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jeudi 25 mars 2010

BULLETIN - Mouvement Montréal français


PRÉAMBULE

Vivre en français - La quête de la normalité

Michel David   13 février 2010  Québec

Depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, aucune législation adoptée par le parlement du Québec n'a eu un effet aussi déterminant que la Charte de la langue française. La loi 101 est la seule dont on peut dire qu'il y a le Québec d'avant et celui d'après. Plus de deux siècles après la chute de la Nouvelle-France, elle en a refait une société à peu près normale. Ceux qui n'ont pas connu le Montréal d'il y a cinquante ans peuvent difficilement mesurer le chemin parcouru. Une loi ne peut cependant rien changer à la géographie et à la démographie. L'hégémonie de l'anglais sur le continent nord-américain, la diminution du poids du Québec au sein de la fédération canadienne et les flux de l'immigration interdisent de tenir pour définitifs les progrès accomplis.
L'article de Michel David :  clic

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Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)
« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde
que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. »  Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!
Et partout au Québec...

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :
(Cliquer sur les titres pour l'article complet)
Sur le site du MMF et ailleurs, lisez entre autres :
Dans le cadre du mois de la francophonie, les dirigeants de la Société Nationale des Québécoises et Québécois des Laurentides, en collaboration avec le Mouvement Laurentides français, convient la population le dimanche 28 mars 2010, 13 h 30 à la Maison des régions, centre-ville de Saint-Jérôme, à une importante mobilisation pour « la valorisation de la langue française et la dénonciation du jugement de la Cour Suprême invalidant la Loi 104 de l'Assemblée nationale du Québec ».
Dans le cadre de la campagne pour l’application de la Loi 101 aux écoles privées en réponse au jugement de la Cour suprême invalidant la Loi 104 (écoles passerelles par le secteur privé non subventionné), le MMF et la SSJBM vous invitent à mobiliser vos réseaux. Il s’agit d’un « Moulin de la parole sur la Loi 101 », une lecture de textes par des artistes et des personnalités qui aura lieu : le dimanche 11 avril à 13 h au Monument national, salle Ludger-Duvernay, 1182, boul. Saint-Laurent, Montréal (métro Saint-Laurent). Le MMF, la SSJBM et plusieurs autres organisations participeront à ce grand rassemblement, en plus des artistes suivants : Geneviève Rioux, Vincent Bilodeau, Dominique Pétin, Danielle Proulx, Sylvie Léonard, Patrice Coquereau, Pierre Lebeau et Jean-Claude Germain. Denis Trudel (ex-Zapartiste) est le metteur en scène.
 
