Les grands labours dorment sous la gelée(*) de l'indifférence et de la démission. Et cette gelée est péril mortel pour le Québec. Le temps est venu de réchauffer la terre par notre labeur pour que fondent les obstacles. Le temps est venu d'entreprendre ces grands travaux d'appropriation de notre territoire et de notre avenir. (*) Félix Leclerc
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vendredi 14 novembre 2008
Les dérives universitaires...
à Jean Chrétien !!!
Une ineptie à peine croyable !!
Voici ce qu'un des fondateurs de l'Université pense...
Les dirigeants de l'Université du Québec à Trois-Rivières ont résolu de décerner un doctorat honoris causa à Jean Chrétien et à sa femme Aline.
Je salue le courage de mon excellent collègue, le Pr Pierre-André Julien, économiste, professeur émérite à l'UQTR, qui a osé, dans sa lettre d’opinion du 10 novembre publiée dans Le Nouvelliste, s’élever contre la décision du Conseil d’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières de décerner un doctorat honoris causa à M. Jean Chrétien.
Comme de très nombreux membres du personnel de l’Université, j'endosse entièrement les arguments du Pr Julien, car un seul des faits rappelés par le Pr Julien devrait suffire à disqualifier M. Chrétien pour un tel honneur...
Si, au cours de ses 40 années de carrière comme résident d’Ontario et ministre à Ottawa, cet ancien citoyen de Shawinigan a bien posé quelques gestes normaux et bienvenus de la part d’un député, la somme de ses actions négatives et perverses envers le Québec et les Québécois est écrasante.
Notre devise étant « Je me souviens », Il importe de se souvenir de la continuité des gestes dévalorisants, provocateurs et parfois grossiers du personnage. Cliquer sur les liens...
· Octobre 1970 : Jean Chrétien joue un rôle important dans le gouvernement de P.E. Trudeau qui décrète sous de faux prétextes l’occupation militaire du Québec et la suspension des libertés civiles : près de 500 Québécois, intellectuels et autres de tous les milieux, sont emprisonnés pendant des semaines sans aucune raison démontrée, autre que de faire peur à la population dans une opération prévue dès 1968.
· Novembre 1981 : Jean Chrétien téléphone pendant la nuit à neuf des dix Premiers Ministres du Canada et conclut un pacte avec ces chefs pour imposer une nouvelle Constitution, qui exclura le Québec et enlèvera des droits à notre Assemblée Nationale. Cette constitution a été unanimement rejetée par cette dernière.
· Juin 1990 : Jean Chrétien, aidé de quelques personnes, dont Clyde Wells alors Premier Ministre de Terre-Neuve, fait avorter l'Accord du Lac Meech. Au cours de cet été là, des Mohawks armés occupent la pinède d’Oka pendant des semaines et créent ainsi une diversion qui fait bien l’affaire du gouvernement canadien, alors qu’environ 70% des Québécois étaient prêts à voter pour la pleine souveraineté du Québec…
· Octobre 1995 : le « Oui » perd le référendum par moins de 1% des voix exprimées. Après avoir affirmé qu’il en reconnaitra le résultat, on apprend par le journal « The Gazette », le 24 novembre 2003, que Chrétien avait un « plan B » prévoyant l’envoi de l’armée au Québec sous le prétexte de la protection des édifices fédéraux, ainsi que le refus de toute négociation, même s’il y avait 55% de « Oui ».
· À partir de ce moment, Chrétien met tout en œuvre pour acheter la conscience des Québécois : c’est le triste épisode des « commandites » et d’un terrible détournement de fonds publics. Des centaines de millions de dollars seront empochés par les p’tits amis du régime.
· La Commission d’enquête du juge Gomery permettra de fouiller un peu dans ce panier de crabe et d’en pincer quelques-uns. Mais le grand responsable lui-même se moquera publiquement du juge Gomery en offrant une balle de golf autographiée achetée avec l’argent des « commandites ». Il s’en tire honteusement.
· Tout au long de sa carrière, il fait honte au Canada et au Québec dans plusieurs gestes d’inculture et de grossièreté, ici et à l’étranger. Il faut se souvenir de sa tournée du Proche-Orient en 2000, de l’altercation disgracieuse avec Bill Clennett en 1996, l’affaire du « flag su’l hood », etc., etc.
C’est, en résumé, quelques-unes des raisons pour lesquelles l’UQTR devrait revenir sur cette décision malheureuse qui ternirait sa réputation. Nos administrateurs éclairés trouveront sans doute facilement une excuse.
Sincèrement,
Jean-Luc Dion
Pr Jean-Luc Dion, ing., D. Sc.
Titulaire retraité et professeur associé
Dép. de Génie électrique et Génie informatique
Université du Québec à Trois-Rivières
Directeur fondateur du Département d'Ingénierie
* * * * * *
dimanche 2 novembre 2008
Innovation issue du Québec...
À lire...:
Une innovation qui « s'inspire » de ce qui a été inventé et développé ici à l'IREQ sous la direction du génial Dr Pierre Couture, un des quelques projets de l'IREQ qui ont donné des résultats exploitables avec rentabilité.Présentation: Innovation (Mondial de l'auto)
Bulletin ViaMichelin 15.10.2008
Michelin met un moteur à l’intérieur d’une roue
(...)
Mais un travail que des dirigeants sans vision (Hydro-Québec et Gouvernement) ont laissé à l'abandon après des centaines de millions de $ investis dans ce projet de « moteur-roue ».
On peut maintenant constater avec tristesse qu'après avoir démembré l'équipe, ce sont des entreprises de l'extérieur qui profitent de l'expertise créée au Québec. En effet, aux dernières nouvelles, il ne reste plus qu'une organisation appelée TM4 qui a certaines apparences d'une coquille vide avec façade sur l'internet (clic). Les réalisations profitables se font ailleurs, et largement avec le fruit de nos idées et de nos investissements, comme dans d'autres domaines d'ailleurs...
