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mercredi 19 janvier 2011

UN PROJET DE CONSTITUTION POUR LE QUÉBEC

    
   
INTRODUCTION

L'étude d'un projet de constitution nationale par les citoyens du Québec a déjà beaucoup trop tardé. Or, dans une véritable démocratie la constitution est la pierre d'assise des libertés civiles et du progrès, et les citoyens ont la responsabilité de participer à son élaboration et à son adoption par référendum. 

Il devient pressant pour les responsable politiques de proposer une projet de constitution du nouveau pays que nous voulons nous donner pour exister, régler nos problèmes et participer normalement à la vie internationale.

À partir de diverses constitutions et de réflexions personnelles, j'ai fait l'exercice de rédaction d'un projet de constitution de la future République du Québec dont je présente l'ébauche d'une première partie ci-dessous.

Je crois qu'une bonne constitution doit inclure les énoncés essentiels des DROITS et DEVOIRS du citoyen. Il n'y a pas de raison sérieuse de les mettre dans un autre document.

Voici deux citations d'hommes célèbres qui semblent contradictoires mais qui se complètent :

Mieux vaut se mettre sérieusement à quelque chose de médiocre
que de rêver éternellement à la perfection.

Henri de Tourville

Il vaut mieux viser la perfection et la manquer
que viser l'imperfection et l'atteindre.

Bertrand Russell

En effet, s'il est important de rêver, il l'est encore plus d'agir.

D'autre part, en visant toujours la perfection, mais dans un temps limité, on a beaucoup plus de chances de réaliser une œuvre de valeur...

Pr Jean-Luc Dion, ing., D.Sc.  

 * * * * *

PROJET DE CONSTITUTION 


RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC


-  Première partie  -

Rédigé par Jean-Luc Dion
 
La démocratie se confond exactement avec la souveraineté nationale.
La démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple,
Et la souveraineté nationale,
C'est le peuple exerçant sa souveraineté sans entrave.

Général Charles de Gaulle   -  Londres,  27  mai  1942

PRÉAMBULE

  • Le peuple québécois proclame solennellement son attachement aux droits de l’être humain et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies. 
  • Le peuple québécois place la personne humaine au centre des institutions, des lois et de l’action de la société dans tous les domaines. 

NOUS, CITOYENS QUÉBÉCOIS,
Héritiers et continuateurs du travail créateur et des traditions de combativité, d'héroïsme et de sacrifice de nos ancêtres;
  • Des Autochtones qui vivaient avec nous et parmi nous à l’époque de la Nouvelle France, lesquels, après le changement de régime, ont subi un traitement injuste qui les mettait à l’écart, et qui doivent dorénavant être des citoyens avec les mêmes droits et devoirs que tous les autres;

  • De ceux de toutes origines, venus depuis le début, qui ont contribué à la création du Québec moderne;

  • De tous ceux qui éveillèrent la conscience nationale et le désir de patrie et de liberté depuis la défaite de 1760;

  • Des Patriotes qui, au 19e siècle entreprirent de se libérer du colonialisme britannique et de fonder une république;

  • De ceux qui promurent, formèrent et développèrent les premières organisations de travailleurs, qui propagèrent les idées de fraternité et de coopération, et qui fondèrent les premiers groupements coopératifs;

  • De ceux qui ont fondé des entreprises dynamiques basées au Québec et qui contribuent à la prospérité de tous;

  • De ceux qui sacrifièrent leur vie pour défendre l’honneur du Québec dans des guerres qui n’étaient pas vraiment les nôtres;

GUIDÉS
Par la pensée des Louis-Joseph Papineau, Wolfred Nelson, Chevalier Delorimier, Honoré Mercier, Lionel Groulx, Fernand Dumont, René Lévesque, et tant d’autres héros avec de la vision et du courage qui ont guidé le peuple au travers de l’adversité;

SOUTENUS
Par l'amitié fraternelle, l'aide, la coopération et la solidarité des peuples du monde;

DÉCIDÉS
À maintenir la souveraineté du peuple québécois et à poursuivre l’affirmation de son indépendance dans la paix et la fraternité parmi les nations de la Terre;

CONSCIENTS
Du fait que tous les régimes fondés sur l'exploitation de l'homme par l'homme humilient les exploités et dégradent les exploiteurs;

Du fait que seule la social-démocratie assure la pleine dignité de l'être humain, une fois que l’homme a été libéré de toutes les formes d'exploitation : de l'esclavage, de la servitude et du capitalisme sauvage;

Et du fait que notre Patrie est tout le territoire du Québec;

NOUS PROCLAMONS
Notre volonté que la première loi de la République soit le culte de la dignité absolue de l'homme.

NOUS ADOPTONS
Par notre vote libre, au moyen d’un référendum, la constitution nationale suivante.

