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mercredi 3 décembre 2008

Le Bulletin de la République - 6 déc. 2008

« LE BULLETIN DE LA RÉPUBLIQUE »

« Quand je cesserai de m'indigner,
j'aurai commencé ma vieillesse. »

André Gide
Extrait de Nouveaux prétextes


CONTENU

«» Une élection historique

«» J'ai mal au Bloc... On se pose des questions !

«» Réaction de Gilles Duceppe à la prorogation

«» Les partis doivent s'engager envers le français
«» Prix 2008 de la Carpette anglaise
«» Henri-Paul Rousseau est mort de rire
«» Témoignage d'un ingénieur français sur l'état de notre langue à Montréal
«» Savants québécois en vedette : découverte de nouvelles exo-planètes­
«» Haïti
«» Info - Montérégie

- () Bloc Québécois et députés nationalistes irlandais de 1885;
- () Stephen Harper a perdu la confiance de la Chambre, Médias Sud;
- () Jean Dorion : des gains réels et immédiats pour le Québec;
- () Lettre aux militants de Gilles Duceppe;
- () Bernard Drainville et Julien Poulain partagent leur engagement pour le Québec.



La fin d’un régime

Une élection historique

À l’aube d’une nouvelle révolution

Louis Lapointe - Billet de Louis Lapointe 6 décembre 2008

Quoiqu’il advienne lundi, l’élection du 8 décembre sera historique. Peu importe les résultats, nous savons déjà que le gouvernement qui sera choisi marquera probablement la fin d’un cycle, si ce n’est la fin d’un régime. Le dernier premier ministre à avoir cumulé 3 mandats consécutifs fut le dernier de la grande noirceur. Devant ses décisions iniques, en raison du copinage éhonté qui le caractérisait, mais surtout à cause de la chape de plomb sous laquelle il maintenait alors le Québec, les Québécois ont décidé de faire le grand ménage en faisant leur première grande révolution (...)

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J’ai mal au Bloc !

Gilles Duceppe et Stéphane Dion assis à la même table et tout souriants ils sont, comme deux vieux amis dans la même auge !

Victor-Lévy Beaulieu
Tribune libre de Vigile
mardi 2 décembre 2008

Gilles Duceppe et Stéphane Dion assis à la même table et tout souriants ils sont, comme deux vieux amis dans la même auge !

Invraisemblable !

Quand j’ai voté pour le Bloc aux dernières élections fédérales, c’est d’abord parce que je ne voulais à aucun prix voir Stéphane Dion devenir premier ministre. Stéphane Dion qui n’a cessé d’être l’exécuteur des basses œuvres de Jean Chrétien, le mange-québécois par excellence ! Stéphane Dion qui a concocté avec Stephen Harper la loi la plus antidémocratique jamais votée par le Parlement canadien contre le Québec : celle dite de la clarté ! Stéphane Dion qui n’a reconnu la nation québécoise que pour la frime et sans lui donner aucune valeur autre que symbolique ! Stéphane Dion qui, durant le référendum de 1995, a été l’un des politiciens les plus salauds à avoir jamais monté sur une tribune ! (...)
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Réaction de Gilles Duceppe concernant la prorogation des travaux de la chambre

Ottawa, le jeudi 4 décembre 2008 Vous trouverez ci-joint la déclaration du chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, en commentant l’annonce de la prorogation des travaux de la Chambre par le premier ministre, Stephen Harper.

« Dans un geste sans précédent pour un premier ministre qui a perdu la confiance de la Chambre des communes, Stephen Harper a choisi de fuir ses responsabilités. Il a choisi la fuite en avant en fermant le Parlement. Le chef conservateur a empêché les représentants élus de voter, ce qui est antidémocratique. Il s’agit d’un geste indigne d’un premier ministre, indigne d’un chef d’État et indigne d’un démocrate.

Depuis le dépôt de son énoncé idéologique, il y a exactement une semaine, le premier ministre a confirmé les pires craintes des Québécois à son égard. Après s’être attaqué au droit des femmes, au droit des travailleurs, à la démocratie, après avoir refusé de soutenir l’économie et les gens pendant une crise économique, Stephen Harper s’est sciemment et brutalement lancé dans la pire des politiques : celle de la division, de la peur et du mensonge.