Voyez l'article publié dans Le Devoir du 15 janvier 2008...
Extrait
« Pour Pierre Langlois, un physicien qui s'apprête à publier au début de l'été un livre intitulé Rouler sans pétrole aux Éditions Multimondes, Hydro-Québec a fait preuve «d'amateurisme et d'un manque de vision» étonnant en refusant de financer la poursuite du projet de traction Couture, «car le Québec avait alors 20 ans d'avance sur le reste de l'industrie». On répète aujourd'hui dans les corridors d'Hydro-Québec qu'en allant proposer le projet de traction Couture aux grands constructeurs automobiles pour les inciter à l'acheter, «c'était comme si l'inventeur de l'ampoule électrique était allé demander aux fabricants de lampes à l'huile ce qu'ils en pensaient». Ils ont boudé le projet, mais sont tous venus voir, et GM avec sa Volt, puis maintenant Volvo, qui travaille en synergie avec Ford, ont compris et lancent des projets similaires sans même tendre la main à TM4, la filiale famélique d'Hydro, chargée de développer l'héritage de Pierre Couture mais sans les idées que l'équipe avait en tête.»...
En faisant le bilan de plusieurs décisions pourries prises par nos dirigeants au cours des dernières années, on a nettement l'impression que tout est fait en « hauts lieux » pour étouffer tout projet qui pourrait permettre aux Québécois de créer de grosses affaires profitables et assurer leur prospérité ! Voici un autre cas parmi tant d'autres (Centrale du Suroit, ports méthaniers, énergie éolienne, ressources naturelles, etc.) (cliquez sur la date) :
Hydro ignore un projet de centrale urbaine sans pollution
Louis-Gilles Francoeur
LE DEVOIR - Édition du jeudi 22 janvier 2004
(texte intégral)
Mais notre gouvernement continue de subventionner avec nos taxes de grandes entreprises étrangères très riches et profitables à coups de centaines de millions de $ à la fois... Pourquoi ?
mercredi 29 octobre 2008
DETTES = ARGENT = ???
Ce qu'on ne risque pas de voir
à la télé et dans les journaux de Gesca...
Dans le Magazine Finance, on trouve aussi une présentation complémentaire fort intéressante :« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour. D'ou vient tout cet argent ? Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ? La réponse est... qu'il n'y en a pas. De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE. S'il n'y avait PAS DE DETTE Il n'y aurait PAS D'ARGENT Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, meme si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.
Nous vous présentons le chef d'oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! » (...)
VOIR : CLIC
Pour arrêter et redémarrer la vidéo, déplacer le curseur sur l'image...
D’où vient l’argent ? Qui le fabrique ?
Publié le 31 juillet 2008« Lorsqu’on se pose la question de la création de l’argent, on pense immédiatement à l’image de la planche à billet. On imagine une imprimerie prenant de l’encre, du papier et les fameuses plaques et qui imprime l’argent que nous utilisons tous les jours.
L’argent est une nouvelle forme d’esclavage, il se distingue
de l’ancienne simplement par le fait qu’il est impersonnel,
il n’y a pas de relation humaine entre le maître et l’esclave.
– Léon TolstoïSi vous êtes comme l’immense majorité des gens vous pensez que l’état imprime l’argent qui circule. Vous pensez que l’état contrôle la monnaie, plus précisément la masse monétaire.
Grave erreur !
Malgré l’exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernement représente typiquement moins de 5% de l’argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaie existant aujourd’hui a été créée par quelqu’un signant une reconnaissance de dette à une banque.» (...)
VOIR : CLIC
Josiah Stamp, directeur
Banque d'Angleterre, 1928-1941
2e plus grande fortune du pays...
version anglaise partielle :
« Banking was conceived in iniquity and was born in sin.
The bankers own the earth.
Take it away from them, but leave them the power to create money,
and with the flick of the pen
they will create enough deposits to buy it back again.
However, take it away from them,
and all the great fortunes like mine will disappear
and they ought to disappear,
for this would be a happier and better world to live in.
But, if you wish to remain the slaves of bankers
and pay the cost of your own slavery,
let them continue to create money.»
Sources : clic, clic
Devant les assauts multiples contre les souverainetés nationales, nous Québécois devont être solidaires comme jamais.
vendredi 26 septembre 2008
Le Bulletin de la République - 27 sept. 2008
LE BULLETIN DE LA RÉPUBLIQUE
Mieux vaut allumer une bougie
que de maudire les ténèbres.
Le sage, sans jamais faire de grandes actions,
accomplit de grandes choses.
Lao Tseu - Philosophe chinois
« Jamais la population du Québec n’a été manipulée et bernée
aussi odieusement qu’en octobre 1970.
Cette manipulation sans précédent a eu
et continue d’avoir des conséquences
sur le comportement politique des Québécois. »
Pierre VALLIÈRES - « L’exécution de Pierre Laporte »
* * *
CONTENU
* CHUM-CUSM : record d'irresponsabilité et de bêtise.
* Pourquoi un seul CHU à Montréal.
* Le bilinguisme à son paroxysme : Justin Trudeau.
* Comment fut inventé le peuple juif. - Le Monde Diplomatique
* Louis-Joseph Papineau - Un cas de récupération ?
* Variétés...
* Humour
* Les pensées du jour
* Liens
* CHUM-CUSM : RECORD D'IRRESPONSABILITÉ ET DE BÊTISE
Voici ce qu'on écrivait déjà au début de 2006 devant cette véritable aberration qu'est la construction de DEUX Centre universitaire de recherche CHU à Montréal pour céder à la pression de la minorité anglo-canadienne (9% de la population du Québec et +50% du budget), alors qu'un seul doit suffire amplement, selon les besoins et selon nos moyens :
Le CHUM de l'Université de Montréal et le CUSM/MUHC (McGill U. Health Center) de l'Université McGill.