Vous pouvez donner de votre temps pour nous aider à faire du Grand rassemblement -  « Québec vs Cour suprême : la Loi 101, notre seule voix » une immense réussite, en venant directement à la Maison Ludger-Duvernay (82, rue Sherbrooke Ouest, coin Saint-Urbain, métro Place-des-Arts) les lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18 h à 21 h, ainsi que le dimanche de 12 h à 21 h. La priorité en ce moment est de mobiliser nos sympathisants par téléphone. Veuillez communiquer avec Manon Comtois au 514-843-8851, poste 233.
Les Intellectuels pour la souveraineté vous invitent le mardi 6 avril 2010 à 19 h au Pavillon Athanase David de l’UQAM, salle D-R200, à une soirée débat sur le thème : L’avenir de la langue française au Québec. Rien n’est plus fondamental à la survie d’un peuple que la langue, ciment de la nation? Véhicule même de son histoire, de sa culture, de l’intégration et de l’inclusion des personnes qui choisissent de s’y joindre, la langue d’un peuple exprime l’essentiel de son âme collective.
Bernard Landry était l'invité de la SSJB de Montréal et du MMF
le 18 mars 2010 en soirée aux Jeudis de la langue
à la Maison Ludger-Duvernay.
Plus d'une centaine de militants y assistait!
Visionnez sa conférence, pertinente, émouvante, captivante. L’ex-premier ministre, Bernard Landry, considère que le temps est venu d’appliquer la Loi 101 au cégep. « Avec notre traditionnel esprit de « conciliation », nous avons cru, de bonne foi, que la loi de 1977 sur la langue française amènerait naturellement ses enfants à se diriger vers les cégeps francophones. Hélas, nous nous sommes trompés et les statistiques le confirment de plus en plus. Comme René Lévesque et Camille Laurin, nous avons eu une vision généreuse, mais trop optimiste des choses. Plusieurs années ont passé depuis et la réalité se confirme comme contraire aux espoirs.
« On donne le choix aux immigrants anglophones (ou allophones) de ne pas apprendre le français s’ils parlent déjà l’anglais », dénonce-t-il. « Nous avons besoin des immigrants, mais pas au détriment de notre culture ou de notre langue. Il faut respecter la minorité anglophone, mais au Québec, on parle français », insiste l’ancien premier-ministre péquiste.
La SSJBM considère l'aménagement d'un mégahôpital anglophone comme un gaspillage des fonds publics étant donné que la minorité anglophone est déjà bien desservie par de nombreux hôpitaux partout sur l'île de Montréal. Les fonds pourraient servir à investir dans les hôpitaux en régions. Durant sa 176e assemblée générale annuelle, la SSJBM a été mandatée pour faire pression sur le gouvernement afin d'étendre la Loi 101 dans les cégeps.
La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fera pression sur le gouvernement du Québec pour qu'il procède à une réforme globale du système d'éducation au Québec. Cette décision a été prise lors de la 176e Assemblée générale annuelle de l'organisme. La réforme proposée inclurait non seulement l'application de la Loi 101 aux écoles privées non subventionnées, afin de contrer l'invalidation de la Loi 104 par la Cour suprême du Canada, mais également son élargissement au cégep. Elle assurerait un financement équitable des universités francophones, y compris les mégas-hôpitaux universitaires. Le président de la société, Mario Beaulieu, sollicite par ailleurs l'appui du Parti québécois, afin qu'il reprenne les revendications linguistiques qui constituaient son programme avant d'être abandonnées sous Lucien Bouchard.
La minuscule place réservée au français à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Vancouver invite à bien prendre conscience de la dynamique linguistique qui sévit au Canada en ce début du XXIe siècle. Plaçons d’abord dans une perspective historique ce qui se passe au Québec. En recevant en mai dernier la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale, Luc Plamondon a lancé : « Le français dégringole! ». Dans ma chronique du mois suivant (l’aut’journal, no 280), j’ai démontré chiffres à l’appui à quel point il avait raison. On a pu constater qu’en majeure partie, la croissance de la majorité francophone, langue maternelle, annoncée par Statistique Canada pour la période 2001-2006, provenait simplement d’un recensement plus complet des francophones au Québec en 2006. Tel que prévu, la majorité s’approche bel et bien d’une croissance nulle.
Le 10 mars 2010, Christian Rioux, à droite sur la photo,
correspondant du journal Le Devoir à Paris, recevait le prix Olivar-Asselin
des mains de Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal.
À gauche, sur la photo, Normand Lester, précédent récipiendaire.
photo Le Devoir

