assuré», a-t-il résumé.

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20 août 2008

Le numéro de septembre 2008 de L’Action nationale sera disponible le 4 septembre.

L’Action nationale — Septembre 2008
Éditorial

L’obscénité et le financement de l’apartheid

Robert Laplante
20-08-2008

Le dossier du CHUM n’en finit pas de s’alourdir sans que rien ne parvienne à troubler le silence assourdissant qui le recouvre de toutes les censures. Plombé par le dogmatisme des PPP, lesté par les jeux de coulisses et l’opacité de gouvernance, le projet du CHUM a d’ores et déjà basculé dans l’ordre du scandale. Nous avons appris en plein mois de juillet que les coûts de construction du centre de recherche étaient passés de 280 millions à 320 millions de dollars, que le nouveau ministre s’offrait la tête du directeur général, que la Fondation canadienne pour l’innovation avait rejeté la demande de financement malgré que le Fonds de recherche en santé du Québec ait qualifié d’exceptionnel le dossier du programme de recherche. À cela se rajoutaient les récriminations des architectes et ingénieurs qui veulent récupérer des honoraires pendant que les hypothèses de report d’échéancier nourrissent les paris les plus cyniques. Mais personne ne siffle la fin de la récréation, personne ne demande que lumière soit faite en notre Assemblée nationale. Rien n’ébranlera donc jamais les colonnes du temple de la démission collective.

Pendant ce temps, même opacité du côté du CUSM, mais avec de bonnes nouvelles : la Fondation canadienne de l’innovation va lui accorder sa demande de financement. Quelle surprise! Les scientifiques du CHUM en sont restés pantois, incapables de s’expliquer l’écart d’appréciation entre la FCI et le FRSQ. Dans les médias la chose a été présentée comme un si mple fait administratif. Canada knows best! Toronto a fait son choix. La condescendance d’un côté, la résignation de l’autre, ainsi en va-t-il de la logique du consentement à l’auto-mutilation. La médecine francophone et ses institutions se laissent amputer sans mot dire. Et pourtant la Fondation canadienne de l’innovation, ce n’est rien d’autre qu’un bidule pour contourner les choix démocratiques du Québec, un instrument d’aliénation, une patente concoctée pour nourrir l’establishment canadian avec des fonds publics sans reddition de compte pour ce qu’une petite élite cooptée décide de faire avec nos impôts. Un projet majeur pour le devenir de la médecine québécoise est déstabilisé par un conseil étranger et personne ne pose la question de la légitimité de la Fondation? Too bad… Et pu is, après tout ce n’est pas si grave, on a déjà connu de plus grosses pertes, rien ne sert de s’alarmer, on finira bien par trouver un moyen de moyenner.

Il y a dans le dossier du CHUM un fatalisme malsain qui tient essentiellement de la conduite hystérique dictée par une censure fondatrice : il n’y a pas de place pour deux centres hospitaliers universitaires de cette envergure à Montréal et rien ne justifie le dédoublement, sinon le refus de poser le dossier dans sa dimension essentielle, la dimension nationale. Le partage des fonds publics à 50-50 [*] entre les projets de McGill et de l’Université de Montréal est une injustice rhodésienne. Le Québec n’a pas les moyens de se payer un tel attelage. Il ne devrait y avoir qu’un seul centre. Nous finançons un apartheid sophistiqué. Rien ne justifie une telle allocation des ressources, une telle surpondération du financement de l’institution anglaise. C’est lui conférer un avantage indu. Il n’y a deux projets que pour perpétuer le développement séparé, pour conforter la minorité dans ses privilèges et lui éviter de se repenser dans le développement national. Il n’y en a deux que pour laisser McGill en marge et garder les institutions anglophones satellites dans un refus d’intégration. L’argent englouti pour financer deux bureaucraties et des tonnes de béton ne servira pas au développement de la recherche, il ne servira pas à revitaliser un système en voie d’implosion. Il servira d’abord à tenir le CHUM dans l’indigence, à le condamner à mal servir la majorité et à refuser de faire de la médecine francophone le centre de gravité de notre système de santé.

[*] La minorité anglo-canadienne au Québec compte pour environ 9% de la population...

Les chiffres ne servent à rien ici : l’Université de Montréal forme plus de médecins qui resteront et pratiqueront au Québec, la démographie ne justifie pas le dédoublement des services pédiatriques, le déséquilibre linguistique qui sera accentué par une telle hypertrophie des institutions anglophones, les tableaux, les graphiques, les tendances, rien n’y fait. Toucher au CUSM, c’est se livrer à quelque chose d’obscène : reconfigurer les institutions en fonction d’une mission nationale charpentée sur le fait français majoritaire, ce serait affirmer une gouverne nationale. La « province » s’y refuse.

En tout cas, une très large part de son élite économique et politique est prête à tout bazarder pour continuer de cacher ce sein qu’on ne saurait voir. Les dépassements de coûts, les retards d’exécution, les conflits administratifs, le gaspillage des dédoublements, rien de tout cela ne suffit à ébranler le refus de voir la seule conclusion qui s’impose. Il n’y aura pas deux centres, les milliards s’envolent trop rapidement pour qu’on puisse y croire. Il finira par n’y en avoir qu’un seul, bien enrobé dans le compromis bilingue et la suprématie accordée à McGill qui aura le fair play de concéder des prix de consolation pour la médecine francophone vouée aux affaires locales. Il y a les institutions de classe mondiale et les autres, you know. Haussements d’épaules dans les cocktails, sourires embarrassés et blagues plates pour mieux faire passer l’autodénigrement, il faut bien s’installer dans la médiocrité et le plus tôt sera le mieux.

C’est la démission, le refus d’arrêter tout ce cirque avant que l’irrémédiable n’arrive. Il faudrait reprendre tout ça. Assumer les pertes encourues et redresser les choses nous coûterait malgré tout moins cher. Mais c’est trop exiger, c’est déjà trop dire. Les choses ne se passent pas ainsi dans un régime de renoncement à soi-même. Le consensus m ou de l’élite servile ou velléitaire se fait plutôt sur une rengaine pour tenter de se convaincre qu’à défaut de servir un destin national, le projet aura au moins généré des occasions d’affaires, quitte à les payer du prix de formidables embardées administratives et financières. Rien n’est trop cher pour préserver la pudeur. Notre existence nationale est vraiment devenue obscène. --

http://www.action-nationale.qc.ca/
revue@action-nationale.qc.ca

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Une autre illustration de la turpitude qui nous détruit...

Surveillez vos dentiers !

Michel Rioux
L’Aut’Journal - www.lautjournal.info
lundi 18 août 2008


Au rythme où Ottawa et ses thuriféraires pratiquent le nation building canadian en faisant main basse sur notre passé, en trafiquant notre histoire pour qu’elle serve leurs intérêts, en jonglant avec les dates et les lieux pour leur faire dire le contraire de ce qui fut et de ce qui est, je conseillerais à celles et à ceux qui ont un dentier de se méfier et d’être prudents : les choses étant ce qu’elles sont, rien ne garantit qu’ils ne partiront pas avec, s’ils pensent que cela pourrait leur être utile !

Les récentes festivités soulignant le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec ont été le théâtre de ce qui a ressemblé par moments à un immense opéra bouffe, mieux encore à une farce, ces petites comédies toutes simples qu’on jouait sur les parvis des cathédrales et des églises au Moyen Âge.
(...)
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