En contestant la légitimité des élus du Bloc Québécois, le chef conservateur a dénigré le vote des Québécoises et des Québécois. Il a poussé ses partisans à se lancer dans les pires attaques contre le Québec qu’on a vues depuis les évènements de Meech. Stephen Harper s’est comporté comme un incendiaire, simplement pour sauver sa peau. Le chef conservateur a réussi l’exploit d’unir Pauline Marois, Mario Dumont et Jean Charest qui ont unanimement condamné ses propos.

De plus en plus de voix s’élèvent au Québec, de la société civile et de la population, pour condamner l’attitude de Stephen Harper et appuyer la formation d’un nouveau gouvernement. Le Bloc se fait le porteur à Ottawa de ce courant de plus en plus fort. C’est clair : le gouvernement conservateur et son chef ont définitivement perdu la confiance de la Chambre des communes en préférant l’idéologie à l’économie.

Je rappelle que le chef conservateur a pourtant déclenché des élections en septembre dernier, au coût de 300 millions de dollars, pour disait-il, s’occuper de l’économie. Or, en fermant le Parlement, Stephen Harper repousse d’au moins six semaines toute possibilité d’adopter un plan de relance de l’économie. Pire encore, le premier ministre a dit souhaiter de nouvelles élections, ce qui signifie encore deux mois de plus perdus.

Au cours des six prochaines semaines, le chef conservateur va tenter de duper la population : il ne réussira pas. Le 14 octobre, les électeurs nous ont confié un mandat très clair. Les Québécoises et les Québécois nous ont demandé de continuer à défendre les valeurs et les intérêts du Québec, mais aussi d’empêcher les dérives idéologiques des conservateurs. Nous sommes résolument déterminés à accomplir notre mandat et à débarrasser le Québec de Stephen Harper et de son gouvernement. »


Les partis doivent s'engager à prendre
des mesures sérieuses pour le français

La situation du français à Montréal exige que le gouvernement du Québec agisse rapidement afin de contrer l'anglicisation des institutions publiques et de faire respecter le droit de travailler en français. Les partis politiques doivent prendre des engagements clairs à cet égard dans le cadre de la présente élection.

Avant tout, il faut se rappeler que la Charte de la langue française a subi plus de 200 modifications qui l'ont affaiblie dans la plupart de ses champs d'application, ce qui favorise le retour au bilinguisme institutionnel et réduit le pouvoir d'attraction du français. La loi 101 n'a pas été conçue contre le multilinguisme individuel, mais contre le bilinguisme institutionnel. Elle visait à faire du français non pas l'une des langues officielles, mais plutôt la seule langue officielle du Québec, et non pas la langue des seuls francophones, mais celle de tous les Québécois.
(...)
Le projet de construction de deux mégacentres hospitaliers universitaires à Montréal, financés à parts égales, l'un pour les 80 % de francophones et l'autre pour les 10 % d'anglophones, est l'exemple qui illustre le mieux l'iniquité du financement des universités en fonction de la langue. De plus, le domaine de la santé s'affirme de plus en plus comme l'un des plus grands employeurs, voire le plus grand. Le mégacomplexe hospitalier McGill va imposer l'anglais comme langue de travail à un nombre de plus en plus grand de Québécois qui y travaillent (plus de 11 500 employés en 2008). Pour des raisons économiques aussi bien que médicales et linguistiques, on se doit de construire un seul mégahôpital francophone à Montréal et prévoir certains accommodements pour que McGill puisse y fonctionner.