Il faut savoir que c'est malheureusement sous un gouvernement du Parti Québécois, aveuglé par sa lubie d'amener cette minorité à voter pour lui, que cette décision ahurissante fut prise : 50% pour les 9% d'anglophones au Québec et 50% pour les 91% de francophones.
Évidemment, elle fut reprise avec empressement par les Libéraux en 2003...
Aujourd'hui, en septembre 2008, les « moutons de Panurge » du pouvoir au service d'éminences grises et du grenouillage des lobbys ont poursuivi leur course folle, en toute incompétence et en toute irresponsabilité vers le gouffre financier : les coûts prévus ont déjà au moins doublé...
* Pourquoi un seul CHU à Montréal ?
1. Introduction
2. La formation des médecins
3. La recherche
4. L'excellence
5. La démographie
6. Le partage des spécialités
7. Autres ressources
Faisant fi des dépassements de coûts appréhendés de presque 1 milliard de dollars, le gouvernement Charest a annoncé vendredi le 7 avril 2006 qu’il allait de l'avant avec la construction de DEUX mégahôpitaux à Montréal, le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et le McGill University Health Centre (MUHC), au coût estimé de 3,6 milliards de dollars. Cette décision fait suite au refus catégorique en décembre dernier de la communauté anglo-montréalaise d’accepter un partage des spécialités entre mégahôpitaux pour tenter de réduire le coût des projets.
Or, à l'instar du mélodrame printanier concernant l'emplacement du CHUM, le mélodrame automnal du partage des spécialités n’a servi qu’à occulter le vrai problème : la construction de deux mégahôpitaux à Montréal n’est pas rationnelle. Économiquement, démographiquement, autant du point de vue de l’efficacité administrative que de celui de la qualité des soins aux patients, la construction de deux mégahôpitaux à Montréal est une folie.
Revoyons un peu le dossier. (...)
SOURCE : (clic)
La position de la Coalition « un seul CHU »
Écrit par Pierrette Desjardins Guitard
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Il faut malheureusement constater l'incroyable cafouillage et irresponsabilité dans ce dossier. La minorité anglo-canadienne s'est bien organisée, a obtenu le 50% du budget pour 9% de la population pour le CUSM, a enlevé une subvention fédérale (FCI) d'au moins 100 millions de $ qui devait aller à un centre de recherche unifié de Montréal, et nos zigotos unitaristes canadiens sous la gouverne de Jean Charest en sont encore à se demander où ils pourraient construire le CHUM pour les gentils Québécois toujours prêts à se faire rouler dans la farine... (D'autres utiliseraient des mots plus crus...)
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Site internet de Justin Trudeau:
* le bilinguisme à son paroxysme
The Magnificient Justin Trudeau est de retour
Justin Trudeau vient de démontrer avec son site en franglais que si le ridicule ne tue pas, il peut miner une crédibilité. Il n’empêche que de la part du fils du bilinguisme personnifié, ce n’est pas vraiment étonnant. (...)
Source : cliquer sur le titre ci-dessus.
« Une chose est certaine en tout cas : si le bilinguisme avait vraiment les vertus intrinsèques qu’on lui prête, les Canadiens anglais, avec leur taux de bilinguisme cinq fois inférieur à celui des Québécois, souffriraient collectivement d’un grave retard intellectuel et affectif. Mais, loin de craindre un tel retard, les Canadiens anglais ont un sentiment de supériorité que ne diminue en rien leur unilinguisme. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas colonisés. Le bilinguisme individuel forcé et généralisé n’est bon que pour les peuples colonisés, pas pour les peuples normaux et libres. »
La psychose linguistique québécoise Les fausses vertus du bilinguisme
Bernard Desgagné
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Déconstruction d’une histoire mythique
* Comment fut inventé le peuple juif
Par Shlomo Sand (Un Juif)...
(...)
Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».
Source: Le Monde Diplomatique, août 2008
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* Louis-Joseph PAPINEAU
(1786-1871)
une esquisse biographique
Voir : clic
Découvrez un homme qui a marqué profondément l'histoire du Québec. Il a voulu faire du Québec, ou Bas-Canada à l'époque, un pays indépendant avec un régime républicain, c'est-à-dire démocratique. Des centaines de Québécois se sont rebellés, sont morts, ont été emprisonnés, exilés, pour cet idéal. Papineau lui-même a vécu l'exil pendant des années. La répression fut terrible. Toutefois, à son retour, il s'est rangé et a pu récupérer son vaste domaine de Montebello sur l'Outaouais. Mais on peu se demander comment le gouvernement unitariste canadien a pu récupérer non seulement la mémoire de Louis-Joseph Papineau mais aussi son domaine, et en a fait un parc fédéral (voir clic). Tout comme il a récupéré les fêtes du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec... Cette récupération par la majorité britannique est tellement réelle qu'on trouve aujourd'hui, dans ce parc fédéral en principe laïque, une chapelle protestante active où se célèbre un office religieux chaque dimanche en territoire québécois ! N'est-ce pas un beau pied-de-nez à tous ces beaux esprits « french canadians » et « bon-ententistes » ?...
(Photo prise le 18 septembre 2008)
* * * * *
-- La précision suisse : en percussions... (clic)
-- Duel de batterie avec Muppet (télé Suisse) (clic)
* Humour
Extraits d'un MONOLOGUE de SOL,
grand sculpteur de mots...
« Des fois, j'ai hâte d'être un vieux.
Ils sont bien, les Vieux, on est bon pour eux, ils sont bien.
Ils ont personne qui les force à travailler;
on veut pas qu'ils se fatiguent.
Même que la «plusspart» du temps, on les laisse pas finir leur ouvrage.
On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée.
On leur donne leur appréhension de vieillesse
et ils sont en vacances...