CONSTITUTION DE LA RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC    


CHAPITRE I

FONDEMENTS POLITIQUES, SOCIAUX
ET ÉCONOMIQUES DE L'ÉTAT


Article 1.
Le nom de l'État québécois est la République du Québec, sa langue officielle est le français et sa capitale est la ville de Québec.
Article 2.
  • La République du Québec est un État indépendant, souverain, laïque, organisé avec tous et pour le bien de tous, en tant que République unitaire et démocratique, pour la jouissance de la liberté politique, de la justice sociale, du bien-être individuel et collectif et de la solidarité humaine.
  • La devise de la République est « Liberté, fraternité, solidarité ».
    Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple
Article 3.
  • Le territoire de la République du Québec est celui de l’ancienne « province du Québec » tel qu’il était en l’an 2000, incluant toutes les iles dans les limites de 200 milles du littoral selon le droit international. 
  • Le territoire, le sous-sol et toutes ses ressources terrestres et maritimes appartiennent exclusivement aux citoyens de la République. La propriété étrangère est limitée aux bâtiments et aux entreprises, en conformité avec les lois de la République.
Article 4.
  • Dans la République du Québec, le peuple est souverain et constitue le fondement du pouvoir de l'État. Ce pouvoir est exercé à travers l’Assemblée nationale, le Conseil des Régions, le Conseil des ministres, le Conseil constitutionnel et les autres organismes qui en dérivent, ou directement, conformément à la forme et aux normes établies par la Constitution et les lois. 
  • Tous les citoyens ont le droit de combattre, par tous les moyens, y compris à travers la lutte armée au cas où tout autre moyen leur serait impossible, quiconque tenterait de renverser l’ordre politique, social et économique établi par cette Constitution. 
  • Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret. 
  • Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux québécois majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.
  • Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.
Article 5.
Les symboles nationaux sont ceux qui sont issus des siècles de lutte pour la conquête de l’indépendance nationale :
  • le drapeau fleurdelisé;

  • l'hymne national (qui sera adopté);

  • les armoiries (qui seront adoptées...).
Article 6.
La République du Québec reconnaît et encourage les organisations sociales issues de notre peuple qui regroupent les divers secteurs de la population et représentent leurs intérêts spécifiques et les incorporent aux tâches de l'édification, de la consolidation et de la défense de la nation.
Article 7.
L'État reconnaît, respecte et garantit la liberté religieuse.
  • Dans la République du Québec, les institutions religieuses sont séparées de l'État qui est essentiellement laïque.

  • Les différentes croyances et religions jouissent de la même considération tout en reconnaissant que le Christianisme a marqué le peuple québécois depuis le début dans sa culture et son environnement.

  • Dans l’exercice de ses fonctions, aucun employé de l’État ne doit porter de signes religieux ostentatoires. 

CHAPITRE II

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE


Article 8
  • Le président de la République est le Chef de l'État et veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. 
  • Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.
Article 9
  • Le président de la République est élu pour six ans au suffrage universel direct au moyen d’un scrutin à deux tours. 
  • Il peut faire deux mandats au maximum.
  • En cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, les fonctions du président de la République sont provisoirement exercées par le président du Conseil des Régions et, si celui-ci est à son tour empêché d'exercer ces fonctions, par le Premier ministre.
Article 10
  • Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour.
  • Seuls peuvent s'y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour.
Article 11
Le président de la République nomme le premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
Sur la proposition du premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement ou met fin à leurs fonctions.
Article 12
Le président de la République préside le Conseil des ministres.
Article 13
Le président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée.
Il peut, avant l'expiration de ce délai, demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être refusée.
Article 14
Le président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères ; les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers sont accrédités auprès de lui.
Article 15
Le président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et comités supérieurs de la défense nationale.
Article 16
  • Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
  • Il en informe la nation par un message.
  • Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission.

CHAPITRE III

LE GOUVERNEMENT  

Article 17

  • Le Gouvernement est formé du Premier ministre nommé par le Président de la République et de ministres en nombre suffisant sur proposition du Premier ministre au Président. 
  • Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation.  
  • Il dispose de l'administration et de la force armée. 
  • Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues dans la constitution. 
    Article 18
    • Le premier ministre dirige l'action du Gouvernement. Il assure l'exécution des lois. Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.
    • Il supplée, le cas échéant, le président de la République dans la présidence des conseils.
    • Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d'un Conseil des ministres en vertu d'une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.
    Article 19
    Les actes du premier ministre sont contresignés, le cas échéant, par les ministres chargés de leur exécution.
    Article 20
    Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l'exercice de tout autre mandat ou activité professionnelle.


    Chapitre IV

    LE PARLEMENT


    Article 21

    • Le Parlement comprend l'Assemblée nationale et le Conseil des Régions
    • Les députés à l'Assemblée nationale sont élus au suffrage universel à deux tours. 
    • Le Conseil des Régions est élu par l’ensemble des maires et conseillers municipaux de chaque région de la République dans un scrutin à deux tours. Il assure la représentation des collectivités régionales de la République

    Article 22

    • Les membres de l’Assemblée nationale sont élus pour un mandat de cinq ans au cours d'une élection tenue à date fixe.
    • Les membres du Conseil des Régions sont élus pour un mandat de six ans au cours d'une élection tenue à date fixe.
    • Le Conseil des Régions se renouvelle par tiers tous les deux ans.
    • Une loi organique fixe la durée des pouvoirs de chaque assemblée, le nombre de ses membres, leur indemnité, les conditions d'éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités.

    Article 23

    Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou votes émis par lui dans l'exercice de ses fonctions.
    Le droit de vote des membres du Parlement est personnel.