D'autre part, il sera difficile d'inciter les entreprises à utiliser le français comme langue commune à l'intérieur du Québec si le gouvernement et ses organismes ne le font pas eux-mêmes. Si les services publics rendus aux nouveaux citoyens sont systématiquement donnés en anglais, ceux-ci concluront que la connaissance du français n'est pas une nécessité. »

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[NdJLD]

À mon humble avis, il importe de bien réfléchir à la portée de cet article qui souligne quelques faits essentiels d'une grande importance pour l'avenir du Québec. Il faut bien admettre que cette situation découle largement de la lâcheté de la majorité de ceux qui exercent une influence sur la population, d'une façon ou d'une autre : gens d'affaires, universitaires, politiciens, etc.
Ce n'est pas la majorité des Québécois qui a demandé la « bilinguisation » des services de l'État du Québec. Ce n'est pas cette majorité qui a accordé à la minorité anglo-canadienne au Québec (
8,2% de la population) plus de 50% du budget pour la construction d'un centre hospitalier universitaire séparé, alors qu'un seul doit suffire selon nos moyens. N'est-ce pas complètement aberrant ? N'est-ce pas anormal que nos élites ne disent pas un mot depuis des années ?
Si de trop nombreux Québécois se laissent imposer l'usage de l'anglais dans la vie courant, surtout dans la région de Montréal et souvent par des immigrés de fraiche date, c'est largement à cause du comportement servile des dirigeants donné en exemple.
Seule une prise de conscience radicale peut inverser cette tendance suicidaire. Quelques règles qui en découlent :
  • Parler exclusivement le français entre Québécois de toutes origines, partout et en toutes circonstances au Québec : on exige toujours poliment de parler français;

  • L'État québécois doit communiquer seulement en français avec tous les citoyens et entreprises établis au Québec: toute la documentation en français, y compris les rapports d'impôt, les sites internet qui s'adressent aux Québécois, etc. ;

  • Rédiger et adopter une constitution du Québec définissant la langue officielle et les institutions;

  • Accorder la priorité absolue à la qualité et à la variété de l'école publique de langue française avec une augmentation massive des budgets : 90% au secteur public de langue française de la maternelle à l'université;

  • Etc., etc..

Académie de la Carpette anglaise Le 26 novembre 2008

PRIX 2008 DE LA CARPETTE ANGLAISE

COMMUNIQUÉ DE l’ACADÉMIE DE LA CARPETTE ANGLAISE


L’Académie de la Carpette anglaise (1) s’est réunie le 26 novembre. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif (2), syndical et littéraire.

Au premier tour de scrutin, par onze voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2008 a été décerné, à Mme Valérie PÉCRESSE, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu’il fallait briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l’enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres (ce qui est notamment contraire au traité de l’Élysée de 1963).

À titre étranger3, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par douze voix contre une, à EUROSTAT, service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication « Statistiques en bref » uniquement en anglais, renonçant aux langues allemande et française.

Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Anne Cublier, Jean-Loup Cuisiniez (représentant du monde syndical), Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie, ainsi que les présidents des associations fondatrices.

1) La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2) Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3) Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, adresse d’ « Avenir de la langue française » 75012 Paris.

Voici la liste des « candidats » à ce même prix. Ceux d’entre eux qui n’ont pu l’obtenir, malgré leurs efforts méritoires, peuvent faire l’objet de votre part, de toutes les consolations que votre imagination fertile saura trouver (A. Salon)…:

1) Candidats à titre français :

  • Xavier DARCOS, ministre de l'Éducation nationale, pour la promotion continue d'une « France bilingue » qui est la traduction de l'anglophonisation à marche forcée de la France.
  • L'ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES pour avoir mis en place, par le biais d'une « School of International Management », un programme dit Executive MBA enseigné entièrement en anglais.
  • Valérie PÉCRESSE , ministre de l'Enseignement supérieur, pour avoir déclaré , qu'elle voulait « briser le tabou de l'anglais » à l'université française en y développant des cours en anglais et en rendant obligatoire l'apprentissage intensif de cette langue et pour avoir annoncé qu'elle ne militait pas « pour imposer l'usage déclinant du français dans les institutions européennes » à l'occasion de la présidence française de l'Union » ! Elle s’efforce, malgré les recours intentés par les associations, d’introduire des enseignements et épreuves de concours en anglais obligatoire aussi pour les étudiants français et francophones au sein de leurs curricula normaux, en infraction flagrante à l’article 1er de la loi dite « Toubon » du 4 août 1994.
  • FRANCE 3, chaîne publique du groupe France Télévisions, et sa directrice des Jeux, pour avoir imposé une chanson en anglais pour représenter la France lors du grand prix 2008 de l'Eurovision à Belgrade ; pour un résultat espéré glorieux par cette personne, mais qui le fut fort peu : la France n’a été que 19ème sur 25 !....
  • CARREFOUR, premier groupe français de distribution, pour avoir renommer ses supermarchés « Champion » et les appeler désormais « Carrefour market ».
  • Le groupe français Nelson qui chante en anglais, pour avoir déclaré, par la voix de son chanteur, " J. B. ", que " le débit du français nuisait à la musicalité " !
  • L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SANTÉ PUBLIQUE, pour avoir ouvert à Paris en septembre 2008 un « Master » interdisciplinaire en santé publique dispensé en langue anglaise.
  • Christophe BARBIER, directeur de rédaction de l'Express, pour avoir déclaré, le 13 juin 2008 : l'Europe a un « outil de communication commun, c'est l'anglais. On pourrait d'ailleurs l'utiliser pour faciliter tout ça en mettant dans sa poche, avec le mouchoir par dessus, une fierté un peu dépassée. »