Ah! Ils sont bien les Vieux!
Ils ont personne qui les force à manger.
Alors de temps en temps, ils se croquevillent un petit biscuit
ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre
d'arrache-pied, ou bien ils regardent pousser
leur rhubarbe dans leur soupe...
Ils sont bien...
Jamais ils sont pressés non plus. Ils ont tout leur bon vieux temps.
Ils ont personne qui les force à aller vite;
ils peuvent mettre des heures et des heures à tergiverser la rue...
***************
« Quand tu ne sais plus où tu vas,
Retourne-toi et regarde d'où tu viens »
Proverbe Sénégalais
Un peuple ne saurait espérer un gouvernement meilleur que lui-même.
Aux cimes incertaines correspondent des gouvernements incertains.
Gustave Le Bon
Pensées brèves (1918)
dimanche 24 août 2008
Les fruits de l'apartheid
Le CHUM et le Québec français
ou
Les dindons de la farce –
Voici un sujet d'une actualité scandaleuse qui témoigne de l’incurie et d'une lâcheté remarquable de la part de nos administrateurs de tout poil et de nos « élites » démissionnaires...
« Haussements d’épaules dans les cocktails, sourires embarrassés et blagues plates pour mieux faire passer l’autodénigrement, il faut bien s’installer dans la médiocrité et le plus tôt sera le mieux. »
Encore une fois, les Québécois vont se contenter de payer pour des décisions désastreuses de politiciens et administrateurs sans colonne vertébrale ni sens de la nation.
Dans un article de La Presse du 29 mars 2006, Denis Lessard écrivait :
« Devant l’explosion des coûts de construction du CHUM et du CUSM, trois Québécois sur quatre sont en faveur d’une fusion des deux hôpitaux universitaires.
C’est le message, sans équivoque, capté par la dernière enquête de CROP pour La Presse. La marge d’erreur de ce coup de sonde réalisé auprès de 1000 personnes, du 16 au 26 mars, est de trois points de pourcentage.
Ainsi, quand on leur rappelle que les deux projets vont dépasser les prévisions " de plusieurs centaines de millions ", pas moins de 76 % des répondants soutiennent être favorables à la construction d’un seul hôpital, " bilingue, qui relèverait des deux universités, Montréal et McGill ".
Pas moins de 40 % des gens se disent " très favorables " à cette avenue et 36 % se disent " plutôt favorables ". Inversement, deux blocs de 10 % se disent très et plutôt défavorables au regroupement.
Le scénario de l’hôpital unique remporte, tout aussi clairement, l’adhésion des Montréalais, qui à 73 % favorisent désormais cette option, alors que 22 % s’y opposent. À Québec, on est à 85 % en faveur d’un hôpital unique. Partout ailleurs en province, l’appui demeure dominant, à 76 %.
Les francophones n’ont pas peur d’un hôpital " bilingue ". Pas moins de 77 % des francophones privilégient le scénario d’un hôpital unique, et 18 % le désapprouvent. Chez les anglophones, on retrouve davantage d’adversaires à l’idée d’un regroupement, soit 28 %. Mais pas moins de 65 % des répondants de cette communauté privilégient le site unique. »
Cette photo de l’électorat tombe au moment où le gouvernement Charest s’apprête à lever le voile sur un dépassement prévu de plus de 1 milliard pour ces deux chantiers qui devaient totaliser 2,2 milliards, selon les prévisions de l’an dernier.
(…) Source : clic.
Pour bien comprendre le sens de l'éditorial de Robert Laplante ci-dessous, « L'obscénité et le financement de l'apartheid », il faut être bien au courant de la triste affaire CHUM-CUSM (lire le dossier CHUM de Vigile) et avoir lu l'article publié dans Le Devoir du 20 août (voir clic, suit).
Cent millions pour le CUSM
Jacinthe Tremblay
Le Devoir - Édition du mercredi 20 août 2008
La FCI alloue au centre hospitalier sa plus importante subvention jamais accordée
La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) annonce ce matin qu'elle contribuera pour 100 millions de dollars moins quelques poussières à la construction et à l'aménagement des nouvelles installations de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), a appris le Devoir. Il s'agit de la plus importante subvention de recherche jamais accordée par l'organisme fédéral.
Les détails entourant la subvention elle-même et son utilisation seront dévoilés lors d'une conférence de presse réunissant Suzanne Corbeil, vice-présidente, relations extérieures et communications, de la Fondation canadienne pour l'innovation, plusieurs représentants de l'université McGill et du CUSM, dont son directeur, le Dr Arthur Porter, ainsi que le Dr Vassilios Papadopoulos, directeur de l'Institut de recherche du CUSM. Cet établissement accueille plus de 600 chercheurs et 1000 étudiants de niveau postdoctoral et des cycles supérieurs. Ses axes de recherche sont notamment le cancer, l'endocrinologie, la reproduction humaine, la génétique médicale et les troubles musculo-squelettiques.
Le Devoir avait, dans son édition du 27 juin, fait part de la décision du conseil d'administration de la FCI, adoptée 10 jours plus tôt, d'acquiescer à la demande de financement destinée à ces infrastructures du CUSM. La somme alors évoquée était de 50 millions. Lors de la même séance, les administrateurs de la FCI avaient refusé une demande du même type formulée par le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).
Dans son site Internet, la FCI précise que ses critères pour allouer de telles subventions reposent sur la qualité de la recherche, la nécessité de nouvelles infrastructures et les bénéfices potentiels pour les Canadiens. Les sources consultées par Le Devoir en juin dernier avaient de plus indiqué que, dans cette ronde de distribution, les experts chargés d'examiner les dossiers avaient en plus pris en compte «la probabilité que la construction des installations débute dans les 18 mois suivant l'annonce officielle de la décision de la FCI».