    Article 24

    • Le Parlement se réunit de plein droit en une session ordinaire qui commence le premier jour ouvrable d'octobre et prend fin le dernier jour ouvrable de juin.
    • Le nombre de jours de séance que chaque assemblée peut tenir au cours de la session ordinaire ne peut excéder cent vingt. Les semaines de séance sont fixées par chaque assemblée.
    • Le premier ministre, après consultation du président de l'assemblée concernée, ou la majorité des membres de chaque assemblée peut décider la tenue de jours supplémentaires de séance.

    Article 25

    • Le Parlement est réuni en session extraordinaire à la demande du premier ministre ou de la majorité des membres composant l'Assemblée nationale, sur un ordre du jour déterminé.
    • Hors les cas dans lesquels le Parlement se réunit de plein droit, les sessions extraordinaires sont ouvertes et closes par décret du président de la République.

    Article 26

    Les membres du Gouvernement ont accès aux deux assemblées. Ils sont entendus quand ils le demandent.

    Article 27

    • Le président de l'Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature.
    • Le président du Conseil des Régions est élu après chaque renouvellement partiel.

    Article 28

    • Les séances des deux assemblées sont publiques. Le compte rendu intégral des débats est publié au Journal officiel.
    • Chaque assemblée peut siéger en comité secret à la demande du premier ministre ou d'un dixième de ses membres.

    Article 28

    • L’Assemblée nationale débat sur les lois proposées par ses membres en comités, ou par le Conseil des Régions ou par le Gouvernement.
    • Les projets de loi sont proposés au Conseil constitutionnel qui les étudie, vérifie leur conformité avec la Constitution de la République et les renvoie à l’Assemblée nationale.
    • Les lois sont adoptées par scrutin à la majorité simple

    Chapitre V

    LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL


    Article 29

    Le Conseil constitutionnel a pour fonction de veiller à la conformité de toutes les lois et du fonctionnement de la direction de l’État et du Parlement avec la Constitution de la République.

    Article 30

    • Le Conseil constitutionnel est formé de neuf membres, dont le mandat de neuf ans est renouvelable une seule fois.
    • Le Conseil constitutionnel se renouvelle par tiers tous les trois ans, un an après l’élection des membres du Conseil des Régions.
    • Trois des membres sont nommés par le président de la République, trois par le président de l'Assemblée nationale, trois par le président du Conseil des Régions.
    • En sus des neuf membres prévus ci-dessus, font de droit partie à vie du Conseil constitutionnel les anciens présidents de la République.
    • Le président est nommé par le président de la République, en consultation avec le président du Conseil des Régions.

    Article 31

    Les membres du Conseil constitutionnel ne peuvent être ministres du Gouvernement ou membres du Parlement.

    Article 32

    Le Conseil constitutionnel veille à la régularité de l'élection du président de la République. Il examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin.

    Article 33

    Le Conseil constitutionnel statue, en cas de contestation, sur la régularité de l'élection des députés et des conseillers régionaux.

    Article 34

    • Une loi déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application.
    • Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles qui ont le devoir de corriger la situation.

    Chapitre VI

    DES RAPPORTS ENTRE LE PARLEMENT ET LE GOUVERNEMENT


    Article 35

    La loi est votée par le Parlement.
    La loi fixe les règles concernant :
    • les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

    • la nationalité, l'état et la capacité des personnes, les régime matrimoniaux et les successions;

    • la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; la procédure pénale; l'amnistie ; la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ;

    • l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ; le régime d'émission de la monnaie.
    La loi fixe également les règles concernant :
    • le régime électoral des assemblées parlementaires et des assemblées locales ;

    • la création de catégories d'établissements publics ;

    • les garanties fondamentales accordées au fonctionnaires civils et militaires de l'État.

    • les nationalisations d'entreprises et les transferts de propriété d'entreprises du secteur public au secteur privé.
    La loi détermine les principes fondamentaux :
    • de l'organisation générale de la défense nationale ;

    • de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ;

    • de l'enseignement ;

    • de la préservation de l'environnement ;

    • du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;

    • du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.
    • Les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l'État dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.
    • Les lois de financement de la sécurité sociale déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.
    • Des lois de programme déterminent les objectifs de l'action économique et sociale de l'État.
    • Les dispositions du présent article pourront être précisées et complétées par une loi organique.

    Article 36

    La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement.

    Article 37

    Le Gouvernement peut, pour l'exécution de son programme, demander au Parlement l'autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi.

    Article 38

    Les membres du Parlement et le Gouvernement ont le droit d'amendement.

    Article 39

    • Tout projet ou proposition de loi est examiné successivement dans les deux assemblées du Parlement en vue de l'adoption d'un texte identique.
    • Lorsque, par suite d'un désaccord entre les deux assemblées, un projet ou une proposition de loi n'a pu être adopté après deux lectures par chaque assemblée ou, si le Gouvernement a déclaré l'urgence, après une seule lecture par chacune d'entre elles, le premier ministre a la faculté de provoquer la réunion d'une commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion.
    • Le texte élaboré par la commission mixte peut être soumis par le Gouvernement pour approbation aux deux assemblées. Aucun amendement n'est recevable sauf accord du Gouvernement.

    Chapitre VIII

    DES TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX


    Article 40

    Le président de la République négocie et ratifie les traités avec l’accord du Conseil des ministres.