Le témoignage d'un ingénieur français,
le Pr Charles-Xavier Durand
sur l'état de notre langue à Montréal

Charles Durand naquit à Nice, en 1949. Il obtint un diplôme d’ingénieur chimiste en 1972, à Marseille, et un doctorat en génie des systèmes en 1979 de l’université Western Ontario (Canada). Il a vécu et travaillé plus de 25 ans à l’étranger, au Canada, aux Etats-Unis, au Japon, et au Vietnam. Il a été professeur d’informatique durant 20 ans et a travaillé également dans l’industrie et en consultation. Il est actuellement directeur de l’Institut de la Francophonie pour l’informatique de Hanoï.(...)

« Il y a presque 35 ans, quand je vivais à Montréal, je connaissais une Française qui vivait à Québec mais qui me rendait souvent visite à Montréal. Elle était grande, svelte, blonde (... enfin je parle seulement de ses cheveux), les yeux clairs et dotée d'un faciès style Marlène Dietrich. Immanquablement, quand j'étais avec elle dans le centre ville de Montréal, les commerçants s'adressaient à nous en anglais. Au début, nous ne savions pas trop comment il fallait le prendre mais, assez vite, après que les Québécois nous eurent répéter à l'envi que Montréal était la ville francophone la plus peuplée au monde après Paris, cela commença à sérieusement nous agacer.

Ce que je trouve de vraiment remarquable, c'est que ces stéréotypies sont toujours d'actualité et que la société québécoise soit restée à ce point figée dans ses préjugés. Il en est de même chez les Canadiens anglais également. Chez les Québécois, l'anglophone natif est considéré comme une espèce à part. La raison pour laquelle il s'adresse à lui spontanément en anglais n'est pas toujours très claire... Cela procède-t-il d'un sentiment d'infériorité ou pour lui prouver qu'il n'est pas sous-développé au point de ne pas parler l'anglais, ce qui revient à peu près au même ? (...)»

Autres articles de Charles-Xavier Durand : clic, clic, clic,


Henri-Paul Rousseau est mort de rire

26 novembre 2008
Pierre Dubuc

Extraits
Nous remettons en ligne cet article paru le 1er juin 2008, lors de la démission de Henri-Paul Rousseau de la Caisse de dépôt. Nous croyons qu'il conserve toute sa pertinence et que les évènements actuels confirment l'analyse que nous faisions alors.
Tel le capitaine du Titanic qui, faisant fi de la plus élémentaire prudence, lançait son navire à plein régime afin de fracasser le record de traversée, Henri-Paul Rousseau a lancé la Caisse de dépôt et de placement dans le casino financier pour des rendements juteux et rapides. Pendant cinq ans, la Caisse a réalisé un taux de rendement moyen de 12,4%, un des meilleurs des grandes caisses de retraite, et son président quitte aujourd’hui le navire amiral de l’économie québécoise sous les hourras et les bravos de l’élite des affaires pour un poste chez Power Corporation.
(...)
Pendant que Henri-Paul Rousseau et les dirigeants de la Caisse jouaient au casino avec l’argent des fonds de retraite des travailleuses et des travailleurs, le Québec voyait lui échapper le contrôle de certains de ses plus beaux fleurons, dont l’Alcan, Domtar, Abitibi-Consol sans la moindre intervention de la société d’État.