Un mois
Les nouvelles installations de l'Institut de recherche verront le jour dans le cadre du redéploiement du CUSM sur le campus Glen, un projet réalisé en partenariat public-privé. Selon l'échéancier disponible dans le site Internet de Partenariats public-privé Québec (PPPQ), l'appel de propositions pour la concrétisation de l'ensemble du CUSM, aussi désigné comme cahier de charge détaillé, devrait être présenté «à l'été 2008» aux deux consortiums qui se sont qualifiés pour réaliser le projet. Il reste donc un mois à PPPQ et au CUSM pour respecter l'échéancier annoncé afin de compléter la rédaction du document d'appel de propositions.
En théorie, le projet de Centre de recherche du CHUM est plus avancé, puisque Partenariats public-privé Québec a déjà complété et remis aux soumissionnaires le contenu de l'appel de propositions, le 29 mai dernier. Le refus de la FCI de financer le projet n'a d'aucune façon compromis ni stoppé le processus. Dans un communiqué émis à la fin de juin, le CHUM a fait part de sa déception tout en indiquant que le projet irait de l'avant, comme prévu.
En entrevue au Devoir en juillet, Yves Bolduc, ministre de la Santé et des Services sociaux, a confirmé l'intention de Québec de tout mettre en oeuvre afin qu'un centre de recherche en santé francophone voie le jour, malgré ce qui pourrait devenir un dépassement de coût substantiel pour Québec si la FCI persistait à ne pas décaisser les 112 millions attendus. «Le fédéral s'était déjà engagé à aller de l'avant et j'ai parlé avec eux depuis ma nomination. Nous allons trouver une solution», a-t-il alors déclaré. Il avait ajouté que «des montants de cette hauteur, sans être des "peanuts", ne sont jamais impossibles à trouver pour des gouvernements quand il s'agit de projets de cette importance.»
En fin de journée, hier, l'état du dossier CHUM-FCI n'avait pas bougé depuis ces déclarations. «Nous entendons présenter une nouvelle demande lors de la prochaine ronde de subventions de la FCI», a expliqué Chantal Huot, porte-parole du CHUM.
L'annonce de ce matin, 21 août, dans Le Devoir, fait déborder le vase...
Résultat de tout ce cafouillage... CHUM : ZÉRO
Remarquons que le rapport de 100 millions sur zéro c’est l’INFINI…
Dès le départ, il ne fallait créer qu'UN SEUL centre de recherche médical universitaire, mais nos politiciens de deux sous ont cédé à la pression des groupes de pression anglophones.
Or, la décision invraisemblable de créer DEUX centre indépendants en accordant 50% du budget à la minorité anglo-canadienne, qui compte pour 9% de la population du Québec, a été soutenue par le précédent gouvernement du Parti Québécois (avant 2003), on peut comprendre le silence honteux de ce dernier sur la question…
Le CUSM recevra 250 millions
- Aux 100 millions du Fonds canadien pour l'innovation (FCI)
s'ajoutent 150 millions de Québec et de mécènes
Le Devoir - Édition du jeudi 21 août 2008
Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule dans l'univers du Centre université McGill et de son Institut de recherche. Le gouvernement du Québec, pour 100 millions de dollars, et des mécènes, pour 50 millions de dollars, ajouteront leur contribution à celle, de 100 millions, du Fonds canadien pour l'innovation (FCI), ont confirmé hier ses dirigeants.
Devant de nombreux chercheurs, enseignants et médecins ravis réunis dans le hall des infirmières de l'hôpital Royal Victoria, le Dr Arthur T. Porter, directeur général et chef de la direction du CUSM, a expliqué la portée de la contribution de l'organisme fédéral. «Grâce à la FCI, notre plan visant à réunir nos chercheurs aux campus hospitaliers Glen et de la Montagne afin de faire le pont entre la recherche biomédicale et la médecine clinique est assuré», a-t-il résumé.
(…) Suite à clic.
20 août 2008
Le numéro de septembre 2008 de L’Action nationale sera disponible le 4 septembre.
L’Action nationale — Septembre 2008
Éditorial
L’obscénité et le financement de l’apartheid
Robert Laplante
20-08-2008
Le dossier du CHUM n’en finit pas de s’alourdir sans que rien ne parvienne à troubler le silence assourdissant qui le recouvre de toutes les censures. Plombé par le dogmatisme des PPP, lesté par les jeux de coulisses et l’opacité de gouvernance, le projet du CHUM a d’ores et déjà basculé dans l’ordre du scandale. Nous avons appris en plein mois de juillet que les coûts de construction du centre de recherche étaient passés de 280 millions à 320 millions de dollars, que le nouveau ministre s’offrait la tête du directeur général, que la Fondation canadienne pour l’innovation avait rejeté la demande de financement malgré que le Fonds de recherche en santé du Québec ait qualifié d’exceptionnel le dossier du programme de recherche. À cela se rajoutaient les récriminations des architectes et ingénieurs qui veulent récupérer des honoraires pendant que les hypothèses de report d’échéancier nourrissent les paris les plus cyniques. Mais personne ne siffle la fin de la récréation, personne ne demande que lumière soit faite en notre Assemblée nationale. Rien n’ébranlera donc jamais les colonnes du temple de la démission collective.