Journaliste à la plume engagée, Christian Rioux considère que le dossier prioritaire au Québec est celui de « libérer la parole », tout comme en témoigne la philosophie du Devoir : « libre de penser ». Il s’explique : « Quand je lis, je trouve que, souvent, au Québec, on a peur de parler. Les choses doivent être dites, mais, dans bien des cas, les Québécois sont culpabilisés. Il ne s’agit pas d’admettre n’importe quelle déclaration, mais il faut s’exprimer. C’est le jour où on le fera qu’on pourra réaliser si ça a du sens ou non, se transformer ou défendre nos idées. Je trouve que nos débats sont trop enfermés dans une espèce de rectitude politique, où on n’ose plus et où on se débat comme des avocats. On est des êtres humains et il faut débattre de notre culture avec nos sensibilités ».
Visionnez la vidéo de l'événement dont les discours de Mario Beaulieu, Normand Lester et Christian Rioux. 
Les bavures linguistiques 2009-2010. Impératif français rend publics les noms des lauréats 2009-2010 de ses célèbres prix Citron et Coco décernés annuellement. Voir la liste des lauréats de cette année et le pourquoi du choix.
Denise Bombardier est de nouveau dans les honneurs. Le ministre Pierre Arcand a annoncé qu’il lui remettait le prix Reconnaissance-Francophonie 2010. Ce prix vise à reconnaître la contribution officielle de Denise Bombardier à la langue française et à la culture québécoise sur la scène internationale. « Denise Bombardier défend avec conviction l’importance de la langue française. Elle l’exprime et l’écrit de façon magnifique, ce qui témoigne à la fois de son talent, mais aussi du respect qu'elle lui porte. Elle fait la promotion de la cause du français de manière passionnée et éloquente », a déclaré le ministre Arcand en rendant hommage à madame Bombardier.
Dans le site Web de l'Académie Trivium de Gatineau à www.academie-trivium.com , il est écrit que « l'Académie Trivium est une école reconnue par le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport... qui n'est pas assujettie à la Loi 101 puisqu'elle ne reçoit aucune subvention gouvernementale. »
M. Curzi a supputé que les libéraux craignent peut-être la colère de l’électorat anglophone, qui s’était beaucoup agité lorsque le gouvernement Bourassa avait eu recours à la clause dérogatoire, en 1989, dans le dossier de la langue d’affichage. « C’est clair que la clause dérogatoire, ça fait toujours sursauter tout le monde, mais c’est un mécanisme très cohérent avec l’esprit de la Loi 101 : nonobstant l’importance du droit individuel, on considère que le droit collectif prime », a-t-il résumé.
Dans les derniers jours de la semaine dernière, mon fils a subi une intervention très délicate au cœur à l’Hôpital Sacré-Cœur de Cartierville. (…) Au moment de se faire signifier son congé, on lui a remis un bilan d’intervention entièrement rédigé en anglais sur un formulaire anglais. Présent à ses côtés à ce moment, j’ai immédiatement réclamé qu’on lui remette le document en français, ce que l’établissement s’est reconnu incapable de faire sur le champ. Devant cette situation, j’ai envoyé la lettre suivante au directeur général de l’établissement, avec copie au ministre de la Santé et des Services sociaux de même qu’à la ministre responsable de l’application de la langue française.

