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jeudi 9 août 2012

UN DISCOURS TRÈS ORIGINAL DE CATHERINE


Il est regrettable que la dynamique candidate qu'on peut voir et entendre dans la vidéo ci-dessous, dont parle le Huffington Post Québec, ne soit pas candidate du Parti Québécois dans l'élection du 4 septembre 2012 car elle a un charisme du tonnerre !

Ce qui fait sa force : son naturel, sa franchise, son originalité et la conviction qu'elle rayonne de la nécessité absolue de parler de l'indépendance du Québec. Pour que le projet soit crédible il faut en parler continuellement sur tous les tons, en rapport avec toute notre réalité, en expliquant pourquoi l'indépendance est essentielle pour une nation comme la nôtre.

Sinon, c'est certain, cette nation se disloquera dans l'insignifiance et le mépris, envahie de toutes parts (gaz de schiste, Anticosti, «plan Nord», etc...

UNE URGENCE

Par exemple, une démarche essentielle et prioritaire dont le parti ne parle pas : l'urgence de créer une Assemblée constituante qui consultera tous les Québécois sur la rédaction de notre constitution. Tous doivent avoir l'occasion de s'exprimer sur le genre de pays que nous voulons. À mon humble avis, c'est une grave erreur de ne pas en parler, à moins qu'on ne désire pas vraiment faire du Québec un pays...

Aucune personne sensée ne peut imaginer qu'un référendum puisse être gagné si la population du Québec, surtout le Québec français (pas d'illusions sur les autres...), n'a pas profondément le goût d'un pays qu'elle aura contribué à définir. C'est le point central de toute action sérieuse...

Pourtant, le programme de 2011 du Parti Québécois contient des articles clairs sur l'importance d'une assemblée constituante qui rédigera le projet de constitution d'un Québec indépendant qui sera soumis à la nation. Voici les deux premiers articles, lesquels, curieusement ne sont pas dans le bon ordre. Voici ces articles :
Les Québécois formant une nation à part entière, il est nécessaire et normal qu’ils se dotent d’instruments juridiques encadrant la vie publique.

Un gouvernement souverainiste :


a) Fera adopter, par l’Assemblée nationale, une Constitution québécoise pour affirmer et établir juridiquement les éléments essentiels de l’identité québécoise. Ce texte fondamental intégrera
une version amendée de la Charte des droits et libertés de la personne de façon à ce que, dans son interprétation et son application, il soit tenu compte du patrimoine historique et des valeurs fondamentales de la nation québécoise : la prédominance de la langue française, l’égalité entre les femmes et les hommes et la laïcité des institutions publiques;

b) Créera une assemblée constituante à laquelle seront conviés à siéger tous les secteurs et les régions de la société québécoise ainsi que les nations autochtones et inuites du Québec afin d’écrire la constitution d’un Québec indépendant;
(...)
Le fait que ces articles ne soient pas dans un ordre logique est symptomatique d'un étrange négligence...

Ça vaut la peine de voir la vidéo ci-dessous au complet pour comprendre ce qui fait la force de cette jeune candidate.

Le discours rafraîchissant d'une candidate d'Option nationale

Le Huffington Post Québec  |  Publication:


« La vidéo de présentation de Catherine Dorion, candidate d'Option nationale, était au septième rang des vidéos les plus écoutées au Canada lundi matin.
La candidate, auteure, comédienne dans L'Auberge du chien noir, détentrice d'une maîtrise en sciences politiques à Londres, maman et globe-trotter, explique pourquoi elle a décidé d'être candidate pour ON et de ses motivations à faire du Québec un pays.(...) »

Rappel du lien :  clic

Pour le moment,  cette adaptation d'une pensée de Sénèque est de première importance:


Faisons confiance à notre jeunesse
et sachons l'inspirer !


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LE DEVOIR  -  1910-2010
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« On va toujours trop loin pour les gens qui vont nulle part »
Pierre Falardeau
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« Quand nous défendons le français chez nous,
ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l'hégémonie d'une seule. » 
Pierre Bourgault
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« Aucun peuple digne de ce nom dans le monde
n'a jamais craché sur son indépendance.
   Le peuple québécois serait-il si différent des autres ?
   Son état de peuple annexé et soumis serait-il définitif ?»
Jean-Luc Dion
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jeudi 28 juin 2012

L'AUTOSURVEILLANCE DES MINIÈRES



On savait qu'on se faisait voler en plein jour depuis longtemps, mais on sait maintenant pourquoi et comment...:

Le jeudi 3 mai 2012 - Entreprises minières

«Autosurveillance» pour l'environnement

QUÉBEC – Les entreprises minières du Nord du Québec ont un contrôle total sur les processus de surveillance environnementale et financière de leurs activités, de l'échantillonnage jusqu'à l'analyse en laboratoire en passant par la supervision du tonnage de ressources exploitées et des redevances payées, affirme le syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). « Ils appellent ça la gestion du risque », dénonce Lucie Martineau, la présidente générale du SFPQ.
Actuellement, les compagnies prélèvent elles-mêmes leurs échantillons. Elles les font ensuite analyser dans des laboratoires privés. Ces données sont finalement envoyées au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). (*)
(...)
La situation est semblable au ministère des Ressources naturelles, responsable de délivrer les permis, de recevoir les redevances et de s'assurer que celles-ci correspondent bien au tonnage prélevé. «Il n'y a personne pour vérifier si le niveau de redevance est correct. Ce sont les entreprises qui envoient par courriel les données», ajoute Lucie Martineau.