Pendant ce temps, même opacité du côté du CUSM, mais avec de bonnes nouvelles : la Fondation canadienne de l’innovation va lui accorder sa demande de financement. Quelle surprise ! Les scientifiques du CHUM en sont restés pantois, incapables de s’expliquer l’écart d’appréciation entre la FCI et le FRSQ. Dans les médias la chose a été présentée comme un si mple fait administratif. Canada knows best ! Toronto a fait son choix. La condescendance d’un côté, la résignation de l’autre, ainsi en va-t-il de la logique du consentement à l’auto-mutilation. La médecine francophone et ses institutions se laissent amputer sans mot dire. Et pourtant la Fondation canadienne de l’innovation, ce n’est rien d’autre qu’un bidule pour contourner les choix démocratiques du Québec, un instrument d’aliénation, une patente concoctée pour nourrir l’establishment canadian avec des fonds publics sans reddition de compte pour ce qu’une petite élite cooptée décide de faire avec nos impôts. Un projet majeur pour le devenir de la médecine québécoise est déstabilisé par un conseil étranger et personne ne pose la question de la légitimité de la Fondation ? Too bad… Et pu is, après tout ce n’est pas si grave, on a déjà connu de plus grosses pertes, rien ne sert de s’alarmer, on finira bien par trouver un moyen de moyenner.
Il y a dans le dossier du CHUM un fatalisme malsain qui tient essentiellement de la conduite hystérique dictée par une censure fondatrice : il n’y a pas de place pour deux centres hospitaliers universitaires de cette envergure à Montréal et rien ne justifie le dédoublement, sinon le refus de poser le dossier dans sa dimension essentielle, la dimension nationale. Le partage des fonds publics à 50-50 [*] entre les projets de McGill et de l’Université de Montréal est une injustice rhodésienne. Le Québec n’a pas les moyens de se payer un tel attelage. Il ne devrait y avoir qu’un seul centre. Nous finançons un apartheid sophistiqué. Rien ne justifie une telle allocation des ressources, une telle surpondération du financement de l’institution anglaise. C’est lui conférer un avantage indu. Il n’y a deux projets que pour perpétuer le développement séparé, pour conforter la minorité dans ses privilèges et lui éviter de se repenser dans le développement national. Il n’y en a deux que pour laisser McGill en marge et garder les institutions anglophones satellites dans un refus d’intégration. L’argent englouti pour financer deux bureaucraties et des tonnes de béton ne servira pas au développement de la recherche, il ne servira pas à revitaliser un système en voie d’implosion. Il servira d’abord à tenir le CHUM dans l’indigence, à le condamner à mal servir la majorité et à refuser de faire de la médecine francophone le centre de gravité de notre système de santé.
[*] La minorité anglo-canadienne au Québec compte pour environ 9% de la population...
Les chiffres ne servent à rien ici : l’Université de Montréal forme plus de médecins qui resteront et pratiqueront au Québec, la démographie ne justifie pas le dédoublement des services pédiatriques, le déséquilibre linguistique qui sera accentué par une telle hypertrophie des institutions anglophones, les tableaux, les graphiques, les tendances, rien n’y fait. Toucher au CUSM, c’est se livrer à quelque chose d’obscène : reconfigurer les institutions en fonction d’une mission nationale charpentée sur le fait français majoritaire, ce serait affirmer une gouverne nationale. La « province » s’y refuse.
En tout cas, une très large part de son élite économique et politique est prête à tout bazarder pour continuer de cacher ce sein qu’on ne saurait voir. Les dépassements de coûts, les retards d’exécution, les conflits administratifs, le gaspillage des dédoublements, rien de tout cela ne suffit à ébranler le refus de voir la seule conclusion qui s’impose. Il n’y aura pas deux centres, les milliards s’envolent trop rapidement pour qu’on puisse y croire. Il finira par n’y en avoir qu’un seul, bien enrobé dans le compromis bilingue et la suprématie accordée à McGill qui aura le fair play de concéder des prix de consolation pour la médecine francophone vouée aux affaires locales. Il y a les institutions de classe mondiale et les autres, you know. Haussements d’épaules dans les cocktails, sourires embarrassés et blagues plates pour mieux faire passer l’autodénigrement, il faut bien s’installer dans la médiocrité et le plus tôt sera le mieux.
C’est la démission, le refus d’arrêter tout ce cirque avant que l’irrémédiable n’arrive. Il faudrait reprendre tout ça. Assumer les pertes encourues et redresser les choses nous coûterait malgré tout moins cher. Mais c’est trop exiger, c’est déjà trop dire. Les choses ne se passent pas ainsi dans un régime de renoncement à soi-même. Le consensus m ou de l’élite servile ou velléitaire se fait plutôt sur une rengaine pour tenter de se convaincre qu’à défaut de servir un destin national, le projet aura au moins généré des occasions d’affaires, quitte à les payer du prix de formidables embardées administratives et financières. Rien n’est trop cher pour préserver la pudeur. Notre existence nationale est vraiment devenue obscène. --
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Une autre illustration de la turpitude qui nous détruit...
Surveillez vos dentiers !
Michel Rioux
L’Aut’Journal - www.lautjournal.info
lundi 18 août 2008
Au rythme où Ottawa et ses thuriféraires pratiquent le nation building canadian en faisant main basse sur notre passé, en trafiquant notre histoire pour qu’elle serve leurs intérêts, en jonglant avec les dates et les lieux pour leur faire dire le contraire de ce qui fut et de ce qui est, je conseillerais à celles et à ceux qui ont un dentier de se méfier et d’être prudents : les choses étant ce qu’elles sont, rien ne garantit qu’ils ne partiront pas avec, s’ils pensent que cela pourrait leur être utile !
Les récentes festivités soulignant le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec ont été le théâtre de ce qui a ressemblé par moments à un immense opéra bouffe, mieux encore à une farce, ces petites comédies toutes simples qu’on jouait sur les parvis des cathédrales et des églises au Moyen Âge.
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dimanche 13 juillet 2008
400e de Québec - Rappels... 8 juillet 2008
Le révisionnisme historique et la récupération des fêtes du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec par le gouvernement canadien se sont traduits dans les célébrations par l'escamotage de nombreux faits historiques importants comme nous le savons tous.