Au cours des 30 dernières années, la Charte a subi plus de 200 amendements qui l'ont affaiblie dans la plupart de ses secteurs d'application. En réinstaurant le bilinguisme institutionnel, ces attaques répétées dont la Charte fut l'objet ont réduit le pouvoir d'attraction du français. Nous demandons au gouvernement d'appliquer rigoureusement et de renforcer la Loi 101 telle qu'adoptée démocratiquement en 1977.
Le président raille le « snobisme » des diplomates qui consiste à toujours choisir l'anglais.Ces paroles inusitées dans la bouche du président français ont suscité la satisfaction dans l'assistance où l'on reconnaissait notamment le parolier Luc Plamondon, la comédienne Gabrielle Lazure et le chanteur Robert Charlebois. « Quel discours! », s'est exclamé ce dernier qui ne dissimulait pas sa joie.
« Défendre notre langue, défendre les valeurs qu'elle porte, c'est au fond se battre pour la diversité culturelle de notre monde. Le problème n'est pas l'anglais, le problème c'est le monolinguisme, c'est le prêt-à-porter culturel, c'est l'uniformité. » Pour les 40 ans de l'Organisation internationale de la francophonie, Nicolas Sarkozy recevait à l'Élysée la petite tribu des « french-speaking countries ». Il a lancé un vibrant hommage à leurs représentants, les exhortant à abandonner leur « complexe ».
Pour le moment, le nombre de personnes parlant le français dans le monde est estimé à  200 millions, ce qui en fait, quantitativement, la 9e langue parlée dans le monde. Sur ces 200 millions, la moitié (96,2 millions) vit en Afrique et ce continent est, de loin, le principal réservoir de progression. L'alphabétisation croissante des Africains et leur dynamisme démographique permettent d'envisager 700 millions de francophones dans le monde en 2050, selon les projections. Cependant, cet essor programmé est fragile, car en Afrique le français est partout seconde langue : les enfants l'apprennent à l'école et non dans leurs familles. Un changement de politique au niveau de l'État peut réduire l'expansion du français. « Le français n'est la langue maternelle que dans quelques pays : la France, la Belgique francophone, la Suisse romande, le Luxembourg, Monaco, et quelques provinces canadiennes dont le Québec, soit quelque 75 millions de personnes », note M. Wolff.
En quelques années, la retraite ordonnée du français dans les institutions européennes s’est transformée en sauve-qui-peut et l’anglais règne en maître presque incontesté à Bruxelles. On note bien ici ou là quelques îlots de résistance (comme à la Cour de justice de l’UE). Pour combien de temps?
Cette année, la francophonie fête ses 40 ans. Quarante ans d’actions pour promouvoir l’usage de la langue française à travers le monde. Parmi les nombreux pays qui partagent cette langue commune, il y a le Luxembourg, pays frontalier de l’Hexagone et pourtant fort peu connu des Français. Le Grand-Duché vit depuis longtemps une histoire passionnée avec le français. 
Le 20 mars est la journée internationale de la Francophonie. La régionale de la Haute-Yamaska de l'Association Québec-France participe pour une 11e année consécutive par différentes activités à promouvoir le français sur son territoire. Le thème rassembleur du mouvement a été choisi par l'Office québécois de la langue française pour être le moteur de la célébration du français dans toute la Francophonie. Ainsi, la Haute-Yamaska se joint à la France, la communauté française de Belgique, la Suisse romande, l'Organisation internationale de la Francophonie et le Québec pour exprimer toutes les facettes du mouvement de la langue française. Rappelons que le français est présent sur les cinq continents.
« Je voyage beaucoup, nous avons visité 27 pays pendant la dernière tournée. La chose la plus extraordinaire, c'est que les gens autour du monde adorent la langue française. Il y a en Asie, aux États-Unis et en Angleterre, des gens qui insistent pour que je chante en français. J'adore partager ces chansons et cette langue avec d'autres étrangers. »
Contrairement aux Canadiens français, ils avaient un lien très fort avec Paris où ils envoyaient leurs enfants se faire éduquer. Ils n'étaient pas du genre à croire en 1803, lors de la vente de la Louisiane aux États-Unis, que moins de cent ans plus tard ils seraient une « race » tellement diminuée que l'écrivain Alfred Mercier à la fin du XIXe siècle n'eut pas le choix de constater que « tous les hommes de langue française sont obligés de parler la langue anglaise, tandis que pas un homme de langue anglaise n'est obligé d'apprendre la langue française pour la conduite des affaires ».
Montréal accueille de plus en plus de jeunes Français... et pour cause : Ottawa a attribué aux Français de 18 à 35 ans un nombre record de 14 000 visas temporaires pour l'année 2010, dont 7000 permis de vacances-travail (PVT). Si bien que même les Français, qui choisissent en masse de s'installer dans le Plateau-Mont-Royal, sont étonnés d'entendre autant leur accent dans la rue Saint-Denis ou dans le métro. Mais pourquoi quitter la France? Et comment cela se passe-t-il une fois ici?
Impossible de nier le phénomène : ici et ailleurs dans la francophonie, de plus en plus d'artistes qui parlent français chantent en anglais. Certains le faisaient déjà dans les années 1950 et 1960 (Jean-Pierre Ferland et Robert Charlebois ont fait des disques en anglais), 1970 (rappelez-vous Nancy Martinez, Patsy Gallant et France Joli) et 1980 (Bundock, The Box, Sass Jordan, Paradoxe). Mais la tendance semble prendre des proportions alarmantes. Ou est-ce nous, francophones d'Amérique, qui «paranoïons» ?
Il est plutôt rare qu’un anglophone se plaigne que sa municipalité ait recours à l’anglais. Mais c’est le cas de Jeffrey George, un résident de Saint-Lambert depuis 1993, qui enseigne l’anglais, langue seconde, à des francophones dans trois écoles à Côte-des-Neiges.