Lire l'article : clic
(*)  C'est le monde à l'envers. Dans un système normal et honnête, ce sont les services de l'État qui doivent faire ces analyses dans leurs laboratoires d'analyse.

Je vous rappelle de découvrir de nombreux détails ici :

Une improvisation aberrante : le « Plan Nord »
 Aussi :

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mercredi 27 juin 2012

LES DESTRUCTEURS


Nouvelle publiée le 3 juin 2012
dans :

LES DESTRUCTEURS

Jean Garon
- citoyen de Lévis,
- ex-ministre de l’Agriculture et de l’Éducation, et indépendantiste plus que jamais

Les libéraux ont toujours eu un grand talent pour démolir, pervertir ou affaiblir ce qui, dans la société québécoise, incarne notre identité, favorise le progrès social et permet de réduire les inégalités.
La liste est longue de ces reculs et trahisons : les amendements libéraux à Loi 101, les contournements systématiques de la Loi sur le financement démocratique des partis politiques, l’indifférence face au contrôle par les québécois de nos leviers économiques, les modifications à la Loi sur la protection du territoire agricole  n’en sont que quelques exemples.
Dans le domaine agricole que j’ai bien connu, on parle aujourd’hui d’un niveau de détresse et de découragement sans précédent chez les producteurs.  Selon moi, il y a un lien direct entre cette situation et la perversion par les libéraux du principal outil de soutien à l’agriculture, l’assurance stabilisation des revenus. Cet outil avait été  conçu dans mon temps pour protéger la ferme familiale indépendante et efficace mais  les libéraux l’ont mis au service des méga corporations agricoles qui font des agriculteurs des ouvriers agricoles sur leurs propres fermes.
Partout et toujours, la caisse électorale libérale n’est jamais loin lors de ces changements de cap qui affaiblissent notre société.
La dernière cible des libéraux est l’accessibilité aux études supérieures. Pour moi, le fait que cette accessibilité pour tous soit plus grande au Québec que partout ailleurs en Amérique du Nord, du moins sur le plan financier, est une source de fierté.  Pour Jean Charest, on dirait que c’est une honte nationale. 
La richesse d’une nation c’est d’abord et avant tout sa population et qu’est-ce qui permet de développer cette richesse sinon les investissements en éducation et en santé? Vouloir faire des économies de bout de chandelles dans ces domaines est une erreur magistrale, surtout quand des solutions alternatives existent.
Lors de mon bref passage au ministère de l’Éducation, en 1994-96, j’ai été moi aussi confronté au défi de limiter la croissance des dépenses en éducation. Comme aujourd’hui, la solution facile qu’on me proposait était d’augmenter la contribution des étudiants. J’ai toujours refusé et j’ai plutôt forcé les recteurs à faire des économies et les banques à consentir de meilleurs taux sur le financement des prêts aux étudiants.
Cela prend un peu d’imagination et surtout un gouvernement qui a les coudées franches face aux puissances de l’argent et à ceux qui tirent les ficelles derrière les portes closes des conseils d’administration.
La crise actuelle que Jean Charest a lui-même déclenchée est en train de faire une victime collatérale : la solidarité intergénérationnelle entre les jeunes et leurs ainés.  Cela me peine de constater qu’une proportion importante de personnes âgées trouvent que les étudiants sont gâtés et devraient payer plus. Songent-elles au jour où il faudra augmenter les budgets pour leurs soins en foyer ou à domicile et où ces mêmes jeunes diront que les «vieux sont trop gâtés, qu’ils auraient dû économiser quand c’était le temps et qu’ils payent plus maintenant».  Ce serait triste de voir cela arriver.
Jean Charest s’est peinturé dans le coin en faisant de la hausse des droits de scolarité une question de vie ou de mort pour son gouvernement. Il a pourtant reculé bien des fois sur des sujets plus importants. Il est comme le «pissou» qui se sent des gros bras quand son adversaire lui semble plus petit que lui.
Dans l’état actuel des choses, sa démission du poste de premier ministre m’apparaît la seule issue pour dénouer l’impasse. Un nouveau chef pourrait changer la donne sans perdre la face. Les libéraux seraient battus quand même, mais au moins le champ de ruines qu’ils se préparent à laisser derrière eux ne comporterait pas l’accessibilité aux études et la solidarité intergénérationnelle.