    Article 41

    • Les traités de paix, les traités de commerce, les traités ou accords relatifs à l'organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l'État, ceux qui modifient des dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l'état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu'en vertu d'une loi. Ils ne prennent effet qu'après avoir été ratifiés ou approuvés par le Parlement.
    • Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n'est valable sans le consentement des populations intéressées.

    Article 42

    • La République peut conclure avec les autres États qui sont liés par des engagements identiques aux siens en matière d'asile et de protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des accords déterminant leurs compétences respectives pour l'examen des demandes d'asile qui leur sont présentées.
    • Toutefois, même si la demande n'entre pas dans leur compétence en vertu de ces accords, les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection du Québec pour un autre motif.

    Article 43

    Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie.

    À SUIVRE…

    Ce projet de constitution de la République devra être complété avec la participation de toute la nation québécoise.

    Et la façon fiable d'y arriver est au moyen d'une Assemblée constituante démocratique dont les membres seront tirés au sort parmi un grand nombre de candidates et candidats qualifiés de toutes les régions. Cette méthode relativement simple est exposée dans le document suivant :

    L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE DÉMOCRATIQUE



     * * *
    L’AGORA
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    « Ce qui nous laisse petits,
    c'est la peur de devenir grands »
    * * *


    samedi 15 janvier 2011

    UN MARCHÉ DE DUPES...

     

    GAZ DE « SCHISTE »
    UN MARCHÉ DE DUPES AUX LOURDES CONSÉQUENCES ?


    On sait maintenant hors de tout doute que l'exploration et l’exploitation de puits de gaz de shale ou de schiste par « fracturation » utilisent des quantités phénoménales d’eau propre : chaque puits peut en requérir environ 20 millions de litres. À cette eau on ajoute jusqu’à plus de 200 composés chimiques plus ou moins toxiques et cancérigènes dont la quantité totale peut atteindre 200 tonnes pour chaque puits ! Chaque entreprise gazière utilise ses propres produits chimiques dont la liste est secrète pour des raisons techniques. Seulement quelques dizaines sont connus [1]. Selon le «U.S. Departement of Energy» : 

    « Le plus grand volume de déchets, autour de 98%, est associé aux eaux usées de la production de pétrole et de gaz. On note aussi que les eaux usées provenant de l’extraction du gaz, comme à Dimock, Pennsylvanie, sont souvent 10 fois plus toxiques que celles provenant de la production de pétrole. Elles peuvent contenir de fortes concentrations de sels et acides divers, du benzène, toluène, éthylbenzène, xylène, polyéthylène glycol, etc., des produits radioactifs et bien d’autres composés hautement toxiques…» [2, 3].

    Il est bien connu que les composés organiques toxiques tels que le toluène et le xylène en faibles proportions dans l’eau sont relativement difficiles à neutraliser ou décomposer sans moyens spéciaux. Du point de vue toxicité, après ingestion, inhalation ou contact, ils se distribuent dans tout le corps et se fixent dans divers organes, particulièrement le cerveau où les effets peuvent être très graves sur de longues périodes [4]. Pour des renseignements sérieux et une vidéo très intéressante, voir :      
    http://www.endocrinedisruption.org/
    Or, nous avons appris récemment avec surprise que des compagnies gazières, en majorité étrangères, s’apprêtent à creuser éventuellement des centaines sinon des milliers de puits sur les terres agricoles de chaque côté du Saint-Laurent, et sans que les municipalités soient consultées dans de nombreux cas. Chaque jour qui passe nous apprend des bribes de ce qui se préparait en coulisse entre ces entreprises et notre gouvernement. Plusieurs hauts fonctionnaires, anciens ministres ou députés libéraux sont même passés au service de ces gazières qui travaillent dans l’ombre depuis quelques années ! L’intérêt des citoyens ? Connait pas !
    Mais ! Certains aveugles pourraient s’en réjouir, nous venons d’apprendre que le comité exécutif de Trois-Rivières a passé, il y a plus de trois ans, un contrat fort discret avec la gazière Talisman à l’effet de traiter dans nos installations des milliers de mètres cubes (16 000 ?) d’eau contaminée au cours de la « fracturation » du schiste (ou shale) sur la rive sud : même nos conseillers municipaux n’avaient entendu qu’une rumeur. On conviendra facilement que le montant 192 000$ est assez ridicule pour un tel travail spécialisé qui n’avait jamais été fait par nos services d’épuration. Or, il est bien connu que les systèmes d'épuration d'eau municipaux ne peuvent que dégrader la matière organique ordinaire : on ne peut pas neutraliser la quasi-totalité des centaines de composés chimiques que contiennent les eaux de fracturation...
    Cette somme est probablement à l’image des maigres redevances hypothétiques que pourraient verser ces gazières qui nous exploitent en vertu de la même loi coloniale des mines datant de 1885. En effet, on sait depuis les révélations du Vérificateur général du Québec au printemps 2009 que, non seulement les millions de tonnes de minerais extraites chaque année sur le territoire québécois ne nous rapportent RIEN, mais elles nous COÛTENT cher en services de toutes sortes fournis par l’État. On aurait apprécié que nos « élites » municipales se comportent comme celles de la ville de Pittsburgh (Pennsylvanie) qui a interdit par règlement l’exploration des « gaz de schiste » sur son territoire considérant tous les impacts négatifs sur l’environnement et la santé publique après une étude sérieuse [5]
    Exigeons un moratoire afin d’étudier sérieusement la question !



