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mardi 22 janvier 2013

ILLUSIONS DÉGONFLÉES

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Il faut lire et diffuser la magistrale réponse de l'éditorialiste du Devoir,
Antoine Robitaille, à André Pratte, éditorialiste de La Presse...
Un échange capté sur Facebook.

Le 21 janvier 2013


Antoine Robitaille - J'ai eu un échange intéressant avec André Pratte par courriel. Ce matin, à la suite de mon texte, il m'écrit :

Salut Antoine,

Tu ne t'étonneras pas que je sois en désaccord avec plusieurs de tes arguments de ce matin. Mais il y a une phrase qui m'a vraiment fait tiquer. B. Pelletier serait «l'un des derniers réels fédéralistes québécois (les autres étant «canadians»)», selon toi. Pourquoi Pelletier est-il un réel fédéraliste, et pas d'autres? Est-ce que c'est comme les «vrais Québécois» et ceux qui ne le sont pas? Et pourquoi des «canadians»? C'est quoi un Canadian: un vendu? Un traître?

Bonne journée,
André 
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Je lui ai répondu ce qui suit :

Cher André, 

Épargne-moi ce type de procès d'intention, s'il te plaît! Dans mon esprit, les fédéralistes «canadians», ce sont ceux qui acceptent l'ordre de 1982. D'abord parce qu'ils en profitent. Will Kymlicka démontre bien dans le livre que j'ai traduit (Finding our Way, rethinking ethnocultural relations in Canada,http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/voie-canadienne-1138.html ) que les individus composant ce qu'il nomme lui-même la «nation anglophone» du Canada ont beaucoup gagné de cette réforme.

Avec 1982, «l’idée que le Canada constitue une communauté nationale unique» l'a emporté. Or, «pour les anglophones, [cela] revient à dire que ces derniers devraient être en mesure de vivre et de travailler en anglais dans l'ensemble du pays, en pouvant y transporter partout leurs droits et leurs avantages sociaux. Ces aspects de la conception canadienne anglaise du nationalisme pan-canadien contribuent non seulement à augmenter la mobilité des Canadiens anglophones mais aussi à accroître leur poids politique. Si les droits et les normes linguistiques des programmes sociaux doivent être de portée nationale, les décisions doivent alors être prises au niveau fédéral plutôt que provincial. Cela signifie par conséquent que ces décisions seront prises dans un forum où les Canadiens anglophones constituent une écrasante majorité. En soutenant une conception pancanadienne de la nationalité, les Canadiens anglophones s’assurent donc que leurs droits linguistiques et leurs avantages sociaux à travers leur pays ne sont jamais soumis aux décisions d’un corps politique dans lequel ils sont une minorité.»

Les fédéralistes «canadians», c'est aussi ceux qui, souvent au Québec, fatigués par de longs combats, en viennent à accepter l'ordre de 1982. De guerre lasse, ils se disent: «Il n'y a plus rien à tenter. Et l'alternative, la souveraineté du Québec, ce serait désagréable.» Alors autant se faire une raison et tenter de magnifier ce qu'il y a de bon dans ce pays. (Est-ce ce que tu fais avec «L'idée fédérale»? Peut-être, je n'ai pas lu tous vos documents. Il est certain que de contempler «l'idée» fédérale est peut-être plus commode que de se pencher sur sa «réalité» fédérale. Ha, ha, permets-moi quand même un peu de mauvaise foi, toi qui m'a presque accusé de racisme tout à l'heure!)

Les «fédéralistes québécois» ont perdu sur toute la ligne. Quand ils s'en sont rendu compte, ils ont froncé les sourcils et, dans un baroud d'honneur, en 1990-1991, ont laissé miroiter que cela pourrait les conduire à s'engager dans la voie de la souveraineté. Mais ils se sont dégonflés. (Hypothèse : s'ils avaient été conséquents, nous aurions peut-être aujourd'hui une nouvelle confédération de type «Canada-Québec» et nous serions peut-être passés à autre chose, qui sait? Bien des choses auraient été clarifiées.)