RAPPELS : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin; adresse postale.
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« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. » 
 Luc Picard, 8 juin 2008.
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Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2010!
Manifestation contre « Sleep Country Canada » à Gatineau le 27 février 2010

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :
- faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine,
-  favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
-  assurer l’avenir du français au Québec.
Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français? Engagez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour lui faire-part de vos disponibilités et …  faites un don en ligne!
Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!
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1. Dan Bigras encourage les francophones à aimer leur langue
Dans le cadre d'un déjeuner-causerie pour le 35e anniversaire d'Impératif français
(…) « L'artiste québécois était de passage à Gatineau, hier, dans le cadre d'un déjeuner-causerie soulignant le 35e anniversaire de l'organisme Impératif français.
« C'est un engagement envers toi-même. La langue française, ce n'est pas juste une langue ou une autre que tu as choisie. Ça fait partie de ton identité. Quand tu es né de descendance francophone, c'est la langue dans laquelle tu dois t'exprimer », a confié Dan Bigras au Droit.
L'interprète de « Tue-moi » et des « Trois petits cochons » constate que le danger de perdre sa langue et sa culture plane toujours sur les francophones.
« Il faut cultiver notre langue d'expression. Elle va nous être retirée si on n'y fait pas attention. On se rend moins compte du danger parce qu'on est écœuré d'en parler. Mais si on arrête de s'occuper de notre langue, il y en a d'autres qui vont s'en occuper à notre place. Et dans leur intérêt, pas dans le nôtre », signale Dan Bigras.
L'artiste trace un parallèle entre le combat des francophones pour la survie de leur langue et le cheminement de jeunes en difficultés qui retrouvent, peu à peu, le goût des mots. (…)
Le président d’Impératif-français  l'organisme voué à la défense de la langue française, Jean-Paul Perreault, en a profité pour remettre ses prix citron et ses prix coco. Un prix citron a été décerné aux Jeux olympiques de Vancouver et un prix coco a été attribué aux magasins Sleep Country.
Le Festival du voyageur de Winnipeg, au Manitoba, a été décoré d'un prix Lyse-Daniels, remis à des personnes ou organismes qui se distinguent par leur contribution au rayonnement de la francophonie.
Le prix Impératif français a été remis à titre posthume au romancier Bruno Roy. »
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2. Une autre réprobation internationale, M. Bouchard?
(…) « Donc, au Téléjournal, Gérard Bouchard dénonce toute proposition visant à « interdire le port des signes religieux dans l’ensemble de la fonction publique. »
La journaliste présente le topo en rapportant que M. Bouchard a affirmé qu’une telle « loi » serait « ingérable, irréaliste, scandaleuse, qu’elle mènerait à la désobéissance civile, qu’elle ferait sauter l’ordre social et que, finalement, le Québec serait montré du doigt partout à l’étranger. » (…)
Pourtant, on peut facilement imaginer que la « communauté internationale » a bien d’autres chats nettement plus dangereux à fouetter que celui-là.
D’autant plus que le sujet en question, décliné sous diverses formes, est également débattu dans d’autres contrées de ce monde, en Occident, de même qu’au Proche et au Moyen Orient.