    [2] Dr Peter Gleick, « What the frack? Poisoning our water in the name of energy profits »,
    http://www.sfgate.com/cgi-bin/blogs/gleick/detail?entry_id=52322#ixzz17O4Ic3e2.
    [3] « A White Paper Describing Produced Water from Production of Crude Oil, Natural Gas,, and Coal Bed Methane », U.S. Dept. of Energy, http://www.fossil.energy.gov/programs/oilgas/publications/environment_otherpubs/prodwaterpaper.pdf
    [4] « Le toluène, l'éthylbenzène et les xylènes »,
    http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/water-eau/toluene/index-fra.php
    « Soil guideline values for toluene contamination », Agence environnementale, Royaume Uni, déc. 2004.
    http://www.google.ca/url?sa=t&source=web&cd=1&ved=0CB8QhgIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.clarrc.ed.ac.uk%2Findex.php%3Foption%3Dcom_docman%26task%3Ddown%26bid%3D29&rct=j&q=tolu%C3%A8ne%20d%C3%A9contamination&ei=35r9TLyeLMKAlAf32YXRCA&usg=AFQjCNHeeCOqqmkJwQ1q1caVO7aab40ZuA&sig2=CnSE7-p76_0imz5jVRzDew&cad=rja
    « Drinking Water Contaminants- Xylene », APEC Water Systems,
    http://www.freedrinkingwater.com/water-contamination/xylene-contaminants-removal-water.htm
    «Toxicity of topical polyethylene glycol »,
    Toxicology and Applied Pharmacology, V. 65, num. 2, 1982, Pages 329-335
    [5] « Pittsburgh dit non aux gaz de schiste », Le Devoir, 23 novembre 2010.


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    LE DEVOIR  -  1910-2010
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    DEMAIN – Hymne au Québec
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    « Ce qui nous laisse petits,
    c'est la peur de devenir grands »
    * * *


    mercredi 12 janvier 2011

    DIVERTISSEMENTS...


    Une vidéo réaliste ?

    « La machine libérale veut notre bien ! »

    Mettez le son !
    Finira-t-elle par l'avoir totalement ou aurons-nous le courage de la démonter ?...



    Voyez Gustavo Dudamel qui dirige l'Orchestre Simon Bolivar des Jeunes (Orquesta Juvenil Simón Bolívar de Venezuela) au « Proms Festival.»

    Une exécution magistrale d'une très plaisante composition du compositeur mexicain Arturo Márquez :  Danzón Nº 2
     
    Les Proms (The Proms), plus formellement appelées les BBC Proms, ou encore les Henry Wood Promenade Concerts (d'où leur nom), présentés par la BBC, est une saison estivale de huit semaines de concerts d'orchestre classique et d'autres manifestations musicales qui se tiennent chaque année, principalement au Royal Albert Hall à South Kensington à Londres.

    Gustavo Dudamel - Arturo Márquez
    - Danzón Nº 2


    On trouve plusieurs enregistrements de ce remarquable orchestre de jeunes sur YouTube...

    On peut voir un jeune chef d'orchestre de grand talent qui communique son enthousiasme irrésistible à une foule de jeunes provenant en grand nombre de milieux très pauvres, qui  trouvent là une raison d'être, de s'éduquer et de sortir de la misère. Un programme appuyé énergiquement par le gouvernement du Vénézuéla de Hugo Chávez [*].

    On trouve quelques autres bonnes vidéos avec Dudamel sur YouTube...

    Un article intéressant sur Dudamel :

    Gustavo Dudamel et sa flamboyante phalange

    Christian Merlin (Figaroscope)
    20/10/2009

    ...Sur 26 millions d'habitants, on espère atteindre en 2015 le chiffre de 500 000 jeunes pratiquant la musique classique, dans 136 écoles et conservatoires. Ce projet artistique est évidemment un projet politique et social, une leçon de vie, de partage et d'élévation (...).
     Visitez son site :  http://www.gustavodudamel.com/

    Aussi :

                    Göteborgs Symfoniker (1)
                   
    Chaine de Nationalorkestern


    N'est-ce pas là un bel exemple pour le Québec ?


    Quand aurons-nous la brillante idée de former des orchestres symphoniques de jeunes dans toutes nos régions ?


    Bonne écoute !

    J.L. Dion

    [*] 
    Voici ce qu'on peut lire au site http://es.wikipedia.org/wiki/El_Sistema :

    La Fundación del Estado para el Sistema Nacional de las Orquestas Juveniles e Infantiles de Venezuela (FESNOJIV), también conocida como El Sistema, es un programa de educación musical en Venezuela, originalmente llamado Acción Social para la Música.
    La Fondation d'État pour le Système national des Orchestres juvéniles et infantiles du Vénézuéla, aussi connue comme « El Sistema », est un programme de formation musicale au Vénézuéla, appelé au départ « Action sociale pour la Musique ».