Nous savons aussi que sous la pression de ce gouvernement, les couleurs et les symboles propre à l'époque française de la fondation de Québec ont été exclus de la publicité et de l'affichage sur l'évènement par des organisateurs timorés et craintifs. Donc, pas de drapeau bleu et blanc, pas de fleur-de-lys, pas de fleurdelysé, pas d'hermine, etc...Dans Le Devoir du 8 juillet 2008, Christian Gagnon écrit ceci dans un article (plus bas) :
C'est l'occasion de rappeler que ce fut une grande victoire des nôtres en effet, et que nous pourrions certainement la célébrer comme d'autres célèbrent nos défaites. Incidemment, c'est le drapeau arboré à cette occasion, le « drapeau de Carillon » qui est l'ancêtre du Fleurdelisé québécois [*]. On peut lire ceci au site du fort Ticondéroga (clic) :« ...une autre date historique de juillet 2008 a échappé à l’attention de nos bienveillants experts fédéraux en nation-building. Le 8 juillet prochain marquera les 250 ans de la bataille de Carillon (clic). Ce jour-là, les quelque 3600 hommes de Montcalm mirent en déroute 16 000 soldats britanniques ayant pris d’assaut le fort de Carillon (aujourd’hui Ticonderoga, dans l’État de New York).»
Pour voir la carte : clic
[*] Il a inspiré un poème et chant sublime à notre grand poète Octave Crémazie :« Fort Ticonderoga was built by the French from 1755-1758 as Fort Carillon located above the narrow choke-point between Lake Champlain and Lake George, which controlled the major north-south inland water "highway" during the 18th century. Due to this strategic location the Fort was the "key to the continent" as the superpowers of the 18th century, the French and the British, contested for empire in North America. On July 8, 1758 the Fort was successfully defended by French forces under the command of the Marquis de Montcalm despite overwhelming British forces led by General Abercromby. This was France's greatest victory in the Seven Years' War and a humiliating and devastating defeat for the British. »
On y apprend (au site Ticonderoga) qu'au début de la guerre d'indépendance, le 10 mai 1775, une compagnie de patriotes, les « Green Mountain Boys » commandée par Ethan Allen et Benedict Arnold, a surpris la garnison britannique du fort et en a pris possession. La victoire de Fort Ticondéronga est en fait la première de la guerre révolutionnaire étatsunienne (source : clic).« O Carillon, je te revois encore,
Non plus, hélas! comme en ces jours bénis
Où dans tes murs la trompette sonore
Pour te sauver nous avait réunis.
Je viens à toi, quand mon âme succombe
Et sent déjà son courage faiblir.
Oui, près de toi, venant chercher ma tombe.
Pour mon drapeau je viens ici mourir...»Pour mieux connaitre nos anciens poètes : clic
L'ancien fort Carillon est un lieu fort intéressant à visiter car nos voisins étatsuniens ont fait là un bon travail de reconstitution (à partir de 1908) qui respecte la période française. On y trouve des monuments qui rappellent cette époque où ce fort était un verrou qui bloquait efficacement l'invasion britannique par le sud.
Dans les quelques rares rappels historique des célébrations du 400e, on passe aussi sous silence plusieurs exploits de nos troupes qui faisaient face à des forces beaucoup plus considérables. Voici ce qu'un site étatsunien écrit sur le Général de Montcalm :
On « oublie » aussi de rappeler que les troupes du Chevalier de Lévis ont remporté la victoire à Sainte-Foy, le 26 avril 1760 et qu'il s'en est fallu de peu que la ville de Québec soit reprise. Il faut se rendre au site d'un collège de langue anglaise pour en apprendre des détails : clic. C'est seulement le 10 septembre 1760 que Lévis accepta de capituler sur ordre de Vaudreuil.Louis Joseph Marquis de Montcalm de Saint-Véran (1712-59), French soldier, born near Nîmes. After serving in the War of the Austrian Succession (1740-1748), he was sent to New France (France's North American colonial empire) in 1756 as major general in command of French troops. Montcalm arrived in New France during the French and Indian War (1754-1763), fought between France and Great Britain. He successfully engaged the British at Fort Ontario, Fort William Henry, and Fort Ticonderoga. In 1759 lack of troops and provisions forced Montcalm to withdraw to Québec in the face of large British reinforcements. From July to September 1759 he defended the city against the forces of the British general James Wolfe. He was defeated on the Plains of Abraham on September 13. Both Montcalm and Wolfe were mortally wounded; Wolfe died on the battlefield, and Montcalm died the next day.
Source : clic
On ne mentionne guère aussi que la défaite des Plaines d'Abraham de septembre 1759 avait été précédée de la dévastation d'à peu près tous les villages du bas Saint-Laurent pour terroriser la population et l'empêcher de ravitailler Québec :
Aujourd'hui, le 8 juillet, il aurait été approprié de célébrer la brillante victoire de Montcalm à Carillon du 8 juillet 1758...
« Wolfe est humilié et désespéré ; il ordonne à ses officiers de brûler le pays, « de Kamouraska à la pointe Lévy ». Les Britanniques dévastent tout sur cent milles de côte le long du Saint-Laurent. Ils brûlent les maisons, les récoltes, les granges et les provisions des Canadiens. Le curé de Québec, l'abbé Jean-Félix Récher, témoigne de l'horreur de la situation dans son journal :
« J'apprends que les Anglais ont brûlé, dans la côte du sud, outre la paroisse de Saint-Antoine, celle de Saint-Nicolas, une partie de celle de Sainte-Croix; dans l'île d'Orléans, les maisons de la paroisse de Saint-François, la moitié de celles de Sainte-Famille; de plus, celles de Baie-Saint-Paul; et qu'ils ont envoyé 600 hommes dans le bas de la côte sud pour brûler les maisons et ravager les blés. »
Source : clic
Il faudrait y penser en prévision de l'an prochain, alors que les canado-britanniques fêteront le 250e de leur victoire des Plaines d'Abraham ! Et, quant à y être, pourquoi ne pas se préparer à célébrer dignement, en 2010, le 250e de la victoire de Lévis à Sainte-Foy !!