(...)
Non seulement Henri-Paul Rousseau a-t-il rapidement compris qu’il pouvait arrondir ses fins de mois avec des primes, mais il n’a pas hésité à partager la recette. En 2006, la Caisse a versé une somme record de 40 millions en primes. Elles ont représenté plus du tiers (34,1%) de la masse salariale totale de la Caisse (Le Devoir, 31 mai 2007).


Des astronomes saisissent les premières images
d'un nouveau système solaire

Une équipe internationale dont Christian Marois chercheur à l'Institut d'astrophysique Herzberg à Victoria en Colombie Britannique, David Lafrenière , chercheur à l'Université de Toronto, et René Doyon , de l'Université de Montréal, faisaient partie, vient d'obtenir la première fois une image directe d'un système planétaire semblable au système solaire.

Ce résultat spectaculaire a pu être obtenu grâce à une technique avancée de traitement d'images (imagerie angulaire différentielle) développée par Christian Marois qui a permis de séparer la lumière provenant des exoplanètes de la lumière plus brillante de l'étoile.

(...)

L'article complet : Synergy-Space


Haïti

30 août 2008
Pierre Dubuc

Sommaire :

Pierre Dubuc - Coup d’État en Haïti « revisité
Michel Lambert - Revisite ou rêveries?
Pierre Dubuc - Réplique de l’aut’journal… à la réplique d’Alternatives
Vincent Larouche - Les ONG appuyaient la prise du Parlement haïtien par les armes

« ...Dans un livre qui vient de paraître (Damming the Flood : Haïti, Aristide, and the Politics of Containment), Peter Hallward, professeur de philosophie européenne moderne à l’Université de Middlesex, déconstruit morceau par morceau l’extraordinaire campagne de désinformation menée par les grandes puissances à propos d’Haïti. Il réhabilite Aristide, tout en questionnant certaines de ses décisions, présente Lavalas (« torrent », « raz-de-marée » en créole) comme un véritable mouvement populaire, sans nier qu’on y retrouve des éléments mafieux, mais, surtout, il rend un hommage sans pareil au courage, à la détermination et à la clairvoyance politique du peuple haïtien...


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INFO-MONTÉRÉGIE

- Le Bloc Québécois sur les traces des députés nationalistes irlandais de 1885, Maurice Giroux, Point Sud;

- Carole Lavallée (BQ St-Bruno—St-Hubert) soutient que Stephen Harper a perdu la confiance de la Chambre, Médias Sud;

- Jean Dorion (BQ Longueuil—Pierre-Boucher) : des gains réels et immédiats pour le Québec;

- Lettre aux militants de Gilles Duceppe;

- Bernard Drainville et Julien Poulain partagent leur engagement pour le Québec.



Le Bloc québécois sur les traces des députés nationalistes Irlandais de 1885 ?


03-12-2008

Une analyse de Maurice Giroux , Point Sud

http://www.pointsud.ca/fr/

La démarche des députés du Bloc québécois et de leur chef Gilles Duceppe au sein d’une nouvelle coalition PLC-NPD n’est pas sans rappeler l’action des députés nationalistes Irlandais et de leur chef Charles Stewart Parnel lors des élections de1885 en Grande-Bretagne.

Cette année-là, au mois de novembre, dans une Chambre des Communes divisée à part égale entre Conservateurs et Libéraux avec 249 députés pour chacun des partis, les 86 députés nationalistes irlandais élus abandonnent les Libéraux de Gladstone et se rangent du côté du chef conservateur Lord Salisbury pour permettre à celui-ci de gouverner.

En fait, durant la vingtaine d’années de la fin du X1Xe siècle et jusqu’à pratiquement la Première guerre mondiale, un fort contingent de députés irlandais ont ni plus ni moins arbitré la lutte permanente entre les conservateurs et les libéraux. Le Parti autonomiste irlandais fut toutefois l’allié presque constant du Parti libéral.