    En 1975, el economista venezolano y músico José Antonio Abreu fundó la Acción Social para la Música y se convirtió en su director. Él recibió el Premio Nacional de Música por este trabajo en 1979. En 1995, Abreu fue designado por la Unesco como Embajador Especial para el desarrollo de una Red Global de Orquestas y Coros Juveniles e Infantiles, también como representante especial para el desarrollo de la red de orquestas en el marco del «Movimiento Mundial de Orquestas y Coros Juveniles e Infantiles».
    En 1975, l'économiste et musicien vénézuélien José Antonio Abreu fonde « L'Action sociale pour la Musique ». Il a reçu en 1979 le Prix national de la Musique pour son œuvre. En 1995, Abreu a été désigné par l'Unesco comme Ambassadeur spécial pour le développement d'un Réseau mondial d'Orchestres et de chœurs pour adolescents et enfants, aussi comme représentant spécial pour le développement du réseau d'orchestres dans le cadre du « Mouvement Mondial d'Orchestres et de chœurs d'adolescents et d'enfants ».

    Su red de 120 orquestas juveniles y 60 orquestas infantiles, con un número de aproximadamente 100.000 jóvenes, más adelante estuvo bajo la supervisión del Ministerio de Familia, Salud y Deportes venezolano. Como EL Sistema, su meta es usar la música para la protección de la niñez por medio del entrenamiento, rehabilitación y prevención del comportamiento criminal.
    Son réseau de 120 orchestres juvéniles et de 60 orchestres d'enfants, avec à peu près 100 000 jeunes, est maintenant sous la supervision du Ministère de Famille, la Santé et le Sport du Vénézuéla. Son but est d'utiliser la musique pour la protection de l'enfance au moyen de l'entraînement, la réhabilitation et la prévention du comportement criminel.

    El proyecto se dio a conocer internacionalmente en 1995 con la actuación de la Orquesta Sinfónica Nacional Juvenil en el Kennedy Center de Washington (EE.UU.). Su destacada calidad artística ha llevado a las Orquestas del Sistema por todo el mundo, llegando a actuar en la sede de las Naciones Unidas, en Nueva York, y ante el Papa Juan Pablo II. Algunos de los más prestigiosos directores del mundo, como Claudio Abbado, Zubin Mehta, Sir Simon Rattle (de la Filarmónica de Berlín), Gustavo Dudamel, actual director de la Sinfónica de Gotemburgo (Suecia) y que se formó en este sistema, y el maestro Eduardo Mata han dirigido a estos jóvenes, que han tenido la oportunidad de actuar con figuras de la talla de Plácido Domingo, Mstislav Rostropóvich, Alicia de Larrocha, Montserrat Caballé o Vladimir Spivakov, entre otros muchos.
    Le projet s'est fait connaître internationalement en 1995 avec la performance de l'Orchestre Symphonique National Juvénile au Kennedy Center de Washington (des États-Unis.). Sa remarquable qualité artistique a amené les orchestres du Système dans le monde entier, au siège des Nations Unies, à New York, et devant le Pape Jean-Paul II. Des directeurs parmi les plus prestigieux du monde, comme Claudio Abbado, Zubin Mehta, Sir Simon Rattle (de la Philharmonique de Berlin), Gustavo Dudamel, actuel directeur de la Symphonique de Gothembourg (Göteborg, Suède) qui s'est formé dans ce système, et le maître Eduardo Mata ont dirigé ces jeunes, qui ont eu l'occasion d'accompagner des vedettes du calibre de Plácido Domingo, Mstislav Rostropóvich, Alicia de Larrocha, Montserrat Caballé ou Vladimir Spivakov, et plusieurs autres...

    El programa es conocido por rescatar a gente joven en circunstancias extremadamente empobrecidas del ambiente de abuso de drogas y el crimen en el que de otra manero ellos probablemente serían arrastrados. Participantes del programa que han comenzado carreras internacionales incluyen a Gustavo Dudamel y Edicson Ruiz
    Le programme est connu pour avoir sauvé des jeunes gens vivant dans une situation d'extrême pauvreté, avec abus des drogues, et le crime dans lequel ils seraient probablement tombés. Les participants au programme qui ont commencé des carrières internationales incluent Gustavo Dudamel y Edicson Ruiz (...)

    Jean-Luc Dion


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    LE DEVOIR  -  1910-2010
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    DEMAIN – Hymne au Québec
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    « Ce qui nous laisse petits, c'est la peur de devenir grands »
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    lundi 3 janvier 2011

    LES MACHINES VOLANTES...



    Pour faire changement, un sujet « historico-technique »...

    Découvrez Jean-Marie Le Bris, l'inventeur de la première machine volante avec un homme à bord expérimentée en 1856


    Elle était tirée par un cheval au galop...