Ce qui est terrible, c'est que ces pauvres «fédéralistes québécois» sont présentés comme des enfants gâtés dans le reste du dominion alors qu'ils n'ont RIEN gagné. Permets-moi de te citer Kymlicka de nouveau. Il y a une «opinion souvent entendue au Canada anglophone selon laquelle il nous faut rejeter les demandes constitutionnelles du Québec parce que "nous ne cessons de donner sans cesse aux Québécois, mais ils ne sont jamais contents". Or, dans les faits, lors des nombreuses rondes de négociations constitutionnelles au cours des trente dernières années, aucune des demandes constitutionnelles du Québec n’a été satisfaite. La seule réforme constitutionnelle qui eut lieu — le rapatriement de 1982 — était empreinte de la haine idéologique de Trudeau pour le nationalisme québécois et a reçu l’appui de toutes les provinces sauf le Québec. Bref, en 30 ans de débat et de réformes constitutionnels, le Québec a sans cesse été le perdant et n’a rien gagné».

Kymlicka ajoute un passage du philosophe Jeremy Webber qui notait qu'on a accusé les Québécois «… de dominer le Canada, même si la constitution avait été rapatriée sans leur consentement. Les modifications constitutionnelles avaient était faites en réponse à l’inquiétude de l’Ouest à propos de la fiscalité des ressources naturelles; elles avaient constitutionnalisé les droits scolaires des minorités de langues officielles; elles avaient garanti — en termes généraux — les droits des autochtones et avaient reconnu l’héritage multiculturel du Canada, mais dans toutes ces années de délibérations, aucune modification ne fut adoptée à la demande du gouvernement du Québec, pas une seule modification n’avait pris les préoccupations traditionnelles du Québec en compte quant au pouvoir fédéral de dépenser, quant au partage des compétences, au pouvoir de désaveu, ou à la reconnaissance du caractère distinct du Québec».

Les fédéralistes québécois, qui sont-ils? Ce sont les Ryan, Bourassa, et compagnie. On pourrait dire que Brian Mulroney avait une vision «québécoise» de la fédération canadienne. Il a perdu. Des politologues canadiens anglais comme Kenneth McRoberts aussi.http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/pays-refaire-866.html
Tu connais sans doute le livre de Guy Laforest qui analyse la «Fin d'un rêve canadien»; rêve déchu des Solange Chaput-Rolland et autres Gérald Beaudoin. Je vois en Benoît Pelletier un des derniers représentants de ce courant.

Un peu comme leurs adversaires souverainistes, ces autres perdants, les tenants de ce courant n'arrivent pas à «ranimer la flamme» pour leur option.

Depuis 1995, il y a eu les gouvernements Bouchard et Landry, souverainistes, qui ont espéré mais se sont buté à la réalité. Puis, Jean Charest est arrivé. Il n'a pas complètement abandonné le fédéralisme québécois puisqu'il a valorisé par exemple la doctrine Gérin-Lajoie. Il a réussi à obtenir des «gains» administratifs. A tenté d'anesthésier toute volonté de revendication trop ambitieuse à l'endroit du fédéral, cependant. A répété que dans une fédération, on se dispute, «c'est normal». Qu'on ne change pas de pays parce qu'on ne s'entend pas avec le gouvernement central. Au pouvoir, Jean Charest s'est employé à dédramatiser au maximum les heurts avec le fédéral. Quant à ses «gains», Jean Charest a répété sa liste à satiété: «On s'est entendus sur le fédéralisme asymétrique dans l'entente sur la santé. [...] on s'est entendus sur l'UNESCO. Sur le plan des valeurs, on s'est entendus sur les congés parentaux [...]. Sur le plan des valeurs, on s'est entendus sur l'exploitation d'Old Harry.» (octobre 2011)

Mais il n'y a vraiment rien de facile pour le Québec à Ottawa depuis l'arrive de Stephen Harper au pouvoir, lui qui avait pourtant promis, à Québec en 2005, une Charte du fédéralisme d'ouverture (ce qui enchanta Benoît Pelletier en passant). Sept ans plus tard, le dernier ministre libéral des Relations intergouvernementales, Yvon Vallières, a pourtant déclaré avant de quitter son poste que le gouvernement fédéral avait «oublié» le Québec.