Le bloc irlandais unifié de Parnell parvint à dominer la scène politique britannique, faisant et défaisant les gouvernements libéraux et conservateurs, afin d'aboutir à la reconnaissance d'un gouvernement autonome de l'Irlande au sein du Royaume Uni, le « Home Rule ». Le chef du parti libéral, William Ewart Gladstone engagea son parti à soutenir la cause de l' Irish Home Rule en proposant la première loi dans ce sens en 1886.

L’histoire politique britannique fut à quelques occasions marquée par la présence du tripartisme, notamment entre les deux grandes guerres mondiales. Ces périodes sont qualifiées d’exceptionnelles par les historiens.

La discipline de parti ainsi que le mode de scrutin uninominal à un tour ont exercé une pression énorme en faveur de la prédominance de deux grands partis politiques. Avec le temps, le Parti libéral anglais fut éliminé au profit du Parti travailliste.

Persistance du Bloc québécois

On peut penser que la persistance d’une forte présence du Bloc québécois à la Chambre des Communes pourrait amener l’élection à répétition de gouvernements minoritaires, entraînant un disfonctionnement permanent des institutions politiques canadiennes de type britannique.

Par ailleurs, peu d’observateurs ont noté ou insisté jusqu’ici sur le fait que lors des dernières élections fédérales, les électeurs canadiens des 9 autres provinces et territoires autres que le Québec ont élu 133 députés conservateurs, 63 libéraux, 36 néodémocrates et 1 indépendant.

Cette donnée permet d’évaluer l’extrême frustration du gouvernement Harper de se faire chasser du pouvoir, pourtant dans le plein respect des traditions constitutionnelles britanniques importées au Canada à la suite de la Conquête de 1760.

Autre conséquence de la conjoncture actuelle: on pourrait croire que la Coalition libérale-néodémocrate aurait intérêt à devenir permanente, allant jusqu’à une fusion à moyen terme de la gauche modérée en vue d’égaler au moins les sièges conservateurs au Canada anglais.

Cette « précaution » se justifierait si le Bloc québécois entretenait l’idée « saugrenue » de monnayer alternativement sa participation à la survie des institutions canadiennes contre le transfert progressif de compétences législatives vers le Québec. Qui a dit que le Bloc québécois ne négocierait pas avec un Parti conservateur qui détient 133 sièges sur 233 au Canada anglais?

P.S. La diarrhée fédéraliste s’est exprimée dans toute sa puissance (power) dans les pages du cahier A de La Presse mardi. Dans un immense copier-coller collectif, les Pratte, Gagnon, Boisvert, et Marissal (il ne manquait que Dubuc) se sont déchaînés contre le projet de coalition Dion-Layton-Duceppe. Ce cahier historique est à conserver pour les générations futures comme un exemple frappant de la servilité d’une certaine classe journalistique au Québec. (M.G.)

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Carole Lavallée soutient que Stephen Harper a perdu la confiance de la Chambre

3 décembre 2008 - Carl Boisvert - MédiaSud
Selon la députée bloquiste de Saint-Bruno/Saint-Hubert Carole Lavallée le gouvernement Harper n'a présenté aucune des mesures nécessaires à résoudre la crise économique, ce qui l'a amené à perdre la confiance de la Chambre.

Mme Lavallée considère qu’en présentant un énoncé idéologique et partisan plutôt qu’un plan de relance économique, Stephen Harper a brisé le lien de confiance avec la population et l’opposition.

Selon elle, c’est dans ce contexte où il y a urgence d’agir pour affronter la crise économique que le Bloc québécois a conclu une entente avec les deux autres partis d’opposition, affirmant même que de nouvelles élections seraient à prévoir.

Écoutez les propos de Mme Lavallée : http://mediasud.ca/nouvelle.php?id=746

Gouvernement de coalition

Des gains réels et immédiats pour le québeC

Longueuil, le 3 décembre 2008 – « Le gouvernement conservateur s’est surpassé au chapitre de l’arrogance lors de son récent énoncé économique. Non seulement il n’a pas compris le message que lui avait envoyé la population en lui donnant un mandat de gouvernement minoritaire, mais il n’a proposé aucune mesure pour favoriser la relance économique si urgente en ces temps de crise. L’appui du Bloc Québécois à la coalition PLC-NPD, appui conditionnel à l’obtention de gains réels et immédiats pour le Québec, est la seule issue respectable à cette crise », déclaré aujourd’hui le député de Longueuil—Pierre-Boucher, Jean Dorion.