Ici, on croirait presque entendre le même argument d’une supposée réprobation « internationale », qui fut longtemps servi ici contre le principe même de la Loi 101.
Un peu plus, et on nous dirait que si le Québec devait un jour interdire le port de signes religieux dans la fonction publique par souci d’établir la laïcité de l’État et de ses agents, qu’on ne pourrait plus, collectivement, se « regarder dans le miroir »...
Et Gérard Bouchard de prédire également ceci :
« On aurait tous les tribunaux à dos. Puis, pas seulement la Cour suprême, là. À commencer par nos tribunaux à nous. Notre Charte. Tous les traités internationaux. Le Québec serait pointé du doigt partout. »
Encore une fois, on croirait entendre les mêmes arguments autrefois et encore utilisés par certains contre la Loi 101 elle-même et/ou son renforcement. » (…)
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3. Allocution du chef du Bloc Québécois, Conseil général, Québec
(...) « Chacun sait ici que depuis la reconnaissance symbolique de la nation par la Chambre des communes, le Bloc Québécois a fait de nombreuses propositions pour la rendre concrète. En matière de langue, de culture et de citoyenneté, nous avons déposé des projets de loi, formulé des propositions concrètes. Aucune de nos propositions n’exigeait de modifications constitutionnelles. Aucune n’enlevait quoi que ce soit au Canada. Eh bien, nos propositions ont toutes été rejetées. Toutes! Qu’est-ce que ça démontre? Ça démontre que la reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes, et donc par le Canada, n’était en fait qu’un acte de pure hypocrisie. La réalité, c’est que dans les faits, là où ça compte, le Canada ne reconnaît pas la nation québécoise. Pour notre peuple, ça signifie que le statut de la langue française au Québec va continuer de s’éroder.
Je comprends que Stephen Harper en soit satisfait, lui qui lorsqu’il était président de la National Citizens Coalition, était le bras financier d’une guérilla juridique contre la Loi 101. Mais encore une fois, que ce soit le Parti libéral ou le Parti conservateur qui soit aux commandes n’y change rien. La preuve, le chef libéral a donné la consigne de voter contre un de nos projets de loi visant à appliquer la Loi 101 aux entreprises fédérales… (...)
Pour la nation québécoise, le Canada, ça signifie aussi que la culture québécoise va demeurer à la merci des caprices d’un pays qui ignore cette même culture. On l’a bien vu à l’occasion des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques (...)
Au Bloc Québécois, nos idées sont claires : nous voulons une nation inclusive. C’est pourquoi nous avons toujours rejeté cette idéologie du multiculturalisme de Trudeau. Cette idéologie en est une de ghettos et nous, ce qu’on veut au Québec, c’est intégrer chacun au sein de la nation québécoise. On veut vivre ensemble, avec nos valeurs communes et pas chacun de notre côté. » (...)
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4. Le niqab des solitudes
Comment expliquer les réactions si différentes au Québec et dans le reste du pays à propos du voile de Naema Ahmed?
(…) « Bref, une différence dans l’histoire et la situation socioculturelle du Québec et du ROC amènent les deux blocs à aborder la diversité sous des angles différents, sans qu’un soit nécessairement supérieur à l’autre. Mais voilà! Linda Cardinal croit que les Canadiens anglais jugent l’approche québécoise à l’aune de leurs valeurs, qu’ils ont tendance à considérer comme moralement supérieures. Et la langue y serait pour quelque chose.