Malgré tout, j'entends les candidats à la chefferie du PLQ plaider encore et encore la bonne-entente, faisant de belles professions de foi fédéralistes, répétant qu'il faut discuter encore, participer au fédéralisme canadien; ce même système qui a systématiquement transformé ses défenseurs québécois en perdants. Philippe Couillard propose de renforcer le Conseil de la fédération, lui donner un secrétariat. Pourtant, je me souviens de la colère d'un Claude Ryan, en 1999, contre l'échec de ce qu'on a appelé l'Union sociale, où le Québec s'est retrouvé isolé. «C’est la troisième fois, au cours des 30 dernières années, qu’après s’être engagé dans une démarche commune avec les autres provinces et territoires, le Québec aura été lâché en cours de route par ses partenaires», a dit Ryan. La première fois, c'était, avait-il expliqué, lors du rapatriement de la Constitution, en 1981. La seconde, lors de l’accord du lac Meech, en 1990.

Il est donc immanquable que devant les difficultés actuelles et anciennes des fédéralistes québécois, l'on se retourne vers le contrat fondamental de ce pays en se demandant s'il n'est pas en cause, s'il n'est pas vicié. Et à ce moment, on se souvient que ce sont les fédéralistes québécois eux-mêmes qui nous l'ont dit sans arrêt dans les années 1980-1991 qu'il était vicié. Et ils étaient très convaincants ! Écoutons Robert Bourassa en 1990 : «On fait des propositions, ça marche jamais. Si le Canada lui-même refuse toute rénovation du fédéralisme à ce moment là, on ne peut pas nous reprocher, de faire la souveraineté. Ce que le Parti libéral dit, c'est qu'on veut que le Québec se développe sans démanteler le Canada. Mais si tous les efforts pour que le Québec puisse se développer sans démanteler le Canada demeurent vains, à ce moment là, la restriction [...] qu'on veut développer sans démanteler, la restriction n'existe plus. Mais c'est pas la responsabilité du Québec.»

L'ennui, André, c'est que l'alternative a été essayée; non pas par M. Bourassa mais par Jacques Parizeau, assisté d'un homme que tu connais bien pour le côtoyer, Lucien Bouchard. Si M. Bourassa avait tenté le coup, il aurait pu adopter l'attitude des indépendantistes américains. Insister sur le fait qu'il a tout tenté pour changer cette fédération. Il aurait pu se montrer raisonnable, reprenant les termes d'une fameuse déclaration: «La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères.» Pour ajouter ensuite : «Mais lorsqu'une longue suite d'abus et d'usurpations»...

Non, l'autre option du Québec s'est aussi abîmée, elle a perdu. De justesse, mais elle a perdu en 1995. Que faire maintenant que nos deux utopies — fédéralisme renouvelé et souveraineté-partenariat— ont échoué? Le Québec actuellement choisi le déni. Dans le camp souverainiste, on scande «on veut un pays» en refusant de voir que celui-ci est loin d'être à l'horizon; ou alors on s'épuise dans des luttes de chapelles. Dans le camp libéral, le déni confine à une sorte de bonne-ententisme; quand les vieux combats sont évoqués, par M. Couillard ou d'autres, ils le sont sur le mode réservé aux «vieux griefs»: c'est-à-dire repris sans conviction ni espoir réel de victoire. La CAQ, elle, a le déni extrême : on cesse carrément de parler de ces deux impasses et on se concentre sur la petite gestion.

C'est une situation malsaine, André, et les fédéralistes québécois, effondrés depuis 1991, qui ont cessé de cultiver leur rêve, en sont en grande partie responsables. D'où ma petite colère de ce matin à leur endroit. 

À bon entendeur, salut, 

Antoine Robitaille

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jeudi 3 janvier 2013

DES PROFITS SCANDALEUX, À RÉPÉTITION

À la fin de 2011, on pouvait lire cette lettre d'un économiste de renom dénonçant les profits ahurissants des banques qui venaient d'être annoncés.