    Jean Marie Le Bris
    L'homme, le marin et l'inventeur



    (...)
    Ses essais de la Barque Ailée
    En 1856 il fut repris par l'idée de voler comme les grands oiseaux de mer. Sans doute aidé par son père, alors régisseur des travaux d'un chantier de chaloupes et, pour l'entoilage, par des amies de sa famille, il commence la construction de sa barque ailée. En fin d'année, elle est montée dans une grange de Tréfeuntec et, descendue sur la plage de Ste-Anne-la-Palud à bord de la charrette d'un meunier du village, elle est tirée face au vent par le cheval au galop, à l'aide d'un cordage progressivement relâché ; alors elle s'élève puis, libérée, fait une descente en vol plané, avec Jean Marie à bord de sa machine volante, ce qu'aucun homme n'avait réalisé jusqu'alors. Le 9 mars, il dépose un brevet " pour une voiture aérienne ", lequel, en seulement trois vues à l'échelle et huit lignes de commentaires, fait comprendre son invention avec précision. C'est la première fois qu'un brevet décrit le contrôle de vol d'une machine volante par une action indépendante de chacune des ailes et permet, comme il l'a écrit, de " se conduire dans les airs ". Cette qualité inventive n'a pas été comprise jusqu'à notre époque, ce qui nous a décidés à reconstruire la barque ailée de façon correcte. Le brevet lui est délivré le 5 avril, et il peut alors montrer l'appareil au public ; malheureusement, lors d'un essai tenté le 23 avril, à partir de la hauteur de Tréboul et vraisemblablement vers l'île Tristan, la Barque Ailée chute dans la carrière, est démolie, et Jean Marie est blessé à la jambe. Dans l'article de 1867, il dit aussi : " il y a 10 ans je quittais la marine et fis mes premières expériences qui m'ont complètement satisfait mais, comme mes idées étaient trop prématurées, j'ai du les abandonner car j'avais contre moi toute ma famille et mon pays, et mes idées paraissaient extravagantes. "
    (...)
    SOURCE :  CLIC

    Les frères Wright, quant à eux, se sont inspirés des concepts du premier homme qui construisit et fit voler un avion, i.e. un appareil volant avec moteur : Clément ADER (cliquer sur le nom).

    Comme dans le cas de Le Bris, les idées de Ader ont paru « extravagantes » et, comme bien des inventeurs précurseurs il n'eut pas la chance de réaliser pleinement son invention.

    Voir aussi :

    https://www.jstor.org/stable/25730861?seq=1#page_scan_tab_contents

    http://en.wikipedia.org/wiki/L%27Aviation_Militaire

    Les débuts de l'aviation sont l'oeuvre d'hommes exceptionnels. Parmi ces pionniers, Wilbur et Orville Wright se distinguent par une approche nouvelle du vol. Ayant assimilé les raisons des succès et des échecs de leurs prédécesseurs, ils étudient, dessinent et construisent des planeurs qu'ils dotent de dispositifs de contrôle de vol de leur invention. Après de nombreux essais qui leur permettent d'acquérir la «science du vol», ils construisent un aéroplane doté d'un moteur et d'hélices également de leur invention. Le 17 décembre 1903, ils effectuent, pour la première fois au monde, les premiers vols sustentés, pilotés et contrôlés. En 1905, certains de leur avance, ils cherchent à vendre leur invention. C'est avec la France, où se trouvent leurs principaux concurrents, que s'établissent de mystérieux contacts suivis d'une mission secrète du ministère de la Guerre et d'importantes contestations des milieux civils et militaires qui sont à l'origine des vols au Mans et à Pau où, en 1908-1909, les deux frères connaissent la fortune et la gloire.
    Les complexes et souvent secrètes relations des Wright avec la France sont, pour la première fois, analysées dans le détail à partir des archives françaises et américaines. Leur vie et leur œuvre, celle d'hommes courageux, inventifs, minutieux, mais aussi austères et méfiants, est replacée dans le contexte d'une époque où des hommes se disputent l'honneur d'être les premiers à voler.
    Claude CARLIER est docteur d'État ès Lettres et Sciences humaines (histoire contemporaine), directeur du Centre d'histoire de l'aéronautique et de l'espace et président de l'Institut d'histoire des conflits contemporains. Ancien professeur à la Sorbonne, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'aéronautique et l'espace. 
    Extrait du livre :
    Le présent ouvrage a pour origine une demande de lecteurs d'un précédent livre intitulé Le Match France-Amérique - Les débuts de l'aviation paru en 2003 chez Économica. Ils souhaitaient en savoir davantage sur la vie et l'oeuvre des frères Wright, plus particulièrement sur leurs relations avec la France. La commémoration du centième anniversaire des vols de Wilbur Wright en France est l'occasion de retracer cette saga, mais aussi de rappeler celle des grands précurseurs qui ont directement ou indirectement joué un rôle dans leur oeuvre : Louis Mouillard, Octave Chanute, Otto Lilienthal, Ferdinand Ferber, Clément Ader, Hiram Maxim, Samuel P. Langley.
    La conquête des cieux par un appareil plus lourd que l'air est un des plus importants événements de l'histoire de l'humanité, un de ceux qui ont marqué l'histoire des sciences et des techniques. Après avoir domestiqué le feu, dominé la terre et l'eau, l'homme conquiert la troisième dimension, d'abord avec le ballon et le dirigeable, puis avec l'aéroplane qui bouleverse l'art de la guerre, modifie les rapports humains et économiques. Cette conquête s'effectue essentiellement à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.
    Le ciel, par l'immensité de son profond azur, a toujours séduit l'imagination vagabonde des hommes qui auraient voulu y évoluer. Cette séduction, que l'antiquité magnifie à travers le mythe d'Icare, ne peut se concrétiser malgré tous les efforts entrepris pour rivaliser de légèreté et de vitesse avec les oiseaux. C'est ainsi que, longtemps, l'atmosphère a semblé interdite à l'homme.
    Jusqu'au XIXe siècle, les inventeurs ne possédaient que peu de connaissances scientifiques et techniques. L'observation des oiseaux était leur principale source d'inspiration, le vol en battant des ailes leur paraissait être la seule solution. D'autres chercheurs, observant les grands oiseaux voiliers, avaient néanmoins constaté qu'ils pouvaient se déplacer sans battre des ailes en utilisant les courants ascendants. Mais ce n'est qu'avec les progrès de la science aéronautique et la découverte du moteur à pétrole que de nouvelles perspectives se sont ouvertes.
    Extrait de l'introduction
    Source :  clic

    Bonnes découvertes !