L’anglais est de plus en plus présenté comme une langue de communication plutôt que comme un vecteur culturel, ce qui permet de l’imposer dans les forums internationaux. « Depuis très longtemps, on dit aux francophones : « Votre langue est culturelle alors que l’anglais est un instrument de communication. » C’est parce qu’ils déterminent la norme qu’ils sont capables de dire cela. C’est eux qui disent comment se représenter. Ils disent : «  Notre angle est neutre; vous, vous êtes l’autre, vous êtes partial, vous n’êtes pas neutres, vous êtes culturels, vous êtes ethniques. Nous, nous sommes civiques. » Au XVIIIe siècle, les grandes nations faisaient cela aux petites nations. C’est un procédé idéologique, politique, qui sert à remettre des groupes à leur place. » (…)
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5. Un peu de tout
5.1 Simone Veil entre à l'Académie française « surprise et émerveillée »
« Simone Veil a fait son entrée jeudi après-midi à l'Académie française, devenant ainsi la sixième « immortelle » dans l'histoire de cette prestigieuse institution française. Âgée de 82 ans, l'ancienne ministre, rescapée de la Shoah, a toujours mené une vie de combats, d'abord de la mémoire, puis de la cause des femmes et de la construction européenne. Un parcours qui en a fait l'une des personnalités préférées des Français.
« Même si l'Académie française, dès sa naissance, a toujours diversifié son annuaire (...), elle demeure à mes yeux le temple de la langue française », a-t-elle souligné en introduction. « Or, n'ayant moi-même aucune prétention littéraire, tout en considérant que la langue française demeure le pilier majeur de notre identité, je demeure surprise et émerveillée que vous m'ayez conviée à partager votre combat ». (…)
5.2 Laïcité, identité, immigration, une question de survie!
(…) Par ailleurs, comme on le constate ces jours-ci, la laïcité serait une affaire complexe, certains opposant une laïcité « ouverte » à une laïcité « fermée ».
Quelle aubaine pour nos adversaires que de nous regarder nous entredéchirer dans une querelle byzantine pendant qu’ils tirent, en fins renards qu’ils sont, les marrons du feu à leur profit.
La possibilité d’une telle dérive sémantique jointe aux casseroles de l’anticléricalisme outrancier héritées de l’histoire m’amène à suggérer bien humblement que nous devrions nous en tenir à promouvoir tout simplement la neutralité religieuse, un concept plus… « neutre », susceptible de rallier davantage de suffrages.
Cette neutralité religieuse devrait donc faire partie d’un modèle de société à proposer aux Québécois dans le cadre approprié, soit celui d’une constitution qui serait celle d’un Québec indépendant, et qui établirait également notre appartenance à la culture française et la suprématie du français sur tout le territoire du Québec. »
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6. Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal
(NDLR. Ce commentaire ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau
Non à la louisianisation et à la manitobanisation du Québec!
(Il n’y a pas si longtemps, une majorité des gens de ces deux contrées était francophone. Aujourd’hui, ils ne sont qu’une poignée!)
Oui aux cégeps français!
Oui au français, langue commune au Québec!
Oui au français, langue de travail!
Oui à un seul méga centre hospitalier français!
Oui au financement juste et équitable des universités francophones!
Oui à des services publics en français!
Oui au renforcement de la Loi 101!
L’indépendance du Québec, la seule solution!
Dégringolade du français au Canada ...
et au Québec!
photo L’Aut’Journal
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7. Commentaires de sympathisants
Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. 