Le Nouvelliste, Trois-Rivières, 11 décembre 2011
Des profits scandaleux
Les banques canadiennes annoncent à nouveau des profits records, ayant pourtant atteint des sommets dans les années précédentes. Une croissance de 59% pour la Toronto Dominion, de 43 % pour la Banque Royale, de 26% pour la CIBC et d'un maigre 21% pour la Scotia (sic!). Et il en sera de même avec les profits de la Banque de Montréal et la Nationale. Cette dernière, en particulier, se targuant d'être proche des Québécois tout en engageant des directeurs unilingues anglais pour se mettre à l'heure de la mondialisation, n'est-ce pas, sans souci de ses clients. Il est vrai que ces derniers ont si peu droit au chapitre, ne faisant pas partie de ces élites qui savent gérer les choses!
Pendant ce temps, les pauvres s'appauvrissent avec une inflation croissante, tant du côté des loyers que de l'alimentation. La classe moyenne se rétrécit dangereusement. Et l'écart entre celle-ci et les très riches, soit un pour cent de la population, s'élargit scandaleusement. Dans les trente dernières années, ces derniers ont vu leurs revenus s'accroître de 275% contre 18% pour les plus pauvres. Pendant ce temps, le gouvernement Charest cherche par tous les moyens à éviter aux grandes firmes internationales de payer leur dû pour exploiter nos richesses naturelles en nous concoctant une loi sans dents, comme l'avait fait Duplessis dans les années 1950. De son côté, Harper fait fi du réchauffement de la planète pour faire plaisir aux pétrolières qui polluent à qui mieux mieux.
Le pire est que les problèmes économiques mondiaux actuels s'expliquent en bonne partie par les comportements des banquiers, comme dans le cas de la Banque américaine Goldman Sachs qui a conseillé durant des années le gouvernement grec pour truquer les comptes publics et pour maintenant expliquer comment sortir de la crise en plaçant ses hommes à la tête des pays européens. Ainsi, en Grèce, Lucas Papademos qui a participé à ce trucage, vient de prendre le pouvoir. En Italie, c'est Mario M o n t i , conseiller international de cette banque au début de la décennie, qui remplace Berlusconi. Du côté de la Banque centrale européenne, c'est Mario Draghi qui prend les rênes, président et vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe de 2002 à 2005. En Irlande, c'est Peter Sutherland, ex-administrateur de cette banque, qui conseille le gouvernement irlandais pour pressurer la population afin de payer les pots cassés que les banquiers ont créés avec la libéralisation des marchés.
Ainsi, peut-on comprendre les INDIGNÉS de partout qui crient et qui cherchent à nous réveiller afin que nous disions: c'est assez!
Économiste, Bécancour (cliquer sur son nom)






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Or, on a appris récemment que cette tendance se maintient au moment où les revenus nets des salariés stagnent ou diminuent. Voici le tableau publié dans le quotidien Le Devoir en novembre 2012 commentant le rapport annuel des banques pour l'année passée...
   

Cette année, c'est la misère pour ces pauvres banques avec un profit moyen qui atteint seulement 18% !




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jeudi 20 décembre 2012

DES SUBVENTIONS DÉSÉQUILIBRÉES

Il faut croire que les faits essentiels touchant les subventions aux universités ne doivent pas être connus du grand public.

Voici un texte que j'ai transmis au quotidien Le Devoir de Montréal récemment afin de révéler au public une distribution des subventions qui devrait être connue de tous. 

On n'a toujours pas osé le publier...


Comme le « Sommet sur l'éducation » est en cours, il importe de savoir qu'un grave déséquilibre doit être corrigé.


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Le 10 décembre 2012
LE DEVOIR
Page « IDÉES »
Montréal

UNIVERSITÉS : DES SUBVENTIONS DÉSÉQUILIBRÉES

  « Les recteurs crient à l’impossible » [1] ! Mais, ont-ils examiné attentivement la distribution des subventions aux universités ? Se sont-ils vraiment interrogés sur les incroyables, sinon scandaleuses disparités qui existent depuis longtemps entre les institutions de langue française de la majorité et celles de la minorité anglophone d’origine britannique ? 

  Il semble bien qu’ils n’ont jamais osé s’élever contre le fait que la minorité de langue anglaise née au Québec, qui représente environ 7% de la population [*], récolte, bon an mal an, environ 25% des subventions générales de fonctionnement fournies par notre gouvernement à Québec, c’est-à-dire plus de 3 fois ce que reçoivent les institutions de la majorité francophone par personne.

  Il suffit en effet de consulter les données publiées du Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie sur l’internet [2] pour avoir tous les détails des subventions. Pour l’année 2010-2011, ces renseignements sont résumés dans le tableau ci-dessous.