Les bénéfices obtenus pour le Québec sont substantiels et en voici quelques exemples : plan de soutien pour les secteurs manufacturier et forestier, financement des organismes de développement économique, restauration des programmes en culture, accélération des programmes en infrastructure et nouveaux crédits, programme de soutien au revenu des travailleurs âgés, abolition du délai de carence de l’assurance-emploi, création d’un marché du carbone.

« En renversant le gouvernement, on fait non seulement tomber plusieurs projets des conservateurs qui étaient néfastes pour le Québec, tels que le plafonnement de la péréquation, la réduction du poids politique du Québec ou la création d’une agence pancanadienne des valeurs mobilières, mais on obtient également des mesures exigées depuis longtemps par le Bloc Québécois » a renchéri Jean Dorion.

« Le Bloc Québécois pourra continuer à appuyer au cas par cas les mesures qui sont favorables au Québec et à s’opposer à celles qui vont à l’encontre des intérêts des Québécois; l’entente ne touche que le discours du Trône et le budget, en plus de prévoir un mécanisme de consultation sur toute question d’importance pour le Québec, dont le budget! », rappelle le député de Longueuil—Pierre-Boucher.

« D’ici à ce que nous soyons en mesure de faire du Québec un pays souverain, nous devons agir de façon responsable, contrairement au gouvernement de Stephen Harper. J’entends continuer de placer les intérêts du Québec et de ma circonscription au-dessus de toute considération partisane. C’est pour cette raison que j’accorde mon appui à la coalition de laquelle nous pourrions obtenir des gains significatifs pour le Québec, car elle permettrait au Bloc Québécois de détenir la balance du pouvoir au bénéfice direct de notre nation », a conclu Jean Dorion.

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Gilles Duceppe, lettre aux militants

Chère militante et cher militant,

Dans les moments de crise économique, et il va sans dire dans un contexte de Parlement minoritaire, il est nécessaire de faire preuve d’ouverture et d’accepter de faire des compromis. Or, le récent énoncé économique nous a démontré encore une fois la détermination du gouvernement Harper à maintenir le cap sur son idéologie et ses manœuvres partisanes qui ne tiennent compte ni de la population ni de la situation économique.

Depuis vendredi, les conservateurs ont reculé sur certains points, uniquement en raison de leur peur de perdre le pouvoir. Mais rien ne peut réparer le lien de confiance que Stephen Harper a brisé. Il a démontré son absence totale de sens des responsabilités en tentant d’exploiter les drames et les inquiétudes des gens dans une situation de crise économique. C’est totalement inacceptable et c’est pourquoi des actions concrètes et immédiates s’imposaient.

Aujourd’hui, les trois partis d’opposition à Ottawa en sont venus à un accord possiblement historique voulant qu’une coalition formée par le PLC et le NPD, appuyée par le Bloc Québécois, prenne les commandes de l’administration de l’État fédéral. Un accord exceptionnel visant à répondre à une situation tout aussi exceptionnelle devant le constat commun selon lequel Stephen Harper et les conservateurs menacent de mener le Canada et le Québec dans une crise sans précédent, pour ne pas dire extrêmement critique. L’absence de mesures pour contrer la crise économique est inacceptable.

L’entente intervenue entre les trois partis respecte d’ailleurs bien davantage les intérêts du Québec que l’énoncé idéologique des conservateurs. Elle reprend plusieurs des mesures sociales et économiques portées depuis longtemps par le Bloc Québécois au nom des Québécoises et des Québécois. Soulignons notamment le retour du financement des organismes de développement économique; le maintien des programmes de promotion de la culture, l’accélération des programmes en infrastructures et l’abolition de la pénalité de deux semaines pour les primes d’assurance-emploi, une mesure qui procurera une aide immédiate à ceux et celles qui en ont le plus besoin. Le gouvernement de coalition s’engage également à mettre enfin sur pied un vrai programme de soutien aux travailleurs âgés, une demande de longue date du Bloc Québécois. Sur le plan aussi bien de l’économie que de l’environnement, nous avons convenu de la création d’un marché du carbone, avec des cibles de réductions absolues des gaz à effet de serre, avec 1990 comme année de référence.