       Jean-Luc Dion



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    « Ce qui nous laisse petits, c'est la peur de devenir grands »
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    vendredi 17 décembre 2010

    COMPLÈTEMENT DANS LE CHAMP...


    Il faut lire cet article sur deux sujets importants que nos responsables politiques évitent comme la peste.

    Pourtant, il faudra très prochainement rétablir la justice et l'équité : certains pays ont fait la révolution pour moins que ça !

    Jeudi, 02 décembre 2010 | 
    Écrit par Patrick Bourgeois   

    Sortie fracassante aujourd’hui du député péquiste Sylvain Simard contre la décision de l’entêté et obstiné gouvernement Charest d’aller de l’avant avec son projet de PPP dans le dossier du CHUM.  Ni plus ni moins, le député Simard accuse le gouvernement d’avoir pipé les dés.
    (...)
    Dans ce dossier, le PQ ne cesse d’éviter le problème fondamental, et depuis des années maintenant. Parce qu’il est nécessaire de répéter et répéter, je vais le redire une nouvelle fois.  Il est proprement scandaleux que le Québec finance à même ses fonds publics la construction de deux méga hôpitaux universitaires à Montréal, l’un pour les anglophones et l’autre pour les francophones.  Le Québec n’a pas les moyens de financer ces deux projets qui devraient coûter, au bout du compte, au moins 5 milliards$ aux Québécois ;  et ce, sans considérer les dépassements de coûts qui surviennent toujours dans de tels chantiers.
    (...)
    Il faudra bien en finir un jour ou l’autre avec le surfinancement des institutions anglophones au Québec.  La communauté anglophone ne représente même plus 10% de la population au Québec.  La justice la plus élémentaire voudrait qu’on leur accorde 10% des budgets servant à financer les institutions du Québec.  Mais non !  Toujours, on coupe la poire en deux.  Et hop ! 50% du budget pour leur nouveau méga hôpital universitaire de McGill... Et on ne parle pas ici du -surfinancement- des universités anglophones du Québec! Un scandale que tout ça !
    (...)
    [Cliquer sur le titre ci-dessus pour lire l'article]
    Un simple calcul en arrondissant les chiffres : si le 10% d'anglophones de la population reçoit 50% du budget pour une hôpital universitaire alors que le 90% de francophones reçoit aussi 50%, cela signifie tout simplement que la minorité canado-britannique récolte 9 fois plus par personne que la majorité, tout simplement !

    Dans le cas du financement des université, cette minorité reçoit près de 2,9 fois plus que la majorité de langue française car elle reçoit régulièrement 23-24% du budget [*]... Et on parle d'augmenter les frais de scolarité ?

    Pourtant, personne au parti n'ose parler de cette saloperie fondamentale.


    Vraiment triste car nous n'allons nulle part de cette façon...


    Trouverons-nous le courage élémentaire de faire bientôt cesser cette escroquerie scandaleuse ? 


    Et dire que des groupes extrémistes anglo-saxons ont le culot d'accuser la majorité québécoise de nazisme, fascisme, fanatisme et de tous les « ismes »... (voir le site suivant pour être édifié par du vrai fanatisme  : -Hang French Nazis-.)

    Note :  si ce dernier lien ne fonctionne pas, chercher parkavenuegazette.com avec votre outil de recherche, Google ou autre. Ce site est banni de certains serveurs...

    [*] Les données budgétaires se trouvent sur le site du gouvernement québécois.

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    « Le Québécois est une créature accommodante.
    Toujours prêt à s’entendre, à faire un compromis.
    Il ne parle ni de politique, ni de religion à la table.
    Normal : il ne veut « pas de chicane dans sa cabane ».
    Et s’il lui arrive de se fâcher en se disant qu’« il y a bien des limites »,
    il se ravise peu de temps après pour se convaincre
    qu’« il y a toujours moyen de moyenner ».

    S’il y a une chose d’exaspérant dans la culture québécoise,
    c’est bien cette sainte tiédeur qui passe pour une gentillesse proverbiale.
    Elle vient avec une charmante douceur de vivre ? Peut-être.
    Mais elle n’est pas étrangère à une certaine médiocrité
    dans laquelle nous finissons par nous complaire.
    Qu’est-ce qu’un débat au Québec ?
    Une façon pimentée de mimer un désaccord avant de se réconcilier.

    Tout cela s’explique historiquement.
    Un peuple longtemps dominé a fait du consensus une seconde nature.
    Il n’a jamais pris conscience du caractère
    fondamentalement positif d’un conflit civilisé sainement assumé.
    Il n’a jamais reconnu non plus que le consensus
    qui le protège a tendance à l’asphyxier.
    On aurait souhaité de la Révolution tranquille
    qu’elle nous délivre de ce travers. »


    La sainte tiédeur

    Mathieu Bock-Côté, 24h, 8 décembre 2010, p.4

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    LE DEVOIR  -  1910-2010
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    DEMAIN – Hymne au Québec
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    « Ce qui nous laisse petits,
    c'est la peur de devenir grands »

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