[1]     Le Devoir, 7 décembre 2012.

Cliquer sur le tableau pour l'agrandir.
  Selon le pourcentage d’environ 7% de la minorité anglaise historique (*), ses universités auraient donc dû recevoir 144 166 milliers de dollars au lieu de 567 345 milliers de dollars en 2010-1011. En supposant une généreuse part de 10%, elles auraient tout de même obtenu 240,276 millions. Dans ce dernier cas, nos universités de langue française se seraient partagé un ajustement de plus de 327 millions de dollars, des ressources qui manquent terriblement à celles-ci dans le moment.

  Par conséquent, si la répartition des subventions générales aux universités était faite en toute équité, les recteurs et doyens de nos universités de langue française n’auraient probablement pas fait étalage de leur désarroi dans les journaux récents à la suite des coupures de 127 millions annoncées par le gouvernement pour réussir à équilibrer le budget de 2013.

  En effet, malgré les coupures, ils disposeraient probablement de plusieurs dizaines de millions de dollars en plus si la répartition des subventions était faite avec justice.

  On est malheureusement forcé de convenir que la répartition actuelle sert très largement à l’anglicisation des immigrés, et du Québec en général. Il faut que ça cesse, en toute équité, afin que le Québec rayonne en français dans le monde tout en accordant un traitement privilégié à sa minorité anglaise.
       Jean-Luc Dion
           Professeur et ingénieur retraité
           Trois-Rivières
(*)
»» Or, à partir du moment où le Québec se définit comme étant français, par opposition à un Canada de plus en plus anglais, et qu'il reconnaît des droits à la minorité anglophone « historique », selon la conception ayant mené à l'élaboration de la Charte de la langue française en 1977, il devient primordial de définir ce qui constitue une minorité « historique ».
S’agit-il, par exemple, du nombre de locuteurs dont la langue minoritaire constitue la première langue parlée, soit, au Québec, près de 13 % de la population? S'agit-il plutôt, toujours au Québec, des locuteurs qui utilisent l'anglais comme langue d’usage (langue parlée à la maison), c’est-à-dire 11 % des citoyens? Doit-on plutôt considérer le total des anglophones de langue maternelle, soit près de 8 %? Ceux qui sont de langue maternelle anglaise, mais qui sont nés au Canada, soit 7 % de la population? Les locuteurs de langue maternelle anglaise nés au Québec, soit moins de 6 % de la population? Ou les locuteurs d’origine ethnique britannique, descendants des conquérants de la Nouvelle-France, formant possiblement moins de 3 % de la population?
Dans « Apartheid Universitaire », Louis Préfontaine, Osmora 2012.


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COMPLÉMENT

Devant l'ampleur des coupures que le gouvernement du Québec veut imposer aux universités, il est particulièrement intéressant d'examiner les données officielles sur la distribution des étudiants dans les diverses universités.

Dans le tableau suivant dont la source est précisée plus bas, les colonnes de gauche en bleu donnent la répartition des étudiants en nombre et en proportion entre les universités.

Les colonnes de droite en vert montrent la distribution qui devrait être normale selon deux hypothèses de proportion d'anglophones natifs du Québec ou minorité «historique».

Cliquer sur le tableau pour l'agrandir.

L'énorme défi du gouvernement québécois est d'établir une politique de financement des universités qui soit juste et conforme à la proportion de francophones au Québec qui est de l'ordre de 90 à 92%. 

Il serait évidemment suicidaire pour l'avenir du Québec de maintenir les proportions actuelles. 

Nos dirigeants auront-ils le courage de réaliser un virage ferme dans ce domaine vital?...


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« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »

« Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres! Vous vivez de telle sorte que rien n'est plus à vous. »
Étienne de La Boétie

« Celui qui porte le joug sans se révolter mérite de porter le joug. » 
Proverbe roumain 
Source : http://www3.sympatico.ca/j13fortin/id15.htm

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En résumé, la suggestion que j'ai faite au ministre Jolin-Barrette en fin 2020 :

  • Appliquer la Charte de la Langue française comme elle doit l'être et que l'État québécois communique exclusivement en français avec TOUS les citoyens, TOUS les organismes et TOUTES les entreprises du Québec dans TOUS les domaines. Cela implique que TOUS les formulaires soient rédigés en français, conformément au fait que le français est la seule langue officielle du Québec.