 (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?)
11 mars : « Sleep Country », dormez-vous? « J'habite Montréal et je viens d'apprendre par les médias que vos bannières dans l'Outaouais québécois portent irrespectueusement le nom anglais de « Sleep Country ». Je serai dans quelques semaines l'heureux propriétaire d'un nouveau condo. Je tenais à vous informer que, à moins que la situation soit corrigée rapidement à Gatineau, je ferai l'effort d'éviter vos magasins pour l'achat de mes matelas. »
11 mars : L'anglicisation à Montréal, panneaux bilingues sur les trottoirs. « Je crois que notre gentil maire et sa somptueuse administration jouent à l'autruche ou ne disent pas la vérité. Que les pancartes dans Rosemont aient été enlevées, j'en suis fort heureux. Cependant, dites-moi pour quelles mystérieuses raisons les affiches du Jardin botanique sont bilingues? Et je ne parle pas de celles destinées aux touristes, à moins que ceux-ci ne fassent la « livraison/delivery » ou encore qu'ils ne sachent pas qu’‘entrée » soit « entrance », etc. (boul. Pie IX, juste au nord de Sherbrooke; l'entrée des marchandises et cie, est-ce normal?) J'y passe en autobus tous les matins, je n'ai donc pas pu prendre de photos.
13 mars : référence au livre « Le génocide culturel des francophones au Canada » «Amitiés de Bretagne en France. Je reçois toujours avec beaucoup d’intérêt votre lettre et vos informations. Je me bats en permanence, comme vous le savez, pour la sauvegarde et le développement de la langue française et des langues régionales et/ou minoritaires. Je voudrais attirer votre attention que j’ai amené Glenmor, le Barde breton, à ne plus utiliser le mot « génocide » mais celui d’« ethnocide » à propos des atteintes mortelles portées contre la langue bretonne. En Bretagne l’on peut également parler de « génocide » à propos des dizaines de milliers de Bretons qui ont été « sacrifiés » comme les « Africains » durant la Guerre de 1914-1918.
18 mars : Suggestion d'argument. « J'aimerais faire la suggestion d'un argument « culturel » pourrait-on dire, peu utilisé pour convaincre les gens d'exiger un plus grand contenu francophone à la radio commerciale. Les chansons en anglais sont davantage susceptibles que celles en français (pour l'instant en tout cas) de contenir des propos vulgaires et sexistes. Et pas seulement dans le gansta rap ou le hip-hop! (…)On parle beaucoup de l'influence de la pornographie chez les jeunes, mais pas tellement de l'impact de chansons où les femmes sont seulement des « bitchs ». Le parent qui panique en voyant une photo de femme nue sur l'écran de cellulaire de fiston ne fera même pas attention aux paroles des chansons qu'il fait brailler à tue-tête... Ces temps-ci, j'écoute beaucoup CKOI et, non seulement la grande majorité des chansons qu'on y entend sont-elles en anglais, mais il s'agit souvent de chansons, toujours les mêmes d'ailleurs, (forcément très populaires) dont les paroles sont méprisantes. Quelques exemples: « For your entertainment », par Adam Lambert et « Sexy Bitch », par David Guetta.
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8. Rappel! Rappel! Rappel!
Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 609 pages des 57 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?
8.3 À faire circuler dans votre réseau
Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!
Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!
8.5 Devenez membre et faites un don en ligne
8.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français
N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne et votre nouvelle, S.V.P.)
8.10 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF 
- fondateurs : Yves Beauchemin, écrivain; 
Renée Collin, entrepreneure; 
Jean Dorion, président SSJBM; 
Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal
Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; 
Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; 
Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; 
Pablo Santos, travailleur social; 
Lucie Tessier, étudiante UQAM; 
Paolo Zambito, gestionnaire; 
Mario Beaulieu, porte-parole.
- administration :  
Luc Thériault, président; 
Lucie Martineau, vice-présidente; 
Georges Le Gal, secrétaire général; 
Éric Ciaburro, trésorier; et 
Marc-André Bahl, 
Yves Beauchemin, 
Mario Beaulieu, 
Yves Chartrand, 
Marcel Desmeules, 
Françoise Dumitrescu, 
Jean-Pierre Durand, 
Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, 
administrateurs. 
Philippe L. Perreault, permanent.
- bulletin électronique :  
Georges Le Gal, rédaction et distribution; 
Élaine Des Lauriers, révision des textes; 
François Valiquette, aide technique informatique.

8.11 Adresse postale : 
82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 poste 241

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LE DEVOIR  -  1910-2010
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Woodrow Wilson fut président des États-Unis d'Amérique de 1913 à 1921

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 Henri-Paul Rousseau, ex-p.d.g. Caisse de Dépôt et Placement

1 commentaire:

art fan a dit…

La défense de la langue du Québec doit être considéré comme une priorité. Près de mon condoon parle encore français dans les magasins quand on se fait servir. Mais pour combien de temps encore ?
Vos initiatives ont portés leurs fruits ?