Que Paul Desmarais se présente

Il y a quelque temps, j’ai entendu une des déclarations les plus stupides de la part d’un politicien de ma longue carrière. Le ministre Gignac, visiblement frustré, a invité les jeunes leaders étudiants à se présenter aux élections s’ils ne sont pas contents.
D’abord, j’ai beaucoup d’admiration pour ces jeunes qui ont les idées pas mal plus claires et s’expriment infiniment mieux que le ministre en question. Mais, ils ont vingt ans et bien d’autres choses à faire pour quelques années encore.
Ce ne sont pas ces jeunes qui devraient se présenter, mais celui qui est sans doute le leader des leaders de l’ombre derrière tout ce chaos social, ici comme ailleurs : Paul Desmarais que les français viennent d’expulser des coulisses du pouvoir en même temps que Sarkozy.
Ces grands personnages qui prétendent diriger notre société sans avoir le courage de se présenter, en utilisant des pantins achetés à gros prix, m’écœurent profondément.
Je suis heureux de voir sur certaines pancartes brandies par les manifestants : «Desmarais = Charest».  J’espère que ce n’est que le début de l’éveil.
Jean Garon, citoyen de Lévis, ex-ministre de l’Agriculture et de l’Éducation et indépendantiste plus que jamais
Lettre ouverte publiée dans le Journal de Montréal et Journal de Québec du dimanche 3 juin 2012 et dans « L'Oie Blanche ».
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lundi 25 juin 2012

COMMENT S'EN DÉBARRASSER ?


Un article de septembre 2011 du journaliste Normand Lester qui fait réfléchir sur l'ampleur du défi qui est toujours terriblement d'actualité en juin 2012...

Comment se débarrasser de Jean Charest

Au départ, personne ne voulait de Jean Charest à Québec. Jean Charest lui-même n'était pas intéressé à devenir chef du Parti libéral et premier ministre du Québec. John (James) Charest, de son vrai nom, rêvait de devenir premier ministre du Canada. Mais le Canada anglais en a décidé autrement. Dans les années qui ont suivi le référendum volé de 1995, les groupes économiques qui dictent la politique canadienne en finançant les carrières des politiciens ont jugé qu'il était le seul capable de défendre la feuille d'érable rouge dans le cas d'un nouveau référendum.
Charest ne voulait rien savoir. Les puissances de l'argent pour l'amadouer ont dû lui octroyer un généreux subside secret pour qu'il accepte de prendre la tête du Parti libéral du Québec. Le fait qu'il soit conservateur n'avait aucune importance, pour ceux qui l'achetaient. Il était Canadian! Libéral, conservateur c'est du pareil au même pour l'élite économique canadienne (l'oligarchie). Quant aux mafieux, aux magouilleurs et aux opportunistes qui constituent le parti libéral, seul compte le pouvoir et ses possibilités d'enrichissement. S'il faut Charest, on prend Charest. Capiche?
Ce cloaque qu'est le PLQ, jouit d'un avantage exceptionnel sur toutes les autres formations politiques québécoises. Il est assuré, maintenant et pour toujours, de l'appui inconditionnel des anglos et des 'allos', et en particulier des Italiens et des Juifs. À partir de cette base en pleine expansion, il a de bonnes chances d'obtenir une pluralité suffisante de votes pour gouverner dans la mesure où la majorité francophone divise son allégeance entre plusieurs partis.

Voilà comment nous avons eu Charest.

Dès que Charest a été porté au pouvoir, la mafia italienne qui contrôle des pans entiers de l'industrie et des syndicats de la construction a pris en main la gestion de l'État dans les secteurs les plus profitables pour ses activités. Les secteurs corruptibles intéressants du niveau municipal étaient déjà sous sa férule.
Un ancien de la GRC, qui eut à travailler dans des enquêtes internationales avec la police italienne, m'a dit récemment que la mafia avait autant d'influence au PLQ et dans l'industrie de la construction du Québec que dans les institutions semblables en Sicile.
Certains lancent des appels aux députés, encore honnêtes, du parti libéral pour qu'ils se révoltent contre Jean Charest. Entre les principes, la droiture, l'honnêteté, la fidélité à son serment de député et la concussion et le pouvoir, les élus libéraux ont choisi il y a longtemps. Il n'y a plus de gens sans reproches dans ce parti. Le Parti libéral du Québec a les allures d'une association de malfaiteurs. Ses députés et ses membres sont maintenant au minimum des complices après les faits qui profitent des produits de la criminalité.

Voilà où nous en sommes rendus.

La seule façon maintenant de chasser Charest du pouvoir est de faire appel aux agents et aux officiers intègres des services policiers qui enquêtent sur cet amas d'immondices rouges sur lequel trônent quelques parrains pluri-millionnaires:
Le système de justice est bloqué. Votre intégrité et votre probité sont en cause. Jamais vos enquêtes ne vont aboutir si vous vous en tenez aux règles et aux procédures normales. Si vous avez vraiment à cœur vos responsabilités sociétales, il faut que vous alliez au-delà de la loi.
La seule façon de vous assurer que justice soit faite est de transmettre des informations compromettantes aux médias d'information. L'opprobre populaire. C'est une forme de justice expéditive, mais c'est la seule qu'il nous reste.
Suivez l'exemple de votre courageux collègue qui a coulé le document Duchesneau. Nous avons besoin que cinq, dix, vingt d'entre vous lui emboitent le pas.
Il en dépend de vous de nous débarrasser de Charest et du PLQ.
SOURCE : fr-ca.actualites.yahoo.com/blogues/la-chronique-de-normand-lester