  • Dorénavant, par un souci de justice et de réciprocité entre nos deux nations, le Québec financera les institutions d'enseignement de la minorité de langue anglaise dont les arrière-grands-parents étaient anglophones ou issus de pays anglophones dans la même proportion moyenne que le Canada anglais (excluant le Nouveau-Brunswick) financera les institutions d'enseignement de la minorité de langue française dont les arrière-grands-parents étaient francophones ou issus de pays francophones.

Il s'agit en somme que le Québec SOIT aussi francophone que l'Alberta est anglophone... Une question de vie ou de mort culturelle... Toutes les statistiques requises existent pour réaliser ces propositions.

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jeudi 6 décembre 2012

LE SCANDALE DES UNIVERSITÉS


D'après les données officielles du Québec, les universités anglophones ont récolté 23,6% des subventions de l'État québécois en 2010-2011, comme le démontre le tableau ci-dessous réalisé à partir des récentes données du Ministère de l'Éducation.

La proportion des anglophones d'origine britannique étant d'environ 5,6% d'après les statistiques fédérales (*), ils récoltent donc --4,2 fois plus-- par personne que la majorité francophone.

Dans les faits, la majorité des Québécoi
s paie donc pour angliciser les immigrés : une pure aberration et de l'autodestruction...


Par conséquent, il convient de corriger rapidement cette situation qui s'est aggravé avec le temps et d'établir une proportion conforme à la réalité. Cela s'impose particulièrement dans le moment alors que le gouvernement annonce des coupes importantes dans le budget des universités. 
Nous ne pouvons pas continuer de payer pour notre minorisation.

(*) « Un méga-hôpital pour une minorité de 5,6 %», Pierre Serré, docteur en science politique de l'Université de Montréal, L'Action nationale, octobre 2010.

Comme le révèle cet article, dans le cas du CUSM (Centre universitaire de santé McGill), la situation est pire car cet organisme bénéficie d'au moins 50% du budget, alors qu'un seul centre de recherche médicale universitaire aurait dû être réalisé à Montréal, regroupant les chercheurs francophones et anglophones...


dimanche 2 décembre 2012

APPUI À UN HOMME DEBOUT


Un témoignage de première main sur l'homme extraordinaire qu'est Daniel Breton, que les ennemis du Québec debout pensent avoir abattu, mais qui devrait revenir beaucoup plus fort prochainement...

Un texte d'André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.


Note technique
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»» Je vous écris pour vous donner mon point de vue sur la démission de Daniel Breton, mon ami e
t compagnon de luttes victorieuses des dix dernières années.

Dans un contexte politique malsain et pourri, Daniel a démissionné par sens de l’honneur et pour protéger le PQ et madame Marois.


Comme vous le savez je suis personnellement­ au front depuis trente ans avec l’AQLPA et nos amis et collaborateurs.­ Au fil des années nous avons gagné toute nos batailles qui figurent parmi les plus dures et les plus déterminantes de l’histoire de l’environnement­ au Québec, pluies acides, loi 22 sur l’accès à l’information sur l’environnement­, débat sur l’énergie, Kyoto, Le Suroît, Rabaska/ Cacouna, poursuites bâillons/ SLAPP, gaz de schiste, etc…


J’ai donc appris à juger de la valeur de mes compagnons et compagnes de luttes à leurs convictions, leur intégrité, leur intelligence et surtout… leurs résultats.


Dans cette perspective Daniel Breton est un géant. Daniel Breton a réussi à faire stopper des aberrations comme Le Suroît par un travail acharné et exceptionnel tout en étant franc, courageux et un stratège remarquable en plus d’être un gars d’équipe rare. Nous avons fondé ensemble Québec vert Kyoto face au projet Le Suroît pour pallier à la mollesse de l’opposition du mouvement environnemental­ du moment face aux 12 centrales thermiques que proposait monsieur Caillé et ses « tizamis » ET NOUS AVONS GAGNÉ.


Ce n’est donc pas surprenant qu’on lui en voulait en haut lieu et que des politiciens tordus et malhonnêtes lui fassent la job de bras par une campagne de salissage bien orchestrée…


Dès son élection des acteurs de l’ombre cherchaient à lui nuire ou à le faire mal paraître et cela a été son lot quotidien au cours de son trop bref mandat.