Jean-Luc Dion, ing.
Plusieurs ont récemment reproché avec véhémence au premier ministre Stephen Harper et à la gouverneure générale Michaëlle Jean de répéter ici et à l’étranger que « la fondation de Québec, c’est la fondation de l’État canadien », que « Samuel de Champlain est le tout premier gouverneur du Canada » et que « le 400e anniversaire de Québec, c’est la fête de tous les Canadiens ».
D’aucuns y ont vu une pure propagande visant à empêcher que, au terme de ces festivités, un plus grand nombre de Québécois ne s’identifient à la nation québécoise plutôt qu’à la canadienne. On peut certes s’offusquer de ce révisionnisme qui fait reculer la naissance du Canada de 1867 à 1608. Mais pourquoi ne pas plutôt laisser à nos (?) institutions fédérales le soin de trébucher dans leurs propres contradictions ?
Ainsi, à l’avenir, lorsque tous les 1er juillet le premier ministre s’exclamera « Happy Birthday Canada ! » sur la colline parlementaire à Ottawa, il faudra désormais conclure qu’il s’y est pris deux jours à l’avance. Mieux encore, le 26 juillet prochain, c’est à Louisbourg (Nouvelle-Écosse) que l’argent des contribuables fera courir les foules. « En 2008, le lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg célébrera le 250e anniversaire du second siège de Louisbourg. Ce siège a été un tournant décisif dans la guerre de Sept Ans et a ouvert la voie à l’attaque de Québec par la mer l’année suivante. James Wolfe s’est distingué au cours du siège en tant que l’un des trois commandants de division et devait devenir l’année suivante le commandant des forces terrestres britanniques qui attaquèrent Québec », nous annonce fièrement l’Institut Louisbourg de l’Université du Cap-Breton, coorganisateur des célébrations avec Parcs Canada, organisme sous la responsabilité du ministère du Patrimoine canadien. Ce 26 juillet, tous les Québéco-Canadiens seront invités à chérir ce jour où, il y a 250 ans, le brigadier général Wolfe se frottait les mains d’aise à l’idée de bientôt attaquer Québec.
Mais, au fait... une autre date historique de juillet 2008 a échappé à l’attention de nos bienveillants experts fédéraux en nation-building. Le 8 juillet prochain marquera les 250 ans de la bataille de Carillon (clic). Ce jour-là, les quelque 3600 hommes de Montcalm mirent en déroute 16 000 soldats britanniques ayant pris d’assaut le fort de Carillon (aujourd’hui Ticonderoga, dans l’État de New York).
Ce haut fait d’armes stoppa net l’invasion anglaise de la Nouvelle-France par le sud. C’est même la bannière de ce glorieux régiment qui est à l’origine de l’actuel drapeau du Québec. Grâce à cette victoire, Ville-Marie demeura française un an de plus. Et si des Montréalais francophones s’avisaient d’organiser des célébrations grandioses pour cet autre 250e anniversaire ? Parions que la chose serait jugée du plus mauvais goût.
MONTCALM
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Christian Gagnon, Montréal
[*] Une sublime vidéo qui le montre...: clicNOMMÉE POUR DIVISER LES QUÉBÉCOIS
Grâce à ses conseillers nombreux et bien payés, l'ancien P.M. canadien, Paul Martin, a fait un coup fumant en nommant Michaëlle Jean GG. En effet, depuis P.E. Trudeau, une constante de ce gouvernement est de DIVISER les Québécois.
En nommant cette charmante et « verbomotrice « personne à ce poste généralement honni par la majorité québécoise, on savait que cela allait provoquer des étincelles et du ressentiment. En effet, son reniement de ses anciennes convictions indépendantistes n'a pas manqué de choquer nombre de militants, particulièrement l'écrivain Victor-Lévy Beaulieu.
Or, il était assez facile de prévoir pour les fédéraux que cela allait soulever la majorité des Québécois d'origine haïtienne qui sont assez nombreux au Québec contre les autres Québécois francophones. Ce qui n'a pas manqué de se produire à la plus grande joie de tous les anti-Québec...
Nos compatriotes d'origine haïtienne semble bien avoir servi involontairement de mercenaires dans cette affaire... Très regrettable !
Surtout que :
« Rien n’étant plus vieux, paraît-il, que le journal de la veille, il s’en trouve sans doute très peu pour se souvenir de cette soirée au cours de laquelle, à l’occasion d’un banquet de la Tribune de la presse à Ottawa, en octobre 2005, la représentante de la reine d’Angleterre en terre canadian, son Excellence Michaëlle Jean, s’était présentée au micro, visiblement sous influence, pour annoncer tout de go : « Ce soir, les autres, on s’en fout ! Je vais faire une folle de moi. » Elle devait ajouter, la bouche un brin pâteuse, mais l’œil plutôt guilleret : « Je n’ai pas été nommée gouverneure générale parce que je suis une femme, ou parce que je suis immigrante ou parce que je suis Noire. Non. Mais parce que je suis hot…» [*]
(...)
« Bien sûr que cela peut vous monter à la tête, surtout si on l’a légère, de se faire dire qu’on est le successeur de Samuel de Champlain. Ou encore de lire dans Libé qu’on serait un heureux mélange de Lady Di et de Nelson Mandela. On en a connu d’autres qui n’ont pas survécu au king size ego trip sur lequel ils s’étaient engagés...»
(...)
« Dans un documentaire tourné en 1991 et portant le titre La manière nègre, le prince-consort, Jean-Daniel Lafond, présentait la future vice-reine en compagnie de poètes engagés dans la lutte pour l’indépendance du Québec, les Chamberland, Godin, Ferretti, Vallières, Laferrière et autres alors qu’ils levaient ensemble leurs verres « à l’indépendance et aux indépendances » »...
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