Finalement, nous avons obtenu la création d’un mécanisme permanent de consultation, impliquant le Bloc Québécois, sur toute question d’importance pour le Québec, notamment concernant l’adoption du Budget.

Cette entente prévoit que le Bloc Québécois s’engage à ne pas renverser le gouvernement de coalition sur les questions budgétaires et le discours du Trône jusqu’en juin 2010, au moment où la plupart des experts s’entendent pour dire que la crise économique prendra fin. Elle laisse au Bloc Québécois toute la latitude nécessaire à défendre avec la même efficacité les intérêts du Québec sur tous les autres projets de loi ou motions, ce qui représente près de 90 % des votes en Chambre.

Il ne faut pas oublier que, en mettant sur pied ce gouvernement de coalition, plusieurs projets conservateurs néfastes pour le Québec ne verront pas le jour. Pensons par exemple à la diminution du poids du Québec à la Chambre des communes, à l’horrible projet de loi sur les jeunes contrevenants ou encore à la création, envers et contre tous les cris de protestation provenant du Québec, d’une agence unique des valeurs mobilières.

Sachez que le Bloc Québécois a toujours défendu sans condition les intérêts supérieurs du Québec, et que notre appui à cette coalition a été ratifié dans cet esprit, uniquement dans cet esprit. C’est pourquoi je considère qu’il n’appartient pas au Bloc Québécois de choisir qui sera à la tête de la coalition, et jusqu’à quand. Car bien au-delà des intérêts divergents et des considérations partisanes, la situation exige que nous prenions des actions énergiques et, je le répète, exceptionnelles. C’est ce que nous faisons, au nom du Québec.

Gilles Duceppe
Chef du Bloc Québécois
www.blocquebecois.org
blogue.blocquebecois.org
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Bernard Drainville et le comédien Julien Poulin
partagent leur engagement pour le Québec

Longueuil, le 4 décembre 2008

– Bernard Drainville et plus d’une centaine de militants du Parti Québécois ont reçu la visite du comédien Julien Poulin samedi dernier à l’occasion d’un brunch amical qui se tenait dans la circonscription de Marie-Victorin à Longueuil.

Personnalité engagée pour la souveraineté du Québec et interprète du célèbre personnage Elvis Gratton, Julien Poulin a saisi l’occasion pour souligner à quel point il est important d’appuyer le Parti Québécois le 8 décembre prochain. « Le Parti Québécois est le seul parti qui a une vision d’avenir pour le Québec. C’est le seul parti qui mettra en place les moyens pour protéger notre langue en renforçant la Loi 101. C’est le seul parti qui veut faire du Québec un pays! », a-t-il déclaré à l’occasion d’un entretien fort sympathique avec Bernard Drainville.

Le candidat du Parti Québécois dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, a lancé un appel à tous les gens pour leur rappeler à quel point il est important d’aller voter. « Tout comme vous, je crois que nous aurions pu faire bien d’autres choses avec les 83 millions que coûte cette élection. Cependant, je compte sur vous pour aller voter le 8 décembre et surtout pour en parler à votre famille et à vos amis pour qu’eux aussi prennent le temps d’aller voter. C’est la meilleure façon de sanctionner le geste partisan de Jean Charest qui a déclenché cette élection inutile », a conclu Bernard Drainville


Carole Thomas
Responsable des communications
Parti Québécois Montérégie
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Patriote de l’année 2008
Nous ferons l’indépendance
parce que nous en sommes capables
Je vois le pays dans leurs yeux qui brillent quand on leur parle de liberté.

Robert Laplante
mardi 11 novembre 2008

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LA PENSÉE DU JOUR

« Le capitalisme est cette croyance stupéfiante
que les pires des hommes feront les pires choses
pour le plus grand bien de tout le monde »
John Maynard Keynes


« Le camp du Non a réussi à dépenser en une journée
presque la somme totale respectée
par le camp du Oui pour toute la campagne.
Les infractions massives infligées à notre cadre démocratique
ne seront pas oubliées. »

- 1995-
Jacques Parizeau

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