On a répandu des faussetés et des exagérations sur lui à n’en plus finir. On a sûrement établi un record de saloperies à son égard.


Mais le summum de la bassesse est apparu cette semaine.


Donc dans certains médias, on l’a accusé d’avoir fait des excès de vitesse et d’avoir tarder à payer ses contraventions,­ il y a quinze ans !!!!


On l’a accusé d’avoir « fraudé » le ministère du revenu, ce que l’on ne dit pas, c’est qu’il avait fait ses déclarations d’impôts en retard, tout en rappelant qu’il a été condamné à une amende de 400$, ce qu’il a d’ailleurs payée, quel crime économique…


On le déclare coupable de fausses déclarations à l’assurance chômage. Il m’a dit, « c’est vrai c’était une erreur de date et j’ai tout remboursé»…en 1988 il y a 25 ans !!!


Il y a bien sûr ses loyers malheureusement­ impayés. Je sais très bien qu’il s’est retrouvé sans le sous à ces deux occasions à cause de son engagement sans condition à défendre nos dossiers. Il a pris l’engagement de rembourser ses comptes maintenant qu’il a un salaire, mais il y encore quelque mois il n’avait pas de quoi manger ni s’habiller si on ne lui venait pas en aide…


Mais la pire des histoires sales c’est TVA et QMI qui l’ont joué en UNE, les dizaines de bouteilles de vin vides dans les armoires de son appartement sale et impayé.


D’abord ce que cette sale histoire ne dit pas, c’est que depuis que je connais Daniel soit depuis plus de 10 ans, il a toujours refusé toute offre de bière, de 'fort' et de vin que quiconque lui faisait. J’ai dû lui en offrir des dizaines de fois dans des dîners, des partys chez-nous ou ailleurs, des 5 à 7 ou des sorties en tout genre, DANIEL N’A JAMAIS BU UNE GOUTTE DEVANT MOI et je sais que c’est la même chose avec tous ses amis et proches collaborateurs…


Quant à l’appartement sale, on peut se poser des questions, que s’est-il passé après son départ ? Serait-il possible que quelqu’un d’autre y ait habité ? Un propriétaire aurait-il laissé un tel appartement vide pendant treize mois ????


Maintenant selon moi, nous devons toutes et tous nous unir pour signifier notre solidarité envers Daniel et notre dégout des saloperies des politiciens sans scrupules et malhonnêtes et de l’establishment­ économique qui le craignait comme la peste car il voulait changer les choses dans le sens du respect de l’environnement­, du bien commun, de l’intérêt des québécois et des québécoises.


Il nous faut nous mobiliser et nous opposer à ces stratégies de désinformation et de salissage contre des militants convaincus et efficaces comme Daniel. Ces stratégies sont initiées et payées par des intérêts obscures néolibérales et elles sont menées entre autres par des médias poubelles et torchons que nous connaissons tous.


Il faut identifier et dénoncer ces acteurs salauds et malhonnêtes.


Tant que nous les laisserons agir sans les affronter ils diviseront, saliront, mentiront et nous empêcheront de défendre nos droits les plus fondamentaux soit nos droits à la liberté d’expression, à la protection de nos réputations, à la protection de notre environnement, à l’égalité, à la santé, à l’éducation, à la justice, à la paix, au bonheur.


Il faut nous lever et défendre la démocratie, la justice et nos droits que les 'élites' attaquent de toutes parts pour les brader pour de l’argent vite fait...


Et il faut rétablir l’image et la vraie nature de notre ami Daniel Breton et lui faire honneur publiquement au plus tôt…


Seuls les amis du pouvoir sont encore à l’abri, mais comme pour les rats, il suffit de mettre la lumière sur eux pour qu’ils se sauvent et tant qu’on maintiendra allumée la lumière de la vérité autour de nous nous garderons vivante la flamme de l’espoir du changement pour un monde meilleur.


Daniel a énormément donné c’est à nous maintenant de lui rendre la pareille…

 
Sincèrement et solidairement André,


André Bélisle


Président,


Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)

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Vous êtes invités à diffuser largement cette mise au point sur Daniel Breton, pour l'aider à laver son